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« Bonheur et mystique juive | Page d'accueil | Défilé de Juillet »

12/07/2008

Disparitions

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                                        @ Photo èphême
 
   Habitants du banc, voyageurs de l'imaginaire, attention, j'ai entendu des craquements. Il est possible que soit en train de s'ouvrir le tunnel menant à la faille spatio-temporelle dont je vous ai  parlé aux temps passés. Vous savez, celle là même où disparaissent les anciennes notes, les amis que l'on croyait "pour toujours", le poisson énorme que l'on avait pourtant senti frétiller au bout de la ligne et dont les écailles brillaient au soleil. Le vivant disparaît, mais il y a aussi, il y a surtout, les "choses".
   LA deuxième chaussette et le deuxième gant, les lunettes, les parapluies, surtout les très petits, la dernière page sur une feuille volante, cette page qu'on ne saura jamais re-écrire, et cette balle perdue, juste là, tout près dans l'herbe, disparue à jamais.   
   Il arrive parfois que dans un lieu examiné des dizaines de fois il y ait des retours mais c'est rare ... et pourtant aujourd'hui, assise sur le banc il me semble au lointain, du côté de la mer, entendre comme un bruit de tambour. Et vous amis du banc, entendez vous aussi ?
 
                        Ariaga.
 

Commentaires

Oui soeur Anne, J'entends !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bises

Écrit par : patriarch | 12/07/2008

ah ! j'adore la faille spatio temporelle !

c'est aussi "la porte vers les étoiles"
que de monde extraordinaire à explorer !

le tout c'est de trouver " le code " pour aller encore plus loin... quel programme chère Ariaga, tu vas arriver à partir de ce banc à nous faire voyager très loin !
le tambour je l'entends, mais aussi encore assez faiblement, quelques notes de musique, légères aériennes, cristallineS, merveilleuses pour l'oreille!
qu'en pensez vous amis qui l'entendez ?
serait-ce la magique musique des sphères ?
bon week end à vous tous
marie

Écrit par : mariedumonde | 12/07/2008

Chère âme,

Je me hâte de courir dans le tunnel menant à la faille spatiotemporelle, car j'espère bien y trouver une fontaine dans laquelle je pourrai rafraîchir mon âme des morsures du temps, et retrouver la lumière bienfaisante de mon amie l'éternité...

A bientôt de me jeter dans tes bras, Mary qui t'embrasse...
© La Poétaniste

Écrit par : Mary the Poétaniste | 12/07/2008

Merci de publier cette image d'un voyage intérieur au centre des abysses, ou l'air n'est que temporaire, et l'eau polissoir des voutes.

Écrit par : èphême | 13/07/2008

Curieuse impression d'au-delà : un tuyau glacée dans une roche à vif. Où va-t-on ? J'ai un peu peur de poursuivre, dans ce monde inhumain ou la lumière révèle du noir. Mais pourquoi chercher la faille ? Peut-être n'est-elle qu'un mythe pour cacher nos doutes ?

Écrit par : Evy | 13/07/2008

Je ne sais encore rien, mais j'aimerais bien m'éblouir dans ce tunnel de la connaissance, vers le noir scintillant de l'absolu.

Écrit par : Paul | 13/07/2008

@ Patriarch, j'entends bien que tu entends mais tu entends quoi ? Moi j'entends d'ici les rires sur ton blog où tu racontes de bien bonnes blagues...

Écrit par : ariaga | 13/07/2008

@ Mariedumonde, je crois en effet que nous pouvons, par la force de notre pensée, aller partout où nous voulons. Mais ce que je commence à entrevoir venant de la mer de l'inconscient collectif est loin de la musique des sphères.

Écrit par : ariaga | 13/07/2008

@ Mary the poétaniste, ne cours pas, va très doucement vers le tunel et réfléchis bien avant de t'y engouffrer. Il y a des profondeurs qu'il faut explorer avec précaution sous peine de s'y égarer.

Écrit par : ariaga | 13/07/2008

@ éphëme, cette image que tu m'avais fait parvenir m'a frappée car elle illustre parfaitement ce que je ressens au sujet de l'ombre et de la lumière qui précédent la descente dans les profondeurs. Je suis contente de voir que des amis de ce blog comme Mariedumonde ou toi, et d'autres encore, participent de plus en plus aux travaux du Laboratoire sans avoir de blog. Ils peuvent ainsi voyager et apporter de précieuses contributions.

Écrit par : ariaga | 13/07/2008

Je suis là, sur le banc d’Ariaga à méditer sur la différence entre la disparition et l’effacement quand je m’aperçois qu’un nombre certain d’heures vient de disparaître en moins de cinq minutes. Quelle impolitesse partir sans dire au revoir ou merci ! A moins que le banc, dont j’ignore encore toutes les capacités, n’ait fourvoyé le temps lui-même ! Il est bien tard et trop tôt pour le savoir. C’est le vide alentours qui me conseille d’attendre encore un peu.

Pour me changer les idées, je lis avec effroi un avis de recherche de chaussettes en fuite. Me voilà plonger dans la perplexité absolue Doit on libérer une chaussette pour préserver l’équilibre précaire de la dualité ?

Les voix, de savantes et retentissantes voix, se sont évanouies sans écho et je m’inquiète en me rongeant les sangs. Se sont elles éteintes d’elles mêmes, les a t on mises au secret ou ai-je perdu un sens ?
Je flaire un désastre, un siphonnage de l’être auquel il sera bien difficile de résister . Impossible d'étudier ce phénomène sans s'en approcher et les courants sont forts...

Je dois me concentrer, me montrer vigilante. Est-ce moi qui mets au ban ce que j’ignore ou que j’abhorre Est-ce une raison suffisante pour que je continue à élaguer les mondes et les bruits du paysage ? Jusqu’où puis je gommer sans abîmer la trame ? Et pourquoi ai-je des difficultés à faire disparaître certaines parties du cadre ? L’encre est elle indélébile ? Le trait et la couleur, des résistants de l’ombre ? des agents réfractaires ?

Je suis là sur l’Ariaga banc. Le banc existe Il a fait ses preuves D’autres posent dessus leurs extérieurs. Le banc n’est pas farouche ni trop discret sur ces visites mais il n’a qu’une connaissance partielle : celle de la partie posée sur lui. Le reste, il le rêve.

Moi aussi je me rêve. Je me rêve en TGV admirant un vol de chaussettes dépareillées poursuivi par des lunettes noires affamées de regards. Je suis cachée par la fenêtre qui ne s’ouvre pas. J’effacerai bien la fenêtre pour avoir une vision panoramique mais elle résiste en me dédoublant. Cela me trouble. Qui de l’autre ou de moi est celle qui disparaîtra en premier ? Nous nous observons du coin de l’œil où on peut lire l’inquiétude. Ce n’est pas tant la disparition qui nous effraie. C’est plutôt que personne de remarque ni son absence, ni la mienne. Pour être sincère, qualité que le banc exige de ses hotes, il y a aussi cette terrible tentation de prendre la place de l’autre .. parce que - c’est certain - son côté résistera plus longtemps à l’effacement.

Mijo

Écrit par : Mijo | 13/07/2008

@ Mijo, la lecture de ton texte, dont j'espère que beaucoup profiteront, m'a mise dans une joie qui va embellir toute ma soirée qui s'annonçait pas très réjouissante. je te laisse la garde du banc pour la nuit car avec toi il n'aura pas froid aux pieds.

Écrit par : ariaga | 13/07/2008

C'est bien pratique quelquefois de disparaître, de plonger dans ce tuyau, ni vu ni connu. Mijo écrit, c'est marrant, des chaussettes poursuivies par des lunettes noires ? C'est un rêve mais je ne l'ai jamais fait.
Ariaga, tu commences a aimer les aventures de Juliette ? Peut-être parce que tu as compris qui est Juliette ? Merci bonne soirée.

Écrit par : elisabeth | 13/07/2008

C'est bien pratique de pouvoir s'y jeter dans ce tuyau. J'aurais aimé le trouver dans des moments difficiles.

Écrit par : elisabeth | 13/07/2008

Chaussures en soldes
Dépareillées, privées de leur pareille
Manipulées, triturées dans les mains humaines
Elles s'effraient de solitude

Répareillées elles seront
A condition que des pieds veuillent d'elles
Epouvantable chantage
Pratiques aux réminiscences tragiques

J'imagine que l'on me prive
de mon image dans le miroir
Car ainsi sont les chaussures
Faussement pareilles même si jumelles

J'imagine un tyran maitre de mon image
Que rien ne pourrait me rendre sauf l'amour
Un amour qui transcenderait le temps
Un amour non humain

J'imagine une puissante passion
Comme un aimant transidéral
Depuis un univers parallèle produit
Qui réunirait les deux faces de moi

J'imagine un pont sur la faille
Et le saut qu'il me faudra faire
Pour l'amour de moi seulement
Pour retrouver l'un dans l'autre

Va au devant de moi petit poème
Toi qui fût inspiré d'une image
Va, retrouve moi sage et le même
Dans l'imperfection de l'intantané

Écrit par : PataTy (jean) | 13/07/2008

j'ai l'vertige !

Écrit par : lam à l'eau | 13/07/2008

Non j'entends rien, pourrais je avoir un enregistrement ? :-)
Mais je me laisserai volontiers entrainé par la découverte, au moment opportun.
Bisous.

Écrit par : lancelot | 14/07/2008

chère ariaga,

nous parlons bien, malgré nos vacances sur le banc ou à partir du banc,de labo et d'alchimie,
je suis d'accord avec toi pour ce que tu entends venant de la mer de l'inconscient collectif le tambour gronde , mais ça n'empêche pas aux voyageurs du temps d'imaginer bien au dela des notes plus "libérées" dans l'invisible elles sont là , je t'assure... écoute bien...
marie

Écrit par : mariedumonde | 14/07/2008

C'est amusant et légèrement angoissant ces histoires de disparitions, que ce soit des chaussettes ou l'objet en main qui brusquement s'effacent de la conscience. Et si moi aussi, j'allais être happé par ce néant qui guette à chaque instant. Peut-être est-ce au moment où je l'ai oublié, le vide qui m'entoure, lorsque je remplis l'espace innocemment ou inconsciemment qu'espiègle il réapparaît. Je redeviens alors poussière d'étoile emportée dans l'espace-temps, sans existence. En effet Ariaga certains voyages sont dangereux. Il est alors bon d'entendre des voix, des repères, de reconnaître des lumières dans l'obscurité ou de savoir, par exemple pour ici, qu'il existe un banc sur lequel se réfugier. :) Bises vers ton espace.

Écrit par : lechantdupain | 14/07/2008

@ Evy, avec prudence, comme je l'ai dit plusieurs fois,je crois qu'il faut rentrer dans cette "roche à vif" qui symbolisent nos blessures enfouies. La peau de la terre mère et sa chair sont notre peau et notre chair.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@ Paul, c'est déjà bien que tu saches que tu ne sais encore rien, tu es semblable à Socrate.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

ARIAGA aux VOYAGEURS DU BANC. je vous remercie car grâce à votre fidélité et à vos commentaires le laboratoire est en vitrine sur la page d'accueil de Hautetfort dans la rubrique"les blogs plus commentés". Ce matin à la quatrième place. Ce n'est que satisfaction de vanité mais...Je vous embrasse tous.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@ Elisabeth, se jeter dans le tuyau, oui, mais je préfère le faire en toute conscience et plutôt m'y glisser. Tu as raison, je saisis mieux le personnage de Juliette.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@ Pataty, Merci pour le cadeau que tu fais à tous les voyageurs du banc avec cette belle poésie que je ne commenterai pas, même si le "fond" est important, car elle se suffit à elle même. Il faut tout simplement la déguster.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@Lancelot, S.O.S. au preux chevalier. Je te remercie de ta visite et je vais régulièrement prendre de tes nouvelles mais il m'est impossible de te laisser un commentaire. Refus absolu de m'enregistrer ou même d'ouvrir la fenêtre pour écrire. Snif!,snif!.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@ Lechantdupain, sais tu que je crois que la muse poétique est en toi? Je sens que tu vas bientôt nous chanter les étoiles tel un barde dans la nuit celte. Tu ne peux pas te réfugier sur ou sous le banc, tu es le gardien de la Nuit Etoilée.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

loin du banc pour cause de déménagements, de cartons à faire, je m'assois quelques instants pour me reposer, mais je suis sans doute trop accablée pour entendre quoique ce soit.

Écrit par : muse | 14/07/2008

@ Muse, je suis de tout coeur avec toi. Pour avoir effectué un nombre inavouable de déménagements je peux te dire que la vue d'un carton me donne la nausée.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

Je crois bien que ce sont mes chaussettes perdues dans la faille spatio-intemporelle (un temps pour moi) depuis des mois déjà…car ICI sur Le Banc je vous confie à tous ce terrible aveu : je n’arrive à écrire que pieds nus, je me libère ainsi, mes cris passent par mes orteils…
D’habitude je n’en égare qu’une seule, j’en jette une derrière moi et l’autre face à cet écran (aussi que de pairs dépareillés ai-je lancées dans la blogosphère)…Alors ma question est : de quelle couleur étaient-elles pour être poursuivies par des lunettes noires ? Mes rose-fluo avec des coeurs siglés SommesNousCeFaire ?…….Mais oui mais oui…

…Bon…J’entends « ami entends-tu sur la mer mes chaussettes… » sur un « air » libérateur…

…je retourne nager

Bisous Ariaga

Écrit par : Aslé | 14/07/2008

@ Mariedumonde (bis), tu as raison, j'écoute et j'entends mais il faut une oreille bien ouverte...

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

@ Lam, si tu as le vertige il ne fut pas te pencher au bord de la falaise. Je te conseille plutôt de t'assoir sur le banc avec un carnet à dessin et de nous faire une de tes superbes aquarelles.

Écrit par : ariaga | 14/07/2008

Le temps est une affaire vivante. Sa respiration change parfois de rythme. L'air pénétrant nos poumons n'y reste pas longtemps, ainsi nos amitiés, mais l'amour est apnée.

Écrit par : r_i_d | 17/07/2008

@Aslè, c'est une marseillaise des chaussettes que tu nous chantes la! Pour ce qui est des étranges relations entre tes chaussettes dépareillées, tes lunettes fluo et tes pieds nus hurleurs je laisse aux lecteurs le soin de tirer leurs conclusions...

Écrit par : ariaga | 18/07/2008

@ r-i-d- "le temps est une affaire vivante" voilà un matériau qui me plait et que je resservirais volontiers lentement distillé sur l'athanor.

Écrit par : ariaga | 18/07/2008

Ensemble, par le phénomène poétique de la synesthésie faisons revenir sur ce blog ces choses du passé que l'on croyait mortes. Vous ne l'entendez pas Barbara nous chanter : "car les choses nous parlent si nous savons entendre". Soyons à l'écoute des bruits du monde qui même disparus résonnent encore dans nos oreilles et cœurs. Belle et généreuse idée, Ariaga que ce banc estival.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 20/07/2008