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05/01/2007

Disparition dans la faille spatio temporelle

Aujourd'hui, peut-être la pluie, ou bien le fait que ni les rêves ni l'inspiration poétique ne m'ont visitée cette nuit, je ressens une tristesse au sujet de mon blog. On dit : les paroles se perdent, les écrits restent, mais là...Les textes descendent dans la liste des dernières notes et puis dans les profondeurs des archives. Je crois qu'ils disparaissent ensuite dans une sorte de faille spatio-temporelle, pour parler le langage de la S.F. Ceux qui visitent un blog restent le plus souvent dans le vestibule. Ils lisent le texte du jour, peut-être celui d'avant, ou alors, dans le meilleur des cas, vont faire un tour sur une rubrique qui les intéresse et puis c'est fini. Nous sommes dans une civilisation du consommable immédiatement et du jetable. Je le sais, moi aussi je fonctionne trop souvent comme cela. Et j'ai mal pour ces pauvres textes, dans lesquels j'avais mis de l'amour et qui ne remonteront jamais à la surface. Moi-même je les oublie. Ai-je écrit ceci ? ou cela ?

Pauvres notes. Je propose que l'on instaure une fête à leur mémoire où chacun célèbrera quelques disparus qui lui sont chers.  Pour moi je crois que ce seront deux poésie, "l'Innocent" (03/10) et "Amour hors du temps"(08/11).

Commentaires

Tu vas sourire mais cette semaine j'ai pensé à toi dans la nuit. En fait un de tes commentaires, m'a quelque peu bouleversé. En effet tu écrivais que tu souhaitais que ma vie s'inscrive enfin dans la chaire. Et cela m'a fait beaucoup réfléchir sur ma vie ces dernières années !! Et je crois bien que tu as raison, mais que pour moi la pensée est tout. Mais je vais suivre ton conseil, les hommes ne pouvant dialoguer comme des anges.
Sinon j'éprouve moi aussi beaucoup de tendresse pour les anciennes notes, et parfois j'en regrette certaines de mon ancien blog du même nom que j'ai auto-détruit lol. Comme quoi l'amour, la mort et la vie sont très liés même pour des notes. Et je t'avouerais que j'ai parfois eu les larmes aux yeux en lisant les tiennes ... surtout celles empreintes d'un romantisme simple.

P.S
Merci pour tes petits conseils. Mais en ce moment j'ai quelques soucis au bureau qui me font donc moins écrire ...

Je t'embrasse.
Ton ami.
Stef.

Écrit par : Stef91 | 05/01/2007

Nostalgie...
Mais peut-être que des personnes tombent sur d'anciens articles de ton blog en faisant des recherches sur google...
Sinon, c'est vrai que c'est un peu triste de voir tout ces textes écrit avec le coeur passer dans l'oubli, mais n'est pas une leçon sur l'impermanence et sur la capacité à investir ce qu'on fait passionément sur le moment, à chaque instant et à le laisser s'en aller ensuite vivre sa vie... ou sa mort ?
Bises, ariaga !

Écrit par : Elena | 05/01/2007

Il arrive parfois que certains lecteurs se donnent la peine de parcourir l'ensemble des textes ou de fouiller dans les archives par simple curiosité. Mais,c'est vrai, c'est triste de voir s'éloigner peu à peu ses "bébés".

Écrit par : profdisaster | 06/01/2007

une note un peu tristounette ce matin
ce que tu dis ariaga est vrai......
mais n'oublions pas que la seule chose qui est vraiment une existence :
c'est l'ICI et MAINTENANT et puis rien n'est perdu
puisque même moi je retourne en arriere sur certains de tes thèmes que j'apprécie plus que d'autres
mais ce qu'il te faut retenir c'est que sur l'instant présent te lire : c'est que du bonheur
alors le reste à nous de chercher....
bises ariaga

Écrit par : mariedumonde | 06/01/2007

Mariedumonde tes commentaires me touchent toujours, quand à Elena c'est mon philosophe préféré sur le blog car elle parle de la Vie et de l'instant et tout cela dans une forme rare.
Quant à mon Désastre préféré je propose que nous envisagions de mettre nos bébés au congélateur...Je sais, c'est horrible mais je ne peux pas m'en empêcher ...hi!hi!

Écrit par : ariaga | 06/01/2007

Je comprends aussi, on est tous vulnérables face à l'oubli de quelque chose qui nous rend nostalgique.

Quand je pense mes deux premiers albums (cd) artisanaux qui gissent au fond de mon placard et que personne ne réecoutra... o^^o, mais bon. La vie doit continuer.

Iventons et repiauchons dans le passé!

Écrit par : Kouka | 06/01/2007

Haut les coeurs! Ne dit-on pas les paroles s'effacent, les écrits restent?...

Écrit par : Phène | 06/01/2007

je ne lis pas tous les jours tes récits mais quand je suis sur ton blog je reste un moment à réfléchir ou meme rèver à telle ou telle pensée.......!!! la fermière,cat,bise et continues..A bientot........

Écrit par : cat | 06/01/2007

Il y a un moyen de rééditer tes anciennes notes. Laura le fait. Je pense qu'il suffit de changer la date de publication, en bas de la note. Tu mets celle du jour et tu effaces l'ancienne date. Alors, ta note revient comme neuve en tête de ton blog.
Je n'ai pas encore essayé mais je vais bientôt le faire.
Bon week end

Écrit par : elisabeth | 06/01/2007

Merci elisabeth, mais je ne ne veux pas proposer des notes d'"occasion". Pour moi, ce n'est pas le "jeu" du blog. Je voudrais trouver un moyen de rappel de certaines notes, des "bébés"comme dit profdisaster auxquels je tiens. Je suis allée visiter ton blog. Très sensible, bravo.

CAT, je suis particulièrement heureuse de ta visite et de ton commentaire. C'est surtout pour des femmes comme toi que j'écris. Et n'hésite pas à participer aux débats.

Écrit par : ariaga | 06/01/2007

Je viens d'arriver et je constate que déjà Elena et Mariedumonde ont résumé l'essentiel de ce que je compte m'exprimer: le plus important c'est de vivre le moment présent ICI et MAINTENANT et que tout est impermanence, comme le cercle infernal du Samsara avec le cycle sans fin de la vie la mort et de la renaissance.

Écrit par : lancelot | 06/01/2007

Merci Lancelot d'enfoncer cette porte ouverte que je n'osais du coup pas enfoncer moi-même. Jetons-nous tous, chevaliers en armure, dans l'encadrement de la porte ! ça fera des cliquetis et du bouquant, ça fera un peu désordre aussi, mais ça après tout cela est vrai :
C'est triste les messages oubliés, mais tout passe.
Cependant Ariaga, tu me donnes une idée. Souvent quand j'ouvre un livre que je ne connais pas, je tire une page au hasard, vers le milieu du bouquin. Désormais pour tout blog que je visiterai, j'essaierai un bref saut dans les archives pour aller sauver une vieille note, une remarque, un poème de l'oubli...
Sinon, Lancelot : qu'est-ce qui meurt et qu'est-ce qui renaît?
Bises et bonne année !

Écrit par : Perceval | 07/01/2007

@Perceval
Est ce une question posée par Milinda à Nâgasena ?

Etant un humble pèlerin en marche à travers les cycles du Samsara, je ne saurai être à la hauteur pour répondre à cette question.

Écrit par : lancelot | 07/01/2007

lancelot, j'ai oublié de te remercier pour ton commentaire sur reflet. Tu peux partager avec aldoreban.

Que de preux chevaliers sur mon blog mais
perceval qui a prudemment revétu une armure pour venir sur les terres de la terrible ariaga n'aurait-il pas fait repérer les lieux par son double ? en tous cas il est le bienvenu.

Écrit par : ariaga | 07/01/2007

Je regrette pour ma part que le blog, avec sa chronologie inversée, ne permette pas vraiment la tenue d'un journal. Il se prête plus volontiers au commentaire de l'actualité, mais quel intérêt ? (imaginez-vous qu'hier, une connaissance m'a regardé comme si j'étais idiot car je ne savais rien de l'exil fiscal de Johnny! Il y a tant de choses vraiment importantes que je ne connais pas et sur lesquelles on pourrait me railler avec raison.) Comme dit si bien mon livre de chevet, "celui qui prête attention au vacarme de son époque n'en écrira pas la musique."
Alors, faut-il voir les archives comme les fondations d'une pyramide de pensées, les dernières notes reposant sur les précédentes, moins nombreuses et de meilleure qualité, jusqu'à atteindre le point de perfection ? (Ce point au-delà duquel on n'arrive plus qu'à se répéter, voir se caricaturer.)
Ou faut-il créer un réseau de notes, les unes liées aux autres, et les disposer sur le côté de sa page. C'est la solution que je vous conseille et que j'ai moi-même emprunté à http://wiwilbaryu.blogspot.com dont vous apprécierez, je pense, les très beaux textes.
Bien à vous.

Écrit par : saint-rich | 08/01/2007

Merci, saint-rich, pour cette note passionnante. Je vais en tenir compte.

Écrit par : ariaga | 08/01/2007

le propre d'un "psychanaliste " est de s'interresser aux placarts et aux greniers , ils / elles ne supportent pas la poussière et sont les conchita de l'âme , c'est pourquoi il leur est difficile de laisser tomber le plumeaux et laisser la vie et la mémoire , l'oubli faire sont travail ,
en plus les catégories fournissent une piste de lecture intéressante ,
les archives , avec leurs corridors kafkaien de dossiers poussièreux sont d'une tristesse inextinguible , sauf peut être à les peindre de couleur vive , à mettre des placards publicitaires qui attirerait l'attention du passant pressé
Gauvain des hautes plaines

Écrit par : aloredelam | 08/01/2007

Ce qui a été pensé, et écrit, d'une certaine façon ne s'efface pas !

Écrit par : Ray | 09/01/2007

Merci Ray de votre visite et de cette phrase pleine de sens.

Écrit par : ariaga | 09/01/2007

Salut tous!

@Lancelot : je te lançais là-dessus, parce que cela me laisse toujours un peu perplexe quand même. L'entrée du bouddhisme s'est la "découverte" du Samsara, mais à la fin, que ce soit dans le zen ou le lamaïsme, il semble qu'on apprenne aux pratiquants : pas de samsara et pas de nirvana. Aussi je ne comprends pas bien pourquoi il faut en passer par-là. As-tu une idée ?

Écrit par : Evan, derrière Perceval | 09/01/2007

Salut Evan, Il me semble que j'ai lu ça sur ton blog, mais comme c'est un peu "transcendental" pour moi alors je me suis retenu de tout commentaire. Mais puisque tu me le demandes je ne commets pas l'impolitesse à ne pas te répondre.

D'abord es tu d'accord avec moi que la loi immuable de l'univers est que tout est impermanence. Il y a naissance puis croissance déclin et mort ? Rien dans cet univers ne subsiste éternellement même si l'éternel qu'on croit semblerait éternel à cause de sa durée. La notion d'éternel est relative en fonction de la durée de vie probable d'une espèce.

Vu de cette façon le samsara est un éternel recommencement.

J'interpréterai celà dans le sens que le samsara est un laboratoire pour parvenir au nirvana, la libération finale. Pour y parvenir rapidement rien de tel que la pratique.

A moi les moines m'ont appris: "no pain no gain" (pas de souffrance pas de résultat). @bientôt.

Écrit par : lancelot | 10/01/2007

Merci. Que pratiques-tu ?

Écrit par : Evan | 10/01/2007

@Evan malgré de nombreux essais, y compris ce matin avec l'aide d'un professionnel, je suis incapable de mettre des notes sur ton blog. J'en suis d'autant plus navrée que le choix des textes est très intéressant. On me répond, alors que je fais tout ce qui m'est demandé, que je fais une erreur majeure. Le "spécilaliste" dit que cela ne vient pas de moi mais de ton fournisseur d'accés. ...Amicalement. ariaga.

Écrit par : ariaga | 10/01/2007

Vipassana avec des moines birmans (Ecole de Sayadaw U Pandita).

Écrit par : lancelot | 10/01/2007

bonsoir, c'est achtement intéressant ce genre de question/remarque désuette et un rien surranée sur le devenir de ce qui est;
pi ça me précipite dans le cloaque des cintrés qui plongent avec délectation dans les entrailles des écrits de toutes sortes;
tout a été dit, on peut juste espérer qu'à l'occasion d'une répétition un peu de compréhension s'immisce.
Bis repetita placent

Écrit par : phyta | 22/03/2007

Tes écrits m'insiste à réfléchir, et je dois prendre un peu de temps pour lire et comprendre sérieusement. Pour répondre à la réflexion quelque peu nostalgique, avec un brin de romantisme pluvieux de la solitude des notes, je me contenterai de citer:" rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."

Écrit par : le_peintre | 01/07/2007

@ Le peintre, merci de ta visite et pour ta citation très juste et très alchimique. C'est aussi vrai que les notes, quand il ne s'agit pas de citations, génèrent souvent l'angoisse de la page blanche, suivie quand elles sont écrites de la tristesse de leur disparition mais quand on voit que tu es allé rechercher une de mes note d'il y a six mois je pense qu'il faut garder espoir.

Écrit par : ariaga | 02/07/2007