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10/06/2017

Une lettre de Jung sur l'amour de soi

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C.G.Jung, alors qu'il avait 84 ans écrit à une correspondante anglaise une lettre où il l'incite à être aimable avec elle même. Arrivé à son âge il devait savoir de quoi il parlait ! Cette lettre se trouve à la p. 129 du tome V de sa correspondance. Je vous la cite en grande partie car je la trouve très intéressante. C'est moi qui ai mis certains passages en caractères gras. 

" ... préoccupez vous de vous même plutôt que des autres ; voyez et comprenez ce que vous faites plutôt que ce que font les autres selon vous. Sinon vous serez accusée de vouloir intervenir avec votre volonté de puissance. Cette dernière serait la compensation d'un douloureux sentiment d'infériorité. Soyez donc aimable, patiente et compréhensive envers vous-même. Si vous avez le sentiment de ne pas vous suffire à vous-même, donnez vous la chance de considérer que cela est possible même si vous n'y croyez pas /.../ Vous ne  pouvez faire preuve d'amabilité et de compréhension envers les autres si vous n'en montrez pas envers vous-même. Ceci est tout à fait sérieux.

Nous ne nous suffisons jamais à nous-mêmes. C'est là le fardeau que chacun doit porter : vivre la vie que nous avons à vivre. Soyez donc aimable avec la moindre de vos sœurs , qui est aussi vous-même. "

Sur le Facebook du site j'ai parlé de séminaires d'initiation à la philosophie des profondeurs de Jung qui se passent dans un très bel endroit des Pyrénées. Séminaires animés par des amis. Allez donc jeter un coup d’œil ...

Commentaires

Tu as l'art d'évoquer l'essentiel dans des textes courts, Ariaga. Et là encore, Jung touche à une grande profondeur. Ne pas se juger soi-même est la première et la plus difficile des règles...

Écrit par : Aloysia | 10/06/2017

Être positif commence avec ces conseils.. Etre bienveillant pour soi est le début d'un chemin où fleurissent les roses et non les chardons. Merci de nous le rappeler

Écrit par : Sedna | 11/06/2017

@ Aloysia, ce texte m'a touchée car je crois comme toi et Jung que nous nous jugeons beaucoup sous l'influence de notre "persona".

Écrit par : Ariaga | 11/06/2017

@ Sedna, j'aie ce chemin où fleurissent les roses et pas les chardons. Tes mots me sont précieux.

Écrit par : Ariaga | 11/06/2017

Apprendre par soi même, savoir rester à sa juste place et surtout s'accepter avec lucidité.......Mister Jung avait bien raison !!

Écrit par : Daniel | 11/06/2017

La douceur n'est pas la faiblesse, la lucidité est brulante .

il me semble que sur le fronton de Delphes il y a une autre formule qui revient à "prends soin de toi"

beau texte qui montre que nous devons accepter nos limites, accepter d'être nous même, vivre pleinement la vie qui est la nôtre, pourtant dans bien des cas on voudrait s'en inventer une autre mais c'est rarement possible.

Bonne soirée Ariaga j'espère que dans le piémont pyrénéen tu as moins chaud qu'ici à Toulouse, nous avons rôti sur le stade cet après midi.

Écrit par : Thierry | 11/06/2017

avant de m'aimer ..il faudrait que je retrouve au moins l' estime de moi
besos
tilk

Écrit par : tilk | 11/06/2017

C'est énoncé avec douceur, c'est la sagesse même et il nous faut y accéder. Je vais recopier ces mots pour y revenir dès que je peux, merci Ariaga de nous éveiller ainsi, c'est vivifiant. Bises ensoleillées. brigitte

Écrit par : Plumes d Anges | 12/06/2017

Merci pour cette formule qui m'évoque beaucoup. Si nous faisons partie du Tout, être bienveillant envers soi même revient à en faire bénéficier le Tout… 

j'dore cette photo : des branches d'une variété tortueuse?

Écrit par : venezia | 12/06/2017

Merci beaucoup Ariaga,

Il faut se le dire et redire, comme Jung l'a dit tant de fois: être bon envers soi-même, et vivre courageusement notre vie, voilà notre
"mission" et c'est déjà beaucoup.

Michelle

Écrit par : Michelle Nadeau | 12/06/2017

en vers ça rime à quoi ?
Anvers à bon port
s'arrimer non à des certitudes et des représentations
mais défendre " l'être là " malgré ses contraintes, ses contrariétés en imaginant que le plein de rencontres reste possible et qu'il ouvrira des voies nouvelles de réflexion et de cheminement intérieur, pas figé comme une suspension , une mayonnaise, il faut continuer de battre, de moudre, de coudre et assembler pour rassembler..ce qui est épars, le sens viendra bien, incomplet, parcellaire, fragmentaire mais réel.

Écrit par : Thierry | 12/06/2017

je n'ai pas cherché à tourner autour de mon nombril
selon mon gout bien trop petit, bien trop subtil
je n'ai cherché à me tendre le miroir que pour y voir
certaines imperfections, asymétries, disharmonies
pourtant je sais me peigner sans m'y plonger
je peux me reconnaitre et me toucher
je peux chercher à passer le gant de crin
pour lisser et débarrasser des scories ordinaires
cette enveloppe qui me rend épidermique
chercher dans la réflexivité toute l'énergie
dont je suis capable pour m'améliorer
le chemin n'est jamais terminé
mais moi je suis déterminé
plus miné par le doute
renforcé par les échecs
endurci par les erreurs
je domine ma peur

Écrit par : Thierry | 12/06/2017

Un extrait bien intéressant. Je vais peut-être le donner à une de mes collègues.
Merci et bonne journée.

Écrit par : Bonheur du Jour | 13/06/2017

@ Daniel, Mister Jung a parfois tort, mais souvent raison !

Écrit par : Ariaga | 13/06/2017

@ Tilk, mais qu'est-ce-que tu racontes ????!!!!!!!! tu la mérites tout à fait cette estime.

Écrit par : Ariaga | 13/06/2017

@ Thierry, je te lis toujours, dans les lignes et entre les lignes, avec beaucoup d'intérêt.

Écrit par : Ariaga | 13/06/2017

"Nous ne nous suffisons jamais à nous-mêmes." Voilà une phrase qui colle à merveille à l'air du temps, comme elle devait coller d'ailleurs à celui de Jung. Comme quoi nous souffrons et souffrirons toujours de cette excroissance anarchique du soi!

Écrit par : alezandro | 13/06/2017

Il faut s'accepter avec ses richesses et ses déficiences pour être capable d'écouter les autres!

Écrit par : Marie Minoza | 13/06/2017

Michelle:
"être bon envers soi-même" concrètement cela veut dire quoi?

Écrit par : Ambre | 14/06/2017

Ariaga, je suis comme toi surprise par la réflexion de Tilk, mais l'image qu'on a de soi même et l'image que les autres ont de nous sont justement bien souvent très différentes!

Écrit par : Ambre | 14/06/2017

@ Plumes d'Anges, Jung n'était pas un tendre mais c'est vrai qu'il est assez doux dans cette lettre.

Écrit par : Ariaga | 14/06/2017

@ Venezia, nous faisons partie du Tout et ce que du dis est très juste. J'ai beaucoup apprécié ton article sur les Élexirs floraux.

Écrit par : Ariaga | 14/06/2017

@ Michelle Nadeau, en effet, il avait bien raison ...

Écrit par : Ariaga | 14/06/2017

@ Bonheur du jour, oui, il faut répandre les bonnes et justes paroles.

Écrit par : Ariaga | 14/06/2017

Bonsoir amie,
j'ai beaucoup ce texte, je me fais rare sur les blogs !
Mon overblog déconne pas mal
Douce soirée malgré la chaleur
Bisous
Daniel

Écrit par : Daniel | 14/06/2017

@ Alezandro, oui le soi a tendance à l'inflation et pourtant il faut en garder un peu sous peine d'être submergé par des contenus de l’inconscient trop puissants. le juste milieu si difficile à trouver.

Écrit par : Ariaga | 17/06/2017

@ Marie Minoza, et surtout ne pas juger, c'est le plus difficile ...

Écrit par : Ariaga | 17/06/2017

@ Ambre, merci de ta fidèle présence et de te poser des questions ce qui est le sel de la vie.

Écrit par : Ariaga | 17/06/2017

les rameaux tomenteux du corylus cherchaient leur chemin en ce début de printemps les bourgeons gonflaient certains laissaient voir les prémices d'une nouvelle feuillaison .Les lenticelles tournaient à plein régime pour oxygéner les tissus fibreux.dans cet entremêlement de bois âgés , de jeunes pousses il y a des places à prendre pour faire une belle cachette , un nid en cet endroit est parfait pour voir et ne pas être vu, une foule de petits insectes s'y promène .Ne pas croire que la sécurité soit assurée il y a des malandrins, des bandits cachés çà et là prêts à vous croquer

Écrit par : lecracleur | 17/06/2017

Merci au racleur pour ces mots bien appuyés.

aimes toi et le ciel t'aimera !
charité bien ordonnée commence toujours par soi même
il ne faut jamais s'oublier en chemin, sinon de quel chemin parle t on

Oui il y a toujours des contraintes et des distractions qui nous font oublier de s'inscrire sur les rôles, pas pour un rôle titre, la figuration suffit pour apparaitre sans créer de jalousie même pour la parousie, quant à la Papouasie c'est combien de guinées ?

Je m'embarque pour la rôle de ma vie, je vais le jouer à fond mais véridique, pas addict au tafia, je voudrai relever le défi et laisser l'ombre d'une empreinte oh pas dans le sable si meuble, mais peut être gravé sur une belle pierre qui peut enregistrer mon passage sur cette terre, modeste isolat dans ce continuum.

Pourtant tel un ion (c'est le chimiste qui parle) je ne suis pas seul en solution et entouré de couches d'hydratation je parcoure un chemin fait de rebonds, de rejets et d'attractions à distance et cette kyrielle de témoins peuvent aider à se rappeler mon nom, onomastique quand tu nous tiens !

Douceur n'est pas calfeutrement ni se tenir à l'écart du monde, pas de contacts forcés sous peine d'érysipèle de la face qui nous la ferait justement perdre.

Non ce n'est pas la ouate qu'il préfère même en période d'oreillons, pas plus que les boules quiés pour passer un bon réveillon, encore les trilles au moment du roupillon.

prendre soin de soi ce peut être supprimer les appâts rances pour faire bonne figure à autrui et soigner vu de l'extérieur sa mise, mais ce peut être une attention portée, reportée, déportée vers l'autre comme un signe de bienvenu, avenant et disponible pour entamer un dialogue constructif.

Écrit par : Thierry | 18/06/2017

Une petite halte amicale par ici, bonne semaine Ariaga

Écrit par : Joëlle | 19/06/2017

@ Marie Minoza, et surtout ne pas juger ...c'est le plus difficile !

Écrit par : Ariaga | 19/06/2017

Bonjour Ariaga, encore des mots qui frappent, je te remercie pour cet extrait. Je suis d'accord avec ce fragment de lettre de Jung. Je vais copier ce texte car il est très important d'en parler à certaines personnes qui s'occupent trop des autres et, en conséquence, font beaucoup de mal. Peut être que cela les réveillera en les faisant réfléchir sur leur attitude. Bonne semaine et merci.

Écrit par : Elisabeth | 19/06/2017

@ ARIAGA A TOUS, Chaud, chaud, et pas envie d’écrire !

Écrit par : Ariaga | 21/06/2017

Canicule n’est pas clavicule

Les romains l’avaient bien compris, dès avant le grand incendie de la ville éternelle, aux sept collines, par Néron, ou la folie de Caligula ou encore l’humeur au rangement de Commode.
Pas une affaire de commodore inodore quand les vapeurs recouvraient la tribune des rostres et que les rosses biffaient les cases en vidant les cages.
Eh oui cette petite chienne (canicula) qui nous afflige et nous mord à vif dans les chairs sans parfois nous lâcher de plusieurs semaines et conduit parfois « dans la chaleur de la nuit » à des tentatives de lynchage (pas à coup de château lynch bages) pas sans à coup mais nous laisse accroupis non pas croupir dans un cul de basse fosse mais étendus sur le dos, exténués (mais parfois encore ardents comme pour aller au bal du même nom avec Yvain de Lescar, un sacré lascar).
Oui rôtis, cuits, on est et on reste dans la fournaise et même en période de BBQ on se dit que c’est rajouter du mal au mal mais bon !
Alors oui ce n’est pas le fruit d’une conjonction astrale qui nous noierait l’astragale avec une martingale diabolique comme une mygale qui nous courrait dessus.
Non c’est un anticyclone mal placé qui ne bouge plus et immobilise des masses d’air chaud assez bien localisées mais qui nous font baliser.
Et dans les villes c’est pire que tout, la toux, l’étoupe et l’étouffement, la poix, le plomb et la cendre, quand à cela se mêlent les particules fines qui encombrent les latrines et ravagent les tribunes, ah les rostres !
Mais il y a pire et plus insidieux, pourtant ce n’est pas la colère divine ni la marque du dédain des dieux pour certains lieux mal fréquentés ; c’est l’ozone qui met la zone et les poumons en feu, fait exploser au long des rocades les corps exposés qui finissent transis et ont besoin de collutoire et de suppositoires.

Sans souffle et sans voix, aphone, atone nous restons là palpitants de tant de violence concentrée d’un seul trait et répandue avec tant de vivacité dans la cité.
Pourtant on ne peut chasser la petite chienne qui débourre et ne nous quitte plus, à tel point que les gouttes de sueur qui perle sans arrêt sur notre front barré et sourcilleux nous font penser à quel point on est mal barré.
Une chatte sur un toit brûlant ce n’est pas un tramway nommé désir mais les félibriges ne chanteront point ses humeurs de félin agacé temps ils préféreraient le parcours glacé au parterre asséché.





Seule l’inaction à laquelle elle nous contraint et le repos salvateur et surtout forcé sont de nature à épargner à nos pauvres organismes la dessiccation et la lixiviation tout en évitant les lessives inutiles et nous préservant de l’incendie des corps qui élance funèbrement au risque de l’hyper thermie synonyme de perte de conscience et d’évanouissement, mais pas forcément dans la nature.
Alors au moment de monter dans la mâture vérifier que la maturité aidant on ne se cassera pas les dents sur un horizon météo indépassable mais oh combien potentiellement dangereux.
Si seulement le maréchal président de mac Mahon pouvait revenir comme en 1875 et nous dire salvateur, que d’eau, que d’eau !
On laisserait peut être alors le mot de la fin à Raymond Queneau.

Écrit par : Thierry | 21/06/2017

@Thierry, on peut dire que la canicule t'inspire, moi elle m'épuise !

Écrit par : Ariaga | 22/06/2017

Oui Ariaga ça stimule mon neurone mais pas beaucoup quand même
l'ozone lui a des effets secondaires pour un primaire comme moi , presque un primate, qui pousse des cris dans sa cage de lancers au moment de l'envol quand mon disque se met en rotation.

Dure semaine et encore j'ai finalement échappé à un déplacement au Bourget où je devais me rendre mais un bel acte manqué en a décidé autrement ou bien est ce moi qui inconsciemment ne désirait pas remplir plus que cela mon emploi du temps ou alors avec de l'empois d'ami don afin de faire bénéficier mes jeunes pousses de conseils précieux au moment d'aborder dimanche à Albi la dernière compétition de l'année.

Oui la forme est éblouissante encore que après une si courte nuit hier je sois vraiment vaseux mais trouvant encore avec peine un sommeil qui me fuit.

Prends bien soin de toi dans cette période dangereuse, l'eau sans être gaspillée peut être régulièrement grapillée, la technique prévoit des bulles d'eau en conteneur mangeable pour les coureurs de fond ce qui sera plus écologique et laissera moins de traces de détritus divers au sol.

Écrit par : Thierry | 22/06/2017

@ lecracleur, j'apprécie ta branche poétique qui pousse sur un arbre qui a de belles racines.

Écrit par : Ariaga | 23/06/2017

@ Élisabeth, si j'ai pu t'apporter quelque chose cela me rend heureuse.

Écrit par : Ariaga | 23/06/2017

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