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08/11/2006

Amour hors du temps

Lourde

Dans le creux de ton épaule

Lourde comme le sommeil 

La terre 

Le Rien

Je rêve le rêve

Des morts qui ont beaucoup aimé vivants

 

Le vent chaud qui caresse mon corps nu est si doux que j'en pleure

Cette main sous ma taille

Un serpent de velours

Se roule et se déroule

En frissons infinis 

Je suis chat je le sais 

Le poil dedans

Et toute la chaleur qui est dans mes entrailles

Veut sortir de ma peau

Gratte

Griffe

Désespérément 

 

Aide moi aime moi

Cette eau qui coule

Cette source fraiche et brûlante

Ce corps qui fond

Ce moi qui descend dans mon ventre

Aime

Prend

Je donne 

 

Tu es là je le sais

Et je ne suis pas morte

Et le voyage est doux

Lent

Soyeux

Quand je te trouve en moi

Bateau qui se  balance

Sur la vague endormie de mon corps qui s'éveille

Pour toi ...

 

Si je me permets de mettre ce poème dans la rubrique "spiritualité", je précise que je ne veux choquer personne. C'est tout simplement parce que je pense que l'amour humain, y compris l'amour charnel, est une étape sur le chemin vers l'amour divin.

 

 

 

 

Commentaires

Bonjour Ariaga,
La caresse des mots est très plaisante.

Je partage votre avis sur l'intégration de l'amour charnel dans la dimension spirituelle. Sans même aller faire référence aux doctrines dites tantriques, je crois intuitivement que l'union des corps qui symbolise et parachève (ou initie ?) celle des esprits et des âmes, est l'un des mystères majeurs de notre vie incarnée. Pas seulement pour nous reproduire ou nous sentir hors du temps, l'espace d'une courte extase, mais plus radicalement, parce qu'il me semble que l'expérience du couple est la voie royale de la maturation et de l'intégration. La sexualité partagée est toujours un rite, maléfique s'il conduit à un asservissement, bénéfique quand il tend au sacrement libérateur.

Écrit par : Arianil | 08/11/2006

Je reviens à ce beau billet en lisant un billet récent. Je trouve ce poème sensuellement merveilleux. Tu te laisses aller comme un chat, dans les ronronnements dans les câlins et dans le plaisir présent de ton acte d'amour. Le thème du chat revient souvent dans ta poésie. Je pense que ce n'est pas sans raison.

Écrit par : lancelot | 06/01/2007