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27/06/2007

Prison dorée

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Il y a des jours

où le noir remonte du fond des abysses

où meurent les mots.

 

Il y a des jours

où les lourds barreaux

qu'on avait coulé tout autour de soi dans l'or le plus pur

perdent leur beauté

c'était du plaqué.

 

Il y a des jours qu'il faut accepter

pour que la lumière puisse encore briller.

 

       Ariaga
 

Commentaires

Il y a des jours comme ça…où l’alchimiste au comble du désespoir se heurte aux grilles dans lesquelles il s’est emprisonné()…
Il attend les nouvelles formules…pour désagréger l’enclos qui entoure les mots…

heureusement il a trouvé le labo. qui en attendant essayera de lui expliquer…tout ce qu'il ne sait pas…

…merci Ariaga….

(il y a des jours)

Écrit par : Aslé | 27/06/2007

Merci pour le plaqué... avant relecture, j'aurais pu croire innover...
Toutefois, il y a les prisons dorées, et les prisons tout court.
Bisou,
MG

Écrit par : Marie Gabrielle | 27/06/2007

Les abysses t'inspirent (maigre consolation ?) ainsi qu'Aslé, au pertinent commentaire.
Salut affectueux depuis ma propre cage (plus ou moins dorée).

Écrit par : Arianil | 27/06/2007

Il y a des jours... où les barreaux de la cage semblent s'être resserrés... où les désirs n'arrivent même plus à s'évader... où les rêves semblent avoir abandonné l'espoir de s'envoler...
On creuse un tunnel au fond de soi pour s'échapper mais tout semble obscur... impossible d'en voir le bout...

Un jour comme ça... pour moi aussi...
Connivences grises de l'instant...

je t'embrasse

Écrit par : Anna | 27/06/2007

Au fond de la mine, l'or, les diamants;
dans l'obscurité de la vie,
bruts;
fondu et taillés en surface,
à la lumière
ils reflètent la lumière
qui ne se peut regarder en face
non qu'elle éblouisse,
elle est intérieure.

Écrit par : phyta | 28/06/2007

oh ! que je me sens bien en phase avec toi aujourd'hui Ariaga...
certains philosophes appeleraient ça aussi "nuit obscure"
mais la lumiere est toujours là, à nous de "remonter "
pour nous en rapprocher toujours et encore...
mais les temps sont durs pour les spiritualistes je nous trouve bien éprouvés et testés
à bientôt ariaga courage passage obligé....

Écrit par : mariedumonde | 28/06/2007

C'est une question d'équilibre...

Écrit par : aliscan | 28/06/2007

Tant que mon identité repose sur des qualifications mentales, je me pense tantôt comme quelqu'un de remarquable tantôt comme quelqu'un d'insignifiant et la vie se regarde alors dans mes yeux à travers les filtres d'une pensée positive ou négative sur "moi"...

Puisse la vie se libérer de nos regards chargés d'opinions, de qualifications, de certitudes, de croyances et se contempler "à neuf" à travers nos yeux innocents, lavés de silence...

Amitiés, chère Ariaga.

Écrit par : mouniprema | 28/06/2007

@ Aslé, comme le dit @ Arianil, ton commentaire est "pertinent" et bellement écrit.

@ Marie Gabrielle, tu as raison il y a des gens qui sont dans de vrais prisons et si l'un d'entre eux s'égare sur ce petit texte qu'il sache que je pense aussi à lui (ou elle).

@ Anna, merci pour ce moment de "correspondances" dans l'instant gris.

@Phyta, pourquoi ne nous accordes tu pas plus souvent des moments de beauté comme l'est celui de ton commentaire
poétique ?

Écrit par : ariaga | 28/06/2007

@ Mariedumonde, moi aussi (cela arrive avec Cile) je me sens en phase avec toi. Le chemin, de la spiritualité n'est jamais aisé et encore faut-il s'entendre sur le sens que l'on donne à ce mot.

@ Aliscan, oui mais trouver l'équilibre est la tâche de toute une vie et peut-être même, pour ceux qui le ressentent ainsi, de plusieurs vies.

@ Mouniprema, merci pour ton beau commentaire auquel je n'ai rien à ajouter car il se suffit à lui même.

Écrit par : ariaga | 29/06/2007

j'aime beaucoup la première strophe et sa musique
la deuxième strophe me fait penser, avec les barreaux, qu'il y avait une prison dorée autour de toi, prison volontaire même, et que l'humeur sombre te la révèle: c'est bien, en fait, de réaliser ce genre de choses
et la troisième strophe est tellement vraie, une merveille

donc oui, c'est noir, mais ce n'est pas que douloureux, pour moi. au contraire.

Écrit par : merlin | 30/06/2007

Ariaga, j'aime beaucoup cette photo, elle me donnait une impression de libération jusqu'à ce que le titre que vous lui avez trouvé me hante...C'est drole !

Écrit par : yubai | 30/06/2007

Dans les prisons dorées on ne voit que les barreaux mais pas le ciel de l'autre côté.

Écrit par : Gabriel | 01/07/2007