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21/07/2016

Peut-on échapper au jugement?

écriture,philosophie,spiritualité,Jung,pensées,jugement,amour

Oiseau-bavard, Ariaga

 

Dès que l'on pense, on juge en un tribunal intérieur qui siège en permanence. C'est vrai, c'est faux, c'est bon c'est mauvais, c'est laid c'est beau, c'est désirable, ce ne l'est pas ...et patati et patata ...

Y aurait t-il un moyen d'y échapper ?  Je n'en vois qu'un : l'amour inconditionnel envers tout ce qui EST. Mais je crois aussi que seuls des êtres exceptionnels y parviennent et ce n'est pas mon cas. Il me faudra encore des vies pour y parvenir ...

Ariaga

18/07/2016

Sur la pointe de l'esprit

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 Itinéraire. Ariaga

C'est sans forme, sans couleur, sans sons et pourtant il me semble que si je me hausse, me hausse, encore et encore, sur la pointe de mon esprit ... je pourrai le toucher !

Ariaga

15/07/2016

Silence...

Il y des horreurs qui sont irreprésentables, aucune image, aucuns mots ne peuvent en parler. Seulement s'incliner en silence et, de toutes ses forces, envoyer de l'Amour.

Ariaga

11/07/2016

Respiration cosmique

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Marée-basse. Ariaga

 

Quand le caquetage mental se sera enfin retiré,

comme une grande marée,

je pourrai peut-être entendre la respiration cosmique,

au moment du dernier mot.

Ariaga

08/07/2016

Des petites phrases...

écriture,philosophie,photographie,pensée,blog,tarbes,imagination,symboles

Fantômes-à-Tarbes. Ariaga

J'ai compris que ma guérison sera longue alors, pour ne pas devenir un fantôme sur le net, et pour que le Laboratoire ne soit pas désert cet été, j'ai décidé de publier le plus régulièrement possible. Juste une petite phrase, une pensée, une citation, certaines de mes photos, même si elles sont sans relation avec le texte.  

Je comprendrai qu'il y ai peu de réactions, d'autant plus que je n'ai pas encore la force d'aller vous visiter, mais l'essentiel est que je sois présente, que je recommence à penser, car je n'en peux plus de ce plein-vide de la douleur. Et si je marche très difficilement, au moins je vais marcher dans ma tête !

À très bientôt.

Ariaga

 

 

 

 

29/06/2016

Émerger de la douleur

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Amis fidèles, voici de mes nouvelles.

Je passe tout doucement du statut d'animal souffrant à celui d'être humain pensant. Voici quelques explications au sujet de ce qui m'arrive.

J'ai eu un très important zona d'un membre inférieur mais ce n'était que le début. Le zona peut avoir des suites qui affectent les nerfs touchés par le zona, suites dites 'neuropathiques'. On donne généralement des calmants spécifiques très puissants mais je ne les supporte pas ... J'ai été très soutenue par mon frère Éphême, mais il habite à 25 kilomètres de chez moi. Même si il m'aide au maximum, il a ses propres soucis (grands) et sa famille. Depuis deux ou trois jours il y a un mieux alors je donne un grand coup de pied (aie! non pas le pied!) au fond du gouffre et je remonte. 

Je remercie tous ceux qui ont mis des commentaires, ont envoyé des mails. J'ai pu tout voir car, mes opérations des yeux ayant été remises à Septembre, je suis bien équipée pour lire. J'ai essayé tout ce que vous m'avez recommandé guérisseur compris.

Ce qui me chagrine le plus c'est que, chaque année, je publiais des textes, contes, voyages imaginaires, destinés à tous ceux qui ne peuvent pas partir en vacances. Cela me sera impossible mais je vais quand même tout faire, même si ce n'est qu'une petite pensée ou une photo pour que le Laboratoire publie. Et si il y a des fautes, vous me pardonnerez.

J'espère que le mieux va se maintenir (ce genre de douleurs peut revenir en phase aiguë pendant des mois)  et me permettre de reprendre contact avec vous tous. Vous me manquez et je vous embrasse amis connus et inconnus.

Ariaga

01/06/2016

Ariaga la taupe

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Ceci est une note un peu plus "personnelle" que d'habitude mais, alors que je voudrais bien que le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle atteigne en septembre sa dixième année de parution, il me semble nécessaire d'expliquer aux lecteurs fidèles pourquoi je semble pas mal les délaisser ainsi que l'ensemble de la blogosphère amie.

D'abord, les années qui commencent à peser, ensuite un certain nombre de pépins de santé, pas très graves mais accumulés ; enfin et surtout le problème de la vue qui est le plus gênant pour internet. D'autant plus que, même si je suis très aidée, je dois avancer dans mes publications sur le site C.G.Jung rêve alchimie homéopathie.

Je suis atteinte depuis un un temps beaucoup trop long d'une cataracte de plus en plus handicapante car il a fallu, avant que l'opération soit décidée, résoudre des problèmes annexes. Enfin les deux opérations avaient été fixées en juin  et je devais retrouver une vue de Lynx ! La vie en a décidé autrement et, depuis une semaine, je souffre d'un très méchant (tout le côté droit y compris sous le pied) et douloureux zona. La première opération a donc été remise.

Il y a de pires choses dans la vie et je sais que la vue qui me reste serait une bénédiction pour un aveugle. Tout a un sens  ... et une très mauvaise vue permet d'avoir du temps pour réfléchir.

Si je signe depuis quelque temps pour les amis Ariaga la taupe c'est parce que la taupe est un animal très positif et qui me donne beaucoup d'espoir. En effet, on peut lire dans le Dictionnaire des symboles de Chevalier et Gheerbrant :

" La taupe , animal chthonien s'il en est, symbolise toutes les forces de la terre. /.../ La taupe apparaîtrait comme le symbole de l'initiateur aux mystères de la terre et de la mort, initiation qui, une fois acquise, préserve ou guérit des maladies. Du plan physique, celui de l'animal des cultes agraires, le symbole permet de passer au plan spirituel, celui du maître qui guide l'âme à travers les ténèbres et les détours du labyrinthe souterrain et la guérit de ses passions et de ses troubles."

Je vous ferai autant que possible part de mes petites pensées et je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

 

 

 

 

20/05/2016

Un autre regard

 

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Texte et photos ÉPHÊME

ÉPHÊME est toujours en réflexion poético-photo-philosophique au sujet de l'image qui a réenclenché sa créativité. Il en propose une autre version plus lumineuse que j'ai volontiers acceptée car, en attendant que je retrouve une vue normale, sa "vision" me permet de ne pas trop délaisser ce Laboratoire qui vit une année un peu difficile. Et puis, qui sait, entraînée par cette résurrection fraternelle je vous proposerai peut-être la mienne ! ARIAGA.

***

Sous une autre lumière, au même ruisselet, deux amoureux, enlacés contemplent la même part du monde. C’est la clarté, la pureté naturelle du ru qui chantonne en sourdine, sautillant sur les galets polis du fond, tout joyeux de lutiner les tièdes rayons du soleil déclinant.

 Tout n’est qu’apparence, point de vue, vision personnelle. Le cloaque est le doux nid des amours batraciens. Les amants contemplent les reflets étoilés des reflets comme les diamants de leurs étreintes futures… et l’eau qui y glougloute se mêle comme une flûte sautillante aux glissandi du courant.

 L’image n’est que mosaïque lumineuse qui m’a saisi, sans la moindre idée de ce qu’elle voulait, pure étole de fugaces pierres précieuses jouant aux auto-tamponneuses dans la fête de la renaissance.

 En fait tout n’est que perception des reflets de notre regard dans l’image. Elle est l’éveil du printemps, du désir de vie de la Nature. Chacun le voit du fond de soi-même et peut y glisser ce qu’il veut. Les circonstances techniques en ont fait pour moi une myriade de mystères, mais avec un autre regard sous un autre angle, ce serait une parfaite carte postale pour grands-mères. N’oubliez jamais que ces plages de lumière sont la réflexion de notre vision dans les plaisirs des prunelles de l’avenir ; ce qui nous paraît beau peut être laid. Les Chinoises d’autrefois trouvaient hideuses nos belles Européennes aux monstrueux nez pointus et aux pieds démesurés. Quand nous regardons un visage, ce n’est que nous-même que nous regardons réfléchi par notre vécu et tou(te)s peuvent renvoyer à l’un ou à l’autre amour ou détestation.

ÉPHÊME

13/05/2016

Un rapt photographique

 

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 Photo et texte Éphême

 

1 mai. Temps superbe, ballade imprévue avec gaufre au Jardin Massey. Nous rentrons paisibles vers les écuries d’Ariaga du côté des Haras, la virée est finie, ma sorcière de sœur vient de me redonner l’envie de créer, bloqué depuis des mois, en me confiant son appareil, et j’ai mitraillé tout mon saoul.

 Un éclair sans lumière me fige:

 Je ne prends pas cette image, c ‘est elle qui me prend, happé à tel point que je n’en fais qu’une, que je ne retouche en rien car elle est du monde des esprits. Je passe sans rien regarder ni penser à rien, je suis dans le rien, à côté de ce ruisselet entre deux buissons. Je fais deux mètres. Soudain retour en arrière en allumant l’appareil et un cadrage instantané que je n’ai pas voulu. 20 secondes. Je suis aspiré par une fraction d’éternité, bringuebalé dans la fusion des mondes. Noyaux bouillonnants de ma galaxie intérieure rongée de trous noirs, bulles d’acier dans leur laitier de soleil en fusion, imbibées de bave de crapauds mayas, de pustules des sorcières nordiques, de djinns carbonisés se cloquant dans la fournaise du désert, cette image du chaudron alchimique me prend à l’abordage, entortillé dans les grappins de ses phantasmes et mystères insondables.

 Et puis une fois dans la boîte, elle m’a lâché, curieusement serein.

Je sais qu’un bout d’univers m’a enveloppé, un de ces instants rares que seules peuvent donner les extases si semblables des prunelles de l’orgasme ou de la foi.

Je vous l’envoie. Puisse-t-elle vous apporter quelques éclats des Cosmos intérieurs.

Éphême

06/05/2016

Histoire de pieds

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Les pieds c'est important.

Elle a mis ses jolies bottines rouges et, les jambes croisées, féminine attitude, elle attend ...

Ariaga

24/04/2016

Vertu de la patience

 

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Radmila Moacanin, dans un ouvrage intitulé C.G.Jung et la sagesse tibétaine où elle commente une citation de Jung extraite du Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or écrit ce texte sur les vertus de la patience pour laisser se développer le processus d'individuation :

" Jung observa que ceux de ses patients qui arrivaient à s'affranchir par eux -mêmes de l'esclavage où les maintenaient leurs problèmes et qui atteignaient des niveaux supérieurs de développement et d'intégration psychique, ne faisaient en réalité que permettre aux choses de se produire d'elles-mêmes. Ils laissaient leur inconscient leur parler en silence, et ils écoutaient ses messages avec patience, en y accordant toute leur attention, avec le plus grand sérieux. En d'autres termes, ils établissaient une relation consciente avec leur inconscient.

" L'art de laisser les choses arriver d'elles-mêmes, l'action par l'inaction, laisser les choses se faire d'elles-mêmes, comme le disait Maître Eckart, devint pour moi la clef de la porte d'accès à la voie.Nous devons être capables de laisser les choses se produire d'elles-mêmes dans la psyché. Chez nous il s'agit d'un art que la plupart des gens ignorent totalement. La conscience ne cesse d'interférer, d'aider, de corriger et de nier, ne laissant jamais se développer en paix le processus psychique ."(Jung)

Quand on autorise le processus psychique à se développer en paix, l'inconscient féconde la conscience, et la conscience illumine l'inconscient. La fusion mutuelle et l'union des deux contraires accroissent la conscience et élargissent la personnalité. Selon Jung cela s'accomplit dans les meilleures conditions quand le processus n'est pas dirigé de l'extérieur et que le thérapeute n'interfère pas sur le travail de la nature."

Il me semble que ce que pense Jung, sur le plan psychique, au sujet de la patience peut aussi s'appliquer à certains domaines de la vie courante ...

Ariaga

 

 

 

 

 

11/04/2016

Pensées brèves

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Quelques brèves réflexions issues de mon petit carnet :

 

Je ne suis pas venue de nulle part, j'ai toujours été là.

***

Dans un infini de grandeur je suis un infini de petitesse mais un infini quand même.

***

Quel serait le sens de la vie si il n'y avait pas de mort ?

***

L'amour n'est pas le sacrifice, l'un est don gratuit dans la joie, l'autre devoir.

***

Ariaga

 

 

 

 

30/03/2016

Le cri des images

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Les images crient dans ma tête

Cris avant l'impact.

Cris dans la fumée du boum.

Cris des membres arrachés.

Cris non entendus sous les décombres.

Cris au chavirage.

Cris d'engloutissements.

Cris d'enfants martyrisés.

Cris de l'innocence bafouée.

Cris devant l'injustice.

Cris en noir et blanc.

Cris en couleur et bientôt en relief.

Bouillie d'images, bouillie de sang.

Ce matin, le vieil alchimiste qui parle à l'oreille de mon cœur m'a dit, quelque peu pontifiant : bouche toi les yeux.

Mon vieil ami, tu es d'un autre temps et tu ne sais pas que c'est impossible à moins que je ne devienne aveugle et sourde ! 

Ariaga

 

 

20/03/2016

Michel Serres philosophe sensuel

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On peut être à la fois l'un des plus grands philosophe contemporain et écrire des texte poétiques d'une belle sensualité. C'est le cas pour Michel Serres et je vous propose, pour preuve, ces lignes extraites de son ouvrage Les cinq sens (Hachette littératures, p. 224). Dans cette partie de l'ouvrage le philosophe parle de l'odorat.

"Aimer un corps, cette rareté bien singulière ; sur toute la surface de la terre, nul volume n'a plus de prix. Amour nous rend confus, deux vases versent ensemble. Erre en surface des peaux, voiles, tissus complexes et subtils, tel parfum indéfinissable qui n'appartient qu'à elle et à lui et les signale l'un à l'autre, consentants. On n'aime pas sans l'improbable accord des odorats, miracle de reconnaissance entre les traces invisibles volant sur la nudité, comme l'air et les nuages planent au dessus du sol. Jusqu’à la mort demeure en nous l'esprit, au sens chimique et mystique du mot écrit ou parlé, au sens du nez, l'esprit émané de qui nous avons aimé. Il revient fantôme, à de certaines aurores, sur la peau. L'amour parfume la vie, les arômes ramènent les rencontres et leurs fastes.

On embaumait autrefois les morts : pour que le souvenir évoquent ceux que nos aïeux avaient aimés.

La vie même s'annonce de loin par cette émanation. Elle embaume."

Je crois pouvoir dire sans me tromper que Michel Serres est un de ces "Philosophes de la Nature" dans les pas desquels je m'efforce de marcher.

Ariaga

14/03/2016

C.G.Jung sur l'art et la société

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Dans une conférence de 1922 (publiée in Problèmes de l'âme moderne), C.G.Jung s'intéresse à la fonction de compensation exercée par l'Art dans la société. Voici ce qu'il écrit :

"C'est là que git l'importance sociale de l'art, qui travaille continuellement à l'éducation de l'esprit-du-temps en faisant surgir les formes qui justement lui faisaient le plus défaut. Se détournant de l'insatisfaction du présent, l'aspiration de l'artiste s'enfonce dans l'inconscient jusqu'à atteindre les images archaïques, celle qui seront les plus aptes à compenser l'imperfection et l'unilatéralité de l'esprit de son temps. L'artiste se saisit des images, les tire de leur très profonde inconscience pour les rapprocher de la conscience, et il en travaille les formes jusqu'à ce que l'homme contemporain puisse les accepter, selon ses capacités de compréhension."

Évidemment, Jung parle ici du véritable artiste, de celui qu ne copie pas mais invente, de celui qui ne suit pas les modes.

Ariaga