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22/06/2017

Une lettre de Hildegarde de Bingen

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Dans le Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or(p.45) C.G.Jung cite un écrit de la grande mystique Hildegarde de Bingen qu'il considérait comme une personnalité remarquable. Il s'agit d'une lettre  sur ses "visions" envoyée en  l'an 1171 au moine Wilbert de Gembloux :

" Depuis mon enfance, disait-elle, je vois constamment une lumière dans mon âme, mais non avec les yeux extérieurs ni avec les pensées de mon cœur ; les cinq sens extérieurs n'ont pas davantage part à cette vision ... La lumière que je perçois n'est pas de nature locale, mais elle est plus éclatante que le nuage qui porte le soleil. Je ne puis y distinguer ni hauteur, ni largeur, ni longueur... Ce que je vois ou apprends dans une telle vision demeure longtemps dans ma mémoire. Je vois, j'entends et je sais tout en même temps, et j’apprends pour ainsi dire sur le champ ce que je sais...Je ne puis reconnaître aucune forme à cette lumière et pourtant j'aperçois parfois en elle une autre lumière qui se nomme pour moi lumière vivante ... Pendant que je jouis de la vue de cette lumière, toute tristesse et tout chagrin disparaissent de ma mémoire. "

Jung fait un commentaire très intéressant sur ce texte mais je pense que chacun peut le lire à sa manière. Je peux éventuellement le mettre en note.

J'ajouterai, pour ceux qui s'en souviennent, qu'il y a quelques années était sorti un CD intitulé Canticles of ecstasy qui reprenait des textes de Hildegarde de Bingen et qui, à la surprise générale, avait connu un succès populaire.

Ariaga

 

 

21/05/2017

Habiter les reflets

La vie est parfois trop dense alors j'ai eu envie de m'évader, juste un instant, dans un monde de reflets.

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J'ai plongé vers ma nouvelle maison dans la foret des mâts.

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Je l'ai décorée de fugitifs tableaux, oeuvre de la nature.

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J'y ai cueilli d’invraisemblables fleurs.

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J'ai rencontré des voisins, un peu "différents" ... qui m'ont enseigné l'amour de l'Autre.

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Et j'ai ouvert grand les volets de mes nuits sur la lumière du rêve.

Ariaga

 

 

 

25/12/2016

Cadeau pour les fêtes

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En cette période de fin d'année, Noël, Hanoukka, Nouvel An, il est d'usage de se faire des cadeaux.

Certains lecteurs du Laboratoire qui me suivent depuis des années m'ont fait savoir qu'ils étaient déçus que je m'éloigne un peu du sujet C.G.Jung et la psychologie des profondeurs. En effet, j’écris maintenant d'une manière un peu plus "intime" des  réflexions , des poésies, des ressentis. 

Ces nostalgiques peuvent maintenant me lire sur le site C.G.JUNG, rêve alchimie homéopathie (pavé orange en haut à droite du blog). Ce site avait été mis en ligne il y a un certain temps mais dans une forme confuse et peu agréable à consulter. Vous pouvez maintenant m'y trouver dans une forme "relookée" avec des textes aérés et et simplifiés, surtout dans la partie " Ariaga écrits sur Jung".

Cette nouvelle présentation a demandé beaucoup de travail  de réécriture et la coopération d'un ami informaticien très compétent. J'espère que vous apprécierez et je vous ferai savoir chaque fois qu'il y aura de nouvelles publications.

À bientôt et bonnes fêtes.

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

27/02/2016

Rêve d'enfant

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Photo ÉPHÊME

Une jeune parente âgée de 10 ans est une grande rêveuse. Elle a la gentillesse de me parler de ses rêves et je vais aujourd'hui vous en communiquer un. Jung s’intéressait beaucoup aux rêves des enfants car ils ont un accès plus direct à l'inconscient, le masque social  que constitue la persona n'étant pas encore complètement formé. La Rêveuse n'est pas un petit enfant mais les portes sur l'inconscient me semblent, chez elle, encore bien ouvertes.

Pour ce qui est du contexte, je vous dirai que c'est une enfant bien dans sa peau, qui aime le sport, particulièrement le cheval. Elle est intelligente, affectueuse et hypersensible. Elle est très attachée à ses deux parents et à son petit frère mais elle a découvert que, parfois, dans les couples on peut se mentir. Le rêve que je vais partager, avec son accord, est raconté très sobrement, brièvement, et je le rapporte avec ses mots exacts. J'y ai trouvé une riche matière à interprétation mais, pour l'instant, je la garde pour moi car je suis certaine que certains d'entre vous auront des idées ...

***

La petite rêveuse voit un de ses souhaits les plus chers réalisé : elle a un cheval à elle. Une jument.

Elle se promène avec son cheval et ils vont à la plage où la jument qui galope au bord de l'au rencontre un mâle avec lequel elle s'accouple. La jument a un petit et la rêveuse l’élève jusqu'au moment où elle en fait cadeau à sa copine. Les deux copines, plus tard, font du cheval ensemble et elles vont dans une grande forêt.

Ariaga

 

27/12/2015

Vers une lumineuse année 2016

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Illustration ÉPHÊME

 

L'année nouvelle arrive et je souhaite à tous qu'elle soit une occasion de remercier la Vie.

J'espère que la lumière sera plus forte que l'ombre et que ce qu'il y a de meilleur dans la nature humaine favorisera le progrès vers un monde harmonieux et en paix.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus.

Ariaga

20/12/2015

L'hermione, une quête

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En regardant une très belle émission de Thalassa consacrée à "l'Aventure de l'Hermione" j'ai repensé à la chance que j'avais d'habiter à quelques centaines de mètres au moment où elle était à quai à la Rochelle en attendant son grand départ pour les Amériques. Un peu plus et je la ratais en partant à Tarbes! Je me suis souvenue de mes premières difficultés à la photographier qui avaient fait le sujet d'une note que vous trouverez à http://ariaga.hautetfort.com/archive/2015/03/15/l-hermion...

La photo que je publie aujourd'hui me semble illustrer le côté "humain", la montée toujours plus haut dans les grands mâts, qui ont été essentiels dans une aventure qui s'apparente à la quête du "trésor difficile à atteindre" dont parle souvent Jung et qui est magistralement racontée dans La légende du Graal d'Emma Jung et Marie-Louise von Franz.

Je songe aux vingt ans de patience qu’il a fallu à ces homme et femmes un peu fous pour sortir un jour du port de la Rochelle et gagner le grand large. Tous ceux qui ont tiré les cordages dans la même direction, ceux qui ont lâché, ceux qui sont venus se raccrocher. J'imagine  les moments d'exaltation et les découragement Et, comme pour les chevaliers, ceux qui périssent en chemin et ceux qui, enfin, parviennent au château où ils pourront se mettre au service de la Dâme Hermione si difficile à conquérir !

Les images de la traversée qui montraient à la fois les éléments entourant le fier navire et la vie d'un équipage qui, malgré des conditions de vie difficiles,  semblaient vivre un rêve éveillé, sans oublier un capitaine "habité" par sa mission, je crois qu'il s'agit de la quête d'un trésor qui se situait au delà du matériel ...

Merci pour cette odyssée.

Ariaga

 

20/11/2015

Poésie à la fenêtre

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Depuis des temps,

une poésie flottait sur l'océan de ce qui est.

Au matin, quand les rêves s'éloignent sur la pointe des pieds,

elle frappait à la porte de ma pensée.

 

Aujourd'hui,

j'ai ouvert les volets sur le plein du vide.

Fulgurance !

 Éblouie, revêtue d'une robe de larmes douces, le cœur béant, je l'ai reçue comme un trésor qui ne doit pas s'échapper,

et vivement cleffée dans la boite des mots.

 

Elle est tellement précieuse celle qui sera l'ultime poème, je ne peux pas encore la partager, juste en jeter des miettes pour nourrir les oiseaux parleurs de langues oubliées.

Ariaga

 

 

02/10/2015

La lune rouge et le chamane

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Peinture et texte ÉPHÊME

L'éclipse de  lune semble avoir eu sur Éphême de curieux effets. Je me demande même si il n'avait pas, en cette occasion, absorbé quelque substance propice aux "rêves et imaginations", comme l'aurait dit le cher C.G.Jung. Il est évident qu'il ne me viendrait jamais à l'idée de consommer du Chamane, même cuit à point !!! Ariaga.

***

Le glacis sous le porche luit, tel un lac de conte, sous sa carapace de gelée glacée. Je somnole en couvant le feu, devant l’éblouissante main du ciel. La pleine lune, notre déesse mère, née des amours contrariés de la nuit et du soleil, poudroye le ciel phosphorescent de ses bijoux, ses mains de mains de mains des étreintes fulgurantes des étoiles.

 Peut-être un petit somme… les braises nées du sang du ciel se moirent par vague sous le vent. La lumière me semble un peu  fade. Là, je fais un bond ! La Mère Lune a perdu un bon morceau de sa viande ! Je vais vite secouer les membres du clan enfouis sous leurs couvertures de loutres dans la maison. Dès qu’ils voient la Mère, ils frissonnent de peur. Le vieux chamane avait bien dit qu’un jour Elle se vengerait de nos errances, mais c’était il y a si longtemps, du temps des mères de nos mères de nos mères, et personne n’avait cru ce vieillard édenté qui abusait des champignons et macérations diverses.

Tous le regardent. Io, le vieux Burineur squelettique de la famille, le Maître du Tambour sacré, du silex et de l’ivoire, si vénéré pour sa fresque des Lions près de l’Arche Sacrée venait d’achever après un long silence  une Déesse Mère filiforme, au lieu des rondeurs modelées par les anciens. Personne n’avait protesté, seuls quelques murmures s’étaient élevés contre cette offense  à la Déesse.

La lune s’affaiblit, et devient un astre étrange rayonnant du rouge dans un ciel figé où l’air a disparu. Blême sous sa capuche de loup, Io se glisse doucement vers la petite antre des ancêtres, prend la statue-âme du mammouth, l’amant secret de sa compagne, avec qui il fait d’inénarrables parties de ballon trompe-zénith, trompe-pattes, pour rester décent. Il s’accroupit, ravive les braises, et dépose la statue dans le foyer. Puis il se relève, salue le clan, transforme le foyer en un enfer torride à grands jets de fagots, se relève, tranche sa gorge d’un coup d’une longue lame de silex blond et s’effondre dans un feu d’artifice d’escarbilles et d’étincelles. La lune rouge esquisse un sourire.

Il fallut le retourner plusieurs fois pour le saisir, puis le mijoter sur des galets brulants recouverts de genévriers qui le parfumèrent à merveille.
Pas si mauvais ce chamane avec un peu de sel.


Vengée, la lune rayonne à nouveau, ayant vidé son sang dans le charbon des âmes. Presque tous les anciens passeurs des Dieux, imprévoyants de la colère du ciel, ont été immolés dans les cavernes de la vallée. Le progrès est en marche, et je suce mes doigts pour ne rien perdre du bon goût de Io.

ÉPHÊME

20/09/2015

La substance merveilleuse

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Quand des pensées nouvelles émergent du silence, leurs rayons de sont pas oeuvrés de la vile matière des recommencements mais d'une merveilleuse et précieuse substance source de la création.

C'est alors que l'eau croupissante du quotidien devient une Eau-de-Vie qui anime jusqu'au cœur celui qui la boit. On raconte que, sur certains chemins, on peut le rencontrer, ivre de désir, sur des routes frôlant les précipices, revêtu de souffle, balbutiant de confuses paroles au sujet de sa grande faim d'une merveilleuse substance dont il ne peut oublier la saveur après en avoir reçu un jour une précieuse goutte de hasard.

Ariaga

30/08/2015

Handicapé (bis,23)

 

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Toi, le handicapé anonyme dont l'ombre rampe vers la porte et les couloirs sans fin de l'hôpital,

le regard cherche la lumière de la fenêtre,

je voudrais découper ton nom aux ciseaux des mots, aux ciseaux des sons, dans la langue des oiseaux des anciens alchimistes.

Handicapé, caché derrière le H, la hache qui a coupé le fil, il y a l'an, ces années que tu comptes et peuples de tes rêves. Hand est la main que je voudrais te tendre pour l'invitation au voyage. Au centre je devine Icare et son vol plein d'espoir. Je vois aussi la cape tissée d'amour pour t'envelopper et le cap qu'il nous faudra tenir pour arriver au but ultime, à la dernière station des vacances imaginaires.

Toi, l'anonyme que l'on promène du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, ta chambre est la dernière station de notre train.

Je viens te chercher, nous venons te chercher car je ne suis pas seule. Tout l'été nous avons voyagé vers toi dans le seul but, par la force de notre rêve, par la force de notre amour, de t'emmener avec nous. Pas dans un pays lointain, pas dans des lieux grandioses, simplement descendre le petit chemin, juste à gauche du banc des premiers jours de l'été, et marcher tous ensemble sur la plage.

Tu penses, tu ne dis pas, les mots aussi sont partis, tu penses, je ne peux pas marcher, mon corps s'est absenté.

Ce n'est pas important. Tu es moi et les autres, tu es moi et je suis celui qui est assis dans le fauteuil devant la fenêtre.

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Tu es pieds nus et tu marches sur le chemin humide comme un enfant qui naît. Ce chemin qui conduit vers la mer. Sur la plage, le sable fin s'insinue entre tes doigts de pieds. L'odeur marine pénètre chaque pore de ta peau et la vague de la marée montante frissonne le long de tes jambes . Tu cours, tu danses dans la poussière bleue des gouttes d'eau. Tu n'es plus que sensations et le cri de joie qui monte à ta gorge nous le poussons tous ensemble.

Par une après-midi de fin d'été, dans un rayon de lumière, le long train de banc des vacances imaginaires est arrivé à destination.

Ariaga