UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/06/2017

C.G.Jung et le milieu de la vie

Jung,citations,vie,philosophie,psychologie,culture,spiritualité,ariaga

C.G.Jung , dans Psychologie de l'inconscient, parle de ce qui se passe au milieu de la vie. Je vous ai fait un petit "collage" de citations à partir de ce qu'il écrit de la p. 141 à la p. 146 car je pense que cela peut intéresser certains d'entre vous ...

***

"Notre vie est comparable au cours du soleil. Le matin le soleil augmente progressivement sa force jusqu'à ce qu'il atteigne, brillant et intense, son apogée de midi. Alors survient l'énantiodromie, sa constante marche en avant n'implique plus augmentation mais diminution de sa force. ... Mais c'est une grave erreur de croire que le sens de la vie s'épuise au cours de la phase de jeunesse et d'expansion ... l'après midi de la vie a tout autant de sens que la matinée ; mais son sens et son but sont tout différents.

L'homme a deux fins dans la vie ; la première c'est la fin naturelle, la procréation d'une descendance et les soins ...le gain et la position sociale.  Lorsque l'été à satisfait à cette fin une autre phase commence, celle qui a pour but la culture. Pour arriver au premier de ces buts nous somme aidés par la nature ; pour le second nous ne somme secondés par rien, ou par peu de choses.

C’est une phase qui est une sorte de deuxième puberté ... souvent marquée par tous les orages de la passion (l'âge dangereux!). Mais les problèmes qui surgissent à cet âge ne peuvent plus être résolus à l'aide des recettes qui ont fait leurs preuves dans l'adolescence... Ce que la jeunesse trouva et devait trouver au dehors, l'homme,dans son après midi, doit le trouver au dedans de lui même.

La transition de la matinée à l'après midi de la vie se fait par une sorte de transmutation des valeurs. La nécessité s'impose de reconnaître la validité non plus de nos anciens idéaux mais de leurs contraires ...

...La propension à renier toutes les valeurs antérieures au profit de leurs contraires est tout aussi exagérée que l’attitude exclusive qui l'a précédée. 

Il ne s'agit pas de viser à une conversion radicale, prenant le contrepied de tout l'état des choses antérieures, mais à une conservation des valeurs anciennes auxquelles vient s'ajouter la prise en considération de leurs contraires. Cette attitude entraîne naturellement conflits et désaccords avec soi même.

...c'est en nous que nous portons le révolutionnaire le plus dangereux, et il importe que ce fait soit connu de ceux qui veulent franchir sains et saufs le seuil de l'âge mur."

 

 

 

11/07/2016

Respiration cosmique

écriture,poésie,philosophie,pensées,spiritualité,photo,culture

Marée-basse. Ariaga

 

Quand le caquetage mental se sera enfin retiré,

comme une grande marée,

je pourrai peut-être entendre la respiration cosmique,

au moment du dernier mot.

Ariaga

11/04/2016

Pensées brèves

éciture,philosophie,réflexion,spiritualité,société,culture

Quelques brèves réflexions issues de mon petit carnet :

 

Je ne suis pas venue de nulle part, j'ai toujours été là.

***

Dans un infini de grandeur je suis un infini de petitesse mais un infini quand même.

***

Quel serait le sens de la vie si il n'y avait pas de mort ?

***

L'amour n'est pas le sacrifice, l'un est don gratuit dans la joie, l'autre devoir.

***

Ariaga

 

 

 

 

14/03/2016

C.G.Jung sur l'art et la société

art,société,C.G.Jung,citations,photographie,philosophie,écriture,culture

Dans une conférence de 1922 (publiée in Problèmes de l'âme moderne), C.G.Jung s'intéresse à la fonction de compensation exercée par l'Art dans la société. Voici ce qu'il écrit :

"C'est là que git l'importance sociale de l'art, qui travaille continuellement à l'éducation de l'esprit-du-temps en faisant surgir les formes qui justement lui faisaient le plus défaut. Se détournant de l'insatisfaction du présent, l'aspiration de l'artiste s'enfonce dans l'inconscient jusqu'à atteindre les images archaïques, celle qui seront les plus aptes à compenser l'imperfection et l'unilatéralité de l'esprit de son temps. L'artiste se saisit des images, les tire de leur très profonde inconscience pour les rapprocher de la conscience, et il en travaille les formes jusqu'à ce que l'homme contemporain puisse les accepter, selon ses capacités de compréhension."

Évidemment, Jung parle ici du véritable artiste, de celui qu ne copie pas mais invente, de celui qui ne suit pas les modes.

Ariaga

 

02/03/2016

Le piège de la sécurité

Société,Clément Rosset, livres,citations, philosophie,écritre,culture

Je relis en ce moment un livre de Clément ROSSET (philosophe né en 1939) intitulé Le réel et son double (Gallimard). J'ai eu la chance de suivre ses cours à la faculté de Nice et, avec Spinoza et Edgar Morin,  il est un de ceux qui m'ont le plus influencée. J'ai toujours aimé ceux qui ne reculent pas devant les obstacles et voici ce qu'il écrit (p.106) :

" ...La sécurité est un piège qui achève de lier le héros tragique à son destin et d'enfermer l'homme en lui même. La mise à l'abri, l'esquive s'expriment par un geste qui constitue précisément, et de toutes pièces, le dommage dont on voulait se garer. C'est en voulant éviter de tuer son père qu’Oedipe se précipite sur la voie du meurtre, c'est en voulant à tout prix être un autre que l'homme se confirme habituellement en lui même. De sorte que la sécurité dont se croit protégé celui qui a entrepris d'esquiver son destin constitue le lieu exact de sa perdition. L'ailleurs apparent n'est autre que l' ici dont on se croyait éloigné, et la protection sur laquelle on comptait se révèle comme ce qui a justement causé la perte ; telle la montre du pêcheur, dans la Descente dans le Maelström d'Edgar Poe, qui doit signaler l'heure dangereuse de la marée et dont on s'aperçoit trop tard qu'elle s'est arrêtée à sept heures. La fausse sécurité est plus que l'alliée de l'illusion ; elle en constitue la substance même et est au fond l'illusion en personne, comme le dit Hécate dans Macbeth : " La sécurité est la plus grande ennemie des mortels. ""

Alors, arrêtons de nous abriter contre des peurs plus ou moins réelles et faisons face courageusement à l' ici et maintenant de la vie.

Ariaga

 

 

14/02/2016

Le train des générations

philosophie,psychologie,culture,jung,citation,photographie,c.g.jungneumann

En ce moment, alors que je vois le temps filer à grande vitesse, je me pose des questions sur beaucoup de choses et une des plus importantes est la partie de ce précieux temps que je dois consacrer à la reprise du ma thèse sur le site C.G.Jung, rêve alchimie homéopathie. Travail qui remet parfois en cause la pensée de Jung et encore plus la mienne ! La réponse vient de m’être donnée par la citation que je vais vous proposer, amis lecteurs, citation qui est extraite de la préface écrite par Jung au sujet de l'ouvrage Origines et histoire de la conscience de Erich Neumann. Cet ouvrage a été publiée en 1949 en allemand mais traduit en français très récemment. J'y ai trouvé un message de mon cher Jung me disant qu'il faut que j'arrête de tergiverser et que je me remette vite au travail !

" Lorsque j'ai lu le manuscrit, je me suis rendu compte que les inconvénients du travail de pionnier sont nombreux. On trébuche sur des domaines inconnus, on est berné par des analogies, on perd sans cesse son fil d'Ariane, on est submergé par les nouvelles impressions et possibilités, mais le pire, c'est qu'on ne ne sait qu'après ce que l'on aurait du savoir avant. La deuxième génération a l'avantage d'une vue d'ensemble approximative, même si elle est incomplète ; elle dispose de certains repères, situés au moins à proximité ou dans le périmètre de l’essentiel, et surtout, elle sait ce qu'on doit savoir avant de se lancer pour explorer à fond le territoire récemment découvert. Ainsi pourvu, un représentant de la deuxième génération peut regrouper des éléments très éloignés les uns des autres et donner une description cohérente de l'ensemble du domaine dont le pionnier n'a pu apercevoir l'étendue qu'à la fin de sa vie et son oeuvre. " C.G.JUNG.

Ariaga

 

16/01/2016

la Mère vase alchimique

Philosophie,spiritualité,écriture,culture,Jung,femme,alchimie,légendes,photo

Le vase qui reçoit et préserve est une image très ancienne de la femme et de la maternité. Le fait qu'il contient de l'eau, un élément sans lequel la vie ne peut exister, donne à penser que c'est tout naturellement qu'il a été comparé à l'utérus de la femme.

Dans cet utérus, symbolisant le "vase merveilleux" des alchimistes, se produit une "oeuvre" extraordinaire qui aboutit à la naissance d'un enfant.

Le vase, qui est parfois aussi un chaudron ou un autre récipient rond pouvant contenir un liquide, a été à l'origine de multiples légendes aux temps où les scientifiques n'avaient pas enlevé sa part de mystère à la fabrication d'une vie par un être humain de sexe féminin. C.G.Jung y consacre des pages importantes dans Métamorphose de l'âme et ses symboles (p.228 et 288 par exemple) et dans Psychologie et alchimie(p.308 et d'autres).

Être enceinte c'est accomplir en son sein le Grand Œuvre dont rêvaient les alchimistes et je me dis que ces quelques lignes pourront peut-être réconforter les femmes qui souffrent de nausées ou celles qui, gênées par leur gros ventre, ont du mal à mettre leurs chaussures !

Ariaga

20/12/2015

L'hermione, une quête

Thalassa,voyage,l'Hermione,photographie,nature,culture,télévision,mer,Jung,

En regardant une très belle émission de Thalassa consacrée à "l'Aventure de l'Hermione" j'ai repensé à la chance que j'avais d'habiter à quelques centaines de mètres au moment où elle était à quai à la Rochelle en attendant son grand départ pour les Amériques. Un peu plus et je la ratais en partant à Tarbes! Je me suis souvenue de mes premières difficultés à la photographier qui avaient fait le sujet d'une note que vous trouverez à http://ariaga.hautetfort.com/archive/2015/03/15/l-hermion...

La photo que je publie aujourd'hui me semble illustrer le côté "humain", la montée toujours plus haut dans les grands mâts, qui ont été essentiels dans une aventure qui s'apparente à la quête du "trésor difficile à atteindre" dont parle souvent Jung et qui est magistralement racontée dans La légende du Graal d'Emma Jung et Marie-Louise von Franz.

Je songe aux vingt ans de patience qu’il a fallu à ces homme et femmes un peu fous pour sortir un jour du port de la Rochelle et gagner le grand large. Tous ceux qui ont tiré les cordages dans la même direction, ceux qui ont lâché, ceux qui sont venus se raccrocher. J'imagine  les moments d'exaltation et les découragement Et, comme pour les chevaliers, ceux qui périssent en chemin et ceux qui, enfin, parviennent au château où ils pourront se mettre au service de la Dâme Hermione si difficile à conquérir !

Les images de la traversée qui montraient à la fois les éléments entourant le fier navire et la vie d'un équipage qui, malgré des conditions de vie difficiles,  semblaient vivre un rêve éveillé, sans oublier un capitaine "habité" par sa mission, je crois qu'il s'agit de la quête d'un trésor qui se situait au delà du matériel ...

Merci pour cette odyssée.

Ariaga

 

20/11/2015

Poésie à la fenêtre

écriture,poésie,poème,philosophie,spiritualité,culture,photo

Depuis des temps,

une poésie flottait sur l'océan de ce qui est.

Au matin, quand les rêves s'éloignent sur la pointe des pieds,

elle frappait à la porte de ma pensée.

 

Aujourd'hui,

j'ai ouvert les volets sur le plein du vide.

Fulgurance !

 Éblouie, revêtue d'une robe de larmes douces, le cœur béant, je l'ai reçue comme un trésor qui ne doit pas s'échapper,

et vivement cleffée dans la boite des mots.

 

Elle est tellement précieuse celle qui sera l'ultime poème, je ne peux pas encore la partager, juste en jeter des miettes pour nourrir les oiseaux parleurs de langues oubliées.

Ariaga

 

 

07/11/2015

Se laisser trouver par Dieu

dürckheim,citations,philosophie,spiritualité,religion,culture,photographie,dieu

Je propose aux amis du Laboratoire de méditer pendant cette fin de semaine sur cette citation de Karlfried Dürckheim  que je trouve réconfortante pour tous ceux qui se sont épuisés dans une action un peu frénétique à la recherche du divin. Ariaga.

***

" Les choses divines! Il faut s'arrêter de faire pour recevoir! L'homme dit par exemple : C'est un travail de trouver sa profondeur. Il faut chercher le divin. C'est absolument faux. L’Être divin vient vers nous : on doit se laisser trouver. On ne doit pas dire : " Je cherche Dieu ", mais : " Je voudrais me laisser trouver par Dieu ". C'est l'Être qui vous cherche.

Il y a  cette histoire de l'homme qui toute la nuit essaie d'enfoncer la porte derrière laquelle il croit entendre la voix des anges. Et il peine à pousser la porte. Finalement, mort de fatigue, il tombe en arrière, la poignée de sa porte dans la main et s’aperçoit que la porte s'ouvre vers lui. Mais elle ne s'ouvrait pas dans l'autre sens!

Vous devez donc permettre à l'Être de venir vers vous. En le cherchant, vous le repoussez de l'autre côté. "

L'esprit guide, entretiens avec Karlfried Dürckheim.

Albin Michel, p. 51

 

24/10/2015

C.G.Jung et le sens de la vie

 

Jung,citations,philosophie,spiritualité,nature,culture,photo

En cette période où les morts sont plus présents en nos mémoires, ce qui incite à réfléchir au sens de la vie, il me semble que cette citation, très connue, de C.G.Jung alors âgé de 83 ans, mérite lecture ou relecture. À chaque fois que je la regarde avec attention son sens s'approfondit et j'y trouve sujet à méditation ... Alors partageons. Ariaga.

***

"La vie de l'homme est une tentative aléatoire. Elle n'est phénomène monstrueux que par ses chiffres et son exubérance. Au demeurant, elle est si fugitive, si imparfaite, que l'existence d'êtres et leur déploiement est prodige. J'en fus déjà profondément impressionné lorsque, jeune étudiant en médecine, il me semblait miraculeux de n'être pas détruit avant mon heure.

La vie m'a toujours semblé être comme une plante qui puise sa vitalité dans son rhizome ; la vie proprement dite de cette plante n'est point visible, car elle gît dans le rhizome. Ce qui devient visible au-dessus du sol ne se maintient qu'un seul été, puis se fane ...Apparition éphémère. Quand on pense au devenir et au disparaître infinis de la vie et des civilisations, on en retire une impression de vanité des vanités ; mais personnellement je n'ai jamais perdu le sentiment de la pérennité de la vie sous l'éternel changement. Ce que nous voyons, c'est la floraison -et elle disparait- mais le rhizome persiste."

C.G.JUNG, Ma vie, p.27

 

27/09/2015

Une lettre de Madame Jung à Freud

Jung,Freud,citations,société,philosophie,culture,femmes

Photo prise au Musée des Automates de La Rochelle

Dans cette lettre, dont je vais vous citer l'essentiel, écrite en 1911 par la femme de Carl Gustav Jung à l'éminent Sigmund Freud, il est question des complexes que peuvent ressentir les femmes des grands hommes envers leurs brillants maris.  La situation à évolué mais je pense qu'il y a encore des progrès à faire ...

" ...D'ordinaire je suis aussi tout à fait d'accord avec mon destin et je vois parfaitement combien j'ai de la chance, mais de temps en temps je suis torturée par le conflit, comment me mettre en valeur à côté de Carl ; je trouve que je n'ai pas d'amis, mais que tous ceux qui nous fréquentent ne viennent en fait que pour Carl, sauf quelques personnes tout à fait ennuyeuses et inintéressantes pour moi.

Toutes les femmes sont naturellement amoureuses de lui, et chez les  hommes je suis de toute manière écartée en tant que femme du père ou de l'ami. Mais j'ai quand même un fort besoin de voir les gens, et Carl dit aussi que je ne dois plus comme jusqu'à présent me concentrer uniquement sur lui et les enfants, mais comment dois-je m'y prendre? Avec ma forte inclination à l'auto-érotisme cela est très difficile, mais c'est certainement aussi difficile objectivement, car je ne peux absolument jamais entrer en concurrence avec Carl. Pour bien accentuer cela, je dis d'habitude encore particulièrement des bêtises en société.

Je fais tous les efforts pour acquérir des transferts, et quand cela ne réussit pas comme je le désire, je suis toujours très déprimée.  ... voulez vous me rassurer, cher Monsieur le Professeur, et si nécessaire me passer un peu un savon? "

Je crois que, dans cette lettre, on a un bon exemple de la dépendance féminine d'une femme, pourtant intelligente et cultivée, envers son mari et aussi envers l'autorité que représentait Freud. (les caractères gras sont des ajouts personnels)

Ariaga

 

13/09/2015

Transmutation et déménagement

écriture,philosophie,alchimie,Jung,société,culture,spiritualité

Transmutation a pour origine le mot latin transmutatio qui signifie transposition de lettres. Je vois là une amusante allusion au fait que le libellé de mon adresse a changé.

Dans transmutation il y a mutation ce qui implique un déménagement. Je ressens fort l'importance du terme mutation. Je suis mutée, par ordre du Cosmique, en un autre lieu où je suis appelée à une autre vie, à d'autres relations, à un autre service envers autrui. La transmutation, changement d'une chose en une autre n'est pas, dans le cas de mon déménagement, une altération de la forme de mon corps mais une autre manière d'être extérieure et intérieure. On pourrait faire un rapprochement (un peu hardi!) avec cette transmutation de valeurs (unwertung) qui est plutôt une transvaluation, dont parle Nietzsche. C'est la promesse d'une vie nouvelle.

Je crois que l'on pourrait aussi dire que, comme pour l’œuvre alchimique, il y a dans le déménagement, dont le but est l'inatteignable installation parfaite dans le nouveau lieu, des degrés. Cela ne se passe pas toujours dans l'ordre car, dans mon cas, la distillation, cinquième degré sur les sept, a précédé le premier degré, la calcination. En effet, J'ai pour habitude, quand je déménage, de me séparer de la moité de ce qui ce trouve dans les placards (hors livres) car, en regardant bien, je m'aperçoit que c'est parfaitement inutile.  C'est une forme de distillation ! Maintenant, en espérant pouvoir remonter les marches de l'escalier alchimique, je suis tout en bas au stade de la calcination ...

J'espère, amis, que vous comprendrez que cette petite étude alchimique est seulement un amusement de l'esprit  destiné à réamorcer la pompe de mon inspiration.

Ariaga

 

16/07/2015

Déménagement

écriture,jeu,déménagement,culture,vacances,philosophie,alchimie

Aujourd'hui, nous allons "jouer" avec le mot DÉMÉNAGEMENT qui me semble d'actualité. Certains, les alchimistes en particulier,  appellent cette manière de regarder les mots "langue des oiseaux", d'autres, les psychanalystes, "amplification". En cette période de vacances je préfère le mot "jeu" (je?). Comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, il faut se donner un temps très court pour laisser venir ce qu'évoque le mot choisi. Voici le résultat pour moi, à vous de faire des ajouts ou des commentaires si cela vous amuse.

DÉMÉNAGEMENT

DÉ le dé du hasard car on ne sait jamais ce qui va advenir.

MÈNE on peut espérer que cela mène quelque part.

J'entends aussi AIME, on peut aimer les déménagements et pour ma part, je ne déteste pas car on reconstruit du nouveau.

ÂGE, avec l'âge cela devient plus difficile, je pense aussi aux ages de la vie qui sont des déménagements.

MENT, on peut beaucoup vous mentir au sujet d'un déménagement !

EN NAGE, faire les cartons quand il faut chaud fait bien transpirer !

Ariaga

Mon ami Pierre Trigano est passé me voir et il m'a suggéré un ajout :

DÉMÉNAGE M'AN ! (maman) Quand on quitte un lieu pour aller vers une vie encore inconnue il faut que notre identité ancienne qui est comme une "maman' nous quitte, déménage, pour nous laisser libre de nous renouveler.

 

 

 

 

 

22/06/2015

L'école du Deuil

Edgar Morin, sociologie,philosophie,société,citations,culture,université,école

 

Amis lecteurs, impossible de rendre compte de la "complexité" et de l'immense richesse contenue dans les tomes de La méthode d'Edgar Morin  et je ne parle pas de tout le reste de son oeuvre ! Je vais donc me limiter au cours de ces notes à ce qui m'a le plus marqué et que je crois pouvoir partager avec vous sans faire peur à ceux qui sont allergiques aux obscurités d’une certaine philosophie. L 'essentiel de ce que je vais proposer se trouve dans son introduction générale à La méthode.

L'université, pense t-il, la Recherche sont "une école du deuil". On est loin de l’époque ou Pic de la Mirandole avait pour projet d'avoir une vision générale de l'homme et du monde. De nos jours, le chercheur doit se spécialiser dans un domaine très précis et renoncer aux questions fondamentales pour cultiver son tout petit carré de savoir. Edgar Morin écrit:

"Désormais spécialiste, le chercheur se voit offrir la possession exclusive d'un fragment du puzzle dont la vision globale doit échapper à tous et à chacun. Le voilà devenu un vrai chercheur scientifique, qui oeuvre en fonction de cette idée motrice : le savoir est produit non pour être articulé et pensé, mais pour être capitalisé et utilisé de façon anonyme."

Éventuellement quand le Chercheur est à la retraite on lui accorde le droit à quelques méditations philosophiques qui feront sourire les jeunes chercheurs. Les savoirs sont dissociés, et l'homme s'émiette. Je citerai pour terminer cette question :

" La nécessaire décomposition analytique doit-elle se payer par la décomposition des être et des choses dans une atomisation généralisée? Le nécessaire isolement de l'objet doit-il se payer par la disjonction et l'incommunicabilité entre ce qui est séparé? La spécialisation fonctionnelle doit-elle se payer par une parcellisation absurde? Est-il nécessaire que la connaissance se disloque en mille savoirs ignares? "

Il ne cultive pas la langue de bois ce cher Edgar Morin !

Ariaga