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09/11/2017

Einstein, esprit scientifique et religiosité

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Une citation de Albert Einstein  trouvée en relisant : Comment je vois le monde. Les mots en caractères gras ne sont pas dans le texte original. Ils veulent montrer ce qui m'a semblé important.  Ariaga.

 "Je soutiens vigoureusement que la religiosité cosmique est le mobile le plus puissant et le plus généreux de la recherche scientifique. " [...]

" L'esprit scientifique, puissamment armé en sa méthode, n’existe pas sans la religiosité cosmique. Elle se distingue de la croyance des foules naïves qui envisagent Dieu comme un Être dont on espère la mansuétude et dont on redoute la punition - une espèce de sentiment exalté de même nature que les liens du fils avec le père -, comme un Être aussi avec qui on établit des rapports personnels, s respectueux soient-ils. Mais le savant, lui, convaincu de la loi de causalité de tout événement, déchiffre l'avenir et le passé soumis aux mêmes règles  de nécessité et de déterminisme. La morale ne lui pose pas un problème avec les dieux, mais simplement avec les hommes. Sa religiosité consiste à s'étonner et à s'extasier devant l'harmonie des lois naturelles dévoilant une une Intelligence si supérieure que toutes les pensées humaines et toute leur ingéniosité ne peuvent révéler, face à elle, que néant dérisoire. Pour le savant, ce sentiment développe la règle dominante de sa vie, de son courage, dans la mesure où il surmonte la servitude des désirs égoïstes. Indubitablement, ce sentiment se compare à celui qui anima les grands esprits religieux de tous les temps. "

 

29/11/2016

Sexualité Homme-Femme : le malentendu

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Photo Ariaga d'après une image alchimique

 

SEXUALITÉ HOMME-FEMME

L'éternel malentendu

Tel est le titre d'un livre récent de Pierre WILLEQUET aux éditions Dervy. Titre auquel il a été ajouté :  Pensée jungienne, désir et différenciation sexuelle.

Je ne ferai pas un commentaire de ce livre car vous en trouverez un, qui rend parfaitement compte de l'ouvrage, à l'aide de nombreuses et pertinentes citations, sur le site C.G.Jung

Quand je suis parvenue à la fin de cet ouvrage très documenté et foisonnant je suis arrivée sur le lieu de repos et de contemplation des deux dernières pages qui m'ont touchées, fait vibrer et même émues. J'étais LÀ ... la pensée, les mots, tout résonnait en moi comme une alchimique poésie. Je vais vous en proposer les toutes dernières lignes sur la relation sexuelle. Ariaga.

 

"Ramener l'ensemble de ces pérégrinations à ce que Lacan dénonçait élégamment en termes "d'affaires de foutre" devient désormais une absurdité. Car on pénètre, ici, dans un champ mouvant, en perpétuel devenir. Sans limites ; sans frontières perceptibles ; sans finalité identifiable. On avance, naïf et décontenancé, dans un paysage qui constamment s'évase sur d'autres espaces ignorés ; on tangue sur des reliefs immémoriaux, faits de sédimentations et de fulgurances dont le terme échappe ; on évolue au cœur d'une substance fluide et sans arrêt mouvante, basculant d'un ravissement à une épouvante, d'un saisissement à une révélation. Happé dans le sac et le ressac de flots incessants, on se retrouve épuisé, ravi et horrifié, sur une berge inconnue face à laquelle l'océan n'en finit pas de bruire, de se transmuter. Indéfiniment. "

 

 

 

 

10/08/2016

La nuit de feu

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Nuit de feu, Ariaga

La nuit de feu de Eric-Emmmanuel Schmitt, c'est ainsi que Pascal nommait sa nuit d'illumination, ne se raconte pas, on le lit en une grande respiration. C'est un texte que C.G.Jung, qui connut de grands moments de rencontre avec l’absolument Autre, aurait certainement apprécié. Voici une citation (p.181) qui me semble devoir intéresser tous ceux qui s’interrogent sur l'existence de Dieu et sur les abus du fanatisme. Ariaga.

***

 "Face au questionnement sur l'existence de Dieu, se présentent trois types d'individus honnêtes, le croyant qui dit : "Je ne sais pas mais je crois que oui", l'athée qui dit : "Je ne sais pas mais je crois que non", l'indifférent qui dit : "Je ne sais pas et je m'en moque."

L'escroquerie commence chez celui qui clame : "Je sais ! " Qu'il affirme : "Je sais que Dieu existe" ou "Je sais que Dieu n'existe pas", il outrepasse les pouvoirs de la raison, il vire à l'intégrisme, intégrisme religieux ou intégrisme athée, prenant le chemin funeste du fanatisme et de ses horizons de mort. Les certitudes ne créent que des cadavres.

En notre siècle où, comme jadis, on tue au nom de Dieu, il importe de ne pas amalgamer les croyants et les imposteurs : les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place en prétendant L'avoir trouvé."

27/07/2016

Prière de Saint François d'Assise

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Petites lumières de la prière. Ariaga.

Tout le monde, régulièrement ou à un moment de vie, ressent le besoin de prier. Il y a quelques années j'avais publié sur ce blog une prière de Saint François d'Assise qui me semblait convenir à tous, pratiquants ou non d'une quelconque religion, car elle s'adresse au  Dieu de notre cœur et le cœur est en chacun de nous. Elle me plait par sa simplicité. Je la récite chaque matin et, en ces temps difficiles, j'éprouve le besoin de la partager à nouveau avec vous, amis lecteurs. Ariaga.

Dieu de notre cœur,

Dans le silence de ce jour naissant,

Je viens te demander la paix, la sagesse, la force.

Je veux regarder aujourd'hui le monde

Avec des yeux tout remplis d'amour

Être patient, compréhensif, doux et sage,

Voir au delà des apparences

Tes enfants comme tu les vois toi-même

Et ainsi ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie,

Garde ma langue de toute malveillance,

Que seules les pensées qui bénissent

Demeurent en mon esprit,

Que je sois si bienveillant et si joyeux

Que tous ceux qui m'approchent sentent Ta présence.

Revêts-moi de Ta beauté Seigneur

Et qu'au long de ce jour, je Te révèle.

Saint François d'Assise

 

14/02/2016

Le train des générations

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En ce moment, alors que je vois le temps filer à grande vitesse, je me pose des questions sur beaucoup de choses et une des plus importantes est la partie de ce précieux temps que je dois consacrer à la reprise du ma thèse sur le site C.G.Jung, rêve alchimie homéopathie. Travail qui remet parfois en cause la pensée de Jung et encore plus la mienne ! La réponse vient de m’être donnée par la citation que je vais vous proposer, amis lecteurs, citation qui est extraite de la préface écrite par Jung au sujet de l'ouvrage Origines et histoire de la conscience de Erich Neumann. Cet ouvrage a été publiée en 1949 en allemand mais traduit en français très récemment. J'y ai trouvé un message de mon cher Jung me disant qu'il faut que j'arrête de tergiverser et que je me remette vite au travail !

" Lorsque j'ai lu le manuscrit, je me suis rendu compte que les inconvénients du travail de pionnier sont nombreux. On trébuche sur des domaines inconnus, on est berné par des analogies, on perd sans cesse son fil d'Ariane, on est submergé par les nouvelles impressions et possibilités, mais le pire, c'est qu'on ne ne sait qu'après ce que l'on aurait du savoir avant. La deuxième génération a l'avantage d'une vue d'ensemble approximative, même si elle est incomplète ; elle dispose de certains repères, situés au moins à proximité ou dans le périmètre de l’essentiel, et surtout, elle sait ce qu'on doit savoir avant de se lancer pour explorer à fond le territoire récemment découvert. Ainsi pourvu, un représentant de la deuxième génération peut regrouper des éléments très éloignés les uns des autres et donner une description cohérente de l'ensemble du domaine dont le pionnier n'a pu apercevoir l'étendue qu'à la fin de sa vie et son oeuvre. " C.G.JUNG.

Ariaga

 

18/02/2015

Une force de la Nature

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Je pense que, pour gravir les marches qui montent (ou descendent) vers la dernière porte il est bon de se sentir porté par les bras puissants de notre Mère la Nature. Cette démarche peut isoler, surtout dans notre monde de plus en plus artificiel et virtuel et il arrive que je me sente un peu solitaire. Je ne suis certainement pas la seule dans ce cas et je vous propose aujourd'hui cette citation de Jung qui se trouve dans le préambule du Livre de Claire Dunne intitulé Carl Gustav Jung Guérisseur blessé de l'âme. Ariaga.

***

" C'est vrai, une force de la nature s'exprime en moi - je ne suis qu'un conduit ... J'imagine que, dans bien des cas, je pourrais vous paraître sinistre. Si, par exemple, la vie vous a mené à adopter une attitude artificielle, vous n'allez pas pouvoir me supporter car je suis un être naturel. Ma présence même cristallise ; je suis un ferment. Je suis perçu comme un danger par l'inconscient des gens qui vivent d'une manière artificielle. Tout en moi les irrite, ma façon de parler, ma façon de rire ...

Ils sentent la nature. "

C.G.JUNG

 

19/11/2014

Bateau sur la mer

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J'ai enfin vaincu un très mauvais virus mais je dois dire que je ne suis pas encore très vaillante. Je voulais vous parler de la vie du blog et de mes projets mais ce sera pour la prochaine note. Pour ceux qui sont en manque de Jung vous pouvez aller sur le site C.G.Jung rêves alchimie homéopathie où j'ai publié la première partie d'une longue série de rêves. Pour les autres je propose une citation d'Ervin Laszlo qui est la postface de son livre : Aux racines le l'univers. C'est une traduction de l'anglais mais je trouve quand même ce texte très beau et très inspirant.

Ariaga

***

Viens, navigue avec moi sur une mer calme. Nous sommes de minuscules vaisseaux qui fendent les eaux tranquilles. Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. Nous sommes des vaisseaux sur la mer, ne faisant qu'un avec elle.

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. Un fin sillage se développe derrière nous, se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés.Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, parcours la mer qui est aussi nous. Ton sillage et le mien s'unissent et dessinent le reflet de ce qui est à la fois ton mouvement et le mien. D'autres vaisseaux qui sont aussi nous -parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, et la surface s'anime de vaguelettes et de rides. Elles sont la mémoire de notre mouvement - les traces de notre être.

L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil qui se propage de toi à moi, et de moi à toi, et de nous tous à tous les autres qui sont sur cette mer. Nous qui sommes aussi les autres, agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer.

Notre existence séparée est une illusion. Nous sommes parties intégrantes d'un tout : nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. Notre réalité est plus grande que toi et moi, plus grande que tous les navires de la mer, plus grande que les eaux sur lesquelles ils naviguent.

Ervin Lazlo

 

 

18/05/2014

Un traité d'alchimie

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J'ai eu la chance de trouver à la Médiathèque de La Rochelle une belle édition (esch-éditions) du Splendor Solis un traité alchimique du milieu du XVI° siècle contenant l'explication du Grand Œuvre et attribué à Salomon Trismosin. Il est illustré de vingt-deux miniatures dont j'avais vu certaines dans des ouvrages sur l'alchimie mais leur intégralité est un plaisir pour les yeux et l'esprit. Le texte, dont on ignore tout de l'auteur, est un régal pour ceux qui s'intéressent à cette symbolique si riche qui émerge encore de nos jours dans les productions de notre inconscient.

Ce que j'apprécie aussi c'est que, dans la plus pure tradition des alchimistes philosophes, les auteurs de la traduction ont voulu rester anonymes. Le titre Splendor Solis a été traduit par : Le Lustre du Soleil. Pour finir sur ce bon moment de lecture et de contemplation je vous propose une citation extraite de l'introduction au traité :

" L'Alchimie est mystérieuse et suscite d'innombrables questions, comme de savoir si elle se pratique en soi, hors de soi, ou les deux ensemble ; mais aussi si elle décrit un processus purement matériel ou purement spirituel, ou les deux. Ces questions sont celles d'Occidentaux modernes, les hommes appartement aux civilisations anciennes voyaient le ciel toucher la terre dans le lointain : ils avaient conscience que terre et cieux étaient deux réalités  imbriquées en un certain lieu. C'est ce lieu magique qu'il  faut trouver, ce lieu rouge entre le noir et le blanc, entre le dense et le subtil, entre le déchu et le parfait. "

Ariaga

 

 

29/03/2014

Une lettre d'anniversaire de Jung

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En ouvrant, au hasard, le dernier tome de la correspondance de Jung, j'ai lu une lettre qui m'a émue car elle montre un homme simple, aimant faire plaisir, même à des inconnus. Il faut aussi savoir qu'il était à la fin de sa vie et que sa correspondance lui demandait beaucoup d'efforts. Cela ne l'empêchait pas de répondre aux nombreuses sollicitations.

Le fils du destinataire de cette lettre ne connaissait pas Jung mais il lui avait demandé d'envoyer une lettre de vœux à son père pour ses soixante dix ans. Le père n'avait jamais rencontré Jung mais avait pour lui une grande admiration. Je suppose que ce fils attentionné voulait faire à son père un très beau cadeau d'anniversaire avec un écrit de la main de ce grand homme. Voici cette lettre datée du 27 octobre 1958 :

"Un petit oiseau m'a appris que vous avez atteint votre soixante-dizième anniversaire. Bien que je ne vous connaisse pas, je présume que vous êtes assez heureux de cette réussite. Ce n'est pas rien. Je peux en parler moi-même avec quelque autorité puisque j'en suis à ma quatre-vingt-quatrième année, que je me trouve en assez bonne forme encore et que lorsque je regarde derrière moi, comme vous le faites probablement en ce jour de célébrations et de congratulations, je vois la longue file de mes cinq enfants, de mes dix-neuf petits-enfants, et de mes huit ou neuf arrière-petits-enfants (leur nombre n'est pas tout à fait certain, car à intervalles réguliers il en tombe un nouveau du ciel). La jeunesse arrive à sa maturité, comme on dit, à soixante dix ans ; à certains égards elle n'est pas aussi agréable, mais à d'autres elle est plus belle que l'enfance. Je veux croire que dans votre cas la deuxième partie de cette phrase se justifie d'elle-même.

Avec mes meilleurs vœux."

Je pense que le destinataire, un américain, à été ravi de son cadeau. Je vais réfléchir à ma grande détestation des anniversaires. C'est une leçon que le livre se soit ouvert à cette page et cela signifie probablement que je dois changer d'attitude ...

Ariaga

 

11/02/2014

David Peat et la synchronicité

 

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David Peat est un physicien anglais qui a écrit en 1988 un ouvrage intitulé : Synchronicité, sous- titré le pont entre l'esprit et la matière.  Il a souvent inspiré mes travaux sur C.G.Jung auquel il il se réfère plusieurs fois. Dans son chapitre d'introduction , le physicien et le psychologue, il donne tout d'abord une très brève définition de la synchronicité (les caractères gras sont mes ajouts).

Synchronicité : coïncidence significative, événements reliés par hasard d'une manière significative.

Voici ce qu'il écrit ensuite dans les débuts du chapitre :

" Il semble, à première vue, qu'il n'y ait pas moyen de pouvoir épicer les théories scientifiques avec les saveurs de l'expérience humaine, ou de transformer une vision poétique en la rigueur de l'objectivité scientifique. Ces deux mondes se montrent simplement beaucoup trop éloignés.

C'est cependant la thèse de ce livre, qu'en fait un pont peut être construit entre le monde intérieur et le monde extérieur, et que la synchronicité en constitue le point de départ. Car elle représente une minuscule brèche dans l'édifice de tout ce que nous avons pris jusqu'ici pour la réalité. La synchronicité nous permet de regarder et de plonger au-delà de nos notions conventionnelles de temps de de causalité, dans l'immensité des modèles de la nature, dans la danse fondamentale qui relie toutes choses, et dans le miroir qui est suspendu entre l'univers intérieur et l'univers extérieur. Avec la synchronicité comme point de départ, il est possible de construire un pont reliant les mondes de l'esprit et de la matière, et ceux de la physique et de la psyché. (p. 10,11)."

 Cela donne à réfléchir, il me semble.

Ariaga

 

14/12/2013

Le processus d'individuation

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Choix, par Ariaga, de Citations de Psychologie et Alchimie de C.G.Jung. Les caractères gras sont des ajouts. Ce sera le dernier texte de cette série avant la fin de l'année. En ce temps de préparation des fêtes il faut revenir à quelque chose de plus "léger".

 

"Un terme scientifique tel qu' " individuation " ne signifie en aucune façon qu'il s'agit d'un état de faits connu et définitivement tiré au clair. Il désigne seulement un domaine de recherche jusqu'à maintenant très obscur et qui a besoin d'être exploré : celui des processus de centralisation formateurs de la personnalité dans l'inconscient.  Il s'agit de processus vitaux qui, du fait de leur caractère numineux, ont de tout temps constitué le stimulant le plus important à la formation de symboles. " (p.607)

***

" Comme le montrent les textes et leur symbolique, l'alchimiste projette ce que j'ai appelé le " Processus d'individuation " dans les phénomènes de transformation chimique. " ( p. 607)

***

" Cependant, dans la mesure ou l'activité pratique, chimique, n'était jamais tout à fait pure, puisqu'en elle et par elle s'exprimaient aussi les contenus inconscients de l'adepte, elle était en même temps une activité psychique, qui peut être comparée en premier lieu à ce que j'appelle imagination active. Cette méthode nous permet d'obtenir une connaissance active de choses qui s'expriment aussi dans la vie onirique. Les rapports entre ces deux formes - rêve et imagination active - du processus d'irrigation de la conscience par l'inconscient avec le monde de l'intuition alchimique sont si proches qu'on est fondé à admettre qu'il s'agit, dans le procédé alchimique, des mêmes processus ou, pour le moins, de processus très voisins de ceux de l'imagination active et du rêve, ce qui signifie en dernière analyse, qu'il s'agit du processus d'individuation. " (p.442)

***

" En définitive, toute vie est la réalisation d'un tout, c'est à dire d'un soi, raison pour laquelle cette réalisation peut être appelée  " individuation ". Car toute vie est liée à des porteurs et à des réalisateurs individuels et est absolument inconcevable sans eux. Mais chaque porteur reçoit aussi une destinée et une spécificité qui lui sont propres, et ce n'est que leur réalisation qui confère un sens à l'existence. ". (p.291)

 

 

 

09/05/2013

C.G.Jung:progrès et évolution

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J'ai trouvé dans le livre de Carl-Gustav Jung et Charles Kerényi Introduction à l'essence de la mythologie des phrases où il est question du progrès , de l'évolution et aussi de l'éducation. Il me semble que ce sont des mots dans le sillage desquels on peut réfléchir car ils sont d'actualité. Jung et kerényi ont écrit chacun leur partie de l'ouvrage. Les citations qui vont suivre sont de Jung, P. 136 et c'est moi qui souligne en caractères gras. Ariaga.

"Le progrès et l'évolution sont des idéaux qu'on ne saurait nier ; mais ils perdent leur valeur si l'homme ne parvient au stade nouveau qu'à l'état de fragment de soi même, ayant laissé dans l'ombre de l'inconscient tout ce qui constitue son arrière-plan et forme l'essentiel, l'ayant abandonné à l'état primitif, disons même de barbarie. La conscience, arrachée à ses bases mais incapable de réaliser le sens du nouvel état, n'est alors que trop disposée à retomber dans une situation plus mauvaise que celle dont l'état nouveau voulait la libérer."

..." Les enfants sont éduqués par ce que l'adulte est, et non par ses bavardages. La croyance aux mots, universellement répandue, est une vraie maladie de l'âme, car cette superstition exerce un attrait qui éloigne toujours davantage des bases fondamentales de l'homme, et une séduction qui porte à l'inguérissable identification de la personnalité avec le slogan auquel on croît au moment. Entre-temps, tout ce qui a été surmonté par le progrès et laissé en arrière, glisse toujours plus bas dans l'inconscient, d'où finalement se reforme l'état primitif d'identité avec la masse. C'est alors cet état qui devient réalité et prend la place du progrès escompté."

25/04/2013

Comment convaincre un auditeur

Une ombre dans la bonbonne.jpg

Vous savez, amis, la profonde influence de Goethe sur C.G.Jung.  Alors, en pensant à ce cher Carl Gustav dans l'oeuvre duquel j'ai à nouveau tendance à m'immerger, je vous propose, en attendant une note plus copieuse, une citation. 

Il s'agit des débuts du Faust I. Faust interrogé sur la possibilité de conquérir, de charmer et de convaincre un auditoire par de belles paroles répond :

"Si vous ne le sentez, vous essaierez en vain,

Si vous n'avez en vous l'éblouissante flamme

Qui jaillissant du coeur, persuade, convainc

Et force l'auditeur à vous ouvrir son âme,

Vous pouvez vous asseoir, cuire un pauvre ragoût

Des miettes de festin prises à d'autres tables,

Ranimer en soufflant des cendres misérables,

Les singes, les enfants, si c'est là votre goût,

Viendront vous admirer vous et vos patenôtres,

Mais jamais vous n'aurez accès au coeur des autres

Si ce n'est votre coeur qui leur parle pour vous."

J'aime beaucoup la fin, très simple et juste, et je crois que nous pouvons tous la méditer. Il y a des gens qui parlent admirablement et pourtant, quand leur discours est fini, il ne reste que du vent.

Ariaga

 

01/03/2013

Le parfum de la fleur

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Aujourd'hui, une citation de David Ciussi extraite du numéro 78 de la revue 3°millénaire. Un texte que j'aurais bien aimé écrire ... je n'ai pu que l'illustrer.

"Tout surgit de l'intérieur et coexiste à l'extérieur dans un perpétuel mouvement ! De l'absolu naît le relatif, de l'unité reconnue en soi jaillissent l'harmonie et la paix avec le monde, manifestées par une joie sans objet. Cela s'appelle la Vie.

Le parfum vient de l'intérieur de la fleur, la fleur vient de l'intérieur de la branche, la branche vient de l'intérieur du tronc, le tronc vient de l'intérieur des racines, les racines viennent de l'intérieur de la graine. La sève est à l'intérieur de la graine, des racines, du tronc, des branches, des fleurs, du parfum. N'est-elle pas cette vie qui propulse l'extériorité en coexistant infiniment avec elle-même ! "

David Ciussi

 

 

20/05/2012

Remède ou poison

Chat noir et blanc.jpg

Le même jour, amis, je lis sur le blog de Phène, un texte intitulé "poison "( je vous mets un lien), et j'ouvre au hasard, comme j'aime le faire, un livre de Jung. Il s'agit du dernier tome de sa correspondance, des lettres écrites alors qu'il avait plus de 80 ans. Ce genre de synchronicité a un sens pour moi alors je vous propose l'extrait de cette lettre qui dit, en gros, que ce qui est bon pour l'un peut être mauvais pour l'autre. Bonne lecture. Ariaga.

 

"Ce qui est un remède pour l'un peut être un poison pour l'autre. On ne peut arriver à une vie saine et accomplie par l'application de règles et de principes généraux, car c'est toujours à l'individu de l'assumer. La solution est en chacun, et si vous savez vous y prendre dans votre propre cas, vous savez aussi comment faire dans d'autres cas. Il n'existe pas de principe général qui s'applique partout, et chaque position psychologique n'est vraie que si vous pouvez aussi la retourner en son contraire. Ainsi une solution qui serait tout simplement impossible pour moi peut se révéler la plus juste pour quelqu'un d'autre. Je ne suis pas l'arbiter mundi, et je laisse le créateur engager lui même la réflexion sur la diversité et les paradoxes de sa création."

C.G.Jung, Correspondance, tome 5, p.64.

Pour ceux qui voudraient un peu plus de "nourriture", je continue à publier sur mon autre blog : Extraits du Laboratoire.