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04/09/2013

Marie-Louise von Franz et le conte

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Pendant tout ce mois d'Aout, où nous avons voyagé avec la Gaillarde Conteuse dans le monde du conte, j'ai pensé à la manière dont Marie-Louise von Franz nous introduit dans ce domaine merveilleux qui est en chacun de nous. Cette disciple privilégiée et héritière de la pensée et de l'oeuvre de C.G.Jung nous montre, grâce à son immense culture et sa pénétration du langage symbolique, combien ces histoires qui jouent à faire émerger de puissants archétypes sont finalement révélatrices d'un cheminement vers une harmonie des contraires. Le Soi ? Peut-être ...

Ceux qui ont lu entre les lignes du dernier texte de Patricia Gaillard, dite la Gaillarde conteuse, ont bien compris qu'en nous enchantant elle nous conduisait vers un jardin merveilleux, celui que les alchimistes appellent le "jardin des sages" et que dans ce jardin intérieur on pouvait faire la découverte de ce roi qui est une manifestation du Soi. J'espère que ceux qui me lisent ne confondront pas l'archétype et sa re-présentation.

Je n'arriverai jamais à m'exprimer aussi bien que Marie-Louise von Franz au sujet de contes c'est pourquoi je vous propose une citation qui conclut son ouvrage : L'interprétation des contes de fées (Albin Michel):

"Le nouveau principe de conscience est donc une totalité, il se place bien au-delà de la scission entre les opposés féminin et masculin, bien et mal. Les contes - et les rêves - montrent que le progrès serait de tendre vers une réalisation de cet équilibre. On peut dire, en s'appuyant sur l'exemple de ces contes, que le centre le plus intérieur, le noyau divin de la psyché humaine, est la seule chose qui puisse transcender le problème du bien et du mal et qu'il est le seul facteur absolu capable de nous conduire au-delà de la situation de chaos à laquelle nous sommes confrontés. Seul l'être conscient et individué peut résister aux épidémies psychiques qui contribuent dans une proportion incalculable à augmenter le mal et la souffrance du monde.

... en réalité, les contes de fées ne sont qu'en apparence des histoires naïves et innocentes. Ils sont si riches de sens qu'on ne peut les expliquer superficiellement et que, pour les comprendre réellement, il faut que nous acceptions de plonger, avec eux, en eau profonde. "

C'est cette plongée que nous avons tentée pendant le mois d'Aout avec la Gaillarde Conteuse.

Ariaga

Commentaires

Et par les vents du ciel qui nous content l'histoire en rouge, noir, et or !
et par la belle photographie, une étrange plongée : en ce qui fait enflammer l'esprit ?
c'est inscrit ici comme un hymne à l'amour de la vie !


" Où la vie se contemple tout est submergé..."


Où la vie se contemple tout est submergé

Monté les couronnes d’oubli

Les vertiges au cœur des métamorphoses

D’une écriture d’algues solaires

L’amour et l’amour.



Tes mains font le jour dans l’herbe

Tes yeux font l’amour en plein jour

Les sourires par la taille

Et tes lèvres par les ailes

Tu prends la place des caresses

Tu prends la place des réveils.

Paul ELUARD
L'Amour, la poésie, 1929.
in
http://fr.scribd.com/doc/126411551/9/IX-Ou-la-vie-se-contemple-tout-est-submerge

Écrit par : Jacqueline W. | 04/09/2013

Oui, voyager dans les contes est un voyage extraordinaire..."les contes ne servent pas à endormir les enfants mais à éveiller les adultes" disait...je ne sais plus qui !

Chaque conte peut être lu à plusieurs niveaux...le dernier niveau, le plus profond, n'étant pas, à mon avis, le sens psychanalytique (personnel), mais le sens historique et collectif.
Les contes sont -aussi- un abrégé de l'histoire des forces souterraines qui mènent le monde...

Merci pour la citation de M-L Von Franz...qui rappelle l'essentiel.

Écrit par : La Licorne | 04/09/2013

@ Jacqueline W, merci pour cette citation au sujet de la photographie. J'aime bien photographier au plus près des matières qui permettent de laisser émerger le rêve et l'imagination. Tes propres oeuvres sont un modèle du genre.

Écrit par : ariaga | 04/09/2013

vous, réenchantez le nous, mais la grégarité n'est elle pas un vaste mensonge
favoriser en apparence l'endormissement et en fait plonger au cœur de réalités complexes dans une figuration transe figure hâtive c'est amener l'être à un état de conscience élevé

Écrit par : Thierry | 04/09/2013

@ La Licorne, tu as parfaitement raison, les contes agissent surtout au niveau de l'inconscient collectif en son niveau des "types" qui rodent dans l'inconscient que l'on pourrait dire historique. Les rêves ont, en général, un message plus personnel.

Écrit par : ariaga | 04/09/2013

Les contes sont un monde magique tressé de sentiers invisibles qui nous guident vers notre Vérité.

Écrit par : EPHÊME | 04/09/2013

Plonger au plus profond de soi, c'est ce que nous ne pouvons pas faire quand nous sommes dans le quotidien. Mais le soir venu, je plonge...

Écrit par : elisabeth | 04/09/2013

J'avoue avoir du mal à me plonger dans le rêve surtout quand je plonge dans l'évier pour laver la vaisselle !!! Enfin la plongée sous-marine m'a apporté le rêve en évoluant en apesanteur dans l'élément liquide et en rencontrant la vie sous-marine si riche en diversité et couleurs !!! Bon je sais je m'éloigne du sujet, mais je suis bien là à admirer le rouge et or de la photo. Je t'embrasse Ariaga

Écrit par : danae | 04/09/2013

il faudrait des comptes immoraux ...
besos
tilk

Écrit par : tilk | 05/09/2013

Coucou Ariaga, tu sais bien que le conte préféré chez moi, c'est Peter Pan...j'espère que tu vas bien, je rentre d'un bon séjour reposant dans l'Aveyron, super super...bise et bonne journée...

Écrit par : le Pierrot | 05/09/2013

Ce fut une belle promenade, pleine de fantaisies mais aussi de découvertes. Important la conscience ! Ouvrir sa conscience est une façon de ne plus vivre dans l'illusion. Bonne journée Ariaga.

Écrit par : Daniel | 05/09/2013

Des contes pour régler des comptes...en somme
mais pas de soustraction, des additions, pas des addictions uniquement
pas histoire de tirer un trait sur son histoire

Écrit par : Thierry | 05/09/2013

@ Thierry, je retiendrai que les contes peuvent élever le degré de conscience.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ ÉPHÊME, que bellement cela est dit !

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ Élisabeth, c'est déjà bien si, le soir, tu peux avoir un contact avec ton monde intérieur.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ Danae, le réel c'est important et la plongée sous marine doit être enthousiasmante.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ Ariaga : Ne peut-on se demander parfois ce qu’est « le réel » ? Le monde extérieur est-il plus ou moins « réel » que le monde extérieur... ?
Selon le témoignage de Marie-Louise von Franz, pour Jung, la réalité intérieure était la réalité essentielle, avant la réalité extérieure. Je crois qu’il en jugeait ainsi non seulement pour lui-même, mais pour tous et pour toutes.

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

Le conte "compte" comme dit Thierry...(c'est d'ailleurs son étymologie)...

Le conte est "chiffré" et demande à être "déchiffré"...ce que notre inconscient fait très bien, d'ailleurs...même quand notre conscient n'y comprend goutte...

Voilà pourquoi les enfants restent "bouche bée" devant un conte qu'on leur "ra-conte"...
Proches de l'inconscient, ils sont encore (contrairement à nous) perméables à la magie qui s'en dégage et au "sens caché" qui s'y trouve...ils ressentent fortement (les veinards) qu'il y a là quelque chose d'important...et ils en redemandent.

Mais attention : le conte n'est pas qu'un récit "merveilleux" plein de petites fées qui s'ébattent joyeusement et de châteaux dorés qui nous attendent à la fin du chemin...ce n'est pas une évasion, c'est un recentrement.
Les "vrais" contes sont cruels (les ogres et les loups mangent les enfants...les belles-mères tuent sans pitié...certains se terminent très mal...etc)

Voilà pourquoi il me semble qu'il faut laisser certaines "fadaises sucrées" soi-disant modernes et se pencher en priorité sur les contes qui ont "traversé" le temps et les époques...

Ces histoires-là , dont on ne connaît pas l'auteur en général (et pour cause) ont été racontées par des dizaines de milliers de conteurs ( plutôt des "conteuses" d'ailleurs, car ce sont le plus souvent elles qui transmettent les récits aux enfants).
Au fil des années et des siècles, ces histoires se sont transformées...enrichies...déformées...et elles se sont imprégnées de "l'esprit des profondeurs", de tout un arrière-plan archétypique et inconscient...particulier à chaque époque.

En fait , les contes sont les "mythes du pauvre", les mythes populaires...les mythes qui viennent du "coeur" et ne demandent aucune "culture" intellectuelle.

Transmis oralement par les mères, les grands-mères, les grands-pères, les gens "ordinaires", il s'enrichissent des apports inconscients de chacun, et du coup, ils contiennent une profondeur qui échappe au "conscient culturel"...ils contiennent une "vérité" qui non-écrite et sans cesse en transformation,en transmission "vivante"... ne peut être "censurée"...

Un conte n'est jamais "figé"...un conte est souple et adaptable...si son "noyau dur" demeure...sa structure et ses détails changent sans cesse et reflètent les problèmes sous-jacents de chaque "période" qu'il traverse...

Etudier les transformations d'un conte au cours du temps, c'est effectuer une analyse de l'inconscient collectif et de son évolution...c'est passionnant.

Le problème est que souvent, on n'en connaît qu'une version ...et qu'on fait comme si celle-ci était intemporelle et universelle.
On essaie d'en tirer des enseignements "généraux" sans voir qu'il faut resituer tout cela dans un contexte historique, dans une "histoire de la psyché"...

Écrit par : La Licorne | 05/09/2013

Erratum - On s’y perdrait...merci de lire plutôt :
"Le monde extérieur est-il plus ou moins « réel » que le monde intérieur...? ?

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

Le monde intérieur est d'une "réalité" incontestable, Amezeg...
Il est même "premier"..
C'est le seul auquel nous ayons véritablement accès (car nous ne percevons pas le monde extérieur "tel qu'en lui-même, mais tel que nos sens puis notre cerveau le "retraduisent") et il est premier car il est la "cause première"...le monde extérieur nous "renvoyant" continuellement ce que nous avons "à l'intérieur"...
Si nous ne nous en percevons pas toujours, c'est juste qu'il y a parfois un petit "délai d'attente" entre l'intérieur et l'extérieur...

Ainsi les mythes (et les contes) nous montrent (symboliquement) "l'histoire que nous nous racontons collectivement à un certain moment"...histoire qui finira tôt ou tard par se traduire à l''extérieur...par des choses très concrètes...

Écrit par : La Licorne | 05/09/2013

Merci à la licorne ce n'est pas un combat narval mais sans avoir de dent contre les mots, l'émotion amputée, oui il faut revenir aux basiques et aux fondamentaux, les fonds du mental, les fondations quoi, ce qui relie des chaines d'hommes tapis autour de feux, qui inventent des récits pas à sens unique pour en faire le tour dans tous les sens et dans toute l'essence , des récifs ontologiques où les vagues du temps ont accroché des attributs que les tribus on pu garder précieusement, précisément et précis aimant, parce qu'il contient des choses chères à leur cœur et les rend acteurs.

Écrit par : Thierry | 05/09/2013

N'aie pas peur de ma corne (ou de ma dent de narval), Thierry... ! :-)

J'aime bien ton image de "chaînes d'hommes autour de feux"...oui, raconter les histoires autour du feu...central, autour de cette énergie qui nous est commune et qui nous relie...
et aussi l'image des "récifs ontologiques" où se sont "accrochés" des bribes précieuses...

Tiens, j'ai retrouvé une citation de Jung :
«Les contes nous donnent une anatomie comparée de la psyché collective !»

(voir ici : http://www.lafontainedepierre.net/ec-marie-louise-von-franz--1.html)

Écrit par : La Licorne | 05/09/2013

@ La Licorne : Tout cela est fort bien dit et, tu t’en doutais peut-être, c’est à peu près moins point de vue sur la question... ta proposition concernant « un petit "délai d'attente" entre l'intérieur et l'extérieur... » est intéressante.

Mais, je m’interroge...car ma question s’adressait à Ariaga et sa réponse m’aurait bien intéressé, or c’est La Licorne qui répond... La Licorne serait-elle l’expression intérieure d’Ariaga ou bien est-ce le contraire ? Cela me donne un peu le vertige, je ne sais plus qui est qui, ni qui est où... :-)

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

Bon, ben, toutes mes excuses...
je croyais sincèrement que tu t'adressais à tout le monde...

Écrit par : La Licorne | 05/09/2013

Latence n'est pas laitance
mais quand il abuse de la jactance
alors parfois elle le tance

Écrit par : Thierry | 05/09/2013

@ La Licorne : Sans doute l’as-tu cru en toute bonne foi.
J’étais un peu surpris, mais cela pourrait bien m’arriver, à moi aussi ! Comme tu sembles être très en verve en ce moment, il n’est pas étonnant que cela s’écoule promptement de soi-même... ;-)

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

@ Amezeg, non, la Licorne n'est pas une de mes personnalités multiples ! Je crois, en effet que le monde intérieur a une forte réalité mais je ne me sens pas de me lancer dans le vaste débat philosophique sur la nature du réel. Pour en revenir à Jung, quand il parlait du monde intérieur il s'agissait de toutes les couches de l'inconscient jusqu'aux plus profondes. Peut-être serais tu d'accord pour que nous disions qu'au niveau du "Psychoïde" il y avait un pont entre la nature et la psyché.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@Thierry, j'aime bien quand tu dialogues avec Amezeg. Vos différences sont enrichissantes.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ Tilk, il y a des contes très immoraux ...

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

@ Le Pierrot, je suis contente d'avoir de tes nouvelles, je m'inquiétais un peu.

Écrit par : ariaga | 05/09/2013

Pourtant je ne vole pas haut en ce moment , si jamais ça m'arrive d'ailleurs, et puis avec une aile coupée je ne vais pas aller bien loin !
Et si on convoquait Bergson pour que la montagne raisonne et n'accouche pas que d'une souris , ou qu'elle résonne des fois qu'elle serait magique ?

Écrit par : Thierry | 05/09/2013

Tu ne m'en voudras pas si j'écris ici que je suis un peu...largué. Il me faudra reprendre cette série au début mais je voulais déposer un petit message d'amitié et aussi de félicitations à tous les intervenants de cet été chez toi.

Écrit par : Louis-Paul | 05/09/2013

@ Ariaga : Tandis qu’à notre époque, en Occident et peut-être ailleurs, on ne considère comme réelle que la réalité du monde visible et tangible pour nos cinq sens les plus connus, chacun peut sans doute, sans se "lancer dans le vaste débat philosophique sur la nature du réel", méditer avec profit cette réflexion de Jung : « La psyché est la plus grande de toutes les merveilles cosmiques et la condition sine qua non de la réalité du monde comme objet. Il est au plus haut point étrange que l'homme occidental, sauf rares exceptions – chaque jour plus rares – accorde apparemment si peu d'intérêt à ce fait. Totalement absorbé par la connaissance des objets extérieurs, le sujet de toute connaissance a provisoirement été éclipsé au point d'en paraître inexistant. » C.G.Jung, 1946

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

@ Ariaga : Pour répondre un peu à ta question, je dirai que ce pont entre nature et psyché qui se situe au degré du psychoïde nous "invite" peut-être à comprendre que la nature physique du monde pourrait être le reflet perceptible à nos sens ordinaires de la psyché- matrice... ?
Je ne serais pas surpris d’apprendre que certains êtres humains en aient ou en ont en quelque sorte fait l’expérience au delà ou en deça de la réflexion intellectuelle. Certains mystiques, par exemple, un peu partout à travers le monde et à travers le temps.

Écrit par : Amezeg | 05/09/2013

Et bien, ma chère Ariaga, comment un conte charmant nous conduit à la nature psychoïde de la psyché, comme quoi ce laboratoire porte bien son nom.

Arrimé à sa découverte de l'influence et du dessein du collectif sur l'individuel, Jung a pourtant terminé sa vie sur des recherches non abouties d'une unité esprit/matière, psyché/tangible, comme on voudra l'appeler...j'aurais ainsi plus de mal que nos cocherchants à qualifier l'intérieur et l'extérieur dans leur apport de notre construction.

Il n'empêche que la gaillarde peut être fière de nous mener en nous de si belle manière...

Amitiés à tous,
Jean

Écrit par : Jean | 06/09/2013

Concernant le point de vue de Jung, à la fin de sa vie, sur cette question du réel, on peut lire ce qui suit dans " Ma vie – souvenirs rêves et pensées" au chapitre intitulé De la vie après la mort :

« Les deux rêves* tendent au renversement total des rapports entre la conscience du moi et l'inconscient, pour faire de l'inconscient le créateur de la personne empirique. Le renversement indique que, de l'avis de « l'autre côté en nous », notre existence inconsciente est l'existence réelle et que notre monde conscient est une espèce d'illusion ou une réalité apparente fabriquée en vue d'un certain but, un peu comme un rêve qui, lui aussi, semble être la réalité tant qu'on s'y trouve plongé. Il est clair que cette vue des choses a beaucoup de ressemblance avec la conception du monde oriental, dans la mesure où celle-ci croit à la Maya.
La totalité inconsciente me paraît donc être le véritable spiritus rector, l'esprit directeur, de tout phénomène biologique et psychique. Elle tend à la réalisation totale, donc, en ce qui concerne l'homme, à la prise de conscience totale. La prise de conscience est culture au sens le plus large et par conséquent la connaissance de soi est l'essence et le cœur de ce processus. Il est indubitable que l'Orient attribue au Soi une valeur « divine » et que selon la vieille conception du christianisme, la connaissance de soi est là route qui conduit à la cognitio Dei, à la connaissance de Dieu. »

* Il s’agit de deux rêves importants reçus par Jung, deux de ses propres rêves.

Écrit par : Amezeg | 06/09/2013

À propos de la belle illustration introduisant l’article d’Ariaga :

La bête d’ombre emporte sur son dos la bête de lumière,
L’une naissant de l’autre, dans la passion d’un certain feu
Se rassemblent les mille pépites qui, peu à peu,
Donnent forme achevée à la plus riche pierre.

Écrit par : Amezeg | 06/09/2013

@ Daniel, tu es un promeneur dont j'apprécie les avis alors si la "promenade" ici et là bas t'a plu, je suis contente.

Écrit par : ariaga | 06/09/2013

@ la Licorne, très intéressante ton intervention sur le conte, j'en ai retiré une nourrissante substance.

Écrit par : ariaga | 06/09/2013

@ Amezeg, j'ai aimé tout ce que tu as écrit sur cette note mais ton interprétation de la photo m'a fait frétiller de bonheur !

Écrit par : ariaga | 06/09/2013

@ Louis Paul, tu as le temps, cet hiver, le soir à la veillée, tu pourras lire le texte de la conteuse.

Écrit par : ariaga | 06/09/2013

@ Thierry, quand tu parles de l'aile coupée, n'est-ce pas une manière de dire que tu as des problèmes de santé ?

Écrit par : ariaga | 07/09/2013

Oui mais ce n'est pas très grave
nous tendons tous vers notre finitude
un jour on se casse définitivement
je rejoins juste l'armée des bras cassés

Écrit par : Thierry | 07/09/2013

Sur la fleur qui se fane,
Aux pétales diaphanes,
Perce l’infinitude
D’une lumière moins rude.
Affinée par le temps
L’enveloppe charnue,
Accueille en son dedans
Le mystère advenu
D’un infini perçu
Par un fini perclus.

Écrit par : Amezeg | 07/09/2013

Celui là je l'ai lu, il y a assez longtemps, mais je me promets d'y revenir (j'ai deux ouvrages sur le conte de Marie Louise Von Frantz dans ma bibliothèque)

Écrit par : la Mère Castor | 08/09/2013

@ Amezeg, je crois que quand la Gaillarde Conteuse sortira de sa retraite elle aura bien du plaisir à lire ton poème de conclusion.

Écrit par : ariaga | 08/09/2013

@ La Mère Castor, tu as peut-être "la femme dans les contes de fées" ou mon préféré, "la voie de l'individuation dans les contes de fées".

Écrit par : ariaga | 08/09/2013

La voie de l'individuation, en effet.

Écrit par : la Mère Castor | 10/09/2013

Il faut s'en laisser conter pour entrer dans l'invisible...Anatomiste de l'esprit est la Conteuse !...Un grand moment que cette épopée fantastique...:)))

Écrit par : Hécate | 10/09/2013

Quand j'aurais de nouveaux verres ma vue sera optimisée je pourrai alors lire tes messages sans mal de tête, sans froncement des paupières ou yeux equarquillés cherchant la position de caboche la mieux adaptée bientot mes carreaux feront 1cm d'épaisseur en bas pour le gauche et haut pour le droit.Cette vue vieillissante fait que je m'éloigne de l'écran d'ordi à une longueur de bras ou plus pour etre à l'aise

Écrit par : lecracleur | 21/09/2013