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13/08/2012

Les tsiganes

 

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Depuis le début du voyage de l'ÉVASION, je sentais une présence forte quelque part sur le bateau. Il m'avait semblé apercevoir du linge coloré séchant dans un endroit bien caché du pont mais j'ai cru à un reflet fugace. Je me suis enfin décidée à descendre à la cale, un lieu qui est plutôt le domaine des fêtards et c'est là que j'ai trouvé Patricia Gaillard, dite la Gaillarde Conteuse, qui avait délaissé les lieux où elle raconte des histoires pour embarquer sur sur cette croisière de libération. Je lui laisse la parole :

***

Comment aurais-je osé interrompre cette libération des bateaux en bouteilles, moi qui suis fervente alliée de toute forme de liberté et d’indépendance. Et pendant que vous épiloguiez sur ces rafiots immobiles dans leur prison de verre , j’étais absente du débat, et pour cause !
A présent je soulève le voile de mon secret : mon arrivée à bord n’a pas été solitaire, loin de là, car du monde et du beau embarquait avec moi.

Des tsiganes, mes amis, ont quitté illico leurs roulottes colorées pour m’accompagner là. Des gens du voyage. Vous pensez bien que notre voyage ne les intimide pas. Voyez, je monte de la cale où nous nous cachions. Imaginez un peu, pour vous faire une surprise ils ont été discrets. Pour eux, durant plusieurs jours, pas de rires ni de musique, pas de chant à lancer au grand vent de la mer, ils ont fait grand silence.
Et puisque vous parlez de libération, les tsiganes sont des esprits libres qu’on a souvent voulu dompter.
Cessons d’être des bateaux en bouteilles ! Tous les soirs à venir, diable, il faudra qu’on danse. Nos jambes sont engourdies, moussaillons !

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 Permettez que je vous présente mes chers amis romanichels...

Leurs gestes sont posés, ils sont dans l‘attention. Le brillant de leurs yeux montre le chaud du cœur, ils ont le sourire vrai comme ceux des enfants. Ils fréquentent leur ombre, la connaisse, la montre, ne la cache pas comme nous dans un boisseau d’orgueil. Les femmes portent des jupes, longues, bigarrées, virevoltantes comme leurs rires, ou comme leurs cris, c’est selon l’humeur qui soudain les empoigne. Elles vous prennent les mains, y lisent couramment, et vont vous raconter votre vie en couleur ! Et les hommes aux guitares ou aux accordéons, avec leurs chants, joyeux ou tragiques, mais forts toujours, et jaillis des entrailles...
Voleurs de poules ??? “Peut-être, une fois ou deux, mais c’était pour nourrir les enfants” expliquent-ils...

 Voici la nuit qui tombe. Les étoiles s’allument, telles les lampes des songes. La mer est calme et douce, notre bateau navigue en toute tranquillité. Peppo, le beau musicien Sinto, prend son accordéon et une poignée de notes pleure sous ses doigts bruns. Il chante, l’entendez-vous ?
N’avez-vous pas envie de danser pour dessiner cette musique envoûtante ?

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Armelle, qui est Romni, fait quelques pas. Sa jupe mordorée tourbillonne, une vraie tempête de couleurs ! Imaginez-vous des jupes en corolle, des foulards rouges au cou, des chaussures pointues, des yeux sombres rieurs et des voix de gitans. Osez tout cela, vous n’en serez que mieux, je peux vous l’assurer, j’ai souvent essayé. Mes amis, quelle expérience !
Et la soirée finie, ils disparaîtront, les tsiganes... Ils savent bien faire ça. Leur route les aspire, ils demeurent rarement longtemps à un endroit.
Tant de vie quand ils sont là, et soudain ce silence. La nuit de la mer reprend doucement ses droits.
Dormons, dormons... rêvons...

Patricia Gaillard, conteuse.

Photos publiées avec l'aimable autorisation de la Compagnie Audigane, Armelle et Beppo.

05/08/2012

Un mouvement mondial de libération

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Journal de bord du capitaine.

Le Mouvement de Libération des Bateaux en Bouteilles, ou MLBB, initié sur le vaisseau l'Évasion, a pris une ampleur considérable !

Comme l'a dit ÉPHÊME, " je me reposais de mes pérégrinations péruviennes, bien calé dans une bonne couchette anti-roulis, une bouteille de rhum à portée de lèvres en cas de mal de mer, quand un raffut terrible m’a fait sortir de ma torpeur. Remonté sur le pont je trouve l’équipage dans tous ses états, les présents comme les virtuels, tous en train de rédiger les statuts du MLBB. Par téléphone satellite, signaux lumineux en morse, bouteille à la mer (investissement à très long terme), baguages d’oiseaux de mer… ils recrutent dans le monde entier des évadés de la morosité pour délivrer les malheureuses barcasses embouteillées."

Dommage que ÉPHÊME ait ensuite eu un peu tendance à sombrer dans l'alcoolisme.Il faut dire qu'il avait été encouragé dans cette voie par des membres de l'équipage, et pas des moindres ! LECHANTDUPAIN criait si fort "vivent les bateaux ivres", que sa voix allait jusqu'aux étoiles, DANAE, la grande voyageuse, ne rêvait que d'ouvrir des bouteilles de rhum et de trinquer avec les matelots (coquine va!), MARIEDUMONDE, d'habitude pleine de sagesse, avait déjà suggéré d'introduire des feuilles de coca à bord et réclamait du rosé bien frais. J'ai moi, même, je l'avoue (petite snob! ), suggéré le champagne. Comment aurait-il pu résister, assoiffé par son ardeur à lutter pour une noble cause.

Tout sera pardonné sur ce navire, l'essentiel est de brandir haut et fort l'étendard de la révolte ce qui est le cas de VIRGINIE qui nous a remués avec sa sensibilité. Elle a dit: "libérons les bateaux, et le cri des chameaux !
brisons le verre ét-levons nos verres sur le bleu de la mer,
Et sous le chant des voiles, dans nos yeux embués par les bulles de rosée, danserons des étoiles. Les bateaux libres de vivre libre d'aimer dessinerons des sourires sur les visages de l'équipage. Peut-être alors les sirènes mêleront leurs chants silencieux à celui des voiles, à celui des étoiles . Peut-être alors les bateaux à leur tour libéreront les hommes de leur cage de verre".

 THIERRY, avec des paroles à la fois poétique et philosophiques est revenu à la racine du problème de ces navires prisonniers. Il nous a dit : "reflets des eaux désolées, rejets de l'eau et flacon bouchonné, il en a fallu de la patience et de l'ingéniosité pour faire rentrer le fier trois mats, à moins qu'on ait ensuite resoudé le culot ou encore par un jeu de tirettes levé les matures, mais à quoi sert il de donner en pâture ce contenu décontenancé de ne point pouvoir s'élancer seul sur l'élément liquide." C'est beau non? et tout le monde a apprécié, même si les soiffards commençaient à trouver  tout cela un peu trop philosophique et pas assez arrosé. Ils ont quand même écouté DANIEL quand il a ajouté :"Tout ce qui est en cage doit être libéré: les bateaux mais aussi les oiseaux, les animaux dans les zoos, les femmes avec leur burka ! La liberté n'a pas de prix. Les bateaux en bouteille doivent manquer de vent, de vague et de sel. Comment peuvent-ils vivre sans tout cela". C'était fort et juste.

Nous avons encore entendu les paroles de ferme adhèsion de PHÈNE, la nostalgie d'ÉLISABETH et puis PATRIARCH, un spécialiste de la contestation et de la lutte contre l'injustice, a pris la tête d'une énorme manifestation de soutien au MLBB.

Ils étaient trop nombreux et il y en a certains que je n'ai pas entendus ou vus et, dans la cale, il m'a semblé entendre des bruits...

Ariaga

 

02/08/2012

Libérons les bateaux en bouteille

 

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Le navire l'Évasion a quitté le port de Lima, poursuivant sa route vers d'autres horizons chimériques. Une certaine monotonie s'était installée pendant cette longue navigation vers un but mystérieux quand, soudain, le préposé au filet que nous laissons traîner derrière nous, a lancé un appel. Bouteille ! bouteille ! a t-il crié, en levant bien haut une bouteille retirée de la masse des poissons frétillants. Tous les voyageurs de l'imaginaire sont accourus sur le pont, curieux, et espérant, pourquoi pas, recevoir un message.

La bouteille, ouverte avec précaution, contenait les restes très abimés par le temps d'un bateau en bois qui avait du être beau et un papier roulé. Le papier fut déroulé délicatement et lu avec une grande émotion. Il était écrit :

"Je parle ici au nom de tous les bateaux en bouteille. Les aristocrates qui trônent depuis des lustres sur de belles étagères devant des rangées de livres rares entre un sextant et un sabre. Ceux qui prennent la poussière dans la boutique des antiquaires de villes portuaires. Les pauvres bateaux prolétaires fabriqués à la chaîne par les esclaves modernes de pays asiatiques, entassés dans les boutiques de souvenir entre les boules où flotte la neige autour de la tour Eiffel, les cartes postales et les cendriers- coquilles saint Jacques. Nous aspirons à la mer et non à la prison de verre. Délivrez nous ! "

 

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Nous étions tous très émus et nous avons aussitôt, à l'unanimité, décidé de créer le MLBB, le Mouvement de Libération des Bateaux en Bouteille, de briser les culots, les goulots, les cachets de cire, de faire signer des pétitions et de permettre ainsi aux bateaux en bouteille du monde entier de s'évader vers la haute mer. 

Voilà un noble but pour le navire L'Évasion et tous les voyageurs de l'imaginaire, ne pensez vous pas ?

Ariaga

 

28/07/2012

Quitter le Pérou avec une fleur

( Suite de la note précédente )
Tous les voyageurs connus et inconnus de l’EVASION étaient hier avec les morts des falaises. Aujourd’hui ils sont  à la découverte du monde hanté de rêves des vivants, entourés par les esprits et les restes des défunts.
Une très longue piste sinueuse, initiatique, les a élevés en quête de KUELAP. Là l’imagination s’exalte, car le réel dépasse les songes. La plus fabuleuse «forteresse» de ce peuple mal connu, a été créée vers 500 après J.C, délaissée vers 1570, après un terrible «sacrifice d’abandon», sur la terrasse sud, d’une centaine de personnes, abattues en vrac.

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À 3000 m, sur une mince crête calcaire, fin serpent de pierre caressant les nuages, entre le dieu blanc TIKI-VIRACOCHA enveloppé de nuées et l’inconnu des profondeurs chtoniennes, ce monde  tutoie le monde du divin. Pourquoi les habitants, sans métal ni écriture, ont-ils érigé en ce lieu des airs cette colossale cité, soutenue par des murs de pierre bien appareillés de 20 m de haut ? Le volume des remblais et «remparts» accumulés est supérieur à celui de la pyramide de KHEOPS.
Ces guerriers des nuages vivaient dans de grandes et hautes maisons rondes, partagées avec les cochons d’Inde (que les péruviens trouvent délicieux à manger). D’où venait l’alimentation, comment était stockée l’eau ? Mystère, il n’y a pas de citernes, pas de magasins. Le site, en très grande partie non fouillé, est gigantesque, et s’étend bien au delà de la cité visible, dont rien ne permet d’affirmer qu’elle avait un usage défensif. La crête nord s’est révélé être une nécropole géante. Mais dans presque chaque interstice des murs, comme sous les maisons, l’on trouve des ossements humains… Les morts hantent chaque parcelles des vivants.

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Sur la terrasse sud, au milieu des structures rondes des habitations, se détache le «Templo Major», un bâtiment qui défit la pesanteur, en forme de cône pointe en bas, où les pèlerins, venus de très loin parfois, venaient offrir des offrandes. Que scrute-t-il dans le ciel ?

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Les parties non étudiées sont piquetées d’arbres hérissés d’épiphytes rouges, des guirlandes d’orchidées pendent des branches, et sur les murs des maisons apparaît le dessin géométrique des frises, qui évoque, peut-être, l’œil du puma. De translucides silhouettes vibrantes nées de nos désirs murmurent les chants des disparus. L’ambiance est féerique, des esprits volettent autour de nos songes. Seuls au milieux des ombres, des souvenirs, nous sentons revivre en transparence les chamanes hallucinés psalmodiant dans leurs transes leurs invocations aux Apus.

 

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Nous avons quitté à regret l’énigmatique plateforme sud, et nous sommes ressortis par la porte nord. Là deux lamas hautains nous fixèrent, puis, en se dandinant dignement, filèrent vers la sortie. Il nous fallait revenir sur Terre, avant de retrouver notre navire.

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Nous étions un peu tristes que cette partie du voyage des Vacances Imaginaires se termine mais nous avons ramené en souvenir de magnifiques orchidées, offertes à tous ceux qui voyagent avec l' ÉVASION.

Texte et photos ÉPHÊME

25/07/2012

l'Évasion vers le lac Titicaca

 

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Dans la dérive de ses rêves l’ÉVASION, niché dans un nuage bien dodu, a vogué vers les rives  lointaines du lac TITICACA.  Il s’est réveillé flottant magiquement vers 3800 m  d’altitude, à PUNO, accosté au bord d’un vieux paquebot dont le  voyage, il y a des lustres, amené pièce par pièce à travers les  ANDES, avait été bien pénible.

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L’équipage avait un léger mal des montagnes, mais un peu de pisco et  une tisane de coca l’ayant ragaillardi, il a filé vers les îles  flottantes des mystérieux indiens UROS, maintenant disparus. Le  travail est incroyable, créé à partir d’épaisseurs accumulées des racines poussant dans l’eau des «totora», roseaux servant à tout  faire, maisons, embarcations, et que grignotent même les bébés.

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Un moment le mauvais temps a menacé, les esprits du lac se sont  énervés, le vent s’est levé, les nuages se sont tordus, dans une atmosphère oppressante où l’EVASION se sentait comme intrus sur ce  lac des extrêmes.

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Le soleil est d’un coup revenu, et sur le lapis-lazuli des eaux, le  minuscule esquif des pêcheurs paraît bien fragile, serti par les  cimes blanches des Andes hautaines, bien au-delà de l’horizon. Mais  sur lui veillent les âmes des princesses incas à peine nubiles,  sacrifiées, avec leurs perroquets blancs, aux plus hauts sommets dans  leurs neiges immaculées. Elles se sont endormies là pour honorer les  dieux  solaires afin qu’ils irradient encore la piètre existence des  fourmis humaines.

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Il a enfin abordé sur l’île de TAQUILE. Là vit une étrange communauté  de tricoteurs et tisserands, où les fiancés doivent vivre ensemble au moins deux ans avant le mariage, et où les gens se disent bonjour en échangeant quelques feuilles de coca. Un tricoteur, tout seul au bout  d’un champ au dessus du lac, lui a soufflé alors malicieusement que, plus énigmatiques encore que son peuple, existent tout au nord du Pérou  les souvenirs des guerriers des nuages, les CHACHAPOYAS. L’ÉVASION, un peu fatigué par toutes ces découvertes, a désiré un temps de repos et il a envoyé à terre le vaillant équipage qui s’est évanoui au  Septentrion en direction du versant oriental des Andes amazoniennes…

Texte et photos ÉPHÊME

18/07/2012

Les passagers

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Même si certain éléments sont un peu "chinés", notre bateau est maintenant prêt à partir et notre enthousiasme sera suffisant pour le faire naviguer en tous lieux. Il a un nom, l'Évasion, un nouveau numéro, RA 14712, une chanson de Gérard Manset.

Maintenant, il nous regarde par les yeux de ses hublots et ses soutes sont remplies de provisions d'images et de mots. Si nous savons écouter avec les oreilles du coeur, chacun de nous entendra murmurer entre les voiles, en des langages perdus, la voix qui raconte des histoires oubliées.

J'ai pensé que l'équipage pourrait porter un manteau-voile rouge qui lui donnerait des pouvoirs magiques et, entre autres, celui d'aller chercher les passagers en tous lieux.

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Aucune barrière ne nous résistera. Nous passerons les barreaux de toutes les prisons physiques, psychiques ou chimiques. Nous irons dans les mansardes où vivent des vieillards solitaires, dans les cités où les enfants jouent tout l'été dans la poussière. Rien ne nous arrêtera et nous emménerons le monde entier dans notre navigation car il n'y a pas de limite à la pensée de ceux qui veulent donner de l'amour.

Ariaga

24/05/2012

Un monde fantastique

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Derrière la poreuse vitre humide s'agite le monde fantastique de l'imagination. J'éprouve un sentiment délicieux de crainte et d'envie à l'idée qu'elle va peut-être se briser ...

Ariaga

20/03/2012

Rêve d'étoile

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L'homme solaire

Flamme luisante et dévorante

La femme lunaire

Fraîcheur humide et verdoyante

Se sont unis fusion sublime

Copulation ultime

Et dans le vase rempli d'amour

A explosé l'Unique Étoile !

Ariaga

 

Vous pouvez aussi lire sur l'autre blog un texte intitulé Étienne Perrot et la loi de l'amour.

20/11/2011

Le temps du rêve

 

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La nuit dernière, j'ai rêve que j'étais enfant et que, sortant mes livres de classe de mon cartable, je trouvais un livre inconnu qui m'intriguais beaucoup et sur la couverture duquel était écrit en lettre dorées : Livre rouge des tables de multiplication. Ce matin, je suis allée sur l'excellent blog de Jean Bissur consacré à C.G.Jung et j'ai trouvé un article (dont je vous donne le lien) consacré à sa visite du Musée Guimet où il a vu l'original du Livre Rouge.

Il y a de la synchronicité dans l'air et si vous voulez lire un article consacré à l'Idée de synchronicité de C.G.Jung vous pourrez trouver un texte que j'ai écrit à ce sujet sur mon autre blog : Extraits du Laboratoire.

Mon rêve de cette nuit, prenant sa place dans une longue série de rêves, me fait penser que j'avais déjà, je dirais même souvent, rêvé de livres et que cela arrivera encore. Le discours du rêve est comme une eau qui coule sans cesse et dont on ne sait ni d'où elle vient ni ou elle va. En effet, le temps du rêve est très différent du temps "pratique" auquel nous sommes habitués.

Dans les rêves, et surtout dans les séries de rêves, l'inconscient ne se soucie pas de notre perception du temps ou de notre idée de la causalité. Le temps, et l'enchaînement logique des événements dont nous avons l'habitude sont en quelque sorte "disloqués". Une histoire est racontée mais le récit donne souvent l'impression d'être raconté dans une langue étrangère par quelqu'un qui souffrirait d'un terrible décalage horaire. Notre nature et notre éducation nous poussent à voir une suite dans les temps des rêves puisqu'ils nous parviennent l'un après l'autre mais, quand on prend la peine de regarder une longue série de rêve, on se rend compte que les enchaînement sont très aléatoires. Une réponse à une question posée peut être déja donnée ou, au contraire arriver des années après. Dans les rêves un peu longs, on observe parfois de véritables sauts temporels. On d'observe  à des âges divers, agissant de manière plus ou moins sensée, et pas obligatoirement dans l'ordre chronologique !

En conclusion , le rêve fait ce qu'il veut, dans l'ordre où il veut.  Si on y prête attention, si on le contemple et si on le médite,  si on accepte la différence de code de représentation entre lui et la vie éveillée, il est alors la "voie royale" qui conduit vers une autre vie d'une infinie richesse : celle de notre inconscient profond.

Ariaga

31/10/2011

Dans la bulle

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Juste une photo, pendant qu'un texte mijote sur l'athanor du Laboratoire. Si certains visiteurs ont des mots qui leurs viennent en regardant cette bulle habitée, je serai heureuse de les lire ...

Ariaga

 

Vous pouvez, si vous en avez envie, lire une poésie intitulée : Un chanteur de charme, sur mon autre blog, extraits du Laboratoire.

08/10/2011

Rêve d'Encelade

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Photo (crédit Nasa) fournie par Lechantdupain auquel je dédie cette poésie. Depuis des années je fréquente son Astroport, je lis ses articles sur son blog, je me promène dans sa poussière d'étoiles et je rêve avec lui du ciel et de la terre.


Partie en orbite,

allongée en frissons d'ondes,

quand je rêve d'Encelade où je fais une ballade,

de ma langue devenue sonde,

creusant vers la mer cachée,

je goûte un morceau de lune,

de la lune de Saturne,

au parfum geyser salé.

 

Elle est si blanche la glace où je patine l'espace

que je fonds dans dans la lumière

goutte d'univers ...

 Ariaga

 

Sur le blog Extraits du Laboratoire vous pouvez lire un texte intitulé : Un dictionnaire de symbolique alchimique.

21/08/2011

Jouer avec le mot transmutation

Alchimie,philosophie,écriture,jeu,vacances,photo,voyage

Aujourd'hui, jouons en "langue des oiseaux" avec le très alchimique mot TRANSMUTATION.

Quand je vois combien les commentaires ont été variés avec les mots précédents, je pense que ce nouveau mot va provoquer découpages et réactions car il est riche de sens général et "interne". Voilà quelques pistes qui se sont, en quelques minutes, présentées à moi.

- TRANS : transpercer, passer à travers.

Transe, danser en une transe qui transforme

- TRANS MUTATION : j'entends TRANGRESSION. Il y a dans la mutation une transgression de l'habituel.

 - MUTA : je pense au latin mutus qui veut dire silencieux, privé de la parole. C'était une des consignes données à l'alchimiste auquel il était conseillé le secret sur ses recherches.

 - TATION, si j'ajoute "ten" il vient TENTATION et cela me parle. Dans les recherches sur la transmutation n'y a t-il pas souvent eu un désir de transgression. Une tentation d'acélérer le lent travail de la nature. Un obscur désir pour des alchimistes très chrétiens de tutoyer Dieu ?

Tais toi était-il dit à l'Alchimiste Philosophe de la Nature. Je suivrai ce conseil et vous laisserai la parole chers amis lecteurs ...

Ariaga

Vous pouvez, sur l'autre blog, lire un texte de JUNG dont je vous donne le lien : Psychologie et Alchimie.

 

 

 

 

15/08/2011

Jouer avec le mot dévoilement

écriture,philosophie,culture,jeu,voyage,mots,photo

 

Aujourd'hui, jouons en ""langue des oiseaux"" avec le mot DÉVOILEMENT qui s'est présenté à moi, dans toute sa nudité, au moment où je prenais cette photo.

En quelques minutes ...

- DÉ, lancé, jeu, hasard.

- VOILE,   la voile gonflée par le vent ou serrée dans l'attente de la haute mer,

le voile érotique transparence,

le voile prison,

le voile du mystère, du secret

- À haute voix, j'entends :

- DÉVOIEMENT, dérive ? détournement ? J'entends aussi :

- DEVOIR. Y- aurait-il un devoir du dévoilement ?

- MENT, menteur. Le dévoilement servirait-il à déshabiller le mensonge ?

Ce mot est très riche mais je ne voudrais pas retirer tous ses voiles.

À vous ...

Ariaga

 Si vous êtes intéressés, sur le blog Extraits du laboratoire, un texte : Mystique juive et bonheur. (cliquer sur le lien).

 

 

 

 

07/08/2011

Jouer avec le mot réflexion

écriture,philosophie,alchimie,jeu,voyage,Bretagne,photo

L'année dernière, pendant les vacances, nous avons joué avec les mots en " langue des oiseaux " et je propose de renouveler cette expérience. Langue utilisée par les alchimistes du Moyen Âge, langue de l'analyse des rêves, proposée par Freud et par Jung, la langue des oiseaux peut aussi être ce que l'on appelle un " jeu de l'esprit ". C'est alors un  genre de  voyage imaginaire dont le lieu de départ est un mot. On peut tout faire : découper le mot, le chanter, imaginer à partir du découpage, écrire ce qui vient à partir du mot ou d'un morceau de mot. Libres comme des oiseaux ...

Je vais laisser de côté les "réflexions" philosophiques et dire ce qui m'est imédiatement venu à l'esprit en quelques minutes.

- Le RE de la répétition, le déja connu vu dans un miroir.

- Le RÉFLEX de l'appareil photo, d'où me vient le REFLET ( ma photo ) fascinante copie non conforme.

- Le REFLEXE, comme preuve que tout ne dépend pas de l'esprit et de la volonté.

- la FLEXION, qui peut vous courber jusqu'à la GÉNUFLEXION ...

- Le ION, IONIEN, pour voyager dans le monde de l'atôme ou vers l'antique mer Égée.

Comme l'aurait dit Jung, il y a tellement à "amplifier" sur ce mot, mais si je me réfère à l'année dernière, il y a des amis du Laboratoire qui s'en chargeront dans les commentaires.

Gazouillez bien ...

Ariaga

 

Je vous propose de lire sur l'autre blog un poème republié dont voici le lien : Ville engloutie.

 

 

 

03/07/2011

Vacances de rêve

écriture,rêve,vacances,photo,poésie,société

Photo ÈPHÊME

Voici venir le temps de donner vie aux rêves et de partir en vacances sur les chemins de la réalité. Je laisse aux fidèles lecteurs les clefs du Laboratoire et le soin d'entretenir un petit feu dans l'athanor. Quand je serai usée par les frottements au monde je reviendrai, les poumons tout gonflés d'absence, souffler sur les braises de l'imaginaire.

Une pensée pour tous ceux qui partent et, encore plus, pour ceux qui, pour diverses raisons, ne partent pas.

Ariaga