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14/06/2019

Un petit sac à dos

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Photo Mariedumonde

 

Un petit sac à dos

et quelques idées folles

elle est partie confiante

sur son chemin de vie

mais le sac s'est gonflé

il est devenu lourd

d'un savoir inutile

et d'horizons perdus

il faudra le poser

et repartir encore

à poches retournées !

Ariaga

23/04/2019

Les matériaux des cathédrales

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Photo ÉPHÊME

J'ai reçu ce texte d'un fidèle ami du  laboratoire. Il m'a semblé tout à fait approprié à une réflexion sur  l'incendie qui a ravagé Notre Dame de Paris et à la future reconstruction. Je vous le livre tel qu'il m'est parvenu.  Ariaga.

A ciel ouvert

Une cathédrale sans cesse remaniée est un objet vivant de la conscience des hommes mais c'est le cas de nombres d'entre elles qui ne peuvent qu'avoir mal supporté les assauts du temps malgré les renforts des technologies les plus récentes, il y a souvent quelque chose qui cloche et qui fait qu'il faudra adapter, réinterpréter et utiliser le meilleur du progrès pour arriver à stabiliser, entretenir et faire perdurer l'édifice.

Combien d'incendie, pas d'opérette ou de littérature, ont raturé dans la marge du temps et obligé à ratiociner pas qu'au cinéma la grande œuvre des hommes qui parfois à pris 2 siècles pour des durées moyennes de 50 ans afin d'édifier des monuments dressés vers le ciel où se pressaient sur les parvis artisans et fidèles, comme la série les piliers du temps dévoile une partie des étapes mais pas les secrets de fabrication.

Alors oui le génie imparfait des maitres bâtisseurs a souvent permis à leurs successeurs de trouver des parades pour que ces vaisseaux de pierre ne sombrent point dans un naufrage ab initio par défaut rédhibitoire de construction mais trébuchent à peine avec la reprise en main des arcs voutant dans des soutènements plus efficaces.

Quand on parle de forêts entières, qu'elles soient du Troncay ou de Bercé c'est que les troncs ne sont pas ceux de la veuve mais de respectables futs de hautes futaies pas uniquement dévolus à cet effet mais la chance veut que nous n'en manquions point actuellement sans pour autant que sur l'échiquier d'une restauration envisagée ils soient de simples pions.

Le bois, le cuivre, le plomb en égrenant la saga des ouvrages et de leurs composantes matérielles et architectoniques on oublie souvent, par volonté sans doute de laisser les métaux en dehors de tout cas (cuivre et plomb étant pour bonne part à l'extérieur par ailleurs) que le fer , celui d’Espagne issus des premiers hauts fourneaux permis le chainage de ceintures tenant l'ensemble bien joint pour éviter l'effet des contre poussées et le flambage en résultant dans des efforts colossaux provoquant dé-jointoiement et à terme déformation et ruine des édifices.

Alors dans les hauteurs pour peu que les voutes si hautes veuillent rejoindre le ciel il fallait bien s'en donner les moyens avant même que de nouveaux matériaux, ciment armé, béton, acier ne prennent parfois la relèves dans des périodes de pénurie de bois notamment et pour résister plus et mieux aux assauts du temps inexorable qui accomplit son œuvre bâtisseuse.

Qu'un incendie survint dans des combles plus chaudes et qu'un foyer couvant puisse propager si vite un gigantesque incendie et voici le ciel révélé non dans sa pureté car les vapeurs fuligineuses, certains parleraient d'odeurs méphitiques, masquent sous des volutes grises et noires la voute étoilée pour un temps avant que les soldats du feu n'aient combattus avec la force appropriée la puissance de la flamme qui renvoie au culte.

Il n' y a pas à tortiller ni même à torpiller , c'est un risque dans les fibres de la forêt, un mince embrasement dans une embrasure, et les embases de trembler malgré tout car la pierre éclate sous le feu qui calcine et décime, des cimes tout la haut monte la complète complainte des madriers qui craquent et finissent par tomber, mais pas la fièvre médiatique qui s'empare des commensaux tous à leurs commentaires redondants, variables et souvent meublant le temps avant l'annonce de décisions, pas celle du nonce apostolique cuisiné par la bridage des mœurs

mais des plus hautes autorités qui annoncent précipitamment mesures et calendrier quand rien n'est sur et bien connu, et d'abord prendre le pouls de l'édifice fumant encore.

Il n'y a pas de vraie morale à cette histoire qui vient trancher des liens dans la grande histoire et retrancher un bastion de croyance symbolique de certains évènements en oubliant d'autres lieux tout aussi importants comme Reims, Chartres, Rouen et La basilique de saint Denis.

Il n' y a qu'à contempler le ciel ouvert en grand sur les espoirs des uns, le désespoir des autres et attendre que la raison revienne pour calmer le jeu des je, et que les hommes de l'art délivrent leur verdict et les mesures ad hoc.

Thierry Gustave JAMIN

 

 
 
 
 
 

19/03/2019

Pourquoi on ne rêve pas ?

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C.G.Jung, dans une lettre d'août 1959, dit ce qu'il pense de l'absence de rêves.

" L'absence de rêves a différentes raisons : la raison ordinaire est qu'on ne s'intéresse pas à la vie mentale de sorte qu'on ne prête attention à rien de cette espèce. Une autre raison est qu'on ne se confronte pas assez avec ses problèmes conscients et qu'on attend des rêves, c'est à dire de l'inconscient, qu'ils fassent quelque chose à ce propos. La troisième raison est que les rêves ont pour ainsi dire émigré dans une personne de notre entourage, dont les rêves prennent alors un tour inhabituel.Une quatrième raison, finalement, est que dans certaines conditions psychiques les rêves sont redondants, dans la mesure où ils ne sont pas utiles pour apporter une compensation à l'attitude consciente. "

Il est dit en note, au sujet des rêves qui émigrent, que Jung à donné dans un autre texte " l'exemple d'un garçon de huit ans dont les rêves représentaient la problématique érotique et religieuse de son père. Celui-ci, qui était en analyse avec Jung, ne pouvait se souvenir du moindre rêve. Aussi Jung analysa-t-il les rêves du fils. Dès le moment où le père commença à se souvenir de ses propres rêves, ceux du garçon cessèrent."

    Ariaga

21/02/2019

Au bord extrême

 

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Photo Éphême

Au bord extrême de l'écrire il y a comme un grand soupir.

Il faudrait fouiller dans le sac rempli des scories du passé

ou bien happer le grand coup d'air de l'infinité des possibles.

 

La soif est grande dans les déserts

hantés par les fantômes de l’inaccompli.

 

Faudra t-il pour ne pas mourir de la disparition des mots faire un grand plongeon dans le vide ?

Ariaga

03/02/2019

Ariaga en chantier !

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Cette photo, que j'ai prise à La Rochelle il y a quelques années, montre bien mon état actuel. Je suis en chantier avec le ferme espoir que, au terme de la rénovation, je serai en bon état de marche pour les années à venir. Le moral est très bon et je commence doucement à me remettre au travail de préparation de mes textes sur le site.

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus du Laboratoire.

Ariaga

12/01/2019

Pause chirurgicale !

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Photo Ariaga

 

Je dois m'absenter du Laboratoire pour subir une opération chirurgicale. C'est un peu lourd, mais je suis optimiste et même si cela prend du temps je reviendrai écrire sur ce blog auquel je suis très attachée.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus, et à bientôt.

Ariaga

29/10/2018

Un rien si bien rempli

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Photo Ariaga

 

J'ai l'impression de n'avoir rien à dire, mais le rien c'est quand même quelque chose, alors, comment le dire ?

J'ai essayé le bavardage in-sensé.

J'ai essayé le silence, mais le silence est encore plus rempli que le bruit car les possibles peuvent se culbuter en une terrible cacophonie.

J'ai essayé de naviguer sur de nouvelles eaux, mais mon bateau est revenu vide de sa cargaison de mots.

Alors ? Absence, présence, feuille blanche, feuille noircie, l'instant, toujours ...

Tout mon être assoiffé de la pluie des mots attends la réponse.

Ariaga

15/10/2018

Avoir un don, chance ou malchance?

Dans Le Livre Rouge de C.G.Jung, on peut lire (p.404) un texte qui peut inciter à la réflexion et à la modestie ceux qui se glorifient d'avoir un don.

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Photo Ariaga

" Celui qui a la chance et la malchance d'un don particulier se laisse berner par l'illusion de croire qu'il est ce don. C'est pour quoi très souvent il en est aussi le fou, le jouet.

Un don particulier est quelque chose d'extérieur à moi. Je ne suis pas identique à lui. La nature du don n'a rien à voir avec la nature de l'homme qui le porte en lui. Il vit même la plupart du temps aux dépens du caractère de celui qui le porte en lui. Sa personnalité se caractérise par les inconvénients de ce don, et même par son opposé. C'est la raison pour laquelle il n'est jamais à la hauteur de son don, mais toujours en dessous. S'il accepte son autre, il devient capable de supporte son don sans dommage. Mais s'il veut vivre exclusivement dans son don et qu'il rejette pour cette raison son autre, il perd alors la mesure, car la nature de son don est extra-humaine, un phénomène naturel. Il devient lui même extra humain, lui même un phénomène naturel, ce qu'en réalité il n'est pas. Tout le monde voit son erreur et il devient l'objet de moqueries. Et il dit que ce sont les autres qui se moquent de lui, alors que c'est uniquement de négliger son autre qu le rend ridicule. "

 

24/06/2018

C.G.Jung : il faut accepter le mal

Bien et mal.jpg

Photo Ariaga

 

Pour remettre le Laboratoire en marche, une citation du Livre Rouge de C.G.JUNG (p.347) qui demande lecture attentive et méditation. Ariaga.

***

"Tu souffres du mal parce que tu l'aimes en secret, sans en avoir conscience. À cela tu voudrais échapper et tu commences à haïr le mal. Et te voilà désormais lié au mal par ta haine, car, que tu l'aimes ou le haïsse, cela revient au même pour toi ; tu es lié au mal. Il faut accepter le mal. Ce que nous voulons est entre nos mains. Ce que nous ne voulons pas, mais qui est pourtant plus fort que nous, nous entraîne et nous ne pouvons pas l'arrêter sans nous nuire. Car notre force reste alors dans le mal. Il nous faut donc accepter notre mal, sans amour et sans haine, reconnaître qu'il est là et qu'il doit avoir part à notre vie. C'est ainsi que nous lui ôtons la force de nous submerger."

10/06/2018

Prise dans les sables

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Photo Ariaga

Non seulement le déménagement et l'emménagement se sont révélés calamiteux mais quand les chose ont semblé commencer à s'arranger ma foulure du genou d'il y a trois ans a refait des siennes avec en plus des problèmes de tendons. Et de reprendre ma béquille et de beaucoup souffrir ...

L'ambiance n'est pas à l'écriture et la position assise genoux pliés impossible. J'ai l'impression d'être, comme sur la photo, un chapelet de boules plus ou moins cassées perdues dans les sables  de la marée descendante !

Heureusement je sens autour de moi plein de pensées bienveillantes et cela me donne des forces. Je me suis sortie d'autres pièges de la vie.

Vos commentaires sur la précédente note m'ont fait plaisir, je les ai lus attentivement et je vous en remercie.

À bientôt, j'espère, pour une note plus intéressante que des lamentations au sujet de ma petite personne. Il y a des gens très malheureux qui souffrent tellement plus. Et j'ai la chance d'avoir un toit sur ma tête.

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga