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20/12/2014

Le temps de la télévision

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Le temps est une notion toute relative et l'on peut dire qu'il n'y a pas un temps mais des temps. Il y a, par exemple, un temps dit "psychologique" qui est le temps ressenti. Nous ne voyons pas passer le temps de la même manière si nous sommes en train de nous divertir ou si nous attendons un taxi sous la pluie.

Un temps nouveau, que je pourrais appeler un '"temps accéléré" se manifeste de plus en plus avec la télévision. La publicité et le fait que les gens "zappent" beaucoup n'y sont pas étrangers. Il faut retenir le public pour qu'il reste sur la chaîne. L'expression la plus employée est " dans un instant" cet instant pouvant représenter plusieurs minutes ! Quand on vous dit dans quelques minutes la suite de notre programme vous pouvez vous attendre à une pause pouvant atteindre le quart d'heure ... Il y a une variable un peu plus courte qui est la minute.

Cette manifestation de notre société spectacle n'est pas grave même si elle m'énerve un peu. Il suffit de régler son horloge interne, d'organiser son activité ( se faire un thé, aller aux toilettes etc ...) et d'accepter qu'aux autres temps se soit ajouté le temps de la télévision.

Prenez du bon temps !

Ariaga

 

12/12/2014

Contempler le feu

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Regarder les flammes qui se tordent dans l'éternelle danse du combat entre Ahura Mazda  et Ahriman, ange de la lumière et démon des ténèbres, et penser à ce feu perpétuel des cérémonies sacrées ; chandeliers, cierges, bougie, lampes à huile toujours présents dans les lieux de vénération ...

Feu divin, flamme de la Vie que les alchimistes chercheurs fous de l'essence dans la substance appellent la Pierre Philosophale.

Feu qui réchauffe, cuit, purifie, régénère ou détruit en laissant des cendres.

Feu qui ne peut brûler sans l'air que je respire, feu ni matériel ni immatériel, représentation visible de l'invisible. Ma main le traverse mais il est là je le vois, il me brûle et je me demande si, sans le savoir, je ne suis pas  aussi peu consistante que les flammes vacillantes qui s'allongent et se contractent.

Ariaga

 

05/12/2014

Romans policiers, romans de science-fiction

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J'ai été à la Médiathèque. D'abord au second où sont tous les livres "sérieux" et puis, toute engluée d'ennui je suis redescendue au premier là où se trouve le lieu de mon plaisir : Les romans policiers et les romans de science fiction que je préfère appeler les romans d'hypothèse. Parfois j'ajoute à cette délicieuse consommation un zeste de Fantasy mais j'aime moins. Je me sens un peu coupable car je dois épargner ma vue alors je réduis les doses mais le sevrage complet est impossible. Vous me direz que je ferais mieux de relire la correspondance de Jung mais savez vous qui m'a donné le (mauvais ?) exemple ? C'est Jung lui même ! En effet, Anièla Jaffé écrit au sujet des distractions de Jung qu'il faisait des réussite, trichant parfois, et que " On trouvait partout chez lui des romans policiers, du Georges Simenon et des polars anglais en particulier, car il considérait le détective comme "une version moderne du Mercure alchimique qui résout toutes les énigmes". Il aimait autant la science-fiction."

Plus de raison de me priver ...

Ariaga

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28/11/2014

Évolution du Laboratoire

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Une illustration de ÉPHÊME sur le site.

Je me pose  en ce moment pas mal de questions au sujet de l'évolution du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie spirituelle. Cela fait maintenant nombre d'années qu'il existe et que j'y écris avec plus ou moins de bonheur. Sous sa forme actuelle je dois dire que je suis un peu à bout d'inspiration et surtout un des buts qui était d'être "dans les pas de Jung" me semble avoir été atteint dans pas mal de textes déjà publiés. J'ajouterai que ceux qui veulent suivre ma "pensée" sur Jung, ses concepts, le rêve, Jung et l'alchimie vont retrouver tout cela beaucoup plus développé  sur le site C.G.Jung, rêve alchimie homéopathie qui commence à prendre sa vitesse de croisière. L'enfant grandit ...

Alors que faire ?

Uniquement de la poésie, l'inspiration n'est pas toujours là même si c'est ce qui me donne le plus plaisir quand remontent ou descendent, je ne sais, des mots qui me surprennent.

Devenir plus personnelle et tenir une sorte de carnet quasi quotidien consacré à ce qui me marque, m'interroge, m'inspire, me rebute, me fait avancer ou reculer. Difficile car ceux qui me connaissent savent que je suis assez secrète mais ce serait peut-être le moment de franchir ce pas car c'est cela le travail d'alchimie si on considère que l'on est le creuset où se mélangent les matériaux de l'alchimie spirituelle.

Continuer comme avant mais en publiant peu, seulement quand j'ai le souffle pour écrire des articles "de fond".

Une autre idée pas encore mûre ? Une chose est certaine, je suis très attachée à ce blog et à son titre mais je couve des œufs dont j'ignore si ils contienne des poussins ou des bébés aiglons !

Je m'interroge et votre avis m'intéresse amis lecteurs. Pour les timides, j'ai un mail, en haut à gauche du blog.

Ariaga

 

 

 

 

19/11/2014

Bateau sur la mer

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J'ai enfin vaincu un très mauvais virus mais je dois dire que je ne suis pas encore très vaillante. Je voulais vous parler de la vie du blog et de mes projets mais ce sera pour la prochaine note. Pour ceux qui sont en manque de Jung vous pouvez aller sur le site C.G.Jung rêves alchimie homéopathie où j'ai publié la première partie d'une longue série de rêves. Pour les autres je propose une citation d'Ervin Laszlo qui est la postface de son livre : Aux racines le l'univers. C'est une traduction de l'anglais mais je trouve quand même ce texte très beau et très inspirant.

Ariaga

***

Viens, navigue avec moi sur une mer calme. Nous sommes de minuscules vaisseaux qui fendent les eaux tranquilles. Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. Nous sommes des vaisseaux sur la mer, ne faisant qu'un avec elle.

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. Un fin sillage se développe derrière nous, se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés.Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, parcours la mer qui est aussi nous. Ton sillage et le mien s'unissent et dessinent le reflet de ce qui est à la fois ton mouvement et le mien. D'autres vaisseaux qui sont aussi nous -parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, et la surface s'anime de vaguelettes et de rides. Elles sont la mémoire de notre mouvement - les traces de notre être.

L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil qui se propage de toi à moi, et de moi à toi, et de nous tous à tous les autres qui sont sur cette mer. Nous qui sommes aussi les autres, agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer.

Notre existence séparée est une illusion. Nous sommes parties intégrantes d'un tout : nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. Notre réalité est plus grande que toi et moi, plus grande que tous les navires de la mer, plus grande que les eaux sur lesquelles ils naviguent.

Ervin Lazlo

 

 

05/11/2014

La rune ISA

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Rêve éveillé poétique autour de la contemplation et de l'incarnation de la rune ISA qui se présente comme une barre verticale.

***

Stadha, la rune s'incarne et fait vibrer les cellules.

Mère phallique, jetée par les géants du givre.

Tronc solitaire surgi de la pierre noire, la lumière blanche vibre son cri aigu, appel aux branches sur le fil du rasoir.

Arracheuse de peau de chair et d'os, la glace brûlante centrifuge les cellules tournoyantes.

Dans le ventre s'enfonce l'épée de lumière, dans la tête la tige de cristal uranien.

Et le cri de souffrance quand se plante le pieu indigo dans le cœur du vampire ébloui !

La glace et la mort sont vaincues par le feu et la vie.

Ariaga

 

 

26/10/2014

Une histoire zen

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Illustration ÉPHÊME

Comme le savent mes lecteurs, j'aime tirer au hasard, comme au tirage du loto, le matin, un livre de ma bibliothèque et ensuite, toujours au hasard, j'ouvre sur une page. Souvent ce tirage donne un coloration à ma journée. Je trouve que ce matin j'ai eu la main heureuse avec un livre assez ancien de D.T. Suzuki  intitulé : Le non mental selon la pensée Zen. À la page 208, j'y ai trouve une petite histoire, probablement bien connue de ceux qui pratiquent le Zen, que j'aimerais partager avec tous car je la trouve très instructive.

" Ceci fut dit par le maître Wu-chu, de la dynastie T'ang, pour le bénéfice de son disciple Wu-yu : "Je connais une histoire. Il était une fois un homme qui se tenait debout sur une haute colline. Trois voyageurs qui passaient par hasard sur la route voisine, virent de loin cet homme sur la colline, et ils en parlèrent ensemble. L'un dit : "Sans doute a t-il perdu son animal favori". Un autre dit : "non, il doit chercher son ami". Le troisième dit : "Il jouit simplement de l'air frais sur la hauteur". Ils ne pouvaient se mettre d'accord, et leur discussion continua jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés en haut de la colline. Le premier voyageur demanda : "O ami, qui vous tenez ici, n'avez vous pas perdu votre animal favori ?" "Non, Monsieur, je ne l'ai pas perdu". Le second voyageur demanda : N'avez vous pas perdu votre ami ?" "Non, Monsieur, je n'ai pas perdu mon ami non plus ". Le troisième voyageur demanda : N’êtes-vous pas en train de goûter l'air frais sur cette hauteur ?". "Non Monsieur". "Pourquoi donc êtes vous là si vous répondez "non" à toutes nos questions ?"L'homme sur la colline dit : "Simplement je suis là".

J'espère que vous serez vraiment LÀ quand vous lirez cette histoire.

Ariaga

21/10/2014

Naviguer sur l'Océan de la Totalité

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Quelques citations pour que nous puissions ensemble réfléchir et méditer. Ariaga.

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"Jamais vous n'aimerez le monde comme il faut, sauf si l'Océan lui-même coule dans vos veines, si vous êtes vêtu par les cieux, et couronné par les étoiles."

Thomas TRAHERNE

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"Ceux qui ne sont semblables à rien sont seuls semblables à Dieu."

MAÎTRE ECKHART

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"À la question qui m'a été mille fois adressée : "Que puis-je faire? Je ne connais d'autre réponse que : "Deviens celui que tu as été depuis toujours!" C'est à dire, efforce-toi d'atteindre à cette totalité, à cet épanouissement de toi-même que nous font perdre les circonstances d'une existence consciente et civilisée, à cette totalité que chacun porte potentiellement en lui-même à son insu."

C.G.JUNG

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"Nous disons dans nos prières : Que ta volonté,

Mon Seigneur et mon Dieu, soit faite.

Mais quoi ! Il n'a pas de volonté :

Il n'est que tranquillité."

ANGELUS SILÉSIUS

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14/10/2014

Humour en stock

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Tag Crazy Monkey La Rochelle

L'humour est une qualité de l'intelligence du cœur qui, si elle manque, affecte gravement notre regard sur les événements. C'est un peu comme d'avoir un membre en moins ; on vit bien mais c'est plus difficile. C'est pourquoi il est bien d'avoir toujours un bon stock d'humour en réserve.

Je crois que l'humour est surtout bon pour la consommation personnelle car il nous permet de prendre de la distance vis à vis de soi même, d'autrui et de tout ce qui survient. Savoir rire ou faire rire de soi, des autres,  ou de l'absurdité d'une situation est un bouclier contre les conflits et les émotions négatives. En prime, l'humour rend joyeux!

L'humour protège de la méchanceté et de l'ignorance mais il me semble qu'il est meilleur de rire de soi que des autres car leur stock d'humour peut être au niveau le plus bas et on risque de leur faire de la peine. De plus, la frontière est parfois mal délimitée entre l'humour et l'ironie . Pour peu que se mêle une pincée d'orgueil ...

J'aime beaucoup les histoire d'humour zen, juif, soufi ou autres qui sont une vraie thérapie quand le moral est en baisse. J'en ai un stock pour les jours sombres.

Ariaga

 

05/10/2014

Giordano Bruno et l'imagination

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Cette image m'a été aimablement communiquée par Lechantdupain dont l'Astroport est un de mes blogs préférés.(Crédit image ESO)

C.G.Jung pensait que l'imagination créatrice et l'intuition sont de grandes qualités mais ces qualités sont dangereuses aux yeux des pouvoirs. C'est ainsi que Giordano Bruno (1548/1600) qui avait voulu proposer une vison du monde contraire aux enseignements de l'Église s'est retrouvé sur le bûcher un beau (!!!!) jour de Février 1600 ; sur le Campo dei Fiori, à Rome, le 17, pour être exact. Condamné pour hérésie, on l'a brulé vif, c'est à dire sans l'étrangler avant, et on lui avait arraché la langue pour qu'il ne profère pas des "paroles affreuses" avant de mourir.

Il faut dire qu'il avait beaucoup énervé ses juges en passant des années à se rétracter avec des réserves, à discuter sur des points de détails, bref, à faire preuve d'imagination pour durer et aussi d'intransigeance au sujets de points sur lesquels il ne voulait pas céder. Inspiré par Copernic, il inspira Spinoza qui, épouvanté par le sort de Giodano Bruno, se montra d'une prudence presque maladive au sujet de la publication de ses propres idées.

Giordano Bruno pensait, selon des principes d'analogie et de correspondances employés par les hermétistes, que, en développant les pouvoirs de l'imagination on peut agir puissamment sur l'univers et surtout concevoir le monde autrement qu'il est pensé depuis des siècles. Il a poussé cette imagination jusqu'à proposer un univers infini peuplé d'une quantité innombrable d'astres et de planètes. Vous voyez les conséquences de ces délires pour les théories de l'époque ! Il a écrit de nombreux textes et je vais vous citer quelques lignes que je trouve particulièrement inspirantes :

"Il n'est pas raisonnable de croire qu'une quelconque partie du monde soit dépourvue de vie animique, de sensation et de structure organique. À contempler ce Tout infini, plein de beauté et de splendeur, ces vastes mondes qui tournent autour de nous, jusqu'à l'étincelante poussière des étoiles lointaines, la conclusion s'impose qu'il existe une infinité de créatures, une vaste multitude, qui, chacun à son niveau, miroite la splendeur, la sagesse et la perfection de la Beauté Divine."

Ariaga