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13/08/2013

Pique-nique au château

écriture,conte,fantastique,voyage,vacances,château,poésiex

Illustration ÉPHÊME (clic pour agrandir)

Chers voyageurs, il nous faut quitter ces lieux. J’espère que chacun gardera en mémoire une de ces passionnantes  créatures...
Sautez sur le tapis, nous allons décoller. Vous avez faim ? Je m’en doutais. Mes amies du cercle de fées, qui connaissent de la nature les secrets gustatifs, m’ont confié un panier. Découvrons ensemble son singulier contenu :
Terrine de plantain aux airelles, tapenade de prunelles aux orties, crottes de lièvres en coques de chocolat blanc, compote d’amanite tue-mouche relevée d’une giclée de cette absinthe si bien nommée “fée verte”. Le tout sera arrosé d’un Pisse-dru des forêts et d’un sang de sureau aux reflets d’escarboucle...
Ne faites pas la grimace et ayez en ce jour le palais tolérant ! Considérez la chance que vous avez de savourer ces préparations fines, ce qui n’est pas donné au commun des mortels. Ces dames nous ont gâtés, il faut y faire honneur.
Oh mais, surtout ne touchez à rien, pas encore ! Je referme ce panier, nous n’allons pas manger comme ça, bêtement, en volant. Ces nourritures méritent que nous prenions le temps. Je vous ai donc prévu un bel arrêt pique-nique, dans une demeure cachée, hautement mirifique. Regardez sous vos pieds et voyez ce château. Nous y serons chez nous, j’en ai reçu la clef. Quelques nappes de lin y garnissent d’interminables tables, et des chandeliers aux flammes frémissantes seront notre clarté. Quelques araignées tisserandes décorent les plafonds de leurs toiles de maîtres, et les chauves-souris font, d’un vitrail à l’autre, un ballet gracieux de papillons noirs. Est-il hanté ? Bien sûr ! Pour qui donc me prenez-vous...
Vacances surnaturelles, je vous avais bien dit. Voyage pas ordinaire....  Esprit es-tu là ?
Nous nous posons, la grande porte est ouverte. Amis, entrons.

(A suivre)               La Gaillarde Conteuse

    Patricia Gaillard

Commentaires

Ouf, nous voici le jour... l'escapade nocturne n'a pas été sans mal. Notre prisonnier, épuisé par tant d'adversité et de famine, a perdu connaissance dans la forêt du retour. Heureusement il y avait à cet endroit le cabanon d'un vieil ermite. J'ai laissé "Hécate au fantastique peignoir" en compagnie de ce saint homme pour requinquer notre oublié et je suis revenue ici vous rejoindre comme il se doit.
Entrez au château, je vous prie...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Par le récit et par le dessin savoureux, comme nous champignonnons au pays magique des signatures où l’ordre divin est partout si on regarde attentivement pour le découvrir, et c’est ainsi que les plants « signent » leur usage...

Écrit par : Jacqueline W. | 13/08/2013

Et la bave de crapauds façon sauce à la moutarde, tu fais aussi ? j'te jure toi alors...des bisous.

Écrit par : le Pierrot | 13/08/2013

Après toutes ces émotions nocturnes, la lune en était verte de saisissement ( elle avait peut-être subrepticement goûté à mon absinthe ) et que l'oublié prisonnier des douves se remet après quelque thériaque spécifiques et autres soins, voilà que ce château hanté nous attend !!! C'était donc cela ces frissons prémonitoires de l'aube ?
Des chauves-souris...des girandolles où tremblent les flammes sur des tiges de cire...Que de délices en perspectives !!!J'ai toujours eu de l'attrait pour ces tours en poivrières, ces dojons scabreux...les archnées sur les fenêtres tissant leur dentelle ...
Diantre !...Quel été palpitant !!!!

Écrit par : Hécate | 13/08/2013

il est beau ce châteaux ... j'ai hâte d'en faire la visite...mais heureusement que je me suis ramené ma gamelle ....
besos
tilk

Écrit par : tilk | 13/08/2013

Vrai, Jacqueline W, l'ordre divin est ici partout.
Ouvrons tous nos troisièmes yeux !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Mais oui, mais oui, le Pierrot, tout au fond du panier je crois bien voir un petit pot qui a échappé à mon énumération. heureusement que tu es là !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

L'oublié prisonnier des douves se remet ?
Hécate, tu es une fée.
Verte de surcroît.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Tilk, tu me déçois... d'abord tu boudes le vin d'aubépine, et maintenant tu emportes ta gamelle. En bon fréquenteur d'Alchimie, tu n'aurais pas un peu d'audace au fond de tes tiroirs ?

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Je découvre cette ruine revisitée magistralement par la main de Maître Ephême. Alors avant de m'attabler pour déguster le repas des fées, la Gaillarde, en guise de promenade apéritive je m'enfonce dans ses entrailles pour profiter avec aisance de ces lieux étranges et des fosses alentours.

Écrit par : lechantdupain | 13/08/2013

La Gaillarde Conteuse...il me vient comme une idée : ce château ...est dessiné par Ephême ...N'y a-t-il point là une facétie complice avec l'oublié des douves ?...Hum !...
Quand au contenu du pique-nique...il est pittoresque. Prendre le temps de choisir mérite d'y réfléchir.

Écrit par : Hécate | 13/08/2013

lechantdupain, tu as tout le temps, suis tes envies et pénètre dans ce château de taille, dessiné par maître Ephême...

Bien vu, Hécate ! je n'en attendais pas moins de quelqu'un qui sait monter sur un dragon...
Pittoresque pique-nique, oui, cuisiné par de vieilles fées et proposé par une conteuse pas jeune non plus !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Pas de bavette à la buvette pour ce château de Bavière ou d'Alsace
des poternes et des herses mais surtout des mâchicoulis, pas de gâchis dans la coulée, verte ou pas , pas de peur bleue sans barbe idoine, quant aux barbacanes et aux hourds, dis moi qu'ils sont vrais et le dom Juan du donjon que fait il sans sa sœur Anne ?

Écrit par : Thierry | 13/08/2013

Mais elle y est la soeur Anne, Thierry, qui zieute depuis des siècles l'herbe qui verdoie et la route qui poudroie.
Aujourd'hui elle voir aussi arriver toute une cohorte de joyeux drilles, un peu allumés, qui descendent d'un tapis volant, chargés d'une panière de fées...
Elle n'en croit pas ses yeux.
Si la barbe de ce lieu est bleue comme la peur, mesdames, messieurs, attention, les esprits d'épouses sacrifiées hantent les souterrains

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

@ la gaillarde conteuse, C'est important pour notre voyage, dont on peut aussi avoir une lecture alchimique, que tu ai reçu la CLEF car c'est un terme qui signifie avoir à la fois connaissance de la matière de l'Oeuvre et de la manière de la travailler.

Écrit par : ariaga | 13/08/2013

@ Lechantdupain, on fait des découvertes pendant ce voyage, je te croyais plus intéressé par les étoiles que par les douves !

Écrit par : ariaga | 13/08/2013

Hécate....c'est un secret.... mais je suis l'ancêtre d'Ephème, par mon épouse légitime... grosse en Bretagne laissée, et d'ailleurs bien vite remariée, pour que son nouvel époux récupère quelques plages du Trégor et du Léon. C'est pourquoi il a accepté de dessiner ce château, que j'ai pu lui décrire par un drôle d'engin d'où il semblait sortir. Mon histoire l'a beaucoup amusé, et il a pu reconstituer le délabré château de mes songes...

Écrit par : L’OUBLIÉ de MARQUEYSSAC | 13/08/2013

Merci pour ton petit mot
avec toute mon amitié
Daniel

Écrit par : bichon39 | 13/08/2013

Sourire Ariaga, dans la famille étoile existe les trous noirs :)

Écrit par : lechantdupain | 13/08/2013

Ah! ...Messire l'Oublié de Marqueyssac de cette confidence mille mercis ! Plus grande est ma hâte d'entrer dans ce château...

Écrit par : Hécate | 13/08/2013

Bien lechantdupain, douves et trous noirs... et voilà que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

L'oublié de Marqueyssac est l'ancêtre d'Ephême... ? Avez vous bien entendu les confidences qu'il fait à Hécate ? Nous avons donc l'ancêtre, il nous manque le descendant... je suis impatiente de les voir l'un avec l'autre !!
Hi hi, c'est pas banal. Nous sommes bien dans le monde des contes.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Comme le disait la Table d'Émeraude, un grand conte mystique ....

Écrit par : ariaga | 13/08/2013

( ça valait la peine d'y aller avec un dragon !!! ) :))))

Écrit par : Hécate | 13/08/2013

Bienvenue à vous, oublié de Marqueyssac, vous vous joignez à temps à notre repas féerique. Je sais bien que la panse vous tord à rester vide, et nous avons ici de quoi la consoler. Nous attendons encore Ephême, votre descendant, qui ne tardera pas. Sachez que le plaisir de vous voir avec nous est grandiose. Le temps ici n'est rien, nous le savions déjà, mais vous en êtes une preuve parfaite. Débouchons donc du vin, messire, vous allez voir qu'il titre bien plus de nos jours qu'au temps de vos famines, et que de sept ou huit degrés nous sommes passés à douze !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

tout à fait d'accord, Ariaga, bien entendu !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Hécate "au fantastique peignoir" tu as raison, le dragon n'était pas de trop. Grand merci d'avoir amené ici cet ancêtre d'Ephême, je sentais bien que je pouvais cont... compter sur toi. Sa présence va corser ce pique-nique, décidément l'inspiration est aujourd'hui maîtresse, elle nous fait des surprises.
J'adore.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

De l'Alchimie cachée dans les contes, Ariaga, je pense avoir, au moins parfois, la clef. Nous ouvrirons donc avec elle portes, coffres à secrets, et connaissance.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Je sens...que les sortilèges de cette Aventure ne vont pas me lâcher ...Prise dans les toiles des arachnées je vais être...et...si des vapeurs étranges s'échappent des cornues dans une des salles du castel...hum!...Je vais demander à mon Corbeau de veiller à distance...au cas où...ce serait plus périlleux...l'esprit de vin aidant...

Écrit par : Hécate | 13/08/2013

Pas de timidité, chère et vaillante Hécate ! Cet été dragonneux va être inoubliable, songes-y !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 13/08/2013

Élancé mais hasardeux,
lézardé de vignes et de ronces
le lierre courant le long de la pierre
et s'il y avait en bas une rivière
ou même dans les entrailles du castel
une source divine et des citernes
de quoi tenir un siège et déjouer des pièges
ici au pays du pastel ils furent nombreux
mais nettement moins moyenâgeux
le site serait il piégeux et les douves profondes
ce n'est pas parce que les tours abondent
que le lieu en guide citadelle gronde
aux génies qui exhalent des cris des soupiraux

Écrit par : Thierry | 13/08/2013

Chère fleur des contes,

J'ai préparé, pour le pique-nique au château, cum potes, cum potes et terrines de livres au miel-heure de lavandes, avec un petit beau de peur ( oh juste petit ) pour accompagner et se faire des frissons jusqu'aux oubliettes ! Candides-tu ?

Écrit par : Veronica | 14/08/2013

L'eau en vient à la bouche… Je savoure déjà car l'heure du repas approche.

Écrit par : Fanchon | 14/08/2013

les compains vont donc rompre la croute pour la casser
et puis la mie sera heureuse avec qui on aura su partager

Écrit par : Thierry | 14/08/2013

C'est le levain des devins
qui après le repos
montre le beau sage
qui sous le torchon
à su titiller les esprits
ne pas faire mentir
juste fermenter
et faire monter
pas que la garde
alors pâte ami donné
venez ici taster et toaster
que galettes se goutent
et brioches se remplissent
que les bouches se doutent
et les galoches talonnent
bientôt c'est le gilet qu'on déboutonne

Écrit par : Thierry | 14/08/2013

Véronica, quelle bonne idée de rajouter des mets à ceux qui sont prévus. Et puis ce petit beau de peur, j'adore !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

C'est vrai, Fanchon, l'heure du repas approche.
Du moins l'heure de notre monde.
Quelle est-elle dans l'autre ??

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

eh bien, Thierry vient de très bien le dire :

À TABLE !!!!!!!

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

J'ai hâte d'ouvrir le panier et de me repaître de ces mets fabuleux. Ces vacances surnaturelles s'annoncent bien et l'imprévu frappe à la porte. Attendons la suite!

Écrit par : Daniel | 14/08/2013

Ouvrons donc ce panier, ainsi que celui de Veronica...
cum potes, petit beau de peur, terrine de livres au miel-heures de lavande, Terrine de plantain aux airelles, tapenade de prunelles aux orties, crottes de lièvres en coques de chocolat blanc, compote d’amanite tue-mouche relevée d’une giclée de cette absinthe si bien nommée “fée verte”.
Le tout sera arrosé d’un Pisse-dru des forêts et d’un sang de sureau aux reflets d’escarboucle...

La table est blanche et fraîche, les bougies, rouge translucide, ont des coulées rubis, voyez les assiettes peintes de scènes de toutes les mythologiques, les couverts d'or fin, les serviettes brodées par des doigts de fées et les coupes qui ressemblent à s'y méprendre à des graals... Bien sûr on entend des grincements, des gémissements, des craquements. C'est le lieu qui veut cela. Restons zen.
Plaçons l'Oublié de Marqueyssac, notre invité, en bout de tablée, il présidera ce festin. Son descendant n'arrive pas encore, il nous demande de commencer sans lui. Êtes-vous bien installés, bien contents, bien détendus ?

Alors...

BON APPÉTIT À VOUS TOUS !!!!

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

bon OK je vais faire un effort ...ou plus tôt je vais me laisser aller..
besos
tilk

Écrit par : tilk | 14/08/2013

Bravo, Tilk ! je suis sûre que tu ne seras pas déçu...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

@ Thierry, j'aime beaucoup ton dernier envoi.

Écrit par : ariaga | 14/08/2013

Pendant que nous dégustons ces merveilles, j'aimerais, cher Oublié de Marqueyssac, que vous nous racontiez un peu votre nuit.

Et l'Oublié, en bout de table, prend la parole...
"Je ne peux vous en faire le récit dans ma langue naturelle, vous n'y entendriez rien. Mon cher descendant a écrit pour vous mes aventures nocturnes, écoutez plutôt...

Je ne me morfondais même plus dans mon cachot, recouvert de tant de temps que je me fondais dans les murailles. Et puis de drôles de bruits sont venus de ma porte toujours close. Mes geôliers ont ouvert cette lourde porte, ronds comme des pinsons, et sont venus s’installer pour dormir dans mon cul de bas de fosse, enivrés par les bonbonnes de la Gaillarde conteuse, à qui je présente toutes mes excuses pour mon commentaire sur sa réputation, et, assommés par ses contes à dormir debout, se sont mis à ronfler pour des lustres. Une toute aussi accorte gente dame l’accompagnait, que la Gaillarde appelait Hécate, vêtue d’un « fantastique peignoir » où un dragon de feu ondulait sur la soie bleue en lançant des flammes, empêchant même d'imaginer le reste de son être. Moi qui ne fréquentais que les araignées et les rates depuis ma mise sous écrou, ce fut un sacré choc ! Comme par magie je me retrouvais alors dans une profonde mangrove hérissée d’arbres griffus. Et là… là, mes deux commères se sont mis à me décrire un fabuleux banquet, d’un raffinement et d’une abondance magique. C’en était trop… l’on peut résister au péché de chair…. Mais pas au péché de CHAIR, la gourmandise étant le premier des péchés capitaux… Je m’évanouis de désir culinaire ; mes deux fées ont dû me transporter, délirant dans d'invraisemblables menus diaboliques…
Je suis maintenant dans la pauvre masure d’un saint ermite. Il semble bien s’entendre avec le peignoir au dragon et ces deux-là me font avaler force décoctions, bouillons fumants aux goûts étranges dont ils refusent de me préciser l’origine. Il parait que nous allons nous rendre en tapis (?) dans un fabuleux château…. Je renais… et ma curiosité se réveille. Peut-être y aura-t-il quelques jolies dames dont je pourrais pincer un peu les fesses, bien que les mœurs semblent avoir bien changé, et les dames devenues fort impertinentes…. Tout à coup, un serrement au cœur. Et ma mie, qu’est-elle devenue ? Sera-t-elle de la fête ?"
L'OUBLIÉ DE MARQUEYSSAC

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

ARIAGA À TOUS, pour ceux qui prendraient le tapis en marche je précise que l'oublié de Marqueyssac à raconté ses aventures dans deux notes (voir liste des notes à droite) intitulées NUIT MAUDITE À MARQUEYSSAC (1 et 2). Il nous avait fait grande pitié ....

Écrit par : ariaga | 14/08/2013

les beatniks au château , décidément on ne fait pas des boulettes qu'avec la mie ?

Écrit par : Thierry | 14/08/2013

Merci à la Gaillarde Conteuse de nous transmettre ce discours bien tourné des impressions de l'Oublié de Marqueyssac qui semble avoir retrouver ses esprits...Loué soit ce Dragon de mon peignoir Enchanté d'avoir ébloui sa vue encore un peu floue et,par ses flammes lui dérobant mon apparence me garde en mon mystère. Les assiettes sont somptueuses, la faim me vient après toutes ces péripéties...J'attends le crépuscule pour venir m'asseoir parmi vous tous et toutes. Un peu de datura noir pour parfum...et je suis là !...Chut !...Ariaga et la Gaillarde n'en soufflez mot, attendons de savoir si l'Oublié est alerté par son odorat et...et...:))))

Écrit par : Hécate | 14/08/2013

je n'en soufflerai mot... Hécate, sois tranquille.
Datura noir... bon sang, t'es audacieuse...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 14/08/2013

Ce château, aussi élégant soit-il, ne m'a pas l’air d’être "très catholique". Il ne tient debout que par la force du Saint Esprit ou plutôt, peut-être, par celle du...par celle de Celui qui sépare et désunit... mais, chuut ! je n’en dirai pas davantage. Toutefois, observez de plus près, à la loupe, toutes ces pierres de parement posées debout comme des menhirs, comme ces pierres dressées par les païens, mégalithes dont le nom breton véritable est peulvaen, c’est à dire pieu de pierre. De là à imaginer que le bâtisseur de ce château est un farouche adorateur païen du lingam ou phallus de pierre il n’y a qu’un petit pont-levis à faire mouvoir et à franchir inconsidérément...
Prudence, prudence...beatnik ou autre, ce gaillard-là pourrait faire passer le goût du piknik à toute âme innocente qui se laisserait prendre à son boniment bien rôdé...
« Que voilà un château gaillard ! » vous écriez-vous sans doute, mais il faut au visiteur ou à la visiteuse un vrai cœur de lion pour l’aborder sans y laisser son âme, ses chausses ou son hennin, sans parler du succulent pique-nique qui serait sûrement croqué lui aussi par l’insatiable châtelain.

Écrit par : Amezeg | 15/08/2013

@ Amezeg, ombre et lumière, ton texte quelque peu païen fût pour moi, quand je l'ai découvert ce matin, l'occasion d'une grande jouissance de l'imaginaire ! Je vais le déguster toute la journée ...

Écrit par : ariaga | 15/08/2013

Je le prendrai fut il de fer, je le garderai fut il de beurre ! Çà ne vous rappelle rien ce dialogue de rois et ces provocations entre l'Auguste et le cœur de lion et sans vexer quiconque c'est du Vexin François pour garder les portes et sur les rives de la scène que la forteresse redoutable se dressait et qu'on se presse encore pour y voir les ruines.
Un château cathodique qui occupe tout l'écran et des tours effilées (comme dans plus d'un sac) qui accrochent le ciel et dont on fait son miel, qui vous grattent les dieux et attirent la foudre, mais dont on ne peut se résoudre à éloigner le regard tant elles nous fascinent.

Écrit par : Thierry | 15/08/2013

Thierry, ces ruines où l’on se presse encore, débarquant sans prudence d’un autocar bondé ou d’un tapis volant égaré, sont, je crois bien, celles du Château de la Forte Étreinte.
Le cat au duc, le noir matou, y rôde encore les nuits de lune roussse, miaulassant à l’envi les louanges à son maître caché dont je tairai ici le nom.
Que faut-il se frotter, les yeux peut-être, pour faire écran aux mirages d’images trop fascinantes que ce greffier incube ou succube sait faire miroiter à nos mirettes captivées afin de mieux nous aspirer le suc de l’âme jusqu’à la dernière goutte ?

Écrit par : Amezeg | 15/08/2013

@ Amezeg, en ce 15 Aout où les passagers du tapis doivent terminer de festoyer, tu me fais frémir à l'idée qu'ils pourraient être contraints de passe la nuit au château. En plus, j'ai perdu le contact avec la Gaillarde Conteuse, certainement occupée à de mystérieuses besognes ...

Écrit par : ariaga | 15/08/2013

Ah oui ? Encore à suivre ?
Je dois t'avouer que j'ai vraiment mangé des crottes de lapin quand j'avais 9 mois. Ma mère avait un lapin domestique et il venait dans mon parc. Si bien qu'un jour j'ai découvert une crotte et je l'ai goûtée. Je ne sais plus si c'était bon. C'est ma mère qui m'a raconté.
Je peux bien savourer les préparations fines de la Gaillarde Conteuse. Alors je monte sur le tapis et op !

Écrit par : elisabeth | 15/08/2013

Moi je descends du tapis et ... miam !!!
J'ai amené mon chat avec moi car il me protégera des fantômes du château hanté. Ces animaux là détectent les présences spectrales.
Merci à vous tous qui savez si bien nous emporter dans des délires qui nous font frissonner !

Écrit par : danae | 15/08/2013

Coucou chère Ariaga

Je voyage pas mal...

Je ne suis plus trop "intéressée" par le blog.

J'ai des désirs de "partir", beaucoup...je cherche pour les USA.

Je t'embrasse

Écrit par : Lmvie | 15/08/2013

@ Lmvie, je suis contente d'avoir de tes nouvelles. Je comprends que tu aies des envies d'expériences moins "virtuelles" que celle des blogs. Ne te contentes pas de désirs, FAIS LE.

Écrit par : ariaga | 15/08/2013

De l'esprit il y a sans nul doute ici...et notre chère conteuse y est pour beaucoup.

Délicieux voyage que celui qui nous ait offert.

Jean

Écrit par : Jean | 15/08/2013

...j'ai oublié une mention très spéciale pour l'excellent dessin de EPHEME, j'avais déjà pu apprécier sa plume ici mais ce château suspendu est magnifique !

Jean

Écrit par : Jean | 15/08/2013

Chers visiteurs variés de ce 15 août,
Chacun voit à ce château le maître qui lui plaît...
Est-ce Dieu, est ce diable ? Nous les conteurs pouvons prononcer leurs noms et manger à leur table, avec simplicité.
Pendant que vous fantasmez, chacun à votre façon, autour de l'édifice qui n'est pas catholique (je dirais Dieu merci!) je suis toute affairée à ficeler la suite de l'aventure, car ici pas d'ennui, je m'en porte garante.
Savez-vous à quoi je vais vous convier ? Non ? Eh bien tant mieux la surprise n'en sera que meilleure quand vous la découvrirez.
à tantôt... buvez, mangez, terminez sans hésiter ces franches victuailles et ces liqueurs de choix.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 16/08/2013

« Est-ce Dieu, est ce diable ? Nous les conteurs pouvons prononcer leurs noms et manger à leur table, avec simplicité. »

Ah ! sainte simplicité ! Elle est si rare, ô Gaillarde conteuse ! et si l’on en croit Jung, elle est aussi ce qu’il y a de plus difficile à réaliser. Tout un programme pour l’homme du commun qui n’y a pas encore trouvé accès...

Écrit par : Amezeg | 16/08/2013

Pour ceux qui veulent rentrer dans ce château, et en cas de "panne de tapis" , n'oublions pas l'échelle dans les nuages, celle qui figure à gauche sur la page d'accueil d'Ariaga, elle va très bien pour accéder au pont levis qui est caché......si si ......faites le tour il est derrière.....
Allez avant de continuer un petit coup de remontant de ma fiole magique
hic....

Écrit par : mariedumonde | 16/08/2013

C'est le coup de l'être y est !
le pont levois on ne le vois pas
pas un château de pendus
sinon certaines plantes
y seraient surabondantes
pas de marchand de tapis ici
juste des marchants
et peut être des sachants

Écrit par : Thierry | 16/08/2013

@ Mariedumonde, merci de rappeler l'existence de cette échelle qui pour moi est la clef du blog ...

Écrit par : ariaga | 16/08/2013

L'échelle ? !!!...Ah!...J'y ai jeté un oeil, et si il faut y grimper pour atteindre les tours du château, eh! bien je crois que les ailes du Dragon seront les bienvenues...( oui...un brin de paresse ...)

Écrit par : Hécate | 16/08/2013

@ Même si je ne suis que le "véhicule" je suis heureuse que tu apprécies le voyage.

Écrit par : ariaga | 16/08/2013

@ Thierry, tu es vraiment en forme en ce moment. Encore une belle poésie aux tiroirs remplis de sens.

Écrit par : ariaga | 16/08/2013

@ Hécate, rassure toi, dans le monde de notre conteuse il n'y aura pas de pannes de tapis.

Écrit par : ariaga | 16/08/2013

Encore un château du diable
avec des tours coiffées de chapeaux
mais pas gonflables
on ne fait pas passer le marchant...de sable
mais cela a de la gueule
même si noble
rime parfois avec sinople
quant à l'azur il nous susurre
d'autres histoires qui subsument le tout
bref avoir des atouts dans son je
n'est pas une avance certaine
il faut d'abord passer les obstacles
avant de trouver le réceptacle
susceptible de vous contenter

Écrit par : Thierry | 16/08/2013

Un castel-météore et notre boue fera de l’or ?
Pas un écu peut-être, jeté par la fenêtre
Ouverte sur l’espace tout intérieur
Où notre lumignon de conscience
Tremblote entre désir et peur.
Pas un grain, pas une once... ?
Peut-être une réponse
Plus forte que la science
Des livres de papier
Sera-t-elle murmurée
Dans le secret du cœur :
Souffle de l’âme sœur
Qu’on y peut rencontrer
Au détour d’un vrai songe,
Entre deux escaliers,
Dans un couloir qui longe
La douve au pont-levis
Que relève le jour
Et qu’abaisse la nuit.

Écrit par : Amezeg | 16/08/2013

Le doute me ronge
devant ce bel ouvrage
qui du temps a subit
l'assaut et les outrages
la vérité me plonge
dans une introspection
d'où jaillissent des rubis
bien loin du partage
comme des yeux dans la nuit
et si c'étaient ceux de chiens
de l'édifice les preux gardiens
eux qui ne suscitent l'ennui
mais font suinter la peur
dans un décor baroque
qui n'a rien de guimauve
on entend le bruits des fauves

Écrit par : Thierry | 16/08/2013

Panne de tapis, mariedumonde ??? tu veux rire !!!
Distinguez s'il vous plaît ce monde-là du nôtre, acceptez de penser en termes de magie. Ici pas de carburateur, bielle ou ventilateur, ce tapis syrien est en tout mirifique et ne nous laissera jamais tomber à moins de le décider, ce dont il est fort capable.
Ce ne serait pas alors une panne, mais une décision, voyez la différence...Ma chère mariedumonde, n'oublie surtout ta fiole mag...hic, pour la suite on va en avoir besoin.

Thierry, tu es inspiré par la situation ! Bravo...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 16/08/2013

Bien sûr, Amezeg, notre voyage nous mène à la fameuse simplicité. Ensuite la manière opérative est le travail pratique de chacun.
Tout un programme, effectivement...

Quel magnifique et profond poème alchimique tu nous donnes là. "notre lumignon de conscience tremblote entre désir et peur" ça me fait craquer. "Peut-être une réponse plus forte que la science des livres de papier" c'est ça !! et si bien si bien si bien dit. vraiment merci.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 16/08/2013

Syriaque et pas foutraque
car pour creuser une fin
il font rompre le fil
mais pour la patafiole
il faut de la gambe
plus que la viole
avant de voir la queue fourchue
et développer atomes crochus
avec le diable oblique
alors même si on est bien en jambes
et qu'on ne tient pas en place
il faut attendre que ça se tasse

Écrit par : Thierry | 16/08/2013

@ Danae, une bonne idée de venir avec ton chat mais méfiance, dans les contes les chats peuvent devenir des magiciens plus ou moins catholiques !

Écrit par : ariaga | 16/08/2013