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02/07/2007

Partir en VACANCES dans sa tête

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     Regardez ce simple banc, propice à la méditation et à l'imagination car il a une vue sur " rien ", c'est à dire sur tous les possibles. Assise sur ce banc, en compagnie de mes amis intérieurs dont certains ont été présentés aux lecteurs de ce blog, j'ai pensé à tous ceux, dont je fais partie, qui, pour diverses raisons, ne partent jamais en vacances ; vacances au sens que l'on donne aujourd'hui à ce mot c'est à dire se déplacer vers un ailleurs où tout est censé être mieux qu'à la maison. J'ai songé à ceux qui manquent d'argent pour partir, à ceux qui sont derrière des barreaux, à ceux qui en sont physiquement incapables et à ceux qui s'en occupent à longueur d'année, à ceux qui n'ont plus le courage de sortir de chez eux, et tant d'autres...

     Il nous reste la plus grande des libertés, voyager dans notre tête : réfléchir, contempler une photo et y pénétrer en imagination, explorer l'intérieur de nous-mêmes, rêver sur quelques lignes de prose ou de poésie. Nos possibilités de projection sont illimitées. Si nous le voulons, nous possédons le moyen de transport existant le plus rapide pour visiter jusqu'aux galaxies. Alors, vous comprenez, ceux qui s'entassent sur les autoroutes pour aller vers "le soleil" ou qui s'envolent à destination de lointains pays ne seront jamais aussi rapides que nous. Et puis, il y a souvent des merveilles à quelques mètres ou quelques kilomètres et aussi des ravins, des sommets, des aventures, de l'amour, en nos territoires intérieurs tellement inexplorés.

     Aujourd'hui contentons nous, compagnons de voyage, de regarder longuement ce banc sur lequel se pose un rayon doré. L'herbe est usée par les pieds de ceux qui se sont assis là. Venez rêver à côté de moi, il y a de la place. Et si vous êtes nombreux, vous pourrez vous asseoir aux pieds du banc.  Pourquoi pas vous coucher et coller votre oreille contre la terre habillée de vert. Vous entendrez le murmure de la Nature et pourquoi pas la voix de mon ami intérieur, le vieil alchimiste qui a pour habitude de me chuchoter des choses insensées.

        Ariaga.
 

 

Commentaires

Je suis comme toi, je ne pars pas ...
Et pourtant, sans cesse en voyage, du Pôle Nord à la destination du Double ...
Aussi loin que je me souviennes, j' ai l' âme vagabonde, l' imaginaire débridé ...
Je prends donc place près de toi, un sourire au coin des lèvres et nous conterons nos escapades avec tous ceux qui viennent nous rejoindre ... Les nuits et les jours promettent d' être de toutes couleurs et de toutes desti -nations, desti -nées ...

Écrit par : Kaïkan | 02/07/2007

Qu'il est bon de lire ces lignes, loin de l'injonction aux vacances qui s'imposent.
Je pars bientôt pour quelques jours, mais je sens bien que les découvertes géographiques sont au mieux une métaphore du cheminement de la vie même.
Mobile ou immobile, l'Odyssée est toujours possible.
Quant à la "vacance", que cherche-t-on à fuir ? Le repos ne nécessite pas d'aller très loin. Le changement annuel de décor est une aspiration naïve à une autre vie, une dépossession du personnage que nous habitons tout le reste de l'année. Un rituel hygiéniste-hédoniste, des opportunités de nouvelles rencontres, un enrichissement culturel ? Je peux l'espérer. Mais quand je ne souhaite pas "partir en vacances", je discerne aussi dans les insistances bienveillantes, dans les silences étonnés où se mêlent la pitié et l'incrédulité, le jugement, et derrière, la peur. La peur du tragique, quand la comédie est soudain refusée, et que le "socle des valeurs communes" est mis en cause.
Toute velléité de cesser de consommer provoque la méfiance de ceux qui demeurent dans l'addiction.

Le banc d'Ariaga est cousin du tapis volant des Mille et Une nuits...

Écrit par : Arianil | 02/07/2007

Ma douce .. je choisis sur l'herbe .. sur le sol .. à tes pieds .. entre tes jambes ..
le départ .. le voyage .. intérieur ou extérieur .. seul le voyage compte. Je t'emmènerai avec moi.

Écrit par : cile | 03/07/2007

En tout cas, il est bien ergonomique... ça se sent, ça se voit et ça se touche du bout des doigts effleurés. On doit pouvoir s'y allonger merveilleusement, dans le confort qui fait qu'on aura échappé à trop d'humidité ce matin-là... loin des automnes.

Sa caresse...

Bravo Ariaga... "Si nous le voulons, nous possédons le moyen de transport existant le plus rapide pour visiter jusqu'aux galaxies. " A cela, je veux me pencher comme à la fenêtre, à l'eau, à l'air des horizontaux...

J'ai entendu le mot amour tellement au creux, là où les méchants ou les malveillants n'iraient pas le tuer.

Je t'embrasse, à bientôt...

(Une belle activité que le partage de nos silences.)

Écrit par : Marie Gabrielle | 03/07/2007

C'est avec joie que je m'asseois en cet instant sur le banc intérieur de ton être de silence pour y respirer le parfum de ton coeur vivant.

Là, pas d'attente particulière, juste un Être-là ensemble, dans un nulle part intemporel, comme en un voyage immobile où nous goûtons la vie simple que nous sommes derrière nos personnalités de surface...

Écrit par : mouniprema | 03/07/2007

@ Kaïkan, @ Arianil, @cile, @ Marie Gabrielle, @ Mouniprema vos commentaires sont tous si beau et intéressants que je les emporte avec moi comme des bagages précieux.
Je pense aussi à ces "inconnus" qui viennent me visiter pourquoi ne pas me laisser un simple coucou pour vous donner un peu vie. Il ne faut pas se laisser intimider par les "artistes". J'embrasse tout le monde. Ariaga.

Écrit par : ariaga | 04/07/2007

Belle puissance d'évocation ! Bravo Ariaga ! Cela déserre les frontières imaginaires et libère des contraintes matérielles ! C'est si bon ! Bravo !

Écrit par : yubai | 05/07/2007

Et bien pour ma part, c'est lorsque je reçois un courrier de mes amis québécois que j'ai vraiment l'impression de voyager, de partir en vacances

Écrit par : gaiia | 12/07/2007