07.12.2009
Cadeaux de Noël

La période de Noël approche et j'ai l'impression que le voyage de la vie se fait dans un train qui roule à grande vitesse. On y échappe difficilement, c'est la période des cadeaux ! Je dois dire que je me simplifie bien la vie en offrant le plus souvent des livres et je pense que je ne suis pas la seule. Alors que choisir ? Il y a les prix littéraires, les "best sellers", les beau livres illusttrés que l'on range dans le salon pour faire joli. Je préfère m'offrir et offrir les publications de mes amis de blog. Le problème est qu'ils écrivent beaucoup ! Je vais donc vous signaler les ouvrages que j'ai achetés et lus, plus d'autres que je compte me procurer dès que mes finances me le permettront.
- Je rappelle de Chris-Tian Vidal un livre très original dont je vous ai déjà parlé : Marrakech, où le mâle m'a dit la Mort ! Et aussi un écrit plus ancien : Carnets d'Asie.
- Mon préféré comme compagnon de vacances , de Michèle Bec (Danae) : Mon tour d'Asie, seule du pied de l'Everest au mont Aso. C'est divertissant, plein de spiritualité, de suspense et d'humour allant jusqu'à l'auto dérision. Ce livre m'a à la fois inspirée et fait beaucoup rire.
- Pour ceux qui préférent le dessin et qui aiment réfléchir un moment sur une page et une bulle pour soudain se mettre à rire parce qu'ils ont enfin compris pourquoi c'est à la fois si philosophique et si drôle, je recommande ZEM Apprenti Maître-Zen, de Frédéric Baylot (Lung Ta Zen).
- Récent, un excellent roman, dense, superbement écit de Raymond Alcovère : Le bonheur est un drôle de serpent. C'est un ouvrage d'écrivain , au vrai sens du mot, avec pour protagonistes la vie, l'engagement, l'éthique, l'art, et surtout la relation à l'Autre, à l'amour, à soi même. Dans les livres de Raymond Alcovère se jouent le destin et le sens de l'existence.
- Vous pouvez aussi suivre la recherche poétique et alchimique de Jean Argenty. il est possible d'imprimer ses poésies et d'en faire un petit livret et pourquoi pas l'illustrer et le relier pour en faire un cadeau ?
- Un recueil de poésies que je n'ai pas encore eu en mains, mais, vu la qualité de ce que je lis sur le blog , cela doit être de toute beauté : Larmes de lumière de Philippe Ropraz (Phil le baladin)
Et il y en a d'autres, c'est fou ce que mes liens écrivent. Et puis une autre idée, pourquoi ne pas offrir une photo. C'est injuste car il y en a d'autres qui font un travail très original, mais je vous citerai seulement deux photographes parmi mes favoris : Jean Louis Bec et Bruno de Cuyper.
"Et Ariaga, qu'est-ce qu'elle propose ? Je vais tenter, en m'inspirant de "Ma vie" de Jung, de vous raconter, à ma manière, comment le jeune Jung et plus tard, le Jung adulte, ont joué comme des enfants, en fabriquant eux mêmes leurs cadeaux de Noël. Ce sera ici, sur le blog...
Ariaga
17:46 Publié dans Livres et citations | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, noël, livre, cadeaux, voyage, humour
25.11.2009
Le chemin en spirale de Dürckheim

"Le Chemin n'est pas linéaire mais en forme de spirale, une spirale penchée où les cercles tombent dans l'obscurité et passent dans la hauteur de la lumière. A chaque révolution, c'est plus lumineux. Son mouvement continuel nous mène de la périphérie vers l'axe, le centre, et du centre vers la périphérie, de la surface extérieure vers la profondeur abyssale du noyau et, de là, à nouveau vers la périphérie. Sans cesse nous nous sentons attirés vers le centre, appelés par lui mais, en même temps, envoyés dehors, au large. C'est le mouvement même du Souffle qui nous habite."
K.G.D DÜRCKHEIM
En cette période où je passe souvent des larmes au rire, de l'ombre à la lumière et où j'ai parfois l'impression d'avoir perdu mon chemin, cette citation trouvée, comme d'habitude, dans un livre ouvert au hasard, hasard qui n'est certainement pas un hasard, m'a apporté une réponse et c'est ce moment privilégié que je veux partager avec vous aujourd'hui.
Ariaga
17:12 Publié dans Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : écriture, philosophie, culture, spiritualité, dürckheim, science, photo
14.11.2009
Le rire est le propre de l'Homme
Le philosophe Henri Bergson écrit dans Le rire, essai sur la signification du comique : " Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux,sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau ; mais ce qu'on raille alors, ce n'est pas le morceau de feutre ou de paille, c'est la forme que les hommes lui ont donnée, c'est le caprice humain dont il a pris le moule."
Le rire n'a pas toujours été bien vu dans la Société. Au Moyen Âge, par exemple, il était facilement considéré comme une manifestation diabolique associée au ricanement du diable quand il venait s'emparer d'une âme. Heureusement Rabelais est venu et a proposé , déjà, le rire comme thérapeutique en disant que rien ne pouvait faire plus de bien que de rire en se tapant sur une panse bien remplie. Sur un plan plus spirituel Saint François d'Assise disait : "Un saint triste est un triste saint".
Je me rends compte que je n'ai pas assez ri ces derniers temps et que j'ai eu tort. Comme le pensait Norman Cousin qui se soigna efficacement d'une grave maladie par le rire, ce dernier génère autant d'émotion et d'énergie que les cris et les pleurs. C'est une défense contre les contraintes et les tabous de la société, une libération et aussi un bienfait car faire rire est un acte de bienfaisance en particulier quand, évitant ainsi toute ironie et méchanceté , on fait rire de soi même. J'ai particulièrement ressenti ce rire charitable dont j'ai profité récemment en lisant le livre de Danae, dont je vous reparlerai : Mon tour d'Asie. A la lecture de situations particulièrement loufoques, parfois embarrassantes pour la narratrice, j'ai entendu un grand rire résonner dans ma maison silencieuse. C'était le mien et je vous assure que j'ai pensé avec Chamfort : " La plus perdue de toutes les journées est celle où on a pas ri." J'étais encore loin du "rire des sages", pour celui là je devrai demander conseil à Lung Ta Zen, mais j'avais fait un grand pas sur le chemin. Je vais apprendre à rire de ma tristesse car elle n'atteint pas l'être véritable qui ne peut être que joie d'avoir le privilège d'exister.
Ariaga
17:09 Publié dans Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : écriture, société, philosophie, culture, psychologie, photo
31.10.2009
Mort et alchimie

En cette période où, dans le laboratoire alchimique de mon temple intérieur , j'expérimente la mort lente de ce qui était une part essentielle de ma vie humaine, ce n'est certainement pas par hasard que, sur la table de nuit-bibliothèque-dépotoir où s'entassent dans le plus grand désordre livres et revues, et aussi des tas de choses inutiles ou usagées, mes yeux se soient fixés sur un livre lu cet êté. Il s'agit d'une espèce de "carnet fantasmes" de Chris-Tian VIDAL intitulé Marrakech, où le mâle m'a dit la Mort ! (Vous aurez tous les détails sur ce livre et aussi de magnifiques chats en cliquant sur le lien) Pourquoi ce livre maintenant a t-il émergé de la pile alors qu'au moment où je l'avais lu je l'avais reçu comme un coup dans le plexus. Probablement parce qu'il touchait quelque chose d'obscur en moi et que, curieusement, quand quelque chose me touche je suis incapable d'en parler imédiatement. Une lente digestion est nécessaire et je dois oublier, laisser mourir, pour que du bouillonnement ne reste plus que l'écume. Cette écume n'est probablement pas ce à quoi pensait Chris-Tian Vidal en écrivant ce voyage psychanalytique mais les livres sont aussi ce qu'ils deviennent pour les lecteurs. Je n'ai pas relu, surtout pas, et même si j'ai de vagues souvenirs de Duras, de Barbara, de la complexité de l'homosexualité, d'un mystérieux analyste, d'une aversion pour l'ordinateur,d'une certaine fascination des mots crus ce n'est pas cela qui a émergé du fatras de ma mémoire. Ce que j'ai ressenti, plus que lu, c'est le sentiment d'une mort alchimique, ce que l'on appelle la nigredo.
La mort alchimique ou nigredo que je vous décrirai mieux, une autre fois, dans sa relation avec la dépression, est parfois décrite par les textes comme un travail du semeur qui enfouirait sa semence dans la terre. C'est l'oeuvre au noir dite aussi "mort noire et putréfaction" . Pendant le Grand Oeuvre survient un moment où la luimière céde la place aux ténèbres et au désespoir. L'alchimiste se rend compte que si la pierre peut exercer une force divine elle peut aussi se transformer en poison mortel. Cette phase qui conduit aux portes de la mort est indispensable à la continuation de l'Oeuvre car, ainsi qu'il est écrit dans le Rosarium ( 1550 ): "Lorsque vous voyez votre matière devenir noire réjouissez vous car c'est le commencement de votre oeuvre." En effet c'est du coeur des ténèbres que renait la lumière et c'est à cela que, ce matin, m'a fait penser le livre de Chris-Tian vidal ; une phase de renoncement , semblable à la mort alchimique, à ce qui faisait votre vie, pour qu'une nouvelle phase de renaissance puisse commencer. C'est pourquoi cette note que l'on aurait pu croire un peu sinistre est finalement pleine de joie et d'espoir.
Ariaga
17:28 Publié dans Alchimie, Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, alchimie, psychologie, philosophie, culture, photo
23.10.2009
Connaissance et action

" Quiconque acquiert la Connaissance et ne la met pas en pratique ressemble à celui qui laboure son champ et ne l'ensemence pas. Quelle que soit l'importance de ses lectures théoriques, s'il ne les applique pas, il est ignorent. Il n'est ni un philosophe , ni un sage, mais une bête de somme avec un fardeau de livres. Et comment une bête de somme sans conscience peut savoir si elle transporte des livres ou des fagots ? "
Cette citation de Sadi, un philosophe perse du 13° siècle m'interpelle particulièrement en ce moment et je vous la livre pour méditation. Pour ceux qui ne connaissent pas le Laboratoire depuis les débuts, comme j'évite de reprendre des textes déja publiés, je vous invite à lire sur mon autre blog "extraits du laboratoire" (cliquez sur le lien en haut à droite du blog), un texte sur l'anima et l'animus vu par Jung. Je reçois de nombreuses question sur ces concepts souvent mal compris et j'espère que j'apporterai quelques lueurs.
Ariaga
14:48 Publié dans blog et quotidien, Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : écriture, culture, philosophie, spiritualité, livres, photo
13.10.2009
Les épidémies psychiques

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.
" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "
Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.
Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :
L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.
L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.
Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.
... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.
Il avait raison ce cher Carl Gustav.
Ariaga
14:34 Publié dans Jung et la psychologie des profondeurs, Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note | Tags : société, philosophie, culture, jung, écriture, politique, citation
22.09.2009
Une leçon d'humilité

Certains d'entre vous connaissent mon habitude d'ouvrir, chaque matin, un livre au hasard. Philosophie, alchimie, poésie, fiction, tout est bon. La vie, cruelle en ce moment, est comme une tempête de sable qui balaye tout sur son passage y compris ma présence sur les blogs mais cette habitude matinale a subsisté comme un arbre bien enraciné. Il s'agissait aujourd'hui d'un texte de Maître Eckhart dans son Instruction spirituelle dont la lecture m'a frappée comme un véritable message et m'a décidée à écrire à nouveau sur ce blog.
"Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être. S'ils étaient seulement bons et conformes à leur nature, leurs oeuvres pourraient briller d'une vive clarté. Si tu es juste tes oeuvres le sont aussi. Ne pense pas mettre ton salut sur un "agir" : c'est sur un être qu'il faut le placer."
Ces mots m'ont fait penser à l'humilité, dont Maître Eckhart dit qu'elle est "la racine de tout bien et de tout ce qui l'accompagne" car j'ai compris que je manquais justement d'humilité. Je gravis douloureusement des marches mais je vois seulement l'arbre solitaire que je deviens sans voir les fleurs qui continuent à pousser pendant mon ascension. Je ne pense qu'à mon impossibilité à agir sur de dures réalités , j'oublie d'être et, surtout, je me fais une trop haute idée de ce que dois être mon action. Cela s'applique au blog. Si j'arrête d'écrire, c'est parce que je pense ne pas avoir la force d'êcrire des textes dignes de ce blog et de ses lecteurs. C'est là que je manque d'humilité. Mon silence est orgueil, peur de ne pas être à la hauteur mais à la hauteur de quoi. De quelle "mission" me suis-je crue investie en tentant de faire connaître à quelques lecteurs Jung ou l'alchimie ou une certaine forme de spiritualité ou ma poésie ou mes photos. Beaucoup d'autres le font mais j'avais placé assez haut la barre de l'exigence. Manque d'humilité sanctionnée par l'arrêt de l'écriture quand je ne pouvais être à ce "niveau" imaginaire et ridicule.
Dorrénavent, je ferai de mon mieux, je verserai ici ce qui se présentera. L'essentiel est que l'athanor recommence à être alimenté. Dans deux jours ce sera le troisième anniversaire du Laboratoire. Il aurait été triste qu'il advienne avec un blog en suspens.
Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus et je vous remercie pour le soutien que vous m'avez apporté avec vos commentaires.
Ariaga
16:11 Publié dans blog et quotidien, Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (63) | Envoyer cette note | Tags : blog, philosophie, société, spiritualité, anniversaire, écriture, photo
23.05.2009
Rûzbehân et la mystique de l'amour

Je suis retournée, probablement pour apaiser mon chagrin, vers " Le Jasmin des Fidèles d'amour " de Rûzbehân un soufi-poéte-penseur-philosophe,visionnaire iranien du XII° siècle. La préface et la traduction sont de Henry Corbin. (Éditeur Verdier, collection Islam spirituel.) Il est dit dans cet ouvrage, que Dieu mène en ce monde les "Fidèles d'amour"(comparables aux fedeli d'amore, les compagnons de Dante) par des degrés qui vont de l'amour humain à l'amour divin. Qu'il ne s'agit que d'un seul et même amour. Ceci est très simplifié et correspond à mon "humeur" du moment. Je vous propose quelques citations :
" Le secret de la divinité est dans l'humanité, sans que la divinité subisse le trouble et le dommage d'une incarnation. La beauté dans la créature humaine est le reflet de la beauté de la nature divine. Avec moi commence la Création ; en Dieu elle trouve sa consommation. "
" Tantôt c'est l'âme qui est ton symbole, et tantôt c'est toi qui es le symbole de l'âme ...
Si aucun oeil n'a jamais vu la trace de la forme de l'âme
Voici que sur tes lèvres est visible le symbole de l'âme. "
Et la plus célébre sur ce qui est exigé des Fidèles d'amour :
" Tantôt elle est dans les pleurs, tantôt elle est dans les rires ; tantôt ardente de feu, tantôt vibrante de musique ; tantôt la substance même de l'argile humaine est consummée par le feu de l'amour et tantôt le luth de prééternité accompagne la psalmodie. Tantôt dans l'ivresse mentale, tantôt dans la lucidité, tantôt abolie à soi même. Tantôt dans l'angoisse, tantôt dans l'exultation ; tantôt dans la crainte, tantôt dans l'espoir ; tantôt dans la séparation, tantôt dans la réunion. Pas d'étape où faire halte quand elle est séparée ; pas même de séjour à demeure, lors de la réunion. Voilà ce qui est exigé d'un Fidèle d'amour que Dieu mène en ce monde par les degrés de l'amour à l'ascension de l'amour divin ; parce que dans les jardins de l'amour, il ne s'agit que d'un seul et même amour, et parce que c'est dans le livre de l'amour humain qu'il faut apprendre à lire la règle de l'amour divin. "
C'est beau n'est-ce-pas ?
Ariaga
15:09 Publié dans amour, Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : écriture, culture, amour, philosophie, spiritualité, photo
17.05.2009
Changer le monde avec Krishnamurti

" Les problèmes du monde sont si colossaux que pour les comprendre, donc les résoudre, on doit les aborder d'une manière simple et directe. Cette simplicité est celle d'un jugement qui ne dépend ni d'influences extérieures, ni de nos préjugés ou de notre humeur. La solution ne doit pas être recherchée auprès des conférenciers, ni dans les théories, ni en mettant de nouveaux chefs à la place des anciens. La solution est dans le responsable de ces problèmes ... Ce responsable est l'individu, vous et moi, et non le monde, tel que nous nous le représentons. Le monde est l'état de nos relations mutuelles et non quelque chose en dehors de vous et moi. Ainsi, le problème n'est autre que vous et moi et non le monde, car le monde est la projection de nous-mêmes, et pour le comprendre, c'est nous que nous devons comprendre. ... Il nous faut donc essayer de comprendre le processus de connaissance de soi. Pour trouver les vraies valeurs, qui ne sont ni celles des sens ni celles du conditionnement extérieur, et qui seules régénèrent, transforment et produisent une révolution radicale, il est indispensable de se connaître soi même ... Ainsi, se transformer soi-même c'est transformer le monde, parce que le Moi est à la fois le produit et une partie intégrante de l'existence humaine."
Attention, lecteur, ce n'est pas moi qui parle, c'est Krishnamurti. Je trouve, entre autres, que sa pensée n'accorde pas assez d'importance à notre enracinement dans la nature mais je pense aussi que nous somme comme une minuscule dose de colorant , de fluorescéine, jetée dans une rivière. La rivière change de couleur.
Si nous agissons dans le creuset de la vie en employant au mieux notre libre arbitre vis-à- vis d'autrui et de la nature .
Si nous tentons de ne pas être un champ de bataille mais un lieu d'harmonie.
Si nous comprenons que le monde n'est pas seulement à l'extérieur mais aussi en nous et si ,au lieu de nous disperser sur l'océan des lamentations, nous jetons l'ancre dans notre moi profond.
Si nous sommes des multitudes de gouttes d'eau à le faire, alors, peut-être le monde a t-il un avenir " humain ".
Ariaga
08:42 Publié dans Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : écriture, culture, société, philosophie, psychologie, spiritualité, photo
27.01.2009
Ouvrir la grille de la prison

Les aléas de la vie ne me permettent pas de remplir en ce moment toutes mes "obligations" envers mon blog et mes liens mais je ne veux pas que le pauvre Athanor s'éteigne faute de combustible. Je vous propose donc aujourd'hui un texte de Graf Dürckheim (1896-1988) tiré d'un recueil de Rachel et Alphonse Goettmann (Dervy). Je le crois propice à la méditation et à la réflexion. Personnellement, il m'a montré chez moi des manques et une attitude loin d'être juste. Ariaga.
"Quoi qu'il fasse : marcher, s'asseoir, peler des pommes de terre, tricoter, ou la chose apparemment la plus superficielle...l'homme peut regarder en dedans et rester ouvert à la chance d'être touché par le divin ; aucune situation de la vie existentielle ne doit être fermeture ; on est mobilisé entièrement et continuellement. Mais seule l'attitude juste permet d'avancer et de mûrir sur ce chemin : cela est impossible si vous êtes crispés, épaules en l'air et contractées, ventre rentré et respiration de surface, décentré...toutes choses qui expriment à l'extérieur ce que vous êtes à l'intérieur : dominé par un petit moi arrogant, angoissé et solitaire. C'est une prison dont toutes les portes sont fermées ! Tant que le petit moi n'a pas fait sauter les verrous et quitté la place, aucun contact avec l'Être n'est possible."
15:58 Publié dans Livres et citations, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : écriture, philosophie, spiritualité, psychologie, pensée, citations, dürckheim


