UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/01/2018

C.G.Jung et le savoir qui étrangle

citations,jung,philosophie,jugement,culture,photo,ariaga

Jung se méfiait de l’excès de savoir et aussi du jugement  qu'il considérait comme un poison. Voici ce qu'il écrit dans Le Livre Rouge (p. 175). Dans ce texte il parle à son âme. J'ai mis en caractère gras ce qui me semblait essentiel.(Ariaga)

"Aide-moi à ne pas m'étrangler avec mon propre savoir. L'abondance de mon savoir menace de s'effondrer sur moi. Mon savoir a une armée de mille orateurs qui ont des voix de lions ; l'air vibre quand ils parlent, et je suis leur victime sans défense. Garde éloignées de moi les explications judicieuses, la science, ce terrible geôlier qui enchaîne les âmes et les enferme dans des cellules obscures. Mais surtout protège-moi du serpent du jugement qui n'est qu'en surface un serpent salvateur, mais dans tes profondeurs un poison infernal et une mort atroce."

Ce texte prend toute sa valeur quand on connait l'immense savoir, parfois écrasant, de C.G.Jung.(Ariaga)

 

 

08/01/2018

Se dissoudre ou brûler

écriture,philosophie,alchimie,pensées,Ariaga,Jung,photo

Les livres fermés, arrivent les pensées qui vont trop loin et ne sont plus les idées auxquelles je suis accrochée comme à de rassurantes bouées.

Je peux m'égarer dans l'incertitude ou me laisser aspirer par la passion de l'Inconnu.

Se dissoudre ou brûler ? Je suis le créateur de mon devenir.

Ariaga

09/12/2017

L'écume des rêves

écriture,rêve,philosphie,poésie,pensées,art

 Peinture de Éphême pour illustrer un texte du site C.G.Jung : rêve alchimie,homéopathie

 

À la crête de la grande vague de l'eau des origines blanchit l’écume des rêves.

La vague est puissante, les embruns font pleurer, quand elle déferle sur les rivages de notre savoir et emporte les béquilles de la raison.

Ariaga

26/11/2017

C.G.Jung parle à son âme

 

citations,spiritualité,alchimie,jung,philosophie,photo,ariaga

J'ai éprouvé de l'émotion et trouvé un écho dans ma propre âme à la lecture de ce texte du Livre Rouge. Peut-être en sera t-il de même pour vous amis lecteurs. J'ai mis en caractères gras ce qui m'a particulièrement marquée. Ariaga.

***

" Mon âme, où es-tu? M'entends-tu? Je te parle, je t'appelle — es-tu là? Je suis revenu, je suis rentré — J'ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venu à toi, je suis avec toi ; après de longues années de longue marche je suis à nouveau venu vers toi. Veux-tu que je te raconte tout ce que j'ai regardé, vécu, ingurgité ? Ou bien ne veux-tu rien entendre de tous ces bruits de la vie et du monde ? Mais il faut que tu saches une chose, il y a une chose que j'ai apprise : que l'on doit vivre cette vie. Cette vie est le chemin, le chemin que l'on cherche depuis si longtemps et qui mène à l'inconcevable que nous qualifions de divin. Il n'y a pas d'autre chemin. Tous les autres chemins sont de mauvais chemins. J'ai trouvé le bon chemin ; il m'a conduit jusqu'à toi, jusqu'à mon âme. Je reviens, calciné et purifié. Me reconnais-tu ? Comme la séparation fut longue ! Et comment t'ai-je trouvée? Comme mon voyage fut étrange ! Par quel mots te décrire, par quel sentiers tortueux une bonne étoile m'a conduit jusqu'à toi ? Donne-moi ta main mon âme presque oubliée. Quelle chaleur me procure la joie de te revoir, toi mon âme si longtemps désavouée. La vie m'a ramené à toi. Remercions la vie que j'ai vécu, pour toutes les heures sereines et pour toutes les heures tristes, pour chaque joie et pour chaque douleur. Mon âme c'est avec toi que mon voyage doit continuer. "

 C.G.Jung, Le Livre Rouge, ed. L'Iconoclaste,p. 149-150

22/11/2017

Les noeuds du quotidien

pensée,phlosophie,alchimie,spiritualité,photo,ariaga

Dans le laboratoire de notre vie spirituelle les matériaux avec lesquels nous devons travailler sont ceux de la vie quotidienne et de la relation aux autres.

Ariaga

25/09/2017

Train à grande vitesse

écriture,philosophie,pensées,trains, voyage,Ariaga,Jung

 

Elle est la passagère d'un train qui va de plus en plus vite dans le paysage de la vie vers une destination inconnue.

Fascination, curiosité.

Le temps est précieux, les mots pleins sont  difficiles à extraire car enfouis profondément dans les strates de l'habitude.

Parfois vient le besoin de se saouler de diversions pour oublier l'extérieur que la vitesse brouille.

Peut-être qu'elle a de l'eau dans les yeux.

Parfois aussi s'installe l'impatience de l'arrivée ...où que ce soit.

Ariaga

11/09/2017

C.G.Jung : alchimie et psychologie de l'inconscient

jung,philosophie,psychologie,citations,ariaga,rêves

Je vous propose une citation de mon cher Jung qui justifie peut-être toutes les années que j'ai passées à lire et méditer l’œuvre que Jung à consacrée aux relations entre l'alchimie et ses propres recherches sur l'inconscient. Elle se trouve à l’avant dernière page de son oeuvre majeure sur le sujet, Mysterium conjonctionis, p. 360. Je me suis permis de mettre ce qui me semblait essentiel en caractères gras. 

" Nous sommes aujourd'hui en mesure de voir à quel point l'alchimie a préparés les voies à la psychologie de l'inconscient et cela de deux manières : tout d'abord en léguant sans le vouloir, dans l'amoncellement de ses symboles, un matériel de représentations symboliques d'une extraordinaire valeur pour les méthodes d'interprétation moderne, et ensuite en indiquant, par ses essais délibérés de synthèse, des processus symboliques que nous découvrons dans les rêves de nos patients. Nous pouvons voir aujourd'hui comme le démarche alchimique en vue d'unir les opposés, telle que je l'ai décrite dans ces pages, peut représenter également l'itinéraire d'un individu isolé vers l'individuation, avec toutefois cette différence non négligeable qu'un individu ne peut jamais égaler à lui seul l'abondance et l'ampleur des des symboles de l'alchimie. " [...] c'est pourquoi décrire la nature du processus d'individuation à partir de cas particuliers est une tâche si difficile et si ingrate. "

 Ariaga

18/08/2017

Emma Jung : Animus et Anima

écriture,Jung,philosophie,psychologie des profondeurs,photo,Ariaga

La femme de C.G.Jung, Emma Jung, ne s'est pas contentée de lui apporter l'aisance financière et d'élever leurs cinq enfants. Elle fut aussi associée aux recherches de Jung et à ses activités. Elle a écrit un ouvrage remarquable intitulé La légende du Graal  (Albin Michel). Il a été publié à titre posthume par Marie-Louise von Franz. De son vivant elle faisait des conférences à partir desquelles a été publié un livre : Animus et Anima (ed. La fontaine de Pierre). Dans l'introduction à cet ouvrage elle donne une définition très claire de ces concepts d'animus et anima qui, je le pense, peut être utile à ceux qui ne sont pas des lecteurs "éclairés" de Jung.

Voici un extrait où j'ai mis en caractères gras ce qui me semble essentiel. 

Après avoir parlé des représentations universelles et intemporelles que Jung nomme archétypes et qui sont devenues des concepts elle écrit :

" Jung a nommé ces deux figures - l'une masculine et l'autre féminine - l'animus et l'anima. Par ces termes il entend un complexe fonctionnel dont le comportement compense la personnalité extérieure ; c'est en quelque sorte une personnalité intérieure dont les attributs sont précisément ceux qui font défaut à la personnalité extérieure consciente et manifeste. Ce sont des attributs féminins chez l'homme et masculin chez la femme qui, normalement et dans une certaine mesure, sont toujours présents mais ne trouvent pas leur place chez les êtres tournés vers l'extérieur, car ils gênent leur adaptation sociale ou l'image idéale qu'ils se font d'eux-mêmes.

Le caractère de ces deux figures n'est toutefois pas uniquement déterminé par les particularités de l'autre sexe, il est aussi conditionné par l'expérience que chacun fait, au cours de sa vie, des représentants du sexe opposé, ainsi que par l'image collective du masculin héritée par la femme et du féminin par l'homme. Ces trois facteurs s’agrègent pour former un ensemble qui n'est pas uniquement une image ou une expérience vécue, mais plutôt une sorte d'entité dont les activités ne sont pas coordonnées de façon organique avec les autres fonctions psychiques. Cette entité suit ses propres lois et intervient dans la vie de l'individu concerné à la manière d'un élément étranger, parfois utile, parfois indésirable, voire destructeur. ..."

Après avoir beaucoup lu Jung, voici ce que j'ai lu de plus simple et de plus juste sur l'animus et l'anima. Évidemment, ensuite si on fouille l’œuvre de Carl Gustav cela devient plus compliqué ... Merci Emma.

Ariaga

 

 

 

 


02/07/2017

Nécessité du bruit contre l'angoisse selon C.G.Jung

citations,jung,bruit,philosophie,psychologie,angoisse,vie quotidienne,ariaga

Probablement parce que je suis, en ce moment, avec mon travail sur le site, immergée dans l’œuvre de Jung, je n'ai pas d'idées originales. Ce que je voudrais écrire, Jung l'a écrit avant moi, et mieux que je ne saurais le faire ... alors je continue avec les citations extraites de sa correspondance. Aujourd'hui, il s'agit d'une longue lettre de septembre 1957 adressée à un professeur de droit à l'université de Zurich qui avait fondé une ligue contre le bruit et lui demandait d'écrire un article sur le sujet.

Jung, âgé et en mauvaise santé, refuse l'article mais rédige cette lettre qui est, en elle même, un article complet sur le sujet. Je n'en donnerai que quelques phrases mais, si certains d'entre vous le peuvent, elle mérite d'être lue dans son intégralité. (C.IV,p. 225sq) J'ai retenu les lignes où il explique pourquoi le bruit est nécessaire pour certains. Évidement il explique aussi tous les effets néfastes du bruit et de l'agitation.

"Le bruit nous protège contre les désagréments de la réflexion, il dissipe les rêves angoissants, il nous assure que nous sommes tous ensemble, n'est-ce pas, et que nous faisons un tel raffut que personne n'osera jamais nous attaquer."

... "Dans le silence, en effet, l'angoisse l'angoisse inciterait l'homme à la réflexion, et l'on ne peut se faire une idée de tout ce qui lui viendrait alors à la conscience. La plupart des gens craignent le silence et c'est pourquoi toujours il faut sans cesse le bruit permanent ... Le besoin qu'on a du bruit est quasiment insatiable, même si parfois le vacarme devient insupportable : c'est quand même encore mieux que rien du tout. Dans ce que l'on appelle de façon significative un "silence de mort" on se sent mal à l'aise. Pourquoi? Y aurait-il des revenants dans l'air? Peu probable. Ce que l'on craint en réalité , c'est ce qui pourrait vous venir de l'intérieur : tout ce qu'on a tenu à distance grâce au bruit.  ...

Avec la lutte nécessaire contre le bruit ...vous ôtez aussi à ceux qui sont sans importance et dont on entend jamais la voix l'unique joie de leur existence, et l'incomparable satisfaction qu'ils éprouvent à crever le silence de la nuit avec la pétarade de leur moteur, ce qui leur permet de troubler par un vacarme d'enfer le sommeil de leur prochain. À ce moment-là, ils sont quelque chose dont il faut tenir compte. Le bruit est pour eux une raison d'être et une confirmation de leur existence. Il y a bien plus de gens qu'on ne le soupçonne qui ne sont pas dérangés par le bruit, car ils n'ont rien en quoi ils pourraient l'être. ; au contraire, le bruit leur apporte quelque chose. "

Que ceux d'entre nous qui, à un moment de leur existence, ne se sont pas saoulés de musique ou d'autres protections contre les voix de l’intérieur jettent la première pierre à ces "accros" au bruit !

Ariaga

 

 

 

22/06/2017

Une lettre de Hildegarde de Bingen

écrits,citations,philosophie,spiritualité,jung,hildegarde de bingen,mystique,ariaga

Dans le Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or(p.45) C.G.Jung cite un écrit de la grande mystique Hildegarde de Bingen qu'il considérait comme une personnalité remarquable. Il s'agit d'une lettre  sur ses "visions" envoyée en  l'an 1171 au moine Wilbert de Gembloux :

" Depuis mon enfance, disait-elle, je vois constamment une lumière dans mon âme, mais non avec les yeux extérieurs ni avec les pensées de mon cœur ; les cinq sens extérieurs n'ont pas davantage part à cette vision ... La lumière que je perçois n'est pas de nature locale, mais elle est plus éclatante que le nuage qui porte le soleil. Je ne puis y distinguer ni hauteur, ni largeur, ni longueur... Ce que je vois ou apprends dans une telle vision demeure longtemps dans ma mémoire. Je vois, j'entends et je sais tout en même temps, et j’apprends pour ainsi dire sur le champ ce que je sais...Je ne puis reconnaître aucune forme à cette lumière et pourtant j'aperçois parfois en elle une autre lumière qui se nomme pour moi lumière vivante ... Pendant que je jouis de la vue de cette lumière, toute tristesse et tout chagrin disparaissent de ma mémoire. "

Jung fait un commentaire très intéressant sur ce texte mais je pense que chacun peut le lire à sa manière. Je peux éventuellement le mettre en note.

J'ajouterai, pour ceux qui s'en souviennent, qu'il y a quelques années était sorti un CD intitulé Canticles of ecstasy qui reprenait des textes de Hildegarde de Bingen et qui, à la surprise générale, avait connu un succès populaire.

Ariaga