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21/02/2017

Vacances dans la tête

 

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Illustration  (esquisse) Éphême

Amis du Laboratoire, je dois vous avouer que je sature. Le plaisir n'y est plus, la poésie me fuit, la spiritualité n'arrive pas à s'exprimer. Les difficultés de la vie quotidienne ont, pour le moment, pris le dessus. Je perds ma créativité et aussi, pire encore, je ne profite pas suffisamment des très beaux textes des blogs amis. Le caquetage mental me pollue.

Dans ces moments, que j'ai déjà connus, il faut savoir lâcher la branche ! 

Je vais donc prendre des vacances dans ma tête, d'une durée indéterminée, jusqu'à ce que je retrouve une forme digne de ce blog auquel je suis très attachée. Des vacances silencieuses ...

Ariaga

 

Les publications continuent sur le site C.G.JUNG, rêve alchimie, homéopathie.

 

 

08/02/2017

Juste une escale

 

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Photo Ariaga

 

Habitant du vaisseau de l'instant

remonter vers l'estuaire pour y faire

juste une escale

sur la courbe infinie

de la Vie.

 

Ariaga

08/01/2017

Tombent les bombes ...

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Tombent les bombes

fini les rondes

blancs

se vitrifient les pas

des danseurs de la fuite

rouges

des fleurs de chair

s'impriment sur les murs.

 

Se rencontreront-elles

les parcelles

des corps qui s'aimaient ?

 

Ariaga

17/12/2016

Rouge sang

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Photo Ariaga

 

Aveugle et méchant,

sourd aussi,

c'est un être rouge sang, de sexe indéterminé.

Il s'agite dans les profondeurs et crie vers la surface.

Et que je jacasse !

Et que je tracasse !

Et que j'envoie des ondes de crainte vers tous ceux qui ont les yeux de l'âme et les oreilles du cœur !

Il a peur des Autres,

il a peur d'aimer,

il a peur d'être aimé,

et ne connait que ses semblables qui sont innombrables

enfouis dans la vase

et gonflés du désir de remonter.

Ariaga

 

08/12/2016

Vieilles mains

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Photo Ariaga, vieux bois

 

Carte des taches brunes, refuge de soleils éteints,

veines bleues itinéraire de vie,

ses mains sont vieilles et assoiffées d'amour.

 

Ces petites mains sèches,

elle les voudrait immenses,

absorbant toutes les souffrances,

buveuses des larmes du monde,

avant que ne s'ouvre la grande faille

où va se dissoudre sa peau.

Ariaga

19/11/2016

Pierres sur le chemin

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 Photo Ariaga

J'ai reçu quelques volées de pierres sur les chemins de la vie mais je les ai ramassées et m'en suis fait des colliers plus beaux qu'une rivière de diamants.

Ariaga

28/10/2016

Petits miracles du quotidien

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Photo Ariaga

Trop longtemps elle a navigué vers les rives de la vérité, trop longtemps elle a dispersé comme poussières dans le vent des milliers de pensées.

Le vaisseau de sa vie s'est lentement détérioré, sans jamais atteindre la côte tant désirée.

Elle ne cherche plus.

Le cœur grand ouvert, vase d'incertitudes, elle a regagné le port et noué une solide corde au quai des petits miracles de la vie quotidienne.

Ariaga

 

09/10/2016

Déployer les voiles

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 Photo Ariaga

Déployer à nouveau les voiles du navire de la vie.

Les voiles carguées depuis trop longtemps.

Larguer les amarres et quitter le port si rassurant pour retourner au grand large.

Ce n'est qu’en affrontant les hautes vagues de l'océan que l'on peut aller vers le Grand Inconnu.

Ariaga

11/07/2016

Respiration cosmique

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Marée-basse. Ariaga

 

Quand le caquetage mental se sera enfin retiré,

comme une grande marée,

je pourrai peut-être entendre la respiration cosmique,

au moment du dernier mot.

Ariaga

20/05/2016

Un autre regard

 

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Texte et photos ÉPHÊME

ÉPHÊME est toujours en réflexion poético-photo-philosophique au sujet de l'image qui a réenclenché sa créativité. Il en propose une autre version plus lumineuse que j'ai volontiers acceptée car, en attendant que je retrouve une vue normale, sa "vision" me permet de ne pas trop délaisser ce Laboratoire qui vit une année un peu difficile. Et puis, qui sait, entraînée par cette résurrection fraternelle je vous proposerai peut-être la mienne ! ARIAGA.

***

Sous une autre lumière, au même ruisselet, deux amoureux, enlacés contemplent la même part du monde. C’est la clarté, la pureté naturelle du ru qui chantonne en sourdine, sautillant sur les galets polis du fond, tout joyeux de lutiner les tièdes rayons du soleil déclinant.

 Tout n’est qu’apparence, point de vue, vision personnelle. Le cloaque est le doux nid des amours batraciens. Les amants contemplent les reflets étoilés des reflets comme les diamants de leurs étreintes futures… et l’eau qui y glougloute se mêle comme une flûte sautillante aux glissandi du courant.

 L’image n’est que mosaïque lumineuse qui m’a saisi, sans la moindre idée de ce qu’elle voulait, pure étole de fugaces pierres précieuses jouant aux auto-tamponneuses dans la fête de la renaissance.

 En fait tout n’est que perception des reflets de notre regard dans l’image. Elle est l’éveil du printemps, du désir de vie de la Nature. Chacun le voit du fond de soi-même et peut y glisser ce qu’il veut. Les circonstances techniques en ont fait pour moi une myriade de mystères, mais avec un autre regard sous un autre angle, ce serait une parfaite carte postale pour grands-mères. N’oubliez jamais que ces plages de lumière sont la réflexion de notre vision dans les plaisirs des prunelles de l’avenir ; ce qui nous paraît beau peut être laid. Les Chinoises d’autrefois trouvaient hideuses nos belles Européennes aux monstrueux nez pointus et aux pieds démesurés. Quand nous regardons un visage, ce n’est que nous-même que nous regardons réfléchi par notre vécu et tou(te)s peuvent renvoyer à l’un ou à l’autre amour ou détestation.

ÉPHÊME

13/05/2016

Un rapt photographique

 

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 Photo et texte Éphême

 

1 mai. Temps superbe, ballade imprévue avec gaufre au Jardin Massey. Nous rentrons paisibles vers les écuries d’Ariaga du côté des Haras, la virée est finie, ma sorcière de sœur vient de me redonner l’envie de créer, bloqué depuis des mois, en me confiant son appareil, et j’ai mitraillé tout mon saoul.

 Un éclair sans lumière me fige:

 Je ne prends pas cette image, c ‘est elle qui me prend, happé à tel point que je n’en fais qu’une, que je ne retouche en rien car elle est du monde des esprits. Je passe sans rien regarder ni penser à rien, je suis dans le rien, à côté de ce ruisselet entre deux buissons. Je fais deux mètres. Soudain retour en arrière en allumant l’appareil et un cadrage instantané que je n’ai pas voulu. 20 secondes. Je suis aspiré par une fraction d’éternité, bringuebalé dans la fusion des mondes. Noyaux bouillonnants de ma galaxie intérieure rongée de trous noirs, bulles d’acier dans leur laitier de soleil en fusion, imbibées de bave de crapauds mayas, de pustules des sorcières nordiques, de djinns carbonisés se cloquant dans la fournaise du désert, cette image du chaudron alchimique me prend à l’abordage, entortillé dans les grappins de ses phantasmes et mystères insondables.

 Et puis une fois dans la boîte, elle m’a lâché, curieusement serein.

Je sais qu’un bout d’univers m’a enveloppé, un de ces instants rares que seules peuvent donner les extases si semblables des prunelles de l’orgasme ou de la foi.

Je vous l’envoie. Puisse-t-elle vous apporter quelques éclats des Cosmos intérieurs.

Éphême

30/03/2016

Le cri des images

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Les images crient dans ma tête

Cris avant l'impact.

Cris dans la fumée du boum.

Cris des membres arrachés.

Cris non entendus sous les décombres.

Cris au chavirage.

Cris d'engloutissements.

Cris d'enfants martyrisés.

Cris de l'innocence bafouée.

Cris devant l'injustice.

Cris en noir et blanc.

Cris en couleur et bientôt en relief.

Bouillie d'images, bouillie de sang.

Ce matin, le vieil alchimiste qui parle à l'oreille de mon cœur m'a dit, quelque peu pontifiant : bouche toi les yeux.

Mon vieil ami, tu es d'un autre temps et tu ne sais pas que c'est impossible à moins que je ne devienne aveugle et sourde ! 

Ariaga

 

 

20/03/2016

Michel Serres philosophe sensuel

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On peut être à la fois l'un des plus grands philosophe contemporain et écrire des texte poétiques d'une belle sensualité. C'est le cas pour Michel Serres et je vous propose, pour preuve, ces lignes extraites de son ouvrage Les cinq sens (Hachette littératures, p. 224). Dans cette partie de l'ouvrage le philosophe parle de l'odorat.

"Aimer un corps, cette rareté bien singulière ; sur toute la surface de la terre, nul volume n'a plus de prix. Amour nous rend confus, deux vases versent ensemble. Erre en surface des peaux, voiles, tissus complexes et subtils, tel parfum indéfinissable qui n'appartient qu'à elle et à lui et les signale l'un à l'autre, consentants. On n'aime pas sans l'improbable accord des odorats, miracle de reconnaissance entre les traces invisibles volant sur la nudité, comme l'air et les nuages planent au dessus du sol. Jusqu’à la mort demeure en nous l'esprit, au sens chimique et mystique du mot écrit ou parlé, au sens du nez, l'esprit émané de qui nous avons aimé. Il revient fantôme, à de certaines aurores, sur la peau. L'amour parfume la vie, les arômes ramènent les rencontres et leurs fastes.

On embaumait autrefois les morts : pour que le souvenir évoquent ceux que nos aïeux avaient aimés.

La vie même s'annonce de loin par cette émanation. Elle embaume."

Je crois pouvoir dire sans me tromper que Michel Serres est un de ces "Philosophes de la Nature" dans les pas desquels je m'efforce de marcher.

Ariaga

29/11/2015

Saint-John Perse,une ode à la femme

 

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Saint-John Perse, en des lignes poétiques, pour moi inégalées, chante la femme en tant que fille de notre Mère Nature. Je voudrais aujourd'hui partager avec vous une petite partie de cet hymne à l'amour puissant comme une vague et d'un érotisme émouvant, au vrai sens du mot érotisme trop souvent galvaudé. Ariaga.

***

 " Ô femme et fièvre faite femme ! Lèvres qui t'ont flairée ne fleurent point la mort. Vivante - et qui plus vive ? - tu sens l'eau verte et le récif, tu sens la vierge et le varech, et tes flancs sont lavés au bienfait de nos jours. Tu sens la pierre pailletée d'astres et sens le cuivre qui s'échauffe dans la lubricité des eaux. Tu es la pierre laurée d'algues au revers de la houle, et sais l'envers des plus grands thalles incrustés de calcaire. Tu es la face baignée d'ombre et la bonté du grès. Tu bouges avec l'avoine sauvage et le millet des sables et le gramen des grèves inondées ; et ton haleine est dans l'exhalaison des pailles vers la mer, et tu te meus avec la migration des sables vers la mer..."

...

" Submersion! soumission! Que le plaisir sacré t'inonde sa demeure! Et la jubilation très forte est dans la chair, et de la chair dans l'âme est l'aiguillon. J'ai vu briller entre tes dents le pavot rouge de la déesse. L'amour en mer brûle ses vaisseaux. Et toi, tu te complais dans la vivacité divine comme l'on voit les dieux agiles sous l'eau claire, où vont les ombres dénouant leurs ceintures légères...Hommage, hommage à la diversité divine! Une même vague par le monde, une même vague notre course... Étroite la mesure, étroite la césure, qui rompt en son milieu le corps de femme comme le mètre antique, et l'odeur de ses vasques erre dans notre lit...Rouge d'oursin les chambres du plaisir."

Saint-John Perse

Amers, p. 333/334, La pléiade.

 

 

20/11/2015

Poésie à la fenêtre

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Depuis des temps,

une poésie flottait sur l'océan de ce qui est.

Au matin, quand les rêves s'éloignent sur la pointe des pieds,

elle frappait à la porte de ma pensée.

 

Aujourd'hui,

j'ai ouvert les volets sur le plein du vide.

Fulgurance !

 Éblouie, revêtue d'une robe de larmes douces, le cœur béant, je l'ai reçue comme un trésor qui ne doit pas s'échapper,

et vivement cleffée dans la boite des mots.

 

Elle est tellement précieuse celle qui sera l'ultime poème, je ne peux pas encore la partager, juste en jeter des miettes pour nourrir les oiseaux parleurs de langues oubliées.

Ariaga