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11/08/2017

Rêveries à Vic en Bigorre

Quelques jours à Vic en Bigorre, charmante petite ville non loin de Tarbes, m'ont incité à de douces rêveries ...

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Remplir ces jolis paniers de tant de mots d'amour pour l'humanité qu'il n'y aurait plus de place pour la haine et l'insulte.

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Faire des rondes autour des grands arbres rouges d'une forêt métallique.

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Partir à l’aventure sur un cheval de pierre vivifié par l'eau de la cruche alchimique. 

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S'imaginer qu'il est revenu, le tant aimé disparu et que nous nous blottissons l'un contre l'autre dans la petite maison au bord de la rivière.

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Se raconter des histoires à donner le frisson sur ce qui a bien pu se passer derrière ces volets clos. 

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Et s'endormir, épuisée et ravie, sur un doux matelas végétal.

Ariaga

 

 

15/07/2017

Devenir un nouveau né

 

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Laisser se dissoudre le vieux corps,

devenir un nouveau né qui tête aux racines de l'univers,

quand on vibre d'un si fort désir,

faut-il pour cela mourir ?

Ariaga

02/07/2017

Nécessité du bruit contre l'angoisse selon C.G.Jung

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Probablement parce que je suis, en ce moment, avec mon travail sur le site, immergée dans l’œuvre de Jung, je n'ai pas d'idées originales. Ce que je voudrais écrire, Jung l'a écrit avant moi, et mieux que je ne saurais le faire ... alors je continue avec les citations extraites de sa correspondance. Aujourd'hui, il s'agit d'une longue lettre de septembre 1957 adressée à un professeur de droit à l'université de Zurich qui avait fondé une ligue contre le bruit et lui demandait d'écrire un article sur le sujet.

Jung, âgé et en mauvaise santé, refuse l'article mais rédige cette lettre qui est, en elle même, un article complet sur le sujet. Je n'en donnerai que quelques phrases mais, si certains d'entre vous le peuvent, elle mérite d'être lue dans son intégralité. (C.IV,p. 225sq) J'ai retenu les lignes où il explique pourquoi le bruit est nécessaire pour certains. Évidement il explique aussi tous les effets néfastes du bruit et de l'agitation.

"Le bruit nous protège contre les désagréments de la réflexion, il dissipe les rêves angoissants, il nous assure que nous sommes tous ensemble, n'est-ce pas, et que nous faisons un tel raffut que personne n'osera jamais nous attaquer."

... "Dans le silence, en effet, l'angoisse l'angoisse inciterait l'homme à la réflexion, et l'on ne peut se faire une idée de tout ce qui lui viendrait alors à la conscience. La plupart des gens craignent le silence et c'est pourquoi toujours il faut sans cesse le bruit permanent ... Le besoin qu'on a du bruit est quasiment insatiable, même si parfois le vacarme devient insupportable : c'est quand même encore mieux que rien du tout. Dans ce que l'on appelle de façon significative un "silence de mort" on se sent mal à l'aise. Pourquoi? Y aurait-il des revenants dans l'air? Peu probable. Ce que l'on craint en réalité , c'est ce qui pourrait vous venir de l'intérieur : tout ce qu'on a tenu à distance grâce au bruit.  ...

Avec la lutte nécessaire contre le bruit ...vous ôtez aussi à ceux qui sont sans importance et dont on entend jamais la voix l'unique joie de leur existence, et l'incomparable satisfaction qu'ils éprouvent à crever le silence de la nuit avec la pétarade de leur moteur, ce qui leur permet de troubler par un vacarme d'enfer le sommeil de leur prochain. À ce moment-là, ils sont quelque chose dont il faut tenir compte. Le bruit est pour eux une raison d'être et une confirmation de leur existence. Il y a bien plus de gens qu'on ne le soupçonne qui ne sont pas dérangés par le bruit, car ils n'ont rien en quoi ils pourraient l'être. ; au contraire, le bruit leur apporte quelque chose. "

Que ceux d'entre nous qui, à un moment de leur existence, ne se sont pas saoulés de musique ou d'autres protections contre les voix de l’intérieur jettent la première pierre à ces "accros" au bruit !

Ariaga

 

 

 

22/06/2017

Une lettre de Hildegarde de Bingen

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Dans le Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or(p.45) C.G.Jung cite un écrit de la grande mystique Hildegarde de Bingen qu'il considérait comme une personnalité remarquable. Il s'agit d'une lettre  sur ses "visions" envoyée en  l'an 1171 au moine Wilbert de Gembloux :

" Depuis mon enfance, disait-elle, je vois constamment une lumière dans mon âme, mais non avec les yeux extérieurs ni avec les pensées de mon cœur ; les cinq sens extérieurs n'ont pas davantage part à cette vision ... La lumière que je perçois n'est pas de nature locale, mais elle est plus éclatante que le nuage qui porte le soleil. Je ne puis y distinguer ni hauteur, ni largeur, ni longueur... Ce que je vois ou apprends dans une telle vision demeure longtemps dans ma mémoire. Je vois, j'entends et je sais tout en même temps, et j’apprends pour ainsi dire sur le champ ce que je sais...Je ne puis reconnaître aucune forme à cette lumière et pourtant j'aperçois parfois en elle une autre lumière qui se nomme pour moi lumière vivante ... Pendant que je jouis de la vue de cette lumière, toute tristesse et tout chagrin disparaissent de ma mémoire. "

Jung fait un commentaire très intéressant sur ce texte mais je pense que chacun peut le lire à sa manière. Je peux éventuellement le mettre en note.

J'ajouterai, pour ceux qui s'en souviennent, qu'il y a quelques années était sorti un CD intitulé Canticles of ecstasy qui reprenait des textes de Hildegarde de Bingen et qui, à la surprise générale, avait connu un succès populaire.

Ariaga

 

 

10/06/2017

Une lettre de Jung sur l'amour de soi

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C.G.Jung, alors qu'il avait 84 ans écrit à une correspondante anglaise une lettre où il l'incite à être aimable avec elle même. Arrivé à son âge il devait savoir de quoi il parlait ! Cette lettre se trouve à la p. 129 du tome V de sa correspondance. Je vous la cite en grande partie car je la trouve très intéressante. C'est moi qui ai mis certains passages en caractères gras. 

" ... préoccupez vous de vous même plutôt que des autres ; voyez et comprenez ce que vous faites plutôt que ce que font les autres selon vous. Sinon vous serez accusée de vouloir intervenir avec votre volonté de puissance. Cette dernière serait la compensation d'un douloureux sentiment d'infériorité. Soyez donc aimable, patiente et compréhensive envers vous-même. Si vous avez le sentiment de ne pas vous suffire à vous-même, donnez vous la chance de considérer que cela est possible même si vous n'y croyez pas /.../ Vous ne  pouvez faire preuve d'amabilité et de compréhension envers les autres si vous n'en montrez pas envers vous-même. Ceci est tout à fait sérieux.

Nous ne nous suffisons jamais à nous-mêmes. C'est là le fardeau que chacun doit porter : vivre la vie que nous avons à vivre. Soyez donc aimable avec la moindre de vos sœurs , qui est aussi vous-même. "

Sur le Facebook du site j'ai parlé de séminaires d'initiation à la philosophie des profondeurs de Jung qui se passent dans un très bel endroit des Pyrénées. Séminaires animés par des amis. Allez donc jeter un coup d’œil ...

01/06/2017

C.G.Jung et le milieu de la vie

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C.G.Jung , dans Psychologie de l'inconscient, parle de ce qui se passe au milieu de la vie. Je vous ai fait un petit "collage" de citations à partir de ce qu'il écrit de la p. 141 à la p. 146 car je pense que cela peut intéresser certains d'entre vous ...

***

"Notre vie est comparable au cours du soleil. Le matin le soleil augmente progressivement sa force jusqu'à ce qu'il atteigne, brillant et intense, son apogée de midi. Alors survient l'énantiodromie, sa constante marche en avant n'implique plus augmentation mais diminution de sa force. ... Mais c'est une grave erreur de croire que le sens de la vie s'épuise au cours de la phase de jeunesse et d'expansion ... l'après midi de la vie a tout autant de sens que la matinée ; mais son sens et son but sont tout différents.

L'homme a deux fins dans la vie ; la première c'est la fin naturelle, la procréation d'une descendance et les soins ...le gain et la position sociale.  Lorsque l'été à satisfait à cette fin une autre phase commence, celle qui a pour but la culture. Pour arriver au premier de ces buts nous somme aidés par la nature ; pour le second nous ne somme secondés par rien, ou par peu de choses.

C’est une phase qui est une sorte de deuxième puberté ... souvent marquée par tous les orages de la passion (l'âge dangereux!). Mais les problèmes qui surgissent à cet âge ne peuvent plus être résolus à l'aide des recettes qui ont fait leurs preuves dans l'adolescence... Ce que la jeunesse trouva et devait trouver au dehors, l'homme,dans son après midi, doit le trouver au dedans de lui même.

La transition de la matinée à l'après midi de la vie se fait par une sorte de transmutation des valeurs. La nécessité s'impose de reconnaître la validité non plus de nos anciens idéaux mais de leurs contraires ...

...La propension à renier toutes les valeurs antérieures au profit de leurs contraires est tout aussi exagérée que l’attitude exclusive qui l'a précédée. 

Il ne s'agit pas de viser à une conversion radicale, prenant le contrepied de tout l'état des choses antérieures, mais à une conservation des valeurs anciennes auxquelles vient s'ajouter la prise en considération de leurs contraires. Cette attitude entraîne naturellement conflits et désaccords avec soi même.

...c'est en nous que nous portons le révolutionnaire le plus dangereux, et il importe que ce fait soit connu de ceux qui veulent franchir sains et saufs le seuil de l'âge mur."

 

 

 

21/05/2017

Habiter les reflets

La vie est parfois trop dense alors j'ai eu envie de m'évader, juste un instant, dans un monde de reflets.

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J'ai plongé vers ma nouvelle maison dans la foret des mâts.

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Je l'ai décorée de fugitifs tableaux, oeuvre de la nature.

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J'y ai cueilli d’invraisemblables fleurs.

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J'ai rencontré des voisins, un peu "différents" ... qui m'ont enseigné l'amour de l'Autre.

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Et j'ai ouvert grand les volets de mes nuits sur la lumière du rêve.

Ariaga

 

 

 

12/05/2017

Dans le sillage de Ervin Laszlo

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Toujours dans l'esprit de mes relectures scientifiques, la poétique  postface du livre de Ervin Laszlo : Aux racines de l'univers dont le sous titre est : Vers l'unification de la connaissance scientifique. Je n'ai pu respecter la présentation en médaillon ovale du texte et je l'ai remplacée par des à la ligne. Ariaga.

Viens, navigue avec moi sur une mer calme. Nous somme de minuscules vaisseaux qui fendent les eaux tranquilles. Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. Nous sommes des vaisseaux sur la mer, ne faisant qu'un avec elle. 

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. Un fin sillage se développe derrière nous, se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés. Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, parcours la mer qui est aussi nous. Ton sillage et le mien s'unissent et dessinent le reflet de ce qui est à la fois ton mouvement et le mien. D'autres vaisseaux - qui sont aussi nous - parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, et la surface s'anime de vaguelettes et de rides. Elles sont la mémoire de notre mouvement - les traces de notre être.

L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil qui se propage de toi à moi et de moi à toi, et de nous à tous les autres qui sont sur cette mer. Nous, qui somme aussi les autres, agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer.

Notre existence séparée est une illusion. Nous sommes parties intégrantes d'un tout : Nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. Notre réalité est plus grande que toi et moi, plus grande que tous les navires de la mer, plus grande que les eaux sur lesquels ils naviguent. 

Ervin Laszlo

 Sur le site, j'ai publié un texte intitulé : Analyse du cas Nietzsche par Jung dans Psychologie de l'inconscient.

 

 

05/05/2017

Un peu de silence pour s'entendre penser

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Dans un temps de cris, de vociférations, d'insultes, de mensonges, les mots ne me viennent pas et je vous propose une peu de silence et de contemplation avec une peinture de ÉPHÊME. Si vous l'agrandissez et la regardez bien je crois qu'elle vous murmurera des histoires ...

Ariaga

23/04/2017

La vraie puissance

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Peu d'idées ces temps ci, je me sens comme en "suspens". Il m'est quand même venu à l'esprit une citation que j'ai envie de partager avec vous. Elle est extraite de Méditations sur les 22 arcanes majeurs du Tarot, d'un auteur soit disant inconnu mais dont  on sait qu'il s'agit de Valentin Tomberg (1900-1973).

"La vraie puissance apparaît toujours comme impuissance. Car elle est toujours due à une sorte de crucifiement. La fausse puissance cependant crucifie les autres. C'est parce qu'elle ne connait pas d'autre croissance que celle qui s'opère aux dépens des autres. Un autocrate n'est puissant que quand il a réduit à l'impuissance tous les éléments indépendants du pays ; un hypnotiseur est puissant quand peu de gens résistent à son hypnose ; un système philosophique est puissant s'il contraint les esprits par le poids de son argumentation. "

Il y a là de quoi réfléchir...

Ariaga

 

12/04/2017

Le vide et la création

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Depuis que ce blog est devenu plus "personnel" je vous fais part de mes humeurs et de mes goûts. Alors voilà, j'aime beaucoup certains scientifiques, en particulier les physiciens, astrophysiciens, mathématiciens. Il y a une condition : qu'ils soient aussi poètes avec, si possible une goutte de mysticisme. C'est une espèce assez rare mais il en existe.

J'ai choisi aujourd'hui de vous proposer la poésie que Michel Cassé, astrophysicien, a publiée à la fin de son ouvrage : Du vide et de la création. C'est un peu long mais je préfère la partager en entier. Il la présente ainsi dans son livre : "Si chacun pouvait dire sa genèse, voici en substance ce que serait la mienne".

 

Le vide est partout et toujours

Porteur de toutes les naissances

Puis vient le temps zéro

L'univers-oiseau insomniaque

Se retourne dans son nid de vide

Plasma rutilant il déploie ses ailes

Et l'espace se donne

Le temps s’écoule

L'énergie se matérialise

Tout est mélangé à tout

Dans la chaleur créatrice

Toutes choses sont ensemble

Donc les choses n'existent pas

Alors se déchire la robe sans couture du monde

Il y a genèse et il y a également meurtre

Meurtre du double antagoniste et mortel

Annihilation de l'antimatière

À la première seconde

Les particules se donnent un bal

Dansent dans les flammes

Sur la musique des lois

Volent et convolent

Volage, l'une est mise à feu par l'autre

Le bal de la chaleur

est redonné dans chaque étoile

Les étoiles fleurissent et meurent comme fleur

Elles cèdent au vent du ciel

Leurs essaims d'atomes ailés

L'atome porte au cœur le secret de sa brulure

Né Un, l'univers meurt multiple

Ainsi s'éteint la genèse.

Michel Cassé

 

Je ne peux m'empêcher en lisant ce texte de penser à certains passages Des Sept Sermons aux morts de C.G.Jung. Vous pouvez lire des textes sur ce sujet à la partie La relation Jung Nietzsche du site.

Ariaga

05/04/2017

Interrogeons nous

 

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Photo Ariaga

 

Des civilisations ont disparues dans le sable des temps. Que va t-il advenir de la notre ?

***

Quand la marée montante arrive vite, nous courons. Et pourquoi pas essayer de nager ?

***

 Dans un monde où les informations circulent à une vitesse phénoménale il ne faut pas croire à une chose parce que beaucoup l'affirment. Mais alors, allons nous devenir comme Saint Thomas et ne plus être certain que de ce que nous voyons ou touchons ? Pas facile ...

Ariaga

Sur le site un nouveau texte  (Un peu théorique ...) Intitulé : Les moments d'harmonie dans les séries de rêves.

28/03/2017

Vibrations des âmes

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En d'inaudibles octaves,

vibrent les âmes de ceux qui vont venir,

vibrent les âmes de ceux qui s’en sont retournés,

vibrent les âmes de ceux qui vont revenir,

encore, et encore ...

Ariaga

Sur le site, je viens de publier un texte intitulé : Les Sept Sermons aux morts de C.G.Jung

22/03/2017

Connaissance et expérience

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Parfois on tourne en rond, cerné par les livres. Plus on s'isole dans cette prison de papier, plus on a l'impression de se perdre. Et on tente de s'évader, mais on retombe vite dans les mauvais habitudes et on dévore à nouveau les idées des autres.

Je crois amis du Laboratoire que passer une bonne partie de sa vie à étudier pour tenter de trouver une Sagesse n'est probablement pas la bonne solution et je vous propose de méditer cette citation d'un philosophe perse du treizième siècle Saadi :

 " Quiconque acquiert la Connaissance et ne la met pas en pratique ressemble à celui qui laboure son champ et ne l'ensemence pas. Quelles que soient l'importance de ses lectures théoriques, s'il ne les applique pas, il est ignorant. Il n'est ni un philosophe, ni un sage, mais une bête de somme avec un fardeau de livres. Et comment une bête de somme sans conscience saurait-elle si elle transporte des livres ou des fagots".

 CO-NAISSANCE, c'est naître avec et pour cela il faut sortir de sa bibliothèque et être en relation avec la réalité de ce qui est.

Ariaga

 

 Sur le site C.G.Jung rêve ... j'ai récemment publié deux textes : Le langage du rêve et pensée dirigée et pensée spontanée.

 

 

15/03/2017

L' Oeuvre au Noir

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Marguerite Yourcenar et son livre l'Oeuvre au Noir, qui est quasiment sorti tout seul de ma bibliothèque où il dormait depuis longtemps, m'ont donné à nouveau l'envie de partager sur ce blog. Je l'avais lu il y a...une bonne quarantaine d'années mais je viens de le relire et j'ai compris que...je n'avais pas compris ! Mais ceci est une histoire entre moi et Moi. 

Je n'avais pas vu que, à la fin du premier chapitre, à la p.20, la clef pour ouvrir la porte est offerte au lecteur. C'est le moment où Zénon, l'alchimiste auquel on demande avec qui il a rendez vous répond : " Moi-même ". 

Entre autres, deux moments du livre m’ont éclairée comme si je voyais une lampe brillant dans un noir où je me serais perdue. 

Dans le chapitre l'abîme il est écrit :

"Depuis plus d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine. Les failles grandissaient, ou plutôt le mur, semblait-il perdait de lui même sa solidité sans pour autant cesser d'être opaque, comme s'il s'agissait d'une muraille de fumée au lieu d'une muraille de pierre."(p.234)

Comment ne pas penser à Jung quand il disait que, pour lui, les murs entre le conscient et l'inconscient étaient plus transparents que pour d'autres ?

Toujours dans le même chapitre ces mots qui m'ont profondément touchée :

" La première phase de l'Oeuvre avait demandé toute sa vie. Le temps et les forces lui manquaient pour aller plus loin, à supposer qu'il y eut une route, et que par cette route un homme put passer. Ou ce pourrissement des idées, cette mort des instincts, ce broiement des formes presque insupportable à la créature humaine seraient rapidement suivis par la mort véritable, et il serait curieux de voir par quelle voie, ou l'esprit revenu du domaine du vertige reprendrait ses routines habituelles, muni seulement de facultés plus libres et comme nettoyées. Il serait beau d'en voir les effets. "(p.239).

Les caractères gras soulignent l'essentiel.

Ariaga

 Pendant ma pause, des textes et poésies ont été publiés sur le site C.G.Jung, rêve, alchimie, homéopathie.