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22/08/2010

LABORATOIRE

 

Le laboratoire d'Ariaga.jpg

 

Nous allons terminer ce voyage estival des mots, sur les ailes de la langue des oiseaux(voir dans les notes précédentes), par un vocable qui s'imposait sur ce blog car il situe le lieu alchimique imaginaire où se rendent les lecteurs : LABORATOIRE. Ce mot en or est riche de recherches et de prières de notes de musique et de charmantes petites bêtes et de bien d'autres possibilités offertes à l'imagination.

Le vieil alchimiste, qui murmure parfois à mon oreille intérieure, a dit deux mots latins : LABOR (travail) et ORA (prie). Les Philosophes de la Nature, comme aimaient se nommer les alchimistes du Moyen Àge qui ne recherchaient pas l'or vulgaire, passaient de longues années devant leurs athanors mais cela n'aurait eu aucun sens si ils n'avaient pas, aussi , consacré beaucoup de temps à la prière. C'est pourquoi ils disaient que dans le LABORATOIRE il y a un ORATOIRE. Je pense comme eux que le chercheur de vérité mêne une quête vaine si il ne demande pas au Dieu de son coeur une aide spirituelle.

Maintenant à vous, amis lecteurs, de "jouer" .

Ariaga

Commentaires

Ariaga merci de ce choix justifié, mais je pensais qu'historiquement les cabinets d'expérience avaient pris les devants. Je n'ai pas pu voir l'exposition qui s'était tenu à l'institut du Monde arabe sur le rôle controversé mais pourtant manifeste de la science arabe vers l'Occident. Cabinets d'expérience puis de réflexion qui ont nourri tout un pan de l'ésotérisme du 18éme siècle notamment.

Écrit par : Thierry | 22/08/2010

Je pense laboratoire et j'écris création ...
Toucher chaque chose, aussi infime soit elle pour la métamorphoser en or, en papier, en vent, en chant, en boue ... Peut importe -quoique - l'essence alchimique même étant dans la rencontre, de soi, de l' Autre, des autres, de la matière et non matière ... La vie même comme laboratoire mouvant, émouvant, prouvant et éprouvant . Vie d'initiation, gaie comme un pinson , puissante comme un aigle ...
Bachelard disait " Je préfère réussir mon feu que ma leçon de philosophie ..." J'aime cette phrase, elle dit le coeur même du laboratoire ... Bon dimanche à toi, Amie ...

Écrit par : Kaïkan | 22/08/2010

J' avais posé ici des mots et ils se sont envolés ...
J'aime ces mots qui trouvent des ailes et s'en vont se recomposer ailleurs, en liberté d'associations ...
Je lis laboratoire et je pense création : toucher chaque chose, chaque être et le, se laisser métamorphoser en papier, en plume, en encre, en or ou boue - chaque métamorphose porte en elle son essence - belle ou laide, toujours vraie ...
La vie comme initiation, fabuleuse et exigeante comme au sein du laboratoire de biographie ... Mouvante, émouvante, prouvant et éprouvante ...
Bachelard disait " Je préfère réussir mon feu que ma leçon de philosophie " ... J'aime cette phrase, au coeur même du laboratoire de nos instants présents ...
Pensées douces vers toi, Mon Amie ...

Écrit par : Kaïkan | 22/08/2010

Les mots partent et reviennent, j'aime ces pieds de nez ;-))

Écrit par : Kaïkan | 22/08/2010

@ Kaïkan, rien que de plus normal en ce moment chez Hautetfort ... ils ont du laisser les clefs à des korrigans ! Si tu avais vu ma tête quand mon compteur m'a dit que pendant deux jours seuls seize personnes étaient venue me visiter.... et puis tout reviens, comme pour toi. J'aime beaucoup ton idée de laboratoire mouvant où tout se métamorphose.

Écrit par : ariaga | 22/08/2010

@ Thierry,si tu penses expériences tu as raison les arabes étaient en avance sur nous mais ici je crois que le mot laboratoire doit être pris dans tous ses sens et tous ses composants. C'est juste pour tirer sur un fil que j'avais donné une tonalité alchimique.

Écrit par : ariaga | 22/08/2010

Pour toi, Ariaga ;-))
http://laqutedekakan.blogspot.com/2010/08/le-maitre-du-laboratoire.html

Écrit par : Kaïkan | 22/08/2010

Petit passage au laboratoire après de longues vacances, merci d'entretenir le feu, chère Ariaga, l'automne est devant nous et l'oeuvre est à poursuivre... Pensées reconnaissantes d'un ex-laborantin !

Écrit par : Arianil | 22/08/2010

Laboratoire ...Dans une chronique du Matricule des Anges ,l'écrivain Robert Alexis disait ( un des très rares entretiens accordé par cet auteur mystérieux ) qu'il considérait son roman "Flowerbone " comme étant son laboratoire .
Bien amicalement.
Hécate

Écrit par : Hécate | 23/08/2010

@ Arianil, je n'oublie pas que, pendant un bon bout de temps, tu as été parmi les plus brillants chercheurs de ce lieu. À bientôt, j'espère.

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

Un laboratoire, quelqu'il soit, est un lieu magique, mystérieux : il y passe beaucoup d'émotions, c'est palpitant de faire des recherches. Et c'est un vrai LABEUR d'y travailler sans voir les heures défiler.... car on ne sait pas quand on va trouver, cela demande une énorme énergie. Bon après midi Ariaga !

Écrit par : elisabeth | 23/08/2010

@ Kaïkan, merci pour ce joli clin d'oeil que tu m'a adressé sur ton blog.

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

@ Hécate, merci pour ce commentaire et aussi, avec un excellent article sur ton blog, d'avoir élargi mon horizon littéraire.

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

Lab-oratorio. Lieu de travail intime où résonne parfois une musique sacrée.
C’est dans le secret du lab-oratoire que se développe puis que se fixe, moyennant le lab-eur attentif et persévérant de l’artiste et sujet de l’opération, cette Lumière que l’œil de l’Objectif ouvert a laissé pénétrer dans la chambre noire. Chaque nuit nous rêvons : ainsi, chaque nuit dépose en notre chambre noire un peu de cette lumière Objective. L’exposition par le rêve d’un aspect de « notre paysage » est révélation de ce que nous ignorions de nous-mêmes, il est souhaitable que la fixation de ce savoir nouveau achève l’opération. C’est une voie de développement qui nous conduit par un labeur patient, non dénué de ferveur et de prière, à bien user des sels d’argent lunaire de notre réceptivité afin de favoriser la production de cet Or qui nous intéresse : celui de la lumière de conscience.

Écrit par : Amezeg | 23/08/2010

< Amezeg : combien ce commentaire me parle ... Entre rêve et réalité, comment fixer ce qui nous est songé ... Pas à pas, avec pudeur, respect, rage et désespoir parfois ... Et petit à petit, le retournement s'opère, ne pas lâcher ce lien fragile mais réel de la métamorphose en conscience et sensibilité ... Réussir à l'incarner parfois au prix de suaves luttes est source de jouissance intense et éphémère au coeur de l'atelier ... Moments sacrés d'une seconde, d'un frémissement, d'une pointe de pinceau ... Le temps bascule alors et l'éternité s'opère là, juste un instant ...
Merci pour ce commentaire ...
< Ariaga, il est en ton laboratoire, des pépites de cheminement précieux, merci à toi pour cet espace ...

Écrit par : Kaïkan | 23/08/2010

@ Élisabeth, c'est vrai que la recherche est très excitante, qu'elle soit matérielle ou intellectuelle, mais je crois qu'il arrive un moment où le chercheur doit abandonner les livres et les microscopes pur écouter le LA de la musique qui se joue dans le laboratoire.

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

@ Amezeg, Kaïkan a raison, tu es une pépite. Je n'en dirai pas plus, ton commentaire se suffit à lui même.

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

ratoire pas comme racloire, encore que c'est aussi avec des restes et des zestes qu'on fait parfois de bonnes expériences, mais plus nettement je pensais à rater car quand il y a essai et erreur il y a une avancée, une compréhension possible ou postulée de ce qui n'a pas marché, des hypothèses en somme et une somme de travail. Pas question de s'endormir sur la paillasse, et pour ce qui est des sorbonnes elles rentrent aussi et avalent les fumées de la création.

Je ne me suis pas trop étendu sur les cornues (je ne parle pas de corps nus) les colonnes à distiller, les flacons et les bassinnes qui fascinent, les ballons et les réacteurs, les tubes (à essai) les éprouvettes aussi, les erlen meyer comme les fioles jaugées, les pipettes qui ne nous transforment pas en carpette; pas question de jouer à la crapette dans notre antre malaisé, entre deux lumières, deux tonalités, deux elixirs.

Je fus un peu chimiste dans un passé lointain, j'ai raffiné et élaboré quelques substances pas forcément aromatiques ni simples à synthétiser.

Merci de vos beaux éclairages
et aussi de rappeler le côté sacré du travail qui quand il n'est pas aliénation peut être source de développement, je pense aux laboratoires d'idées aussi que sont certains cénacles, clubs ou autres think tanks.

Écrit par : Thierry | 23/08/2010

Dans le secret se créent ou du moins s'amorcent des choses nouvelles, merci à Amezeg pour ses paroles révélatrices qui fixent l'attention et lavent du doute.

Écrit par : Thierry | 23/08/2010

@ Thierry, je sentais bien que tu t'étais livré, tel l'apprenti sorcier, à d'improbables mélanges. Que tu avais respiré les sulfureuses vapeurs qui inspirant le poète !

Écrit par : ariaga | 23/08/2010

Allume moi cet écran, que j'y dépose quelque uns de mes fantasmes, tu feras ainsi ton choix...bisou chère Ariaga, bonne soirée...

Écrit par : le Pierrot | 23/08/2010

Ariaga: livré et enivré, presque intoxiqué, pas du chiqué
ai respiré des vapeurs de chlore (oh forme ) qui m'ont débouché les nasaux sans être nasique ni nasillard, apprenti je suis et je resterai, pour les mélanges ils sont bien divers (biens d'hiver) et ont du me monter à la tête ou à l'esthète pourtant parfois la beauté me fuit et je me complait dans trop de facilités. Seule la besogne obscure et systématique, la précision et la rigueur, la traçabilité et la vigueur donnent au cahier de laboratoire
toute son efficacité, quand ce n'est pas source d'étonnement sur ces jaillissements, ces intuitions, ces flashs à moins qu'il ne serve à établir dans notre monde marchand la réalité d'une découverte matérialisée et balisée pour en exercer la propriété. Oui je sais c'est assez terrible mais c'est le tournant que prennent les choses car il faut prouver pour la postérité ou pas d'ailleurs qu'on a été le premier.

Écrit par : Thierry | 23/08/2010

Moi je pense que la vie c’est un laboratoire, qu’elle dépend d’éprouvettes pas forcément généreuses, mais que ce n’est pas important quand on reconnaît ce noyau qui est en nous…

Écrit par : Aslé | 23/08/2010

Merci, Thierry, d’évoquer ainsi les cornues et corps nus car je me souviens alors que les cornus sont parfois des cerfs portant entre leurs bois-antennes qui captent les célestes influences de notre ciel chymique cette Lumière éclairant le monde que les chrétiens révèrent. Le Christ apparut ainsi à saint Hubert et à Saint Placide Eustache, qui effectuèrent alors ce retournement qu’évoque très opportunément Kaïkan dans son commentaire - merci, Kaïkan ! - Ils abandonnèrent alors la vie mondaine pour se tourner vers la spiritualité. Les bois du cerf qui tombent à l’automne puis repoussent au printemps évoquent le renouvellement dont le sens rejoint celui du retournement. Sur ce sujet, et sur bien d’autres, on lira avec très grand profit l’ouvrage d’Anne et Robert Blanc publié aux Éditions du Rocher : « Monstres, Sirènes et Centaures – Symboles de l’art roman » Ouvrage très richement illustré dont je vous livre ci-dessous deux ou trois courts extraits :
«… Le fait de se retourner réclame un commentaire.
Nous avons l'habitude de voir des retournements, tels que celui de la figure 25 sur laquelle un homme se trouve la tête en bas et les pieds en l'air. C'est là une manière symbolique d'exprimer qu'il s'est transformé. Il a changé du tout au tout, dans toute sa démarche.
L'imagier illustre ce que les Pères de l'Église grecque appellent la métanoïa et ce que la voix populaire exprime lorsque l'on a totalement fait changer d'avis une personne: «on l'a retournée», ou «il a été retourné». En l'occurrence, cela signifie que l'on accorde davantage d'importance au spirituel, au monde intérieur, qu'au monde matériel, au monde extérieur.
Toute aventure spirituelle comporte, à un moment ou à un autre, un « retournement.»… » (ouvrage cité, page 85)

« …Pour le cerf, il faut comprendre que ses bois en forme de ramure constituent une véritable antenne dirigée vers le ciel. Par ailleurs, ces mêmes bois tombent puis repoussent tous les ans avec un élément supplémentaire, évoquant ainsi d'une manière assez saisissante le pouvoir de renouvellement.
Il n'est pas possible de parler du cerf sans évoquer la vie de saint Hubert, patron des chasseurs, mais aussi celle de saint Placide Eustache, un peu moins connu peut-être en Occident…. » (ouvrage cité, page 98)

La sculpture qui fait suite, figure 105, représente un homme en plein retournement. On en vient à se dire que les deux notions de renouvellement et de retournement sont proches l'une de l'autre. En effet, parvenir à se retourner implique que l'on s'est renouvelé; et se renouveler aboutit obligatoirement à un retournement. (ouvrage cité, page 105)

@ Ariaga : la pépite a les pieds dans une bassine de glaçons et attend impatiemment que les chevilles retrouvent leur aspect habituel… :-)

Écrit par : Amezeg | 23/08/2010

@ Amezeg, renouvellement,retournement,métanoïa, voilà des mots qui me parlent fort. Je suis inquiète et navrée quand j'entends des gens dont l'évolution m'intéressent et qui me disent au sujet de traits de caractère déplaisants pour leur entourage et pour eux mêmes : Je suis comme cela et je ne changerai jamais.... Pour moi, le travail d'une vie c'est la transformation des défauts en leur qualité opposée.

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

@ Aslé, je crois comme toi que nous sommes dans l'éprouvette , que nous sommes à la fois la matière et l'expérience. L'essentiel est d'être conscient de la présence du centre.

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

@ Kaïkan, je suis touchée par ce que tu dis : "merci pour cet espace". Mon navire a été bien près de sombrer dans les profondeurs et ce sont des paroles comme les tiennes qui m'aident à continuer la navigation.

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

Je viens chez TOI, prier dans ton LABORATOIRE- ORATOIRE pour ne pas voir surseOIR ce LABO à cause d'une invasion de RATs, je préfère y vOIR promouvOIR l'alchimie de l'OR ! Bisous Ariaga

Écrit par : danae | 24/08/2010

Bravo Danae ! mais en tant que grande voyageuse tu pourrais aussi évoque pour nous Bora bora ...

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

Ah bien ça ne m'est pas venu à l'esprit ! Je regrette et pourtant j'y suis allée ! En tous cas, le message que je voulais te faire passer c'est que nous sommes heureux de te retrouver ici.

Écrit par : danae | 24/08/2010

@ Amezeg, j'ai oublié de te dire, fais attention que les glaçons, ne remontent sournoisement leur froidure vers le haut et ne te gèlent le cerveau, causant ainsi des destructions nuisibles à ce laboratoire où tu nous distille tant de merveilles ! (pj)

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

L’évocation de ces supposées merveilles me fait aussitôt le teint vermeil, Ariaga, et je viens donc de plonger la tête dans la bassine - regarnie de glaçons récents - pour apaiser cet embrasement soudain. Position assez inconfortable pour écrire, qui a cependant l’avantage de m’encourager à travailler l’art du retournement… :-)
J’espère que mon labo n’est plus aussi entièrement localisé dans cette région cérébrale dont tu parles et que cette délocalisation lui permettra de subir moins dramatiquement les effets néfastes du coup de froid ou du coup de chaud survenant à l’improviste. Chacun sait qu’il vaut mieux ne pas mettre tous ses œufs - tous ses yeux - dans le même panier…

Écrit par : Amezeg | 24/08/2010

Bon, comme l'écran reste éteint, je ne peux rien déposé, c'est ballot quand même non ?

Écrit par : le Pierrot | 24/08/2010

@ Le Pierrot, j'ai fait exprès de ne pas allumer l'écran car je ne me sentais pas de force pour assumer le décryptage de tes fantasmes oniriques ...

Écrit par : ariaga | 24/08/2010

hisTOIRE du BEAU RAT en LA

Paulus, beau rat savant, et musicien, débordé, n'a pas eu le temps d'intervenir chez Ariaga depuis longtemps. mais une nouvelle histoire vient de lui arriver, que je vous conterai très bientôt.

ÉPHÊME

Écrit par : ÉPHÊME | 24/08/2010

Ariaga avait un jour rêvé de Paulus, rat polyglotte et raffiné... mais moi aussi, et j'ai eu la chance d'avoir, par songe, de ses nouvelles.
Paulus, était moins impeccable que d'habitude, même si un doux foulard de soie naturelle protégeais son cou délicat. Il travaillait dans son LABORATOIRE D'ALCHIMIE SONORE depuis des heures, à la recherche de la perfection dans les entrelacements des sphères musicales, au milieu d'un capharnaüm de fils, micro, amplis et instruments hétéroclites. Et tout à coup, drame! Il ne retrouvait plus le LA absolu, qu'il avait pourtant soigneusement enfermé dans une grosse caisse avec une partition de BOULEZ à grignoter.
Que va faire notre Paulus, désespéré?

À SUIVRE, MAIS VOUS POUVEZ ENVOYEZ DES SUGGESTIONS POUR LA SUITE !

Écrit par : ÉPHÊME | 25/08/2010

@ ÉPHÊME, en effet, j'ai souvenir d'une lointaine visite du rat Paulus au laboratoire. Je suis heureuse de voir qu'il continue ses recherches qui risquent d'être longues si il s'intéresse à la musique des sphères ...

Écrit par : ariaga | 25/08/2010

On m'a rapporté que Paulus, le rat des chants a prêté sa grosse caisse a son cousin, le rat devil, un musicien rappeur, qui a vite déchanté en s'apercevant qu'il s'agissait d'un instrument musique et non d'une superbe voiture, dépité il a construit un radeau de fortune avec la grosse caisse, afin de rejoindre sa belle qui l'attendait sur un banc une affreuse ombrelle à la main.
Morale de l'histoire pour trouver le La commencer par trouver l'affreuse ombrelle.

Écrit par : Peau d'âme | 25/08/2010

Mes fantasmes oniriques ? pfff...pour ma photo cachée, repasses bien ta souris sur la première phrase, bien partout, et tu auras un bisou de la photo, les gens qui ont trouvé n'ont pas donner la réponse, afin de laisser chercher les autres, c'est cool...bise et bonnfin d'après midi...

Écrit par : le Pierrot | 25/08/2010

@ Peau d'âme, cela bégaye en ce moment avec les commentaires, ils sortent en double. Je vois que ta version de Paulus le rat est plus fable ulatrice. À chacun son histoire ... !

Écrit par : ariaga | 25/08/2010

BRAVO ! Le commentaire de Peau d’âme est délicieux et m’a bien fait rire, mais, dans mon rêve, la suite de l’horrifique histoire dans le laboratoire de Paulus est un peu différente.

Après avoir fouiné partout, Paulus, retrouva LA, presque inanimé, râlant en émettant des discordances horribles, blotti dans une partition du Notturno D.897 de SCHUBERT, complètement intoxiqué par le salmigondis des notes de BOULEZ, et si malade qu’il n’arrivait pas à grignoter l’antidote magique contre les croches acides, acérées, méchantes, qui lui brûlaient les tripes et le cerveau !
Apeuré, Paulus courut ventre à terre chercher son vieux complice Virgile, un vieux rat gris, ascétique et pétillant, un peu chamane sur les bords, semblait-il. À l’exposé de la situation, Virgile rassembla quelques produits et ustensiles, et fila chez Paulus. LA était au plus mal, sifflant des notes atroces, tremblantes de fièvre. Tout de suite Virgile déblaya une table, pris délicatement LA dans ses pattes translucides, le posa sur un lit de partition de MOZART, et commença son traitement.

Venu d’outre-monde, un mystérieux chant diphonique monta dans l’air, venu de partout et de nulle part………….

À SUIVRE !

Écrit par : ÉPHÊME | 26/08/2010

@ Amezeg, avec tes refroidissements des opposés peut-être arriveras tu, dans le silence de ton laboratoire, à opérer l'union des contraires si chère à notre ami C.G.Jung.

Écrit par : ariaga | 26/08/2010

@ ÉPHÊME, bien intéressant ton rat et cela me fait plaisir de voir cet animal devenu sujet d'une histoire bien amusante et pleine d'humour et non objet d'expérience.

Écrit par : ariaga | 26/08/2010

P'tit coucou Ariaga, je m'absente demain matin, 2 jours, tu verras ma note...bisou, passe un bon week end...

Écrit par : le Pierrot | 26/08/2010

autant la présence des livres est rassurante, autant ce rectangle de froideur sidérale interroge et inquiète. Une spiritualité inconnue se cache là entre cristal et électron la noirceur comme lien. Bises

Écrit par : jlb | 27/08/2010

Un petit passage et un tendre baiser aussi Amie laborantine... sur la route le Labeur est âpre et cependant attirant, chaque pas se fait portée musicale au point de marquer les pauses et les silences synonymes de l'harmonie vitale... la percée de chaque note en l'oreille est un miel qui parfois colle au palais mais qui toujours révèle sa saveur. Que d'Oratorio en ce monde, c'est tant merveille qu'il me souvient d'Alice et du chapelier fou...
Ici et là... souvent plus près du La que du Si qui se cherche encore... je pause et je silence, tout jour au plus près de Toi... et je t'embrasse Haut et Fort...

Écrit par : Mutti | 27/08/2010

@ Mutti, c'est vrai que l'écran vide fait un peu penser à un trou noir... Mais c'est aussi un vide à remplir.

Écrit par : ariaga | 27/08/2010

@ Re Mutti, curieux je t'ai répondu à la place de Jean-Louis Bec. Un acte manqué qui donne à réfléchir. Tu étais tout en douceur, miel et harmonie et lui dans le froid sidéral. Merci pour ta musique, amie.

Écrit par : ariaga | 27/08/2010

@ Jib, tu dois appliquer le principe des vases communicants en allant lire mes commentaires à Mutti !

Écrit par : ariaga | 27/08/2010

Le LA, livide, ne réagit pas durant de longs instants. Mais les couleurs lui revenait peu à peu. Il se volatilisa tout à coup, pour se retrouver dans le laboratoire d'Ariaga. Elle l'accueillit très poliment, le réconforta, lui fit une tisane de Mozart, et lui passa quelques doux passages de Schubert. Ragaillardi, il lui fit une grosse bise sonore pour retourner dans sa grosse caisse, ou Paulus, prudent, avait installé quelques partitions sautillantes de Vivaldi, pleines de vitamines.
Le soir Paulus entendit un pur accord parfait sortant de la grosse caisse. Virgile était parti depuis longtemps, en disant à Paulus : "LA est guéri. il est parti se requinquer chez Ariaga". Paulus jeta un coup d'œil à l'intérieur : LA, béat, ronflait en accord parfait sur le lit de partitions, un petit bout des Quatre Saisons Entre les dents.

ÉPHÊME.

Écrit par : ÉPHÊME | 27/08/2010

@ ÉPHÊME, elle est amusante et poétique ton histoire et , si on la regarde de près, pleine de notations subtiles. Je suis très flattée que le LA soit venu chercher réconfort et harmonie dans le laboratoire. Merci éphême.

Écrit par : ariaga | 27/08/2010

Le mot laboratoire me fait penser au...savant fou. Mais les alchimistes ont souvent été traités de fous ! D'ailleurs, j'ai vu des images d'alchimiste qui se mettait la tête dans le four...

Écrit par : Guern de Bé | 28/08/2010

Ceci dit, le tien m'a l'air tout à fait "normal" ;o)

Écrit par : Guern de Bé | 28/08/2010

@ Guern de Bé, pour une fois que l'on prononce à mon sujet le mot "normal", je crois que je vais éviter pour aujourd'hui de mettre ma tête dans le four.

Écrit par : ariaga | 28/08/2010

Coucou Ariaga, j'ai donné ton bonjour à mes oies, cela à créé une énorme cacaphonie, affolant le truc, j'ai pas compris, hi hi...bise, bon dimanche à toi...

Écrit par : le Pierrot | 29/08/2010

Lab-ora-Toi-Rê – Laboratoire peut se comprendre, en latin et en français, comme le lieu en soi- même d’où s’élève une prière à l’adresse du Créateur : (ma) Lèvre Te prie (ô)Rê – Les manipulations et bruits de vaisselle concrets, extérieurs n’étant, somme toute, que les gestes, signes et rituels destinés à favoriser la concentration de l’attention du fidèle, son intime recueillement.
(J’espère ne pas redire ce qui fut déjà dit par tel ou tel commentateur car, pour l’heure, je n’ai pas le courage de relire tous les commentaires…) :-)

Écrit par : Amezeg | 29/08/2010

@ Le Pierrot, il est possible que ma connaissance de la langue des oies soit encore un peu insuffisante. Je te promets, je vais travailler dur et la prochaine fois elles chanteront juste.

Écrit par : ariaga | 29/08/2010

@ Amezeg, même si y avait redite, ce que je ne crois pas car tu creuses profond là où peu s'aventurent, tu sais bien que le fleuve n'est jamais le même.

Écrit par : ariaga | 29/08/2010

ton blog est un laboratoire....
besos
tilk

Écrit par : tilk | 30/08/2010

@ Tilk, je pense que tes remuements et tes carnets de voyage intérieur représentent aussi un travail de laboratoire ...

Écrit par : ariaga | 30/08/2010

Ariaga, ma petite asiatique et moi, évitons les bains moussants, car ça pique les yeux du nours, ben si...bisou...

Écrit par : le Pierrot | 30/08/2010

@ le Pierrot, je ne savais pas que vous alliez à trois dans la baignoire.

Écrit par : ariaga | 30/08/2010

Laboratoire. Voilà un mot qui fait résonnance en moi. Il évoque l'alchimie délicate qui s'y joue pour créer, inventer, imaginer... dans un silence proche du divin...

Écrit par : Tatieva | 02/09/2010

@ Tatieva, merci de ta visite. Je suis allée sur ton blog qui 'm'a séduite. Ton qui suis-je, et la manière dont tu vois ton cheminement , ta vision d'artiste. Je vais te mettre en lien.

Écrit par : ariaga | 03/09/2010

On appelle aussi laboratoire l'endroit où travaillent les pâtissiers. Les cuisiniers œuvrent dans une cuisine, mais les pâtissiers dans un laboratoire.

Écrit par : Marie-Claire | 05/09/2010

@ Marie claire, quand je lis tes recettes, que ce soit celles effectuées dans la cuisine où dans le laboratoire il se passe en moi des phénomènes divers tels que excitation, salivation, faim subite, un peu de jalousie devant ton talent, qui relèvent du stade alchimique de la sublimation...

Écrit par : ariaga | 05/09/2010