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11/02/2014

David Peat et la synchronicité

 

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David Peat est un physicien anglais qui a écrit en 1988 un ouvrage intitulé : Synchronicité, sous- titré le pont entre l'esprit et la matière.  Il a souvent inspiré mes travaux sur C.G.Jung auquel il il se réfère plusieurs fois. Dans son chapitre d'introduction , le physicien et le psychologue, il donne tout d'abord une très brève définition de la synchronicité (les caractères gras sont mes ajouts).

Synchronicité : coïncidence significative, événements reliés par hasard d'une manière significative.

Voici ce qu'il écrit ensuite dans les débuts du chapitre :

" Il semble, à première vue, qu'il n'y ait pas moyen de pouvoir épicer les théories scientifiques avec les saveurs de l'expérience humaine, ou de transformer une vision poétique en la rigueur de l'objectivité scientifique. Ces deux mondes se montrent simplement beaucoup trop éloignés.

C'est cependant la thèse de ce livre, qu'en fait un pont peut être construit entre le monde intérieur et le monde extérieur, et que la synchronicité en constitue le point de départ. Car elle représente une minuscule brèche dans l'édifice de tout ce que nous avons pris jusqu'ici pour la réalité. La synchronicité nous permet de regarder et de plonger au-delà de nos notions conventionnelles de temps de de causalité, dans l'immensité des modèles de la nature, dans la danse fondamentale qui relie toutes choses, et dans le miroir qui est suspendu entre l'univers intérieur et l'univers extérieur. Avec la synchronicité comme point de départ, il est possible de construire un pont reliant les mondes de l'esprit et de la matière, et ceux de la physique et de la psyché. (p. 10,11)."

 Cela donne à réfléchir, il me semble.

Ariaga

 

Commentaires

Pour ce qui est du réfléchir encore faut-il que le miroir soit propre pour éviter les artefacts, alors un petit coup de balai, voilà c'est fée. Bises sous la loupe Ariaga ! :)

Écrit par : Hortense | 11/02/2014

La synchronicité peut être vue comme quelque chose qui ne prend sens que par ce que projettent sur lui une ou plusieurs personnes qui sont dans une condition particulière. Sans ces personnes, sans cette condition, le fait peut avoir lieu sans être remarqué et n'a aucun sens particulier pour personne. La condition vécue par les personnes aiguisent leurs sens pour voir ce fait et lui donner un sens qu'il n'a pas logiquement.

Mais la synchronicité peut aussi en effet être vue comme une matérialisation sensible de liens, de plans, de niveaux, de réalités qu'on ne peut pas saisir en général (à part peut -être les mystiques, les poètes, les artistes, les créatifs). C'est dans ce cas un bon "point de départ" pour vivre cette reliance entre monde tel qu'on le v(o)it et "autre chose".

Mais une autre voie c'est de partir de l'étude de ces "autres choses" (plans, niveaux, réalités) comme cela se fait bcp (et d'une manière intéressante, même si je trouve qu'on en fait trop de nouveaux dogmes) avec le lien qu'on trouve actuellement en l'étude de tout ce qui est de la théorie des quantas et le relationnel et le fonctionnement du vivant et de l'humain. Et dans ce cas les synchronicités en sont presque l'arrivée, en tout cas une manifestation.

Bon je ne suis pas sûr d'avoir été très clair, mais cela certainement n'est pas un hasard mais plutôt une projection du flou que cela peut encore avoir dans mon esprit.

bises à toi et à tous

Écrit par : Frédéric | 12/02/2014

Je m'intéresse beaucoup à cette interférence entre le monde intérieur et le monde extérieur. Beaucoup vive dans le monde extérieur sans avoir conscience qu'il existe un autre monde, plus subtil, plus proche de la réalité car le monde extérieur n'est qu'une illusion. Ce monde intérieur, propre à chacun d'entre nous, contient tous les possibles et nous place dans une autre dimension plus vaste où nous pouvons recevoir des informations venues d'ailleurs. C'est assez fascinant. La synchronicité émane , selon moi, de tout cela. C'est un évènement prévu ailleurs que dans notre monde et qui arrive comme un hasard.

Écrit par : Daniel | 12/02/2014

@ Hortense, tes coups de balais peuvent avoir des effets inattendus et de provoque d'étranges phénomènes ...

Écrit par : ariaga | 12/02/2014

@ Frédéric, tout à fait d'accord, c'est dans le LIEN que se produit la synchronicité. L'originalité est que le lien est a causal.

Écrit par : ariaga | 12/02/2014

J'avoue avoir un peu de mal à comprendre... S'il est évident que dans l'existence il y a des "synchronicités" étonnantes, est-ce le hasard, des actes ou pensées inconscients ? Je ne vois pas en quoi la physique, même quantique, intervient là.

Écrit par : ÉPHÊME | 12/02/2014

Pour moi, la synchronicité pose directement la question du rapport entre "monde intérieur" et "monde extérieur"...elle démolit notre vieille conception de deux mondes indépendants et nous oblige à constater leurs rapports "en miroir"...

Daniel, je suis d'accord avec le début de ce que tu dis mais pas avec la fin : il n'y a pas d'ailleurs, ni de monde plus ou moins vaste, il n'y a qu'UN monde et d'ailleurs, il n' y a aucun "pont" à construire non plus...entre le monde intérieur et le monde extérieur...ce pont est là et a toujours été là, il n'y a qu'à ouvrir les yeux...et à l'emprunter.

je crois que le "hasard" de l'événement de "synchronicité" correspond au moment, où, sans toujours nous en rendre compte, nous le traversons... :-)

Écrit par : La Licorne | 12/02/2014

quelle traversée du miroir éreintante, mais l'interface sensible ne doit elle pas concentrer une partie de notre attention, là où passent les flux d'échange ?

Écrit par : Thierry | 12/02/2014

« ......nous ne percevons jamais la réalité elle-même.», déclare ici Marie-louise von Franz :

« Tout d'abord les « reflets » au sens concordant, entre la psyché et la matière, ne peuvent être constatés empiriquement qu’à l'occasion d'événements synchronistiques relativement rares et dont l'occurrence est irrégulière. Mais il me paraît probable que la remarque de Jung, - selon laquelle la reconstruction des processus psychiques se produit sans doute de manière aussi incessante au sein du monde de la microphysique que la psyché perçoit le monde extérieur -, doit être comprise dans le sens que cette relation réfléchissante existe de manière permanente dans les couches profondes de l'inconscient, mais que nous ne l'enregistrons consciemment que dans certaines situations exceptionnelles, quand des phénomènes synchronistiques peuvent s'observer. Cela signifie que, dans la couche la plus profonde de l'inconscient, la psyché « se sait » reflétée dans le miroir du monde matériel cosmique et que la matière « sait » se trouver reflétée dans le miroir de la psyché objective, mais ce savoir est « absolu » dans le sens qu'il transcende presque complètement la conscience de notre moi. C'est seulement en de rares instants, lorsque nous sommes impressionnés par l'un ou l'autre événement synchronistique, que, par petites touches et ponctuellement, nous avons conscience de cette relation de reflets réciproques.
Cette quatrième relation de reflets entre la psyché et la matière a pour fondement le même élément que celui qui sous-tend la réflexion physique de la lumière : il s'agit d'un ordre arithmétique. Car le nombre est, comme Jung l'a affirmé, « l'instrument à nous donné pour établir un ordre ou pour saisir une régularité préexis¬tante mais encore inconnue, c'est-à-dire une structure ordonnée du ciel. Il est sans doute l'élément ordonnateur le plus primordial de l'esprit humain», c'est-à-dire la manifestation la plus primitive du dynamisme spontané de la psyché inconsciente. Il existe sans doute dans les régions les plus profondes de la psyché objective un arran¬gement acausal en structures numériques qui vaut autant pour la psyché que pour la matière. Là, dans la grille ordonnée d'une matrice ou d'un tableau de nombres, la psyché et la matière se reflètent sans doute à l'infini, alors qu'au cours d'événements synchronistiques cette relation de reflets mutuels ne se révèle qu'exceptionnellement à notre conscience sous forme d'arrangements événementiels porteurs de sens. Les événements synchronistiques sont donc à rattacher au fait qu'à leur apparition un état psychique second, normalement demeuré subliminal, fait irruption dans notre état de conscience « normal ». En état normal nous n'avons que rarement conscience du fait que la psyché inconsciente contribue de façon importante à notre perception de la réalité et que nous ne percevons jamais la réalité elle-même. »
Marie-louise von Franz, "Reflets de l’âme"(chapitre 9 : La réflexion), Éditions Entrelacs

Écrit par : Amezeg | 12/02/2014

Coucou Ariaga, Je ne sais pas si je danse avec le monde, mais ce que je sais c'est que je suis bien malade et que je me trouve triste mine dans le miroir quand je tousse des nuits entières !!! Bises, les virus ne se transmettent pas par le net !

Écrit par : danae | 13/02/2014

Coucou Ariaga, Je ne sais pas si je danse avec le monde, mais ce que je sais c'est que je suis bien malade et que je me trouve triste mine dans le miroir quand je tousse des nuits entières !!! Bises, les virus ne se transmettent pas par le net !

Écrit par : danae | 13/02/2014

"...cette relation réfléchissante existe de manière permanente dans les couches profondes de l'inconscient, mais que nous ne l'enregistrons consciemment que dans certaines situations exceptionnelles, quand des phénomènes synchronistiques peuvent s'observer.
Cela signifie que, dans la couche la plus profonde de l'inconscient, la psyché « se sait » reflétée dans le miroir du monde matériel cosmique et que la matière « sait » se trouver reflétée dans le miroir de la psyché objective, mais ce savoir est « absolu » dans le sens qu'il transcende presque complètement la conscience de notre moi. "

Oui, c'est ça...merci Amezeg pour ce passage très clair...de M-L Von Franz.
Ce qu'on pourrait dire aussi, c'est que le monde extérieur reflète en permanence notre monde intérieur...mais avec un certain "décalage" dans le temps (c'est-à-dire qu'il faut du temps pour qu'une situation intérieure se "concrétise" par des faits extérieurs)...du coup, notre moi conscient a du mal à voir cette relation et à la prendre en compte...
La synchronicité pourrait être ce "moment magique" où il y a simultanéité (sans aucun décalage temporel).

Écrit par : La Licorne | 13/02/2014

@ Danae, je compatis très fort, d'autant plus que je vaux guère mieux !

Écrit par : ariaga | 13/02/2014

@ ARIAGA À TOUS, vos commentaires sont vraiment très intéressant et m'inspirent. Ils méritent des réponses qui devront attendre un peu car un méchant virus a jeté une grenade dans ma tête et me fait, comme Danae tousser, frissonner et j'en passe ...

Écrit par : ariaga | 13/02/2014

Ah quand esprit et matière sont synchro, que ces moments sont agréables et combien précieux !

Chère Ariaga...
je me pose cette question : existe t-il des virus sympas ? de ceux qui font frissonner de plaisir et toussoter de tendre confusion !

A y réfléchir ,j'aime à penser que des minuscules petites choses existent réellement...
Comme ce virus qui s'appelle l'amitié et qui en ce jour un peu spécial vient te visiter !
Prend bien soin de toi, bisous doux,
Michèle

Écrit par : michèle | 14/02/2014

@ ARIAGA À TOUS, en attendant que je remonte à la surface hors de ma couette il me semble que FRÉDÉRIC dans son commentaire apporte déjà un bon complément à la citation de David Peat. Ce sujet étant très intéressant je pense que je vais un peu le poursuivre, au moins dans une prochaine note.

Écrit par : ariaga | 14/02/2014

Je veux bien faire la danse qui relie toutes choses. Non je plaisante.
Notre cerveau bouillonne quelquefois trop et on n'arrive pas toujours à voir les liens qui se font entre l'intérieur et l'extérieur. Mais je ne crois pas toujours au hasard.
Bon rétablissement. Il y a pas mal de gens dans mon coin qui sont touchés par la maladie (un cours de gym vient d'être annulé parce que la prof est souffrante et dans l'autre cours de gym de jeudi la prof était presque aphone et il y avait peu d'élèves). Bon week end également.

Écrit par : elisabeth | 14/02/2014

Chère Ariaga...j'espère que ce virus va lâcher prise. Ton billet est très intéressant. Je viens de le lire attentivement. Dernièrement j'ai vu un film et j'y repense en te lisant, c'estl'histoire de Jimmy P et de Devereux l'ethnopsychanaliste.
Synchronyser faits et symptomes afin de mieux comprendre les blessures de l'âme ?...
A bientôt. Amitiés.

Écrit par : Hécate | 16/02/2014

Chère Ariaga,

Merci pour cette piqure de rappel.
Cela ravive mon envie de me remettre aux lectures plus ou moins jungiennes, un peu délaissées ces derniers temps.

Les deux passages qui tu nous as soulignés, qui marquent la fragilité de la définition de réalité est un thème maintenant bien adopté par le corpus scientifique, espérons que les fruits futurs soient gouteux.

Bises amicales,
Jean

Écrit par : Jean | 17/02/2014

ARIAGA À TOUS, je sors la tête du trou mais je préfère attendre le moment où je publierai un complément à cette note pour répondre aux commentaires. Comme chaque fois que je "plonge" c'est la poésie qui me fait du bien et c'est ce que je vais partager avec mes amis lecteurs. Merci de votre fidélité.

Écrit par : ariaga | 17/02/2014

Il faut vraiment toujours être ouvert à ses possibilités là... On n'a jamais vraiment fait le tour de la vie, et on ne le fera jamais, à mon humble avis. Mais je ne suis pas psychologue.
Bonne journée.

Écrit par : Bonheur du jour | 25/02/2014

il arrive que je pratique cette danse là, qui me réjouit même si je n'y comprend rien de rien.

Écrit par : la Mère Castor | 27/02/2014