UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Le blog : assuétude, liens, contributions | Page d'accueil | Coucher de soleil »

15/05/2007

Nous sommes des humains, pas des dieux

   C. G. Jung pensait que l'amour de la vie, le grand Oui à ce qui est, commençait par l'amour du Moi conscient envers lui même et le souci qu'il a de préserver son intégrité. Les exigence de l'inconscient peuvent être grandes et il risque d'être submergé par la violence des apports extérieurs. Je vous propose cette citation, extraite de la correspondance de Jung (tome IV, p. 216) :

     " Nous sommes des humains, pas des dieux.Le sens de l'évolution humaine réside dans l'accomplissement de cette vie. Elle est suffisamment riche de merveilles. Et non pas dans le détachement de ce monde. Comment puis-je encore accomplir le sens de ma vie, si je me fixe pour but "la disparition de la conscience individuelle" ? Que suis-je sans cette conscience individuelle qui est la mienne ?  Cela même que j'ai appelé le "Soi" n'a d'efficacité que par la médiation d'un "Moi" qui entend la voix de Ce qui le dépasse.

 

        
 

Commentaires

Vous avez bien raison d’insister ; surtout la dernière phrase : « la médiation d’un Moi qui entend Ce qui le dépasse », attitude clé pour goûter la poésie, les arts en général (et plus si affinités) et pour moucher l’arrogance du moi prétentieux. Bises géométriques

Écrit par : djaipi | 15/05/2007

Merci Ariaga pour ce texte en deux parties. Celle en italique fait parfois l'objet de discussion, notamment de la part de l'occident religieux envers les religions "réincarnationistes", avec malentendus à la clé, et autre empêchement à la remise en cause.
C'est donc plutôt la première partie du texte qui m'interpelle, d'autant que le "le souci qu'il a de préserver son intégrité" est sans doute ce qui motive mon travail - qui cherche à pratiquer voire à proposer quelque élément de réponse...
Voilà pourtant ce que je ne comprends pas... et pour cause :
"Les exigences de l'inconscient peuvent être grandes et il risque d'être submergé par la violence des apports extérieurs. "

Peux-tu donc me le ré-expliquer ? S'il-te-plaît... (une fois ne suffira pas).

Écrit par : Marie Gabrielle | 15/05/2007

Quand je pense moi je me sens de nulle autre part que moi. Et quand je dis « soi » je pense à ceux qui me comprennent comme moi. Tu fais bien de rappeler que nous sommes des humains… Entre les dieux rien ne se dit et ne s’échange…qui ait de l’importance plus que toute une vie humaine à partager… Et puis c’est bien une note « assez » courte…car je t’ai toute lue d’un trait…à réfléchir…

Merci…

Écrit par : Aslé | 15/05/2007

Moi je m'aime. Or on me prend pour un imposteur, on dit que le vrai Marc est quelqu'un d'autre. Que je devrais ajouter des particules à mon prénom qui est réservé au VRAI, au GRAND au SEUL, à l'ILLUSTRE, au SUBLIME, au DIVIN Marc. Eh bien non, Jung a dit qu'il faut s'aimer soi-même avant d'aimer les autres. Alors l'autre Marc il changera de prénom s'il veut, ou il rajoutera son patronyme ou celui de son beau père. Moi je suis intrasigeant sur moi-même qui est et restera moi-même, c'est à dire Marc.

Écrit par : Marc | 15/05/2007

Et comment connaître soi même ? Carl Jung étudia l'oeuvre de Patanjali dans sa définition des types psychologiques.

Quelle profondeur donner à l'inconscient ?


Plus de détails sur http://blog-carl-jung.blogspot.com


A bientôt


B.

PS : Ton blog est extra.

Écrit par : B. | 16/05/2007

Ariaga, désolée, je raisonne toujours par l'absurde. Je ne suis pas "croyante" et Dieu n'est qu'une illusion mais...
Mes propos sont donc à prendre à la légère... je ne suis pas une pro de Jung et de la conscience...

Sans conscience individuelle...JE n'est rien... mais JE n'est pas dieu pour autant.
Pour prétendre à l'universalité de la conscience, on ne peut pas ne pas être doté d'une forte conscience individuelle. Dieu doit absolument connaitre l'étendu de son pouvoir et de sa force pour être dieu universel.

L'humain n'est donc qu'un dieu qui n'a pas encore suffisamment développé sa conscience individuelle et ne peut donc accéder à la conscience universelle.
L'humain n'est pas dieu... lapalissade... mais élever son niveau d'humain fait aussi partie de l'accomplissement de sa vie et je ne vois pas en quoi il devrait se détacher du monde pour s'élever.

L'inconscient (ce truc un peu louche utilisé un peu à la va-vite plus ou moins à bon escient... le truc qui a le dos large :)) n'est pas le contraire du conscient... ce n'est souvent qu'une part de JE que je tarde à découvrir. Les apports extérieurs, aussi violents soient-ils, sont de splendides révélateurs. Et m'en détacher retarderait mon "élévation"

Enfin voilà... pensées en vrac.. sur cet extrait qui me gêne un peu.

Amicalement
Je t'embrasse

Écrit par : Anna | 16/05/2007

Contrairement à Anna, je me sens à l'aise avec cette citation de Jung, voire même assez content de sa critique implicite des approches pseudo-orientales qui nous bassinent avec le Soi et la mort du moi, alors que ce moi est à l'état foetal chez la plupart des humains.
Et paradoxalement, j'apprécie certaines remarques d'Anna :
"Pour prétendre à l'universalité de la conscience, on ne peut pas ne pas être doté d'une forte conscience individuelle"
"L'inconscient, n'est souvent qu'une part de JE que je tarde à découvrir. Les apports extérieurs, aussi violents soient-ils, sont de splendides révélateurs."
Notre Personne se construit dans le lien, l'interaction, l'échange humain. Nous nous sentons vraiment nous-même, et au mieux de nous-même, dans la richesse de notre relation au monde et aux êtres vivants. Et le for intérieur, l'écrin de notre part céleste (reconnue ou ignorée) se renforce quand notre vie sociale est dense mais cohérente. Trouver la bonne respiration entre les moments partagés et le retour sur soi, pour que le grain de blé germe sur un sol fertile, profond et labouré, et non sur la rocaille stérile d'une âme désséchée à force de neutralité mal comprise.

Écrit par : Arianil | 16/05/2007

... "l'amour de la vie .. le grand Oui" ...
.... Silencieuse .. souriante .....
Bises Ariaga ..

Écrit par : cile | 16/05/2007

Embrasse les tous (bis); Dieu? dIeu?;diEu?;dieU? reconnaîtra les siens;
je vous embrasse, deux fois;
Bonjour,
pour la part de Je que représenterait l'inconscient, demandez à Dom Juan;
pour la dose idoine de relations sociales, à chacun la sienne et selon les moments;
songeons au reset de cuisine; adaptation capacité habile
Phylologie (dans laquelle lolo loue qui?) volubile:
L'inconscient, sans conteste, saturé des décharges incessantes de tout ce qui nous encombre jeté pèle-mêle
à la diable, au diable, parcouru en tous sens par le premier venu, où l'on entre comme dans un bureau de vote, l'hein? conscient devient une réponse; funérailles!
Ressuscitons incontinent ce qu'évoque à toute honnête humaine créature l'esprit du non lieu en nommant son évocation acconscient; où "a", gardien du seuil, s'assure que le chaland laisse au perron toute espérance.

Écrit par : phyta | 17/05/2007

moi j'aime bien ce texte qui réouvre en moi la phrase de hampate bâ , pour aller vers les autres il faut se connaitre soi même , ( savoir qui l'on est) la reconnaissance de la base consciente du je sans doute , et la relation difficile avec ce qui n'est pas soi ou s'en éloigne car comme dit anna les frontiuères s'estompe rapidement , mais la base reste quand même ce qui peut être cerné dans la vie et le soi et se sublime dans la relation voire le dépassement de ces aspects
c'est ce que je comprend et trouve ce texte très riche
lambi

Écrit par : aloredelam | 17/05/2007

peut-on s'aimer et douter de soi ?
peut-on s'aimer et ne pas avoir confiance en soi?
qu'est-ce que l'amour de soi ?
Comment aimer l'autre si je doute de mon amour pour moi-même ?
Comment aimer l'autre si je doute de ma capacité à accueillir son amour pour moi ?

le fait de me sentir indigne de... pas capable de ... signifie t-il que je ne m'aime pas ?

est-ce que je me pose trop de questions ?

comment prendre les événements, les rencontres, les bouleversements de la vie à la légère ?

comment vivre de façon plus légère, comment faire en sorte de se poser moins de questions ? est-ce bien utile d'ailleurs dans mon cas ?

ne devrai-je pas dormir ?
si
allé, bonne nuit (jour)

Écrit par : gaiia | 17/05/2007

finallement , ne s'agit il pas d'être présent dans son corps , dans sa réalité ?

Écrit par : aloredelam | 17/05/2007

Bonjour Ariaga,

parfois je trouve c'est pratique de connaître la date des citations de Jung car il me semble que sa conception des choses a beaucoup évolué durant sa vie.

Du reste, je ne vois pas en quoi l'amour du Moi conscient serait incompatible avec le détachement du monde. Je pense qu'il est possible de s'aimer, d'aimer cette force qui maintient l'unité face à l'immensité de l'univers, tout en prenant du recul vis-à-vis des apparences.

Dans une approche spirituelle, je pense que les deux voies séculière et monastique (détachée du monde) sont légitimes.

Et rien ne dit qu'après la mort, ce petit Moi disparaît à jamais...

Écrit par : jungne | 17/05/2007

@Djaipi /NeD, c'est vrai, et chez vous ce qui "dépasse" ce sont vos oeuvres artistiques et ce fripon de NeD.

@ Marie Gabrielle , la première partie de ton texte concerne des "croyances" religieuses et je la laisserai de côté. Pour les explications que tu demande au sujet des exigences de l'inconscient Jung pensait, et je le pense aussi, que l'analyse (moi je pense surtout à l'analyse "sauvage de gens peu compétents) est dangereuse pour certains sujets dont le Moi est faible, voire quasi inexistant. Il est des couvercles qu'il vaut mieux éviter de soulever. Une névrose vivable et même productive sur le plan artistique, peut tourner à la psychose si on touche au fragile équilibre qui s'est installé. Le Moi est alors possédé par des éléments archétypiques qu'il ne sait plus différencier des contenus de sa propre conscience. C'est pourquoi l'ancrage dans le monde conscient est essentiel.

@ Aslè je suis persuadée que ton Moi et ton Soi et ta relation aux autres sont très en phase et se régalent dans leurs méandres, sans cela tu n'écrirais pas de si belle manière.

@ Marc, je vois que ton Moi est solide et il a raison on va le laisser vivre en paix. Amitiés.

Écrit par : ariaga | 17/05/2007

@ Anna, ceci est une citation et Jung était convaincu que les apports de l'nconscient augmentent le degré de conscience. Je crois que tu trouveras quelques réponses dans le commentaire d''Arianil et dans ma réponse à Marie Gabrielle.

B. Ton blog aussi est intéressant et je te remercie du compliment. Tu rejoins ma (brève)liste de junguiens.

@ Arianil, merci de ta réponse à Anna le dialogue est de qualité.

@Cile oh oui ! pour le grand OUI à la Vie.

Écrit par : ariaga | 17/05/2007

@ Phyta, merci pour la très jolie idée de "gardien du seuil" je crois que je la réchaufferai pour la resservir.

@ Aloredelam, c'est gentil de résumer toi même ta pensée dans ton second commentaire, être présent dans son corps et sa réalité, est essentiel.

@ Gaiia je crois en effet que tu te poses beaucoup de questions mais c'est aussi cela qui te fait avancer. Simplement essaie un peu de te "stabiliser-reposer" sur un nombre limité de problèmes vraiment importants. Ne tourne pas en cercle fermé mais en spirale.

Écrit par : ariaga | 18/05/2007

surtout pas! elle se déguste à température ambiante, la statue du commandeur

Écrit par : phyta | 18/05/2007