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15/08/2010

La femme à l'ombrelle

 

la femme à l'ombrelle.jpg

Juste une photo qui appelle une histoire...

J'ai aperçue cette femme, assise sur mon banc favori de contemplation de la nature, et je l'ai photographiée, me gardant bien de chercher à découvrir son visage.

Et mon imagination à travaillé...

Que faisait elle là, seule, en ce lieu isolé, à quoi pensait-elle ; contemplation, méditation, vide de la pensée, attente, je ne sais.

Il m'a semblé que, avant que je dévoile le dernier mot de notre jeu, elle pouvait être un support au voyage dans l'imaginaire, comme l'avaient été les mots de ces dernières semaines.

Pour moi, elle est la femme à L'OMBRE ELLE. Et pour vous lecteurs, je vous laisse vous raconter votre histoire.

Ariaga

Commentaires

La couleur bleue du vêtement de cette contemplative me ferait dire qu'elle est fleur, elle aussi. Qu'elle est "hortensia" car elle cultive son "jardin", qu'elle est également de la famille des hydrangées, nom qui d'après le grec a pour sens : eau (hydr) et vaisseau (angio..). S'agit-il du "Vase" et de l'eau mercurielle que celui-ci peut contenir…?

Écrit par : Amezeg | 15/08/2010

Vu son maintien et sa main, elle me semble ne pas avoir la cinquantaine. Donc, peut-être une halte souvenir !!!

Belle soirée avec bises

Écrit par : patriarch | 15/08/2010

Au jeu du "je te cache, tu me montre", la montre. Au soleil de toutes les progénitures j'oppose une ombrelle, non pas que cela me cuise mais, cela m'épuise car, sans cet ustensile sensible et charmant, je suis trop exposé, mon ombre dévoilé, aux ailes des démons riants de la jeunesse desquels je ne sais me défendre.
J'ai planté dans mon jardin une hortensia offerte à mon épouse pour son anniversaire, avant que l'on y puisse s'adosser des années auront passées.
Bises

Écrit par : jean | 16/08/2010

Nous ne nous connaissons pas, madame, mais voltigeant de blog en blog, j'ai découvert le vôtre.
Permettez moi d'avoir une pensée pour vous qui avez si pudiquement et élégament exprimé vote douleur, à laquelle je compatis.
Et puis dans ce siècle, où tant de gens ne connaissent plus que 2 ou 3 verbes,verbiages, grossiers, de préférence,j'admire votre science et conscience de notre belle langue.Merci de nous les faire partager.
Amicalement
Hélène

Écrit par : MissLN | 16/08/2010

Elle ombre un peu la dureté de la vie, pour quelques instants de fleurs...

Écrit par : Sophie | 16/08/2010

@ Amezeg, je viens seulement de voir que dans ton pseudo il y a âme. C'est souvent ce qui est sous votre nez qui vous échappe alors que l'on scrute le lointain. J'ai apprécié le chemin que tu as fait entre cette inconnue et le vase alchimique, de la fleur au vase.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

@ Patriarch, je suis en harmonie avec toi, je la sens un peu courbée sous le poids des vies.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

@ Jean, elles sont belles ces années à attendre que les plantes poussent quand l'engrais est l'amour.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

A l'ombre d'elle-même ?
Je n'aime pas beaucoup la couleur de son ombrelle, ni ses dessins, qui ne se marie pas très bien avec les couleurs des hortensias...ni de ses habits. Par contre, la façon de croiser ses jambes ne laisse pas de doute sur son sexe...

Écrit par : Guern de Bé | 16/08/2010

@ Guern de Bé, moi je n'apprécie pas mais je n'ai pas choisi. Cette personne avait fauché mon banc, il fallait bien que je lui rende la pareille. J'ai pris son image ! L'ombrelle est probablement un parapluie. On avait du lui dire qu'il pleut toujours ici alors que c'est faux.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

@ MissLN, je rosis (je ne vais pas quand même pas rougir !) sous les compliments qui me vont droit au coeur. Merci du passage.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

@ Sophie, tu illustres avec talent comment on peut dire, élégamment, beaucoup en une seule phrase. Ton dernier texte sur ton blog (beaucoup plus long !) est, une fois de plus un régal pour le lecteur.

Écrit par : ariaga | 16/08/2010

Ariaga, tu me vois surpris, car je ne sais pas comment tu as obtenu cette photo ? cette dame à l'ombrelle est une ancienne voisine à moi, que la vie a quelque peu malmené, et qui lorsqu'elle a la bourdon, me fait un mail...ainsi, lors de nos échanges, je lui remonte le moral, et je pense qu'elle apprécie mes mots...mais je ne voudrais pas raconter ma vie et la sienne sur ton blog, respect la dame...bisous, bonne fin d'après midi...

Écrit par : le Pierrot | 16/08/2010

Mystérieux personnage qui redouble d'ombre, je l'aurais bien appelé Hortense, pas à cause d'un quelconque beau harnais, mais si les fleurs lui conviennent comme compagnes peut être en est elle une elle même ?

Écrit par : Thierry | 16/08/2010

Ce qui m'a frappée en regardant cette photo pour la première fois c'est que la femme à l'ombrelle est déjà à l'ombre. Alors pourquoi cette ombrelle ? Elle se protège en restant dans l'ombre de l'ombre... Ce qui épaissit encore le secret.
Double mystère de la femme à l'ombrelle, nous savons la situer : quelque part en Bretagne, comme l'atteste les hortensias bleus et le bras de mer que l'on devine au loin. La femme à l'ombrelle est tournée vers cette échappée de mer, qui nous échappe. Nous savons la situer dans l'espace. Dans le temps aussi : les hortensias fleurissent en juillet dans notre hémisphère. Mais nous sommes impuissants face à la question de l'ombre dans l'ombre.
Complètement impuissants.

Écrit par : Marie-Claire | 16/08/2010

Se mettre à l'abri des hortensias… pourtant, ils n'ont pas de parfum… et ce n'est pas leur couleur qui menace: elle est assorti au pull… Ni leur exubérance, le parapluie lui même est fleuri…
Ce qui intrigue aussi c'est ce bord de l'ombrelle qui sépare fleurs rouges et fleurs bleues… et ce peu de place laissée à une tête sous un parapluie déployé bas

Mais c'est peut être la femme cent têtes…

Écrit par : venezia | 16/08/2010

Voici un petit texte que m'a inspiré ta photo, tu vas être surprise, car tu ne connais pas cet aspect de moi
Bises Ariaga

Meuh non Messieurs, Dames ! Vous vous trompez complétement, là je suis en avance il fait encore jour, je guette le retour des marins ; enfin de cette hauteur, le retour des bateaux !
Je suis bien trop moche à cette heure, mon maquillage a coulé à force de pleurer, alors j'ai ouvert mon parapluie pour me cacher et pour ne pas être décoiffée par le vent mauvais.
Hortense qu'il m'appelait, alors je reste là, près des hortensias. Ils sont bleu, je les préfère rose... question de tempérament. Et du tempérament, mon beau Serge, il en avait. Surtout la nuit de notre rencontre, sur le port. Il avait pas mal bu, je me suis laissée embarquer, pour sa virée sur la terre. Il ne l'avait plus guère le pied ferme, cela tanguait comme sur un bateau, alors je l'ai raccompagné. Et là dans sa chambre, solitaire, il m'a ouvert son coeur. Ce fut une étrange nuit, avant qu'il ne me laisse en rade, le lendemain il était parti.
Depuis, ben depuis, le jour je guette depuis ce banc. La nuit, j'arpente le port et les estaminets. Beaucoup me méprisent, mais qu'importe, des fois que mon beau Serge se souvienne, revienne... Je me laisse aller à rêver, qu'un marin me harponne, me prenne dans ses filets, que je sois sa poissonne, que je lui appartienne.
Alors vous qui me regardez-là, vous pouvez rire. Je suis Hortense ou qui vous voudrez. Je divague... Vous riez mais Messieurs, Dames, vous riez jaune ! Regardez bien au fond de vous, vraiment, n'ayez pas honte ! N'êtes vous pas un peu comme moi ? Je délire... Je tangue oh mon marin ! Allez viens Serge, libère-toi !

Écrit par : Hortense | 16/08/2010

Serait-elle « Hors tensions », sereine sous le dais ? Sœur Anne voyant venir au loin tous les oiseaux marins apportant le message:« Il n'est pas bon de s'efforcer de monter, il est bon de demeurer en bas.Grande fortune.» *
Méditante accueillant les voiliers chargés des richesses du Nouveau Monde ; en son jardin secret s'épanouissent les fleurs célestes et terrestres nées de l'union des opposés. Son vrai visage est invisible au regard du profane.

* (Yi King – 62 Siao kouo, La prépondérance du petit – Trad. Étienne Perrot)

Écrit par : Amezeg | 17/08/2010

Cette femme à l'ombrelle, elle est toi, elle est moi, elle est nous, elle est elle et toutes les femmes ...
Un coin de banc habité de souvenirs ou de sous - venir et se déployent les ailes dessous l'ombrelle ... L'imagination n' a garde des positions de repli, elle emmène là, au-delà des mers et des océans ...
Plus en dedans, plus en dehors ...
Ailes de vaisseau aux confins des rêves ...
Vaisseau d'elles, d'il(e)s, d' eux au renouveau d'avenirs en partance ou en escales, va savoir ... Juste respecter l'anonymat et la pudeur d'un visage qui ne réserve qu'à l'ombre cette émotion d'elle ...

Écrit par : Kaïkan | 17/08/2010

@ Le Pierrot, si tu as reconnu cette femme comme étant une voisine c'est parce que tu as en toi beaucoup de bonté et que cette voisine, à laquelle tu apportes du secours quand elle a besoin d'aide, son image est dans ton grand coeur.

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

@ Thierry, tu as eu raison de parler d'Hortense, car elle est venue parler sur le blog...

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

@ Marie-Claire, cette question de l'ombre dans l'ombre est en effet importante. Elle appelle à la méditation et certains trouveront peut-être la réponse. Pour moi, j'en suis encore au stade, si riche, de l'interrogation.

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

@ Vénézia, une femme avec cent têtes ou pire sans tête, pourquoi pas, tu nous la fais film d'horreur ?

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

Et oui, le fond de mon coeur est plus loin que le bout du monde, c'est pour cela que je peux y faire entrer un car entier de petites japonaises, hi hi...ce Pierrot, quel déconneur, je lis ça sur tes lèvres Ariaga, ouais...mais j't'embrasse, passe un bon après midi...

Écrit par : le Pierrot | 17/08/2010

Je ne resterai pas dans l'OMBRE car je ne veux pas te porter OMBRAGE. Ainsi ELLE s'appELLE ELEonore, ELLE a OMBRE ses paupières de khol tout en chantant sa ritournELLE, ELLE dit aimer la bagatELLE et se cache sous son OMBRELLE.
Bisous Ariaga ma bELLE !

Écrit par : danae | 17/08/2010

Pour moi elle telle que je la vois mais elle est elle aussi et son ombre à elle ne se montre pas facilement.

Écrit par : Thierry | 17/08/2010

@ Hortense, ton récit a fait vibrer chez moi la corde de la bretonne qui aime les chansons de marins. J'ai deviné ton visage sous ton masque et je trouve que c'est bien de laisser ainsi s'exprimer l'autre partie de soi. Et encore merci pour ce texte qui est tout à fait dans la ligne des voyages en imaginaire du Laboratoire.

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

@ Amezeg, tu as raison son vrai visage n'est pas visible car nos visages sont multiples et seul l'ultime visage est nu, ayant perdu tous ses masques.

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

@ Danae, alors elle s'appelle Éléonore, c'est un joli nom. Bravo ! pour quelqu'un qui ne savait que dire tu as fait d'énormes progrès et je crois que tu as du trouver du plaisir à concocter ce petit bijou sur l'ombre d'elle. Moi, et je pense que je ne serai pas la seule, j'en ai eu à te lire.

Écrit par : ariaga | 17/08/2010

Oui Ariaga, j'ai eu beaucoup de plaisir, j'ai un peu cherché et trouvé ... la nuit ! Cela m'a beaucoup amusée. Bisous à la prochaine !

Écrit par : danae | 18/08/2010

@ Kaïkan, tes propos sont à la fois poétiques et profonds. Tu as raison et c'est pourquoi j'ai respecté ce qu'elle était, une ombre de toutes les femmes.

Écrit par : ariaga | 18/08/2010

Bonjour.
Cette femme, c'est sans doute toi, une révélation de toi.
Elle était là parce que ce jour, elle avait quelque chose à t'apprendre sur toi. Plus qu'une coïncidence, l'univers l'avais mise sur ta route. Tu as photographié le porteur du message donc, mais est-ce que le message sur trouve sur cette photo ? Peut-être la reverrais-tu. Parle-lui, car il se peut que ce soit toi, qui doive l'aider, lui apprendre quelque chose, à cette autre partie de toi qui est venue sur ce banc.
Amitiés

Écrit par : eipho | 18/08/2010

@ Eipho, c'est certain que cette femme, que j'ai trouvée à ma place, avait quelque chose à m'apprendre. Je ne crois pas au hasard et je pense que tous les êtres sont en relation au sein de la totalité. Ai-je vraiment envie de la revoir ? Je ne crois pas, ce serait déjà une autre...

Écrit par : ariaga | 18/08/2010

@ Thierry, oui, entre l'apparence qu'elle donne et ce qu'elle est réellement il y a surement une grande zone d'ombre.

Écrit par : ariaga | 18/08/2010

L'autre, cet autre moi même, ce miroir qui nous interroge chaque jour un peu plus et différement.

Un texte pas si ancien dans le lien du moi et du toi, par pour montrer du doigt, pas pour chercher un toit non plus.

"Eloge de la différence, une autre façon de reconnaître l’autre …comme un autre soi même"

Puisque en cette année le printemps des poètes à décidé de traiter de l’altérité, sans altérer la réflexion mais pour se désaltérer aux meilleurs sources de l’inspiration je vous propose non un florilège de ceux qui allègent la pensée mais un itinéraire de ceux qui allèguent du bien fondé d’un regard.

La différence quelque soit sa définition selon les époques est irréductible et en mathématique la différence s’incarne dans la non égalité.

Mais est ce bien d’égalité qu’il faut parler dès le début ou des conséquences de la différence, des différences, sur la non égalité de traitement des individus.

Qu’il soit bien clair que mis à part quelques éléments matériels de base que sont quarks, particules, atomes ou molécules, dès que l’on franchit une étape physique il n’existe pas un objet au monde, façonné ou pas par la main de l’homme, qui soit strictement identique à un autre.

AE Van Vogt célèbre auteur de science fiction a bien pu développer le concept de similarisation pour évoquer le principe du voyage intersidéral et les expériences de physique quantique s’y essayer, cela reste du domaine de la théorie. La réalité se charge donc présentement du moins de nous administrer la preuve que rien n’y personne n’est pareil, donc les généralisations ne résistent pas au principe d’unicité.

L’unicité n’est pas qu’univoque ou soliloque elle est ontologique et consubstantielle rimant avec un pluriel bien singulier ou la singularité et le singleton sont comme des jetons sur la table du grand destin.

Alors, ce constat fait, avançons donc un peu sur le chemin de la connaissance et de la reconnaissance de cette différence avérée, mesurée, statistiques à l’appui.

Les statistiques montrent que dans un échantillon numérique, une population, il y a des distributions de caractéristiques qui suivent des lois probabilistes et que si il y a des écarts, ceux-ci sans porter de jugement de valeurs sont contingentés dans des limites qui peuvent selon les critères être considérés comme acceptables ou pas.

On parle de tolérance et de tolérance ment et cela fonde, en mécaniques, l’acceptation ou le rejet d’une pièce comme conforme ou pas à une spécification. Mais quand il s’agit de matériel humain où, malgré les normes sociales, il y a plus de flou et de complexité entre caryotype, phénotype et stéréotype on peut souhaiter traiter de la gémellité pour montrer que malgré les plus proximaux des rapprochements l’individuation est passée par là et cela in utero ou chacun a sa propre position.
Contentons nous pour l’instant d’admettre que moi c’est moi et l’autre est ailleurs. Pourtant si cet autre pouvait être moi (sans provoquer d’émoi) alors peut être convient t il de dé focaliser le regard sans retard et de s’imaginer à la place de l’autre pour comprendre qui il est, son parcours, ses déterminants et sa réalité. L’altérité n’altère pas la conscience héritée, elle peut provoquer la connivence mais surtout elle doit nous inciter non pas à cultiver notre différence dans l’indifférence mais à nous accepter pour ce que nous sommes en reconnaissant aux autres le droit d’être ce qu’ils sont.

« L’amour ne détruit pas l’altérité » (Madinier) pour autant il est des sentiments étouffants comme des grands arbres dans les futaies qui empêchent les jeunes poussent de trouver le chemin de la lumière.

La différence ne saute pas aux yeux, parfois, elle peut être ténue et tenue pour responsable de beaucoup de drames, de confusions, d’iniquité et de saloperies.
Quand je dis « l’autre, cet autre moi-même » je dis juste que j’aurai pu être lui et être à sa place.

Je ne revendique pas sa place (sinon c’est le conflit de primauté, de pouvoir, de position) mais j’admets que dans ma spécificité je reconnais ce qui nous rapproche, nous rassemble et que ces éléments communs largement culturels fondent juste, sous le sceau de la concorde, un respect mutuel mais il n’est possible que dans le respect de son intégrité propre.

Alors puis-je m’oublier moi-même quelques instants pour non pas être l’autre mais le penser, y penser et dialoguer en éloignant ce moi jacasseur, qui vient perturber une écoute nécessaire qui consiste à ne rien anticiper pour saisir toutes les nuances de la différence dans un dialogue construit.

Nécessité biologique, manifestation de la combinatoire complexe du monde physique, incontournable et irréductible, elle est source de rapprochement et d’union en traits d’unions, sans continuité, mais ces pointillés pas pointilleux ni vétilleux sont au moins la marque d’un rassemblement de la mosaïque qui peut donner un sens éclairant et global et fonder, postuler qu’il n’y a pas de hasard et que chacun à une raison d’être.
Ne pas être la pâle copie de quelqu’un d’autre mais chercher sa voie sur l’autoroute de l’humanité justement. Ne pas chercher que les parallélismes pour s’assurer d’une conduite aisée mais aussi favoriser les sécantes pour prendre de l’angle et varier les points de vue.

Cela renforce ma conviction iconoclaste et libertaire, anarchisante aussi du ni dieu, ni maître.

Pas d’idolâtrie, pas de modèle absolu juste le sentiment de la différence, le sens de la responsabilité qu’elle impose et la quête d’un sens propre à la vie de chacun … mais toujours dans le respect de l’autre.

Écrit par : Thierry | 18/08/2010

Etre à l'ombre avec une ombrelle peut sembler ridicule mais ELLE s'était promenée, ELLE avait envie de se reposer un peu avant de reprendre sa route.
Je ne trouve pas l'OMBRELLE très jolie, la teinte ne va pas avec les hortensias.... Mais ELLE n'était pas venue avec son OMBRELLE pour jouer les stars ! ELLE a pris celle qu'ELLE avait chez ELLE.
C'est rare de trouver des personnes qui sortent les OMBRELLES, de nos jours.
En fait tu as pris cette photo pour témoigner que l'on t'avais pris ton banc.... Vas-tu déposer plainte ? Bonne nuit.

Écrit par : elisabeth | 18/08/2010

«… seul l'ultime visage est nu, ayant perdu tous ses masques. » Sans doute, Ariaga, c’est que le dépouillement, l’abandon du superflu, nous conduit vers notre vérité toute nue. « Faire des choses simples rend l’homme simple et la simplicité est ce qu’il y a de plus difficile. » disait Jung. Alors, foin des mots superflus ! Sous cette ombrelle sans prétention, fleurit un silence fécond que mille mots ne sauraient égaler. Il me plaît d’imaginer que ce paravent de modeste apparence abrite une réalité qui ne se paye pas de mots, une nudité qui n’est pas indigence mais très profitable renoncement aux frivolités et aux vanités mondaines.

Écrit par : Amezeg | 19/08/2010

J'ai lu avec attention tous les commentaires, et je vais dire seulement maintenant ce que j'ai ressenti immédiatement en voyant ce cliché, sans raisonner, sans penser à la couleur de l'ombrelle, ou autre.

Pour moi c'était évident que c'était toi sur le banc ....
et même plus j'ai eu l'impression que c'était moi qui avait pris la photo.

Etrange sentiment ?
Pourquoi pas, mais peut être pas si étrange que ça...

Quoi dire de plus , en ce qui me concerne rien !
si ce n'est bonne journée à vous tous amis du blog,
et un bisou particulier pour toi chère Ariaga

Écrit par : mariedumonde | 19/08/2010

@ Amezeg, oui, quand Jung allait à Bollingen il vivait dans une grande simplicité et c'est là qu'il se ressourçait, et qu'il a conçu des oeuvres majeures.

Écrit par : ariaga | 19/08/2010

@ Mariedumonde, peut être, par un phénomène de voyage dans le temps, as tu pris cette photo mais je t'assure que ce n'était pas moi. La tenue de cette dame n'est pas du tout dans mon "style" ! Et je n'ai jamais de parapluie ombrelle, je suis plutôt pour laisser les éléments libres de jouer avec moi.

Écrit par : ariaga | 19/08/2010

Désolé Ariaga, il faut que je parle à (de) l'autre en ce moment, car il ne me parle pas beaucoup. Je suis assommant avec mes textes à rallonge, je ne recommencerai pas, bonne soirée.

Écrit par : Thierry | 19/08/2010

@ Thierry tu fais comme tu sens, les locaux du laboratoire sont vastes...

Écrit par : ariaga | 19/08/2010

La posture de cette dame me la montre très intériorisée, jambes croisées, bras gauche convergeant vers ce croisement. Pantalon gris très sobre. Et cette ombre-elle qui lui cache le visage. A propos de cette ombrelle, un mandala s'y dessine, formé d'un motif "paisley" bleu, sur fond jaune. Couleurs complémentaires! "Pèse-les", les bonheurs et les soucis de la vie. Gouttes ayant peu ou prou la forme du yin et du yang dans le symbole du Tao. Couleur jaune lourde, dense rampart contre la lumière du soleil... ou des regards. Et ces gouttes bleues dansent dans ce dense univers!

Écrit par : Michelle | 19/08/2010

@ Michelle, très juste ce que tu dis sur la posture de la femme et sur le mandala. Je te remercie pour tes commentaires sur d'autres textes.

Écrit par : ariaga | 20/08/2010

je réponds avec un peu de retard, excuse moi … cent têtes, c'était en clin d'œil à Max Ernst et à son roman collage surréaliste qui porte ce nom, tant les commentaires si multiples brodés autour d'une seule photo me donnent en les lisant, la sensation d'entrer dans une superposition de sensations… parfois surréalistes… un univers surdimensionné

bises

Écrit par : venezia | 20/08/2010

@ Venesia, ton clin d'oeil était un beau clin d'oeil, tout à fait dans l'esprit de ce qui s'est fait dans le laboratoire pendant cette période où chacun à contribué à une sorte de mille feuille qui ne manquait pas de saveur même si il était parfois un peu nourrissant. J'en ai ajouté une couche avec mon interprétation dans le style film d'horreur ! Que veux tu ce sont les vacances...

Écrit par : ariaga | 20/08/2010

P'tit clin d'oeil Ariaga, passe un bon week end...demain je dépose une fable de La Fontaine, bourrée de fautes, tu passeras la corriger ?

Écrit par : le Pierrot | 20/08/2010

@ Le Pierrot, certainement pas car je sais que quand tu fais des fautes c'est pour t'amuser !

Écrit par : ariaga | 20/08/2010

Je suis revenue voir Eleonore. Elle n'a pas bougé depuis l'autre jour ! Bisous Ariaga

Écrit par : danae | 20/08/2010

Curieux la vie, je reviens sur mon blog après des mois d'abandon....je vais ici et là et je tombe sur votre page...la bretagne et les hortensias...
magnifique photo...
pensées amicales depuis le fin fond du finistère sud

Écrit par : esther | 20/08/2010

Si ça tombe, la semaine dernière, je n'étais pas loin de toi sans le savoir ..
http://zenpourlesnull.canalblog.com/archives/2010/08/19/18845669.html

Bisous Ariaga, je te souhaite un très beau week-end !!!
(PS - pfffff mon escapade bretonne s'est passée contre pluie et vent, et depuis mon retour le soleil est revenu ! c'est pas zuste !)
;-)

Écrit par : ambre | 21/08/2010

Une brèle... Comment oser occuper le banc de l'Auguste Ariaga... Une vraie faute de goût, surtout sous une umbrêle qui dénature la fraîcheur rayonnante des hortensias si délicats... Il faudra quelques pater et quelques avé pour se faire pardonner.

ZIBELINE

Écrit par : Zibeline | 21/08/2010

BRÊLER : Même origine que "braies": assembler, fixer à l'aide de cordages (Dictionnaire culturel en langue française d'Alain Rey, Le Robert 2005, Tome 1, page 1086) Vous n'avez rien compris. Cette pauvre femme est simplement ATTACHÉE par un sort à ce ombellica-parapluium, et attend désespérément le rugueux prince charmant dont le baiser la délivrera. Elle attend le marin aux mains rudes qui comprendras son drame.... Car dormir ou prendre sa douche avec cet engin, ce n'est pas commode. Alors, sur la côte nord de Bretagne, il y a bien un preux au courage sans limite pour passer dans la brume inconnue au delà de cette ombellica-parapluium, et découvrir la beauté de ses yeux et la profondeur de son cœur, et sécher ses larmes qui rendent si beaux les hortensias.

ÉPHÊME

Écrit par : ÉPHÊME | 21/08/2010

Un petit coucou en passant,
je me fais rare sur les blogs ...
Une femme sans visage, l'ombre d'elle-même ....
Amitiés philosophiques
Daniel

Écrit par : bichon39 | 21/08/2010

@ Zibeline, "Auguste", c'est peut-être un peu trop ... sauf s'il s'agit de faire le clown, ce qui m'arrive parfois !

Écrit par : ariaga | 21/08/2010

@ ÉPHÊME, ton commentaire m'a beaucoup amusée. l'idée de cette pauvre femme attachée à ce banc et attendant qu'un preux, vienne de la mer l'arracher à son sort me séduit par son originalité et son côté légendes bretonnes.

Écrit par : ariaga | 21/08/2010

@ Esther, merci de cette visite. Pour la photo j'espère en avoir fait de meilleurs mais c'est une photo de "circonstances".

Écrit par : ariaga | 21/08/2010

@ le Pierrot, tes petits mots si fréquents de bonjour et d'amitié sont un petit moment de joie dans une journée.

Écrit par : ariaga | 21/08/2010

Cette photo est tres belle au niveau des couleurs, des mystères, et aussi par ses senteurs que l'on devine, parfums de la mer et des fleurs....
bonnne journée

Écrit par : amélie | 25/08/2010

@ Amélie, merci de cette première visite et pour ton blog où j'ai lu un texte touchant et bien écrit. À bientôt, j'espère.

Écrit par : ariaga | 25/08/2010

Aucun doute pour moi :cette personne pense au recueil de poésie "Les hortensias bleus "...Elle a lu quelques vers ,et elle y songe...Elle n'en dira rien ...:)

Écrit par : Hécate | 30/08/2010

@ Hecate, il faut m'éclairer, est-ce qu'il s'agit de Rémy de Gourmont ?

Écrit par : ariaga | 30/08/2010

La sensation première c'est le désir de solitude, j'imagine bien cette dame revoir des moments de sa vie et ce n'est pas un hasard si elle s'est assise là, sur le banc où tu te reposes, c'est un petit clin d'oeil de la Vie ... elle accompagnera tes pensées une autre fois où tu t'y arrêteras et tu verras d'autres choses ...
Merci pour ta visite sur mon blog, je suis ravie que la promenade t'ait plu.
Je t'embrasse en te souhaitant de jolis rêves (que je ne fais toujours pas ou dont je ne me souviens pas ...)
PS : je me rends compte qu'il est rare que je m'arrête lors de mes balades, tu vois que rien n'est hasard ... ;-)

Écrit par : pseud | 08/09/2010