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08/10/2011

Rêve d'Encelade

Encelade.jpg

Photo (crédit Nasa) fournie par Lechantdupain auquel je dédie cette poésie. Depuis des années je fréquente son Astroport, je lis ses articles sur son blog, je me promène dans sa poussière d'étoiles et je rêve avec lui du ciel et de la terre.


Partie en orbite,

allongée en frissons d'ondes,

quand je rêve d'Encelade où je fais une ballade,

de ma langue devenue sonde,

creusant vers la mer cachée,

je goûte un morceau de lune,

de la lune de Saturne,

au parfum geyser salé.

 

Elle est si blanche la glace où je patine l'espace

que je fonds dans dans la lumière

goutte d'univers ...

 Ariaga

 

Sur le blog Extraits du Laboratoire vous pouvez lire un texte intitulé : Un dictionnaire de symbolique alchimique.

Commentaires

Saveurs salées qui me fond fondre à mon tour dans les bras du géant Encélade. Joyeuses orbites Ariaga ! Que tes mots coulent ainsi et s'égouttent dans l'univers, bises cosmiques et fraternelles

Écrit par : joséphine | 08/10/2011

C'est très beau...

Écrit par : Miche | 09/10/2011

Belle journée de dimanche.....la haut... Bises

Écrit par : patriarch | 09/10/2011

C'est un voyage dans l'espace auquel tu nous convies aujourd'hui Ariaga, j'en suis ravie et je patine avec toi. Bises

Écrit par : danae | 09/10/2011

@Joséphine, je peux seulement te remercie pour ce beau commentaire que je ressens comme un écho.

Écrit par : ariaga | 09/10/2011

@ Miche, je suis sensible à ton compliment car j'aime beaucoup tes textes.

Écrit par : ariaga | 09/10/2011

@ Patriarch, je suis vite redescendue, ce n'était qu'un rêve ...

Écrit par : ariaga | 09/10/2011

@ Danae, je nous vois bien toutes les deux patinant sur le sol glacé d'Encelade, regardant les geyser salés. Le rêve à deux c'est encore mieux.

Écrit par : ariaga | 09/10/2011

Coucou ariaga, je vois que tu es dans la lune, et que tu plânes, encore...pour ma photo, ce n'est pas l'appareil, c'est le bonhomme qui fait tout, tu sais bien, hi hi...(dit-il modestement...) bisou et bonne fin de dimanche...

Écrit par : le Pierrot | 09/10/2011

Si la beauté ne se mange pas en salade, celle d'Encelade est magnétique, sphérique est elle, même si selon certains ça ne tourne pas rond ( une drôle de turne en fait) et que penser de cet albédo à qui on ne tourne pas le dos, il faut dire qu'une blancheur presque immaculée comme ça ça ne coure pas le système solaire.

Quoique Triton nous triture aussi le cerveau et Ariel , ça ne s'invente pas, lave plus blanc par endroit.

Je me reporte avec envie en gourmandise à mon atlas du système solaire, un peu daté mais qui fait ma fierté "voyage dans le système solaire" chez Eclectis . pp 147-148 "Encelade et les mondes de glace"

Un des voisins d'Encelade ne luis cède en rien et on décèle sur Titan des océans d'hydrocarbure, depuis que la sonde Cassini s'y est posé du moins avec plus de certitudes.

Rhéa autre voisine est moins brillante, Rhéa animée posséderait une glace de surface mélangée à d'autres matériaux.

Dans la banlieue bien encombrée de Saturne, le système d'anneaux, sans seigneur autre que cette géante gazeuse y tient une place majeure sous les télescopes, Encelade est d'une proximité confondante
elle n'est pas trop mitée, et a un rôle de confidente, encore qu'elle soit bien refroidissante.

Depuis Encelade on apprend que le diamètre apparent de la planète mère y est 25 fois plus gros que celui de la lune, autrement dit, à une distance plus proche que celle de notre astre sœur
le champs de vue est largement bouché.

Je voudrais te laisser Ariaga un texte écrit à propos de l'exploration de Titan et dédié à une collègue décédée trop tôt et qui a travailler sur ACP (analyse par pyrolyse d'échantillons).

"Travaux titanesques après ce long voyage" Huygens/Cassini

D’aucuns, amateurs de James Joyce, avaient nommé
« Ulysse » cette sonde qui sortit du plan de l’écliptique
Suite à une série de trajectoires des plus obliques.
Mais quand pour aller, de Saturne, une lune explorer
Il fallut un nom approprié à la communauté proposer
On s’est tourné vers son découvreur astronome batave.
Au-delà des anneaux il y avait ce mystère qui flottait
Une planète massive de brume permanente auréolée
Et pour en assurer l’observation ce doublon comme nave.
Un orbiteur allait progressivement de l’astre s’approcher
Et, sous toutes les coutures, enfin la belle pudique mitrailler
Tandis que de son sein un vaisseau météoritique s’extirperait.
Ce dernier après un échauffement à donner des sueurs froides
S' il pouvait rester largement sur ses bases fermes et roides
Pourrait enfin toucher à ce possible nouvel Argolide.
C'est vrai que descendant dans ces brumes insondables
Ce vaisseau ceint d’un bouclier fort redoutable
Avait à lui tout seul des allures de petit bolide.
Il a réussi au-delà de tout espoir à révéler du miroir
L’envers perçant, par la même, le tain de la glace
Pour trouver dans un paysage improbable sa place.

je n'ai pas nommé tous les compagnons d'Encelade la proximale.

Écrit par : Thierry | 09/10/2011

@ Le Pierrot, oui mais comme c'est une lune de Saturne j'ai le droit , na !

Écrit par : ariaga | 09/10/2011

C'est beau quand tu patines l'espace ...

Écrit par : Veronica | 09/10/2011

super poème et bel hommage....
besos
tilk

Écrit par : tilk | 09/10/2011

@ Thierry, merci pour cette contribution, je vois que ta plume retrouve son énergie.

Écrit par : ariaga | 10/10/2011

@ Veronica, c'est encore plus beau quand nous patinons tous ensembles.

Écrit par : ariaga | 10/10/2011

@ Tilk, j'ai vu aujourd'hui, chez toi, un très beau tableau. Merci.

Écrit par : ariaga | 10/10/2011

@ RE VÉRONICA, je viens d'aller sur ton blog où tu as publié un texte enchanteur. Merci, j'ai passé un moment de poésie, de douce nostalgie, de fine spiritualité avec un zeste d'humour, que demander de plus ?

Écrit par : ariaga | 10/10/2011

La lune ludique lutine les anneaux luminescents de Saturne-Cronos, ce dévoreur furieux de ses enfants avant que Rhéa la rouée ne lui donne à croquer un galet emmailloté. Dans les cieux résonne la musique des luths lumineux au cœur de l'éther laiteux des songes, et les voiles des éruptions d'Encelade caressent les joues douces des anges.

ÉPHÊME

Écrit par : ÉPHÊME | 11/10/2011

@ ÉPHÊME, Joli, très joli les muses sont avec toi.

Écrit par : ariaga | 11/10/2011

" Et dans la splendeur triste d'une lune
Se levant blafarde et solennelle ,une
Nuit mélancolique et lourde d'été ,
Pleine de silence et d'obscurité ..." ( Verlaine )

Qui mieux qu' un Saturnien pour chanter cet astre ! :)

Écrit par : Hécate | 11/10/2011

La lune me fait penser à cette légende :

Bouddah se perdit un jour dans la forêt, il alluma un feu, affamé les oiseaux lui proposèrent des vers de terre pour le nourrir, les écureuils des noisettes.
Un lapin surgit et lui dit : "Je n'ai rien à t'offrir que moi même", et il se jeta dans le feu pour que Bouddah se sustente de sa chair.
Aussi, en reconnaissance éternelle Bouddah le mit dans la lune pour qu'il soit vu de la terre entière à jamais.

regarde bien cette lune, le lapin y est bien !

Belle journée

Écrit par : Lmvie | 11/10/2011

C'est si beau, que je trouve cela inaccessible, sauf pour toi !

Écrit par : elisabeth | 11/10/2011

ô comme je comprends ton rêve et apprécie tes mots Ariaga ! Je te remercie aussi grandement pour ton lien vers les poussières d'étoiles que soir après soir j'espère partager avec les curieux de l'Univers et de l'espace qui nous entoure. Depuis l'aube de l'humanité nos ancêtres regardent les étoiles et déposent sur la voûte céleste leurs espoirs et leurs angoisses. Nous vivons un temps où il est possible pour un esprit humain de voyager directement dans les mondes autres que le nôtre. Une aventure passionnante qui nous remet à notre juste place dans la marche de l'Univers et nous ouvre d'autres horizons. Que tes rêves ainsi que ceux de tes lecteurs soient doux Ariaga ! Je t'embrasse.

Écrit par : lechantdupain | 11/10/2011

saveur sucrée , douce
la vendange est finie
les sucs la transforment
en un nectar divin
qui n'est ni jus ni vin
appellé vin doux, bernache
ô dieu bacchus soit loué
prend ton hanap,trinquons
fêtons la treille, ses pampres
les jalles vides se lamentent
partons vers encelade
deux lampées de boisson vermeille
rendront possible cette escapade
les anneaux de saturne vaincrons
devant l'astre lunaire en eveil

Écrit par : lecracleur | 11/10/2011

Lumineux et grandiose à la fois parce que humble, chère Ariaga...

Écrit par : Phène | 12/10/2011

Très beau ce voyage dans le cosmos...je prends votre main et partons.

Écrit par : anne marie | 12/10/2011

@ Lmvie, j'ai souvent vu un lapin dans la lune mais cette Lune de Saturne est trop loin pour que j'y vois quoi que ce soit. Heureusement l'imaginaire est là ...

Écrit par : ariaga | 12/10/2011

@ Hécate, il n'y a que toi pour faire le rapprochement avec un"poète saturnien"...Merci.

Écrit par : ariaga | 12/10/2011

@ Élisabeth, "inaccessible sauf pour moi" ? tu voulais certainement me dire quelque chose, peut être même quelque chose d'important, mais je n'ai pas bien compris ...

Écrit par : ariaga | 12/10/2011

@ Lechantdupain, tu exprimes bien ce que je ressens quand je vais sur ton blog. Il représente beaucoup de travail et procure un grand sentiment d'évasion. Si on a pas envie, certains jours, de lire le texte un peu "technique" il suffit de regarder les photos pour se rendre compte que, par l'imagination, on peut voyager vers les étoiles.

Écrit par : ariaga | 12/10/2011

Je te souhaite une douce soirée Ariaga, le nez dans les étoiles !

Écrit par : danae | 12/10/2011

@ Anne Marie, très bonne idée je prends mon billet pour deux à l'agence "Voyages Cosmiques".

Écrit par : ariaga | 13/10/2011

Ici chantent et dansent l'Ombre et la Lumière, un vrai bonheur que ces pas où s'enchante notre humanité.
Merci.

Écrit par : michelgonnet | 13/10/2011

@ Michel Gonnet, c'est un plaisir de te lire ici, tu me manquais.

Écrit par : ariaga | 14/10/2011

Aujourd’hui le monde

A ouvert une brèche

Tendu une lune ronde

Et mon humeur est à la braise



Aujourd’hui comme chaque jour

Je claque des dents

Je suis triste comme toujours

Et je vis pourtant



La poésie du monde sonne faux

Alors que je me raisonne

J’entends le rythme de l’eau

Sous les étoiles à marée basse



Je peste

Contre le temps

Le reste

C'est dans le vent

Écrit par : Cribas | 15/10/2011

Inaccessible : parce que tu es partie en orbite ! et pas moi.... Bon week end.

Écrit par : elisabeth | 15/10/2011

@ Cribas, je te remercie pour cette belle poésie dont j'apprécie à la fois le fond et la forme.

Écrit par : ariaga | 15/10/2011

@ Élisabeth, je me dé-orbite immédiatement, je ne veux pas être inaccessible, je serais trop seule ...

Écrit par : ariaga | 15/10/2011

Gercée, un frisson a germé et a force de parcourir ces failles zébrant sa surface et rêver dans ce froid ambiant extrême d'une fixité possible je me suis rendu compte qu'il y avait forcément sans parler de tectonique des idées qui se plaquent mais des observations qui avancent.

L'exploration lointaine de ces mondes figés, en apparence du moins, ne plonge pas notre coeur dans un désespoir tout noir, puisque l'albedo nouys renvoie l'image d'une planète brillante.

Alors que souffle le vent pas catabatique ni même adiabatique sur un calotte qui n'est pas polaire puisque généralisée, et que dans cette vue on croirait un ballon en train de se dégonfler.

Il faut s'y faire sans Lucifer, c'est peu être un enfer glacé sur lequel on ne saurait glisser aisément car c'est un objet d'étude vraiment utile et confondant.

Bien que transi j'aime ces histoires qui développent l'entendement, piquent la curiosité comme le blizzard et jettent un sérieux froid sur nos connaissances supposées, prodigués avec bien d'autres aisances, avant que d'autres observations ne viennent pointer des contradictions et nous désorienter un peu plus.

Dans la revue "l'astronomie " de ce mois il y a un très bel article sur Titan, mais il faudra aussi un jour qu'on fasse sa fête à Japet.

Écrit par : Thierry | 16/10/2011