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31/10/2011

Dans la bulle

jeune fille dans la bulle.jpg

 

Juste une photo, pendant qu'un texte mijote sur l'athanor du Laboratoire. Si certains visiteurs ont des mots qui leurs viennent en regardant cette bulle habitée, je serai heureuse de les lire ...

Ariaga

 

Vous pouvez, si vous en avez envie, lire une poésie intitulée : Un chanteur de charme, sur mon autre blog, extraits du Laboratoire.

Commentaires

Une demoiselle dans la bulle, nul, faut la relacher de suite Ariaga, sinon, j'te dénonce à la police...bisou et bonne journée, ma chèvre t'embrasse, hi hi..

Écrit par : le Pierrot | 31/10/2011

Des quartiers qui s'animent, ceux de la bulle qui collés montrent leurs bandes qui ceinturent le double dôme. Translucidité réglée et ces condensats de vapeur saturée, mais aussi séparation claire de la paroi qui montre les limites et aussi l'espace clos. Presque un ballon météo mais qui a mis bas et qui se baigne et roule sur lui même, gymnopédie et effet du hamster qui ne se terre pas mais fais tourner sa cage.
Humeur joyeuse malgré cet enfermement volontaire et ces sourires à pleine dent une fois que gonflés à bloc il peuvent jouer, plein de joie simple mais avec une autonomie limitée avec ces nouveaux degré de liberté rançon sans fin d'une expérience unique et bienvenue.
Pourtant cette bulle protectrice qui limite les agressions et repousse le monde à portée demain est salvatrice mais pas stagnatrice et en sophrologie nous la générons/ressentons souvent avec ce côté douillet et confortable, familier et délectable, pas un retour en enfance dans la ouate des rêves, juste un espace proximal privatif dont nous avons seuls la jouissance.

Écrit par : Thierry | 31/10/2011

Elle me rappelle une poésie :

Bulle

Légère,
soufflée dans l'ère du temps,
parée de rondeur transparente.

Vole,
du milieu de nul part,
en mille lieux partagée.

Rêve,
portée en l'infini d'ailleurs.

Pour,
ne plus avoir peur.

Pour,
ne plus avoir faim.

Sa vie est une fuite,
ou les brumes de l'oubli,
voilent la nudité
d'une conscience trop pudique.

Écrit par : Virginie | 31/10/2011

est-ce une femme, un enfant, est-ce une femme-enfant ?
est-ce toi, Ariaga, ainsi ballotée par les vents ? ;-)

Écrit par : ambreneige | 31/10/2011

Petit oiseau, coeur palpitant emporté dans sa bulle sur la rivière de la vie, puisses-tu aborder les rivages où ton vol, ton chant et ton charme s'épanouiront dans le coeur des artistes de la vie... Bécots pour toi !

Écrit par : joséphine | 31/10/2011

@ Le Pierrot, la fille sera libérée quand un lecteur aura trouvé une bonne raison pour cela ... et même pas peur de tes menaces !

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

@ Thierry, ton texte est plein de promesses de "rêves visions et imaginations" comme l'aurait dit C.G.J. Tant de pistes qui s'ouvrent ...

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

@ Virginie, merci pour cette poésie si sensible qui appelle au rêve mais aussi à la fuite. Ce n'est pas facile de crever la bulle ...

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

@ Ambreneige, tu sais bien que nous sommes tous les personnages de nos rêves alors, tu as raison, une partie de moi est certainement dans cette bulle.

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

@ ARIAGA À TOUS, j'ai été très contente de mon expérience de location du laboratoire à Jean BISSUR et je le remercie vivement. Il est en ce moment perdu corps et biens dans la profonde faille de la panne de sa ligne téléphonique mais j'espère le voir très bientôt ressurgir. Il pourra ainsi répondre aux derniers commentaires sur sa note.

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

Merci Ariaga mais tu es responsable de ces ouvertures de fenêtres psychlogiques et puis la bulle c'est aussi celle de savons (pas de savant, car là c'est la jargon et un milieu trop souvent fermé aux néophytes et des cabinets d'expérience qui auraient besoins d'aération, malgré les papiers publiés).

La bulle c'est une géométrie parfait mais surtout équilibrée par l'intégration des contraintes tri dimensionnelles, un état que la physique connais bien.

Oui il y aura de quoi développer (les petits vélos aussi développent sans braquer les esprits , mais braquer des faisceaux vers des lieux improbables.

Burbujas ce n'est pas mandibule car qui mendie bulle ?

Impénitent je laisse flotter mon esprit et courir mes idées .
c'est sans doute parce que la conquête de l'espace t l'utilisation des ballons atmosphériques ne m'est pas incconue ni ne me laisse indifférente, que dans ce tropisme dont je me pique , je réagit .

Écrit par : Thierry | 31/10/2011

Les bulles de savon que cet enfant
S’amuse à tirer d’une paille
Sont translucidement toute une philosophie
Claires, inutiles, et passagères comme la Nature.
Amies des yeux comme les choses,
Elles sont ce qu’elles sont
Selon une précision bien rondelette et aérienne,
Et personne, pas même l’enfant qui les abandonne,
Ne prétend qu’elles sont plus que ce qu’elles semblent être.

Quelques unes se voient à peine dans l’air lucide…
Elles sont comme la brise qui passe et touche à peine les fleurs
Et dont nous savons qu’elle passe pour la seule raison
Que quelque chose en nous se fait plus léger
Et accepte tout avec plus de netteté.

Fernando Pessoa

Écrit par : nina matos | 31/10/2011

Merci à nina c'est formidable trouver Pessoa au rendez vous

Le gaz bulle dans l'eau , l'atmosphère est comme une grosse bulle concentrique autour de la terre, sauf que le géoïde est loin d'être parfait
et que le vent solaire et les éruptions perturbent notre haute atmosphère.

Coincer la bulle est tout sauf facile car elle s'échappe légère et volatile, c'est bien pourquoi depuis les frères Montgolfier on s'est poussé du coude pour aller en l'air et même s'y envoyer car cela annonce peut être l'impesanteur et la tête en bas. Mettre a bas repères et certitudes et finir tout tournebouler pour le meilleur et l'avancée.

Mais il faut souvent donner une enveloppe pour que les milieux soient séparés, pas peureuse, pas poreuse, presque étanche même si la diffusion ça existe dans les solides, fuite en avant et surtout vers le haut, pas d'autre sortie, et sans échappatoire, alors Archimède s'applique et pousse et on a le monde aux trousse, pas de frousse au dessus de la brousse, ça vanne aussi mais la vue est magnifique.

Alors les plus légers que l'air que sont les aérostats vont pouvoir émouvoir et se mouvoir, mais peut être vous enverrais je une belle histoire en histoire, des ballons, si je ne me dégonfle pas d'ici là !

Écrit par : Thierry | 31/10/2011

@ Joséphine, le coeur de petit oiseau qui qui est toujours là malgré les années est sensible et te remercie.

Écrit par : ariaga | 31/10/2011

Etre dans sa bulle c'est comme être dans un cocon douillet protégé des rudesses de la réalité que l'on en a marre d'affronter...

lorsque je veux faire quelque chose d'important cette bulle m'apporte quiétude et douceur.

la bulle est faite souvent de barrière ou l'on est enfermée elle évite souvent de réagir aux sollicitudes négatives.


Cette bulle dans laquelle parfois on se croit enfermée !


Elle me convient, me protège, me libère, me rassure, m'épanouie et me fait "exister"...

Et parmi la foule, n'est-on pas seul au monde, parfois !

bon retour sur ton blog Ariaga
bisous

Écrit par : mariedumonde | 31/10/2011

Bonsoir, chère Ariaga,

Il fut un temps où le silence était ma bulle.
j'en suis sorti le jour où j'ai appris à écrire.
Depuis je mets en mots les paroles muettes
qui fleurissaient dans ma bulle.
Bientôt, elles verront le jour,
et elles y iront là où le silence les appellera.

Content de te retrouver au chevet de ta bulle.
Avec toute mon affection, Jack.

Écrit par : Jack Maudelaire | 31/10/2011

un personnage dans une bulle m'évoque aussitôt la bulle protégeant ou isolant? les amants imaginée par Jérôme Bosch; ici, il (ou elle) me semble à premier abord tout(e) seul(e) mais comme on ne voit qu'une petite partie de la bulle, peut être qu'en réalité elle accueille plein de monde … Et dans le coin en haut à gauche, du chocolat? … Venu tout droit du jardin des Délices, qui sait?

Écrit par : venezia | 31/10/2011

Buble dance au salon de mes pensées
Dans cet espace où mon labo officie
Je danse je tourne au choeur d'un ciel léger
Petite musique de l'Haut
Secrets des all-chimie
N'éclate pas la bulle qui rafraîchit ma glace ...

Beau lundi Ariaga, en pensées avec tous nos saints et nos moins saints aussi ...
Merci pour cette bulle de réflexion que tu offres ...

Écrit par : Veronica | 01/11/2011

Se prêter au jeu de l'illusion, dans sa propre bulle... Belle journée

Écrit par : Phène | 01/11/2011

Si elle pouvait voler... quel beau voyage à faire.... Bises et belle journée....

Écrit par : patriarch | 01/11/2011

Nous coupe t elle, nous laisse t elle indifférente aux troubles et clameurs du monde, nous rend t elle juste simples observateurs pas dans l'action mais juste assez concernés et parfois consternés pour se frapper le sternum et continuer de regarder des spectacles insoutenables ?
Est elle légèreté et grâce, pas glace qui essuie la tempête ?
Dans sa bulle psychique on concentre sa réflexion mais dans certaines limites, car sans silence à quoi bon, même celui intérieur qui calme et ralentit ne peu durablement tandis que retentit de la foule la clameur.

Écrit par : Thierry | 01/11/2011

Ariaga je fête ton retour ! Ah non je ne veux pas être enfermée dans une bulle, je veux profiter de l'air libre, de voir mes amis et ceux que j'aime, de me promener en bord de mer ! Belle journée à toi tout en pensant à nos chers disparus.

Écrit par : danae | 01/11/2011

une bulle est une fuite,
mais aussi un retour a soi,
tout dépend où l'on choisi de placer son regard :)
bise

Écrit par : Virginie | 01/11/2011

Que dire de la BD et de la nécessité des bulles, coincée dans le haut de la page, pas parce que les dialogues sont toujours légers mais parce que dans le ciel ça occulte moins les décors terrestres.

Écrit par : Thierry | 01/11/2011

@ Nina Matos, pour ton premier commentaire sur ce blog tu nous fais un bien beau cadeau. Ce poème de Fernando Pessoa est non seulement très beau mais il illustre parfaitement la photo. Je ne savais pas en prenant cette photo au détour d'une foire qu'elle pourrait susciter tant de beauté.

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Thierry, continue à "laisser flotter ton esprit et courir tes idées" et si je peux ouvrir des fenêtres j'en suis ravie.

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Mariedumonde, elle me plait bien ta bulle cocon douillet mais je suis aussi bien contente que tu en sortes pour venir me voir car quand tu es "absente" il manque quelque chose ici.

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Jack MAUDELAIRE, heureusement que l'écriture te permet de sortir de ta bulle de silence car ton univers si particulier apporte beaucoup à ceux qui te lisent.

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

Une bulle ? ...ou un oeuf philosophalement dans la transparence de l'esprit ?
" Parmi le clair-obscur transparent et profond
S'agitent effarés des hommes et des femmes ..."( P. V )

Écrit par : Hécate | 01/11/2011

Je viens de finir les deux premiers tomes d’1Q84 de MURAKAMI, un de mes auteurs fétiches. Instantanément, en découvrant la délicate et si subtile photo d’Ariaga, j’ai pensé à la « chrysalide de l’air » qui infiltre tout le récit magique de ce prodigieux roman. Cette fillette dans sa bulle vit sa métamorphose intime, entre lumière, eau et ciel, de ces instants rares où tout bascule, où l’inconscient bouillonne à la surface, mais un inconscient heureux de plénitude et d’Univers, avant le réel des autres. Elle est toujours protégée dans sa fine enveloppe, va peut-être basculer cul par dessus tête dans une cascade de rires, et retrouver la rive solide. Mais la vie coule, imperturbable, et l’eau grignote sans mot les rives du temps.

ÉPHÊME

Écrit par : É | 01/11/2011

@ Venézia, vraiment originale cette évocation de Jérôme Bosch. il me semble en effet que, dans le jardin des délices il y a un des protagoniste qui est dans une bulle. Du chocolat, pourquoi pas, c'est tellement bon !

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Véronica, cette "bulle de réflexion" réfléchit toutes les belles pensées, tous les mots plein de sens de ceux qui viennent l'habiter pour un moment ...

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Phène, le jeu de l'illusion, si on pouvait seulement s'y prêter mais ce qui est plus grave c'est que souvent on s'y donne ...

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

@ Patriarch, quelle jolie image ! Je la vois bien partir, légère, dans une énorme bulle de savon.

Écrit par : ariaga | 01/11/2011

Bonjour amie,
c'est bon par moment d'être dans sa bulle
et de coincer sa bulle !....
Très bonne journée
Amitiés
Daniel

Écrit par : bichon39 | 02/11/2011

"...Et jusqu'à l' Alchimie exhumant son secret ".( P. Verlaine )

Un amical bonjour Ariaga .

Écrit par : Hécate | 02/11/2011

@ Danae, tu ne seras jamais enfermée dans une bulle car tu es pétillante comme les bulles de champagne !

Écrit par : ariaga | 02/11/2011

@ Virginie, tu as raison c'est une question de regard. Le regard de l'intérieur et le regard de l'extérieur. Hier j'ai vainement tenté et retenté de mettre un commentaire sur ton nouveau blog. Impossible tout était bloqué.

Écrit par : ariaga | 02/11/2011

@ Hécate, enfin une quelqu'une a pensé à l'oeuf philosophal. Merci à toi ...

Écrit par : ariaga | 02/11/2011

@ ÉPHÊME, moi aussi j'ai lu le dernier Murakami et en te lisant je pense que la comparaison avec la Chrysalide de l'air, qui est un des élément essentiel du récit, est particulièrement réussie. Ton commentaire est très beau.

Écrit par : ariaga | 02/11/2011

Bulle d'équilibre ne pourrait elle être un pléonasme, puisque la bulle c'est un état d'équilibre des forces qui définit naturellement sans effort cette figure géométrique parfaite.
Vessie durcie, enveloppe résistante, peau tendue, voici que la pression est nécessaire qui joue sur le caractère relativement élastique pour déplacer la membrane et l'arrondir complètement.
Sinon ça tomberait à plat.
c'est bien la seule façon de matérialiser ce qui est invisible, e sent pas et ne se touche pas, et de l’appréhender en lui donnant quelques limites tout en respectant l'équation de gaz parfaits (ou presque).

Écrit par : Thierry | 02/11/2011

On pourrait spéculer bien longtemps sur ces bulles qui éclatent mais c'est vrai que les financiers ces temps ci nous pompent grave, on aimerait une détente adiabatique mais la pression monte encore.
Voir un ballon éclater c'est surprenant car l'enveloppe se déchire et la fissure se propage et puis comme disait si bien ce personnage frappé d' anosognosie, ça fait pschitt !!!

Un petit pschitt …pour la route

Quand le gaz part, en sourdine, c’est que la pression baisse
Faut dire que quand on a aussi l’audition qui flanche
On n’entend plus, qui fusent pourtant, tous ces quolibets
Mais on se demande si on ne va pas finir bien dégonflé.
Outre que la suffisance n’a d’égale que la fatuité
Quand le manque d’imagination rivalise avec vacuité.
Le locataire de l’Elysée n’a pas un bail emphytéotique
Et bientôt sera entré dans un sommeil cataleptique.
Aussi ses jours sont t ils comptés dans la dégringolade
Il n’a guère de goût à la rigolade et ce n’est pas la régalade.
Après avoir fait assaut de multiples provisions de bouches
Lui qui comme un charretier jurait autant qu’il découche
Mangeant comme quatre et éclusant plus que passablement
Sourires aux lèvres, belles paroles encore à la bouche

Écrit par : Thierry | 02/11/2011

Bien à l'abri dans sa bulle...elle se sens protégée, quand soudain une lumière resplendissante l''attire vers le bord et comme aspirée ...

Métamorphose.

Écrit par : anne marie | 03/11/2011

@ Bichon 39, oui, le sommeil nous enveloppe dans la bulle des rêves.

Écrit par : ariaga | 03/11/2011

@ Thierry, la bulle qui éclate c'est toujours la bulle, rien ne se perd, une chose et son contraire ...

Écrit par : ariaga | 03/11/2011

@ Anne Marie, joli cette idée tellement alchimique de la métamorphose.

Écrit par : ariaga | 03/11/2011

Bonjour à tous,
tout cela me rappelle une histoire...
Il était magicien. Son tour, très apprécié, lui valait de se produire très souvent au château, chez le roi et ses convives, tous assoiffés d'exploits. Mais plus que magicien, c'était un fin roublard et ce ballon nacré qui roulait de lui-même dès qu'il claquait des doigts n'était, voyez-vous, qu'un ballon ordinaire dans lequel entrait un nain qui travaillait pour lui. Nul ne connaissait la vérité et chacun, émerveillé, gobait le spectacle avec délectation. Il faut dire que l'enchanteur soignait son apparence car le moindre détail dans sa tenue et dans ses gestes entretenait le mystère nécessaire à son étrange fonction. Mais un soir le nain mourut, alors que le tour devait etre donné le lendemain, devant des étrangers, invités au château. Notre ensorceleur engagea un enfant, qui accepta le travail et garda le secret. "Tu t'enfileras dans la balle juste avant..." dit le mage.
Le lendemain, chez le roi, le ballon roula comme d'habitude. Avec même bien plus de légèreté et de grâce, tant que le magicien lui-même en fut ravi !
Plus tard le roi appela notre sorcier, lui servit plusieurs hanaps de vin doux mordoré, lui parla en ami, demanda le secret de ce tour merveilleux. Le pauvre, étourdi par cette considération, lui confia tout, très fier de sa trouvaille. Mais le roi, vexé d'avoir été ainsi dupé, le condamna à mort, sans procès, sur le champ. Le lendemain à l'aube, on lui plaça sa tête sur un billot sanglant, remontant la barbe longue, dégageant bien le cou pour le fil de la hache, quand l'enfant arriva, essoufflé, en courant, se pencha sur le sorcier et lui dit " Navré maître, je n'ai pas pu venir hier, faire ce travail que vous m'aviez demandé..."

Écrit par : Gaillard Patricia | 03/11/2011

Gaillard Patricia, ta merveilleuse histoire qui illustre si bien la photo m'a enchantée! Avec des lecteurs aussi doués je me demande si je ne devrais pas les laisser travailler à ma place ...

Écrit par : ariaga | 03/11/2011

Bravo à la conteuse, son récit est savoureux et plein d'humour. J'adore !

ÉPHÊME

Écrit par : ÉPHÊME | 03/11/2011

Ariaga ,c'est pour bientôt cet écrit rimbaldien ?...
Mes amitiés
H

Écrit par : Hécate | 03/11/2011

@ Hécate, cuissons, dissolutions, évaporations, transmutations, c'est long les cuissons sur l'athanor.... Je plaisante mais j'ai été très prise ces temps ci et le blog n'est pas toute ma vie même si il est important pour moi. Mais tu as raison de me stimuler.

Écrit par : ariaga | 03/11/2011

Eraiga, pour regarder mes images, il faut mettre ta souris au centre et la bouger doucement à droite ou à gauche...bise et bonne soirée...demain, joli mannequin, tu m'connais...

Écrit par : le Pierrot | 03/11/2011

" la vraie vie est absente " ....
La vraie vie ? Qu'est-ce ?........Toute ta vie Ariaga ,certes ...la vie est si étrangement compartimentée ...C'est une bulle éclatée dont les fragments nous composent...Ici ,là ,ailleurs ,nulle part et partout ! Nous sommes des passants...la promenade est variée ,on n'est pas sérieux quand on l'est beaucoup ,alors foin de fantaisie ,Arthur de loin te fait signe ..."La Rue est blanche , et c'est la nuit ." ..."Braise de satin "...Ô Athanor ,infuse tes secrets ,verse tes liquides de métamorphoses...Reviens ! Ariaga...........!!!!!!!!
H :)

Écrit par : Hécate | 03/11/2011

Je reviendrais lire tous ces longs textes qui me semblent être bien plus que des commentaires. Le mot partage prend ici tout son sens.

Ta photo. Bulle; c'est comme cela que l'on nommait l' endroit où en 2003 et à Cabris, j'ai commencé un long travail sur moi...

Écrit par : Louis-Paul | 03/11/2011

La bulle, les grandes eaux, retournement, tête vers le bas, la vie passe par la descente et une aspiration, un déploiement des alvéoles. Elle présente son siège et semble nettoyer avec application comme le pont d' un bateau. A moins qu' échouée, rejetée par la mer, ( la mère et l'amer ou la grand-mère ! ) elle accoste au rivage d'une autre dimension. Vert couleur de la bile , écoulement du foie. Yeux et foie sont liés, avec eux la colère ( co l'air, l' air du cocon où je peux étouffer, c'est du moins ce que celui-là m'inspire, par son opacité pour une grande part). Finalement c'est un air chargé d'eau qui me convient le mieux, en ce moment présent.

Amicalement à toi Ariaga

Écrit par : Elleno | 04/11/2011

Trés belle photo, peine d'évocations et de mystères, et très beau conte malicieux.
MERCI à tous.

zibeline

Écrit par : zibeline | 04/11/2011

C'est une bulle qui semble voguer à vau-l'eau...
Mais l'essentiel est qu'elle permet une percée visuelle vers l'extérieur verdoyant! Promesse d'un élan vers les autres! Car c'est bien d'être dans une bulle à condition qu'elle ne soit pas hermétique au monde qui nous entoure....
Bonne fin de semaine lumineuse et chal-heureuse!

Écrit par : thami | 04/11/2011

La bulle préserve mais ce n'est pas une réserve pour animaux sauvages
quand bien même trouverait on l'eau saumâtre il n'y a que les marâtres pour éloigner loin de l'âtre et laisser moisir des consciences qui ne demandent qu'à se développer et même à s'envoler en prenant leur liberté.

Je pense à ces milieux protégés d'où on ne peut s'échapper sous réserve de courir de gros risques, entre ces maladies auto immunes qui vous laisse désemparé pour ce qui d'aborder du monde les conditions usuelles.

Les bulles sont périmétriques et périphériques, mais pas toujours féériques pour celui qui risque de périr si on passe en dépression.
Transparentes elle nous donne le rôle d'observateur mais il faut les dépasser avant que de les reconstituer pour avancer et se mettre au contact du monde.

Les ions sont ainsi hydratés par des couches d'eau périphériques qui en freinent la diffusion selon des lois d'interaction assez complexes, couches qui se reconstituent de manière dynamique dans les parcours migratoire de ces entités chargées, mais aussi pleine de sens puisque c'est sur le champs...et sous l'action du champs électrique qu'elles se déplacent notamment.

Désolé de cette incursion de l'électrochimie dans le paysage. Mais je suis poursuivi par le souvenir de Debye et Hückel .

Écrit par : Thierry | 04/11/2011

J'arrive avec ma petite bulle qui n'égalera jamais tous les commentaires.
J'aime regarder cette bulle, j'y vois tout au fond une sortie vers tous les possibles ... mais attention de ne pas l'abimer, ce serait dommage d'en sortir complètement ...

Écrit par : pseud | 04/11/2011

LA VENGEANCE DE LA BULLE DE SAVON

Écrit par : lecracleur | 04/11/2011

@ Hécate, quand, incitée par ta note, je m'immerge dans la relecture complète d'un auteur, il faut ensuite que je distille car je dois tout oublier jusqu'au moment où j'oublie et où il me reste seulement quelques mots essence-tiels . Le processus est un peu long et douloureux mais tellement jouissif !

Écrit par : ariaga | 04/11/2011

@ Louis Paul, tu as bien raison, il y a des moments, surprenants, où le partage sur ce blog est tellement fort qu'il me dépasse complètement.

Écrit par : ariaga | 04/11/2011

@ Thami, en effet, il faut savoir, après l'expérience à l'intérieur de la bulle, aller faire part aux autres de son expérience; Cela me fait penser à la caverne de Platon.

Écrit par : ariaga | 04/11/2011

@ Elléno, je retiens de ton commentaire que la vie commence par une descente, je pense à la vie de la découverte de l'inconscient. Et aussi la vie de l'inconscient familial auquel nous ne pouvons échapper. C'est une espèce d'accouchement par le siège !

Écrit par : ariaga | 04/11/2011

Bonjour Ariaga suis de retour sortie de ma bulle !!! cette bulle que nous avons tous pour protéger notre jardin secret le fond de notre âme !!! on peut laisser entrer les bienveillants mais elle sert aussi de bouclier pour éloigner les malveillants ! c'est notre corps éthérique celui qui nous transportera vers la lumière quand le moment sera venu où nous feront le grand voyage !! bises Phil

Écrit par : le baladin | 05/11/2011

Cette bulle n'est pas pâle et même le nonce y renonce dans son apostolat
mais c'est marqué du sceau , du sigillum, parce que ce pourrait être une tombe avec écrit "ci git l'homme" mais voilà le sceau n'est pas à remplir à plein seaux et le signe, la marque, l'empreinte sera là dans la cire, pour lier la parole et les actes.

Écrit par : Thierry | 05/11/2011

Quand on est dans sa bulle, on s'éclate (intérieurement) mais son espace vital est bien étroit , on est dans son monde et dans sa mappemonde, on la tourne dans tous les sens , mais pourrait on se faire rouler, se faire bouler, se laisser entraîner dans une pente dangereuse , il y a les bidibulles
les culbutos, ce monde à soi, ce monde assoit !
Alors l'attention s'émousse et les défenses se rabaissent, on peut se laisser aller sans prévention, on est dans l'être et plus dans le paraître.

Écrit par : Thierry | 05/11/2011

Pour les amateurs de mécanique bien rodée
il y a la Bultaco , pas un tacot, plutôt bien carrossé
car osé il fallait !

Écrit par : Thierry | 05/11/2011

@Thami, je vois que tu es de retour et tu m'en vois ravie. Oui, il faut sortir de la bulle ...

Écrit par : ariaga | 05/11/2011

@ le baladin, toi aussi tu reviens avec une belle poésie sur ton blog, je sens que les sorties de bulle sont dans l'air. Champagne !

Écrit par : ariaga | 05/11/2011

@ Thierry, je vois que cette bulle t'inspire et tes mots arrivent de partout comme des bulles de savon. Cela vaut mieux que si tu étais un enfant-bulle.

Écrit par : ariaga | 05/11/2011

@ Lecracleur, dis tu me fais peur avec ta vengeance de la bulle de savon ! Cette note devient périlleuse et je vais vite sortir de ma bulle pour en poster une autre ...

Écrit par : ariaga | 05/11/2011

Coucou toi, je suis toujours en train de chercher la clé du cube, ra la la...bisou et bonne soirée...

Écrit par : le Pierrot | 05/11/2011

Les bulles

Nous sommes tous le centre d’un certain univers que nous avons crée au fil du temps, au fil de la vie et des événements qui l’ont jalonnée et cet univers là est bien clos.
Nous n’en avons pas toujours conscience, prisonniers de cette règle du jeu dont nous sommes à la fois l’auteur et le seul détenteur. Alors nous fonctionnons en circuit fermé, saturé de notre propre énergie et de notre propre vibration et nous nous consumons à petit feu. Le sommeil nous guette.
Face à la vie qui nous forge, nous meurtrit, avec ses joies et ses souffrances, nous reproduisons les mêmes schémas, englués dans nos jugements.
C’est le principe de la bulle, cette bulle gonflée par le souffle de notre éducation, de nos croyances, notre environnement aussi bien familial, professionnel que social. Séparé du monde, nous le voyons à travers le filtre déformé de notre bulle.

Et si nous allions voir un peu ailleurs, si nous nous évadions pour partir à l’aventure, à la découverte d’autres bulles, du monde tout simplement, mais sans emporter de bagages, en laissant notre vérité pour chercher la vérité. Portés par le vent de la liberté et débarrassés de nos oripeaux, nous pouvons alors apprendre et nous enrichir dans un mouvement de communion et d’échanges. Tout est dans tout. Nous sommes à la fois nous-mêmes et le cosmos. « Nous sommes », tout simplement dans l’authenticité et l’instantanéité, nus comme un ver mais riches de l’inconnu.

Abandonnons notre bulle, c’est une prison dont les murs de pierre sont constitués par notre savoir, et laissons celui-ci de côté pour que l’inconnu se révèle enfin.

Écrit par : Daniel | 05/11/2011

Il n'était pas sorti de sa bulle !
Je me dis parfois que je suis un peu autiste
et que sorti de certains lieux et habitudes
repères et repaires, tanières et terriers où je me suis terré
je suis plus qu’atterré mais pas sage ni serein
quand je dois aller dans des lieux inconnus
ça me stresse et je cherche l'adresse
si je n'ai pas mon GPS c'est la détresse
je me tire les cheveux, et je m'en veux
mais daniel a pointé les limites
pourtant permettez moi d'évoquer un syndrome
qui a été porté à ma connaissance il y a peu
à propos des voyages dans le sous continent indien
c'est celui du mal du voyageur en Inde
et des effets psychologiques voire psychotropes
que provoquerait le choc des cultures
et le côté désemparé de certains voyageurs occidentaux
sans doute plus sensible aux différences
culturelles, de mode de vie, de lieux
ça m'a frappé et je me suis dit
qu'on n'étais pas près sans acclimatation préalable
à changer instantanément de bulle et passer à une autre.
Dans un passé ancien je suis devenu de Parisien, Barcelonais
eh bien croyez le ça ne s'est pas fait en un jour
entre la découverte de la langue et des traditions,
le mode de vie a infusé lentement
le temps que je m'habitue aux lieux
et effectivement au bout de deux ans
dans la ciutat condal je suis devenu Barcelonista

Écrit par : Thierry | 05/11/2011

@ Daniel, merci pour ce beau commentaire si juste qui m'a touchée pour des raisons personnelles.

Écrit par : ariaga | 06/11/2011

Oui, Thierry, le changement est plein d'incertitude et exige des facultés d'adaptation. Mais je suis sûr que cela vous a permis d'apprendre plein de choses et que votre vie s'est enrichie d'expériences nouvelles. C'est sans doute là l'essentiel mais ce n'est pas évident.

Écrit par : Daniel | 06/11/2011

Merci Daniel d'avoir si bien décrit des sentiments et émotions familiers
c'est en se laissant surprendre que l'on se découvre chaque fois un plus et le travail au repoussé pas que de la matière mais de notre matière nous fait écrire de nouveaux chapitres de nos vies.

Écrit par : Thierry | 06/11/2011

ARIAGA À TOUS, je ne pensais pas que cette photo vous inspirerais tant et je vous remercie pour la qualité de vos commentaires. J'en ai beaucoup appris sur cette bulle, d'autant plus que si je n'ai rien mis sous la photo c'est parce que les "visons et imaginations" qu'elle m'inspirait étaient celles d'un enfermement. Je pensais aux enfants bulle ceux qui pour cause de manque d'immunité doivent rester en milieu stérile et aussi à l'autisme (évoqué par Thierry) . J'ai eu raison de vous laisser écrire à ma place vous avez su crever la bulle !

Écrit par : ariaga | 06/11/2011

Ce n'était pas un abcès de fixation sur une position figée et si on n'a pas entendu la musique des sphères on a pu s'immerger dans la concentricité des pensées qui s'emboitent...le pas et marcher résolument vers d'autres destinations.

Merci encore Ariaga de nous avoir soulevé puisque notre imaginaire collectif a forcément vu dans ce ballon le moyen de soulever une charge
sous élingue ce n'est pas la déglingue, et de cet ombilic invisible montaient
les idées.

Écrit par : Thierry | 06/11/2011

J'aime de temps en temps rester dans ma "bulle", pour me protéger de mots qui font mal, ou pour me reposer.... C'est pratique, même si on ne voit pas ma "bulle" à l'oeil nu.

Bon dimanche Ariaga.

Écrit par : elisabeth | 06/11/2011

J'ai bien du parler en fils de la maçonnerie opérative
du niveau à bulle et de son soutien pour le centrage
l'auto- centration qui seule donne cet équilibre fragile
et cet équilibre qui livre quelques clés de la perfection
mais rien n'est intangible et tout est à la merci
d'un vacillement des fondations, l'identité est une pièce
maîtresse de l'édifice mais la construction de soi continue.

Écrit par : Thierry | 13/11/2011

Hermétisme ... un lieu clos d'où cette enfant égarée tente de s'échapper
Cascade rapide d'eau vive ... naissance d'une bulle vide
Bonsoir *

Écrit par : Kris* | 28/11/2011

@ Kris, je n'avais pas pensé à cette bulle comme un lieu de l'hermétisme, c'est une bonne idée, merci.

Écrit par : ariaga | 29/11/2011

Hermétisme ou herméneutique, c'est nautique c'est certain
ça flotte et ça roule, ça s'anime de l'intérieur comme un noyau
qui donne la pèche, pour la pêche l'âme son doit raisonner
et il n'est pas temps d’arraisonner ces vaisseaux qui ne claque pas encore , sans déchirure pas de toile au vent et juste l'auvent qui protège.

Il y a dans cette image une autre symbolique forte de type cytologique qui nous renvoie à la primordialité et la cordialité de la cellule avec son noyau et ses organites, sont cytoplasme aussi.
On sait que des transit en paroi existent avec des vacuoles , pulsatiles ou pas et des invagination membranaires qui défient l'imagination.
La vie est en nous, à l'intérieur de nous, dans nos cellules, et ça c'est fort, c'est grand et c'est beau !

Écrit par : Thierry | 29/11/2011