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04/11/2012

Une histoire de caverne

écriture,philosophie,société,spéléologie,platon,rêve

Photo ÉPHÊME et son clone

Je vous ai déjà raconté cette histoire il y a quelques années mais les plats réchauffés sont parfois encore meilleurs ...

Imaginez une caverne servant de demeure souterraine à des hommes prisonniers retenus là par je ne sais quelle puissance. Toute la largeur de la caverne est une entrée ouverte à la lumière. Depuis leur enfance, des hommes vivent enchaînés à la paroi par des liens leur immobilisant les jambes et le cou. La seule chose qu'ils peuvent voir est cette paroi et leur seule lumière vient d'un feu allumé sur une hauteur, au loin, derrière eux. Entre eux et le feu, une route élevée avec un petit mur semblable à celui derrière lequel se cachent les montreurs de marionnettes. De ce petit mur dépassent, manipulées par des hommes libres, diverses représentations, faites de matériaux variés d'objets de la vie, comme des animaux ou des plantes ou des êtres humains. Parmi ces manipulateurs, il y en a qui parlent, d'autres qui sont silencieux. Les hommes prisonniers ne voient que les ombres sur la paroi, n'entendent que des bribes de paroles qu'ils rattachent arbitrairement à ces ombres. Pour eux, les objets réels sont les ombres, c'est la seule idée qu'ils peuvent se faire du monde extérieur. 

Imaginez maintenant que l'on délivre un de ces prisonniers de ses chaînes. Il va se débattre, il faudra le contraindre car il n'a jamais connu d'autre vie. C'est de force qu'on l'arrache à sa caverne, qu'on l'oblige à lever les yeux vers la lumière, qu'on lui fait gravir la pente vers l'extérieur. Ébloui, il ne distingue rien et une douloureuse rééducation l'attend. Il distinguera d'abord les ombres, les reflets sur l'eau, après une longue accoutumance les hommes et les objets ; plus tard, les corps célestes pendant la nuit, et enfin le soleil dans toute sa splendeur. Il évoluera lentement jusqu'au moment où il aura une vision claire du fait que l'idée qu'il se faisait du monde, quand il vivait dans la caverne, était fausse. 

 

   Certains auront reconnu une partie de l'allégorie de la caverne de Platon, livre VII de La République, revu à la sauce Ariaga. Je ne vous ai pas raconté le moment où l'on oblige ce malheureux à faire douloureusement le chemin en sens inverse pour aller raconter son histoire à ses anciens compagnons d'infortune. Je trouve cela assez sadique. Je préfère vous proposer ce récit comme un symbole de l'illusion dont chacun, sans avoir recours à une difficile argumentation philosophique, pourra tirer ses propres conclusions.

 

        Ariaga

 

Commentaires

Bonjour Ariaga,
Ha je suis bien contente de passer ce matin par chez toi :) pour y redécouvrir cette histoire .
c'est vrai que certains plats sont bien meilleurs réchauffés et l'on y découvre chaque fois de nouvelles saveurs.
Les histoires sont un peu comme les rêves parfois, on les laisse reposer et lorsque l'on les relit on y découvre des trésors qui nous avait à échappé la première lecture.
Je t'embrasse .

Écrit par : plume bleue | 04/11/2012

Dans nos cavernes internes naissent de curieuses histoires dont les plus sombres n'atteignent que rarement la lumière de la connaissance... Bises et bon repos Ariaga !

Écrit par : lechantdupain | 04/11/2012

On peut aussi adapter Ariaga pour la fin…

Il revient vers ses anciens compagnons d’infortune à qui l’on vient d’enlever les chaînes mais qui refusent de sortir. Alors il les invite à s’asseoir dans la pénombre et il leur parle. Pas de « faut y aller », pas de « c’est bien vous verrez » encore moins de « bougez-vous bande de lâches ». Non, il raconte SON histoire, comment il a eu peur puis petit à petit pris confiance et enfin toute le bonheur qu’il a eu à découvrir le monde. L’un se lève et dit « je suis prêt, je te suis vers cette nouvelle vie ». Puis un autre et encore un autre. Ils sortent tous les quatre ; les autres restent. D’autres vont rester à en crever car on ne meure pas dans cette caverne de souffrance. Certains attendront encore un peu, ils n’en ont pas fini avec leur nuit de ténèbres ; et finiront un jour à leur tour par sortir. Ils savent que là-haut dans la lumière, il y a l’un des leurs qui les aidera à y voir plus clair.

Écrit par : Louis-Paul | 04/11/2012

@ Louis-Paul, j'aime vraiment la manière dont tu continues l'histoire. Merci.

Écrit par : ariaga | 04/11/2012

@ plume bleue, les secondes lectures sont souvent comme l'autre face d'une pièce.

Écrit par : ariaga | 04/11/2012

@ Lechantdupain, tu es immersion en mode psychologie des profondeurs !

Écrit par : ariaga | 04/11/2012

Merci Ariaga mais je n'ai que peu mérite sinon celui d'être sorti moi-même de la caverne le 23 septembre 2003.

Écrit par : Louis-Paul | 04/11/2012

J'aime aussi la sortie de Louis-Paul, je le vois tès bien dans ce "rôle"...

Belle journée avec bises

Écrit par : patriarch | 05/11/2012

Bonjour, un bref passage au retour de voyage, et ce texte très à propos (sourire)
Merci.
Que vos jours soient lumineux.

Écrit par : michelgonnet | 05/11/2012

Il est bon parfois de "réchauffer" les plats ils peuvent être plus savoureux
tout spiritualiste que nous pouvons être, nous savons que le coté "ombre"
n''est pas négligeable et qu'il nous faut nous employer à en tenir compte si nous voulons mieux nous connaître et "évoluer"...

Prendre et reprendre certaines lectures ou certains de nos travaux, et y trouver toujours quelque chose de "nouveau" qui nous avait"échappé"
n'est ce pas le signe que l'Homme est en perpétuelle évolution...
c'est plutôt encourageant non ?

Plus jeune j'avais des certitudes, des impressions, des vérités, et j'étais persuadé que c'étaient les bonnes et que ça ne changerait jamais.
Et le temps, ce grand Maître, a fichu en l'air ce principe, mais je vous avouerai humblement que finalement c'est une très bonne chose!!!

Bonjour à vous tous
et bisous particuliers pour toi chère Ariaga !

Écrit par : mariedumonde | 05/11/2012

Je sais que l'on est dans le noir (ou le gris) des illusions et moi qui aime l'aventure si l'on venait me chercher,
je m'y précipiterais mais je sais, si je vais trop vite comme mon tempérament m'y incite, je serais sans doute éblouie et y perdrais la vue, à moins que l'illumination me sublime !!!
Sur ce bises à partager entre Ephême et Ariaga

Écrit par : danae | 05/11/2012

@ Louis Paul, est-ce que ce serait indiscret de te demander pourquoi une date aussi précise ?

Écrit par : ariaga | 05/11/2012

@ Patriarch, Merci d'être aussi fidèle.
@Michel Gonnet, j'ai eu grand plaisir à avoir de tes nouvelles.

Écrit par : ariaga | 05/11/2012

@ Mariedumonde, tu as bien raison, je crois que perdre ses certitudes est le commencement de la sagesse.

Écrit par : ariaga | 05/11/2012

@ Danae, ce tempérament qui te fait aller de l'avant est, je crois, une grande qualité. il ne faut pas avoir peur de courir vers la lumière, même si elle fait mal aux yeux.

Écrit par : ariaga | 05/11/2012

J'ai peur au fond des cavernes, de je ne sais quoi d'ailleurs, la pénombre mystérieuse, l'angoissante oppression du trou noir...si j'entre dans cette caverne, m'y accompagneras-tu Ariaga, en me tenant la main ?

Écrit par : le Pierrot | 05/11/2012

La grotte représente notre égo. Nous vivons tous plus ou moins dans illusion créée par notre égo qui interprète et déforme les événements qui se présente à lui et nous empêche de voir la réalité de la vie.
Tous nos efforts doivent tendre à une déprogrammation de ce que l'on a appris( éducation, tradition, conformisme social). J'exagère à peine...
Moi j'essaie de me déprogrammer....Et c'est bien difficile: abandonner les à priori, les idées reçues, les théories apprises, les dogmes, les religions.....

Écrit par : Daniel | 05/11/2012

Que cherche t on la renaissance, la résurgence, le chemin de la lumière, la voie de la vérité ?
Des chaînes nous en avons plus qu'il n'en faut, et nous avons maille à partir, mais les purs maillons ne s'affinent pas comme cela, pas seulement au plan des métaux, la transposition qui est suggérée puis décrite ce n'est pas la simple mise en lumière de ce qui était , une re-découverte en somme de soi , c'est surement bien plus que cela.
Bonsoir à toi Ariaga, silence contraint, hors ligne, joie du retour et de l'échange.
Quand nous parleras tu du banquet ?

Écrit par : Thierry | 05/11/2012

La transmutation fulgurante des ténèbres en Jour éblouit l'esprit qui n'y est pas préparé; s'ensuit alors une lente accoutumance à l'intensité de sa propre Lumière... Belle journée, douce et chère âmie

Écrit par : Phène | 05/11/2012

@Ariaga
Pas du tout indiscret et tu trouveras des extraits des notes qui évoquent cette date ici :
http://www.louispaulfallot.fr/mes-mercis-de-nouvelle-vie.html

Et pour ce qui s’est passé ce jour-là, voici le récit, publique lui aussi sur mon blogue :
http://www.louispaulfallot.fr/archive/2008/09/22/le-jour-ou-j-ai-pose-le-verre.html

Si ce que j’écris peut donner de l’espoir…
Merci à toi.

Écrit par : Louis-Paul | 05/11/2012

et c'est quand qu'on met en prison-caverne les manipulateurs!!!
besos
tilk

merci pour ton com

Écrit par : tilk | 06/11/2012

@ le Pierrot, pas de chance ! Je ne pourrai pas te tenir la main car j'ai la phobie des lieux clos, souterrains, etc. Il m'a fallu beaucoup travailler sur moi même pour prendre un ascenseur ...

Écrit par : ariaga | 06/11/2012

@ Daniel, tout a fait d'accord sur la déprogrammation et sur le fait que c'est très difficile.

Écrit par : ariaga | 06/11/2012

@ Tilk, ce n'est pas pour demain car ils gouvernent le monde.

Écrit par : ariaga | 06/11/2012

@ Phène, c'est pour cela qu'il faut se préparer à cette brûlure de la lumière pour accepter de s'y consumer et de renaître des cendres.

Écrit par : ariaga | 06/11/2012

@ Thierry, parler du banquet ? Pourquoi pas un jour mais en ce moment je ne me sens pas de voyager dans les mythes platoniciens ... En plus, je suis beaucoup plus attirée par les présocratiques.

Écrit par : ariaga | 06/11/2012

Qui as dit que ça sonnait le creux, tous les caves ne se rebiffent pas avec des mots acidulés.
Et à trop gloser dite ou glossolalie, la lie n'est pas aliénée !
Ah oui , mon philosophe de fils me confirme à l'instant son attirance pour Diogène et les cyniques, manquent pas d'air ni de dioxygène mais quelle liberté de ton, la langue de bois n'a pas pris dans le tonneau.
Merci Ariaga de tes apparitions.

Écrit par : Thierry | 06/11/2012

Une histoire d'ombres comme je les aime et ce cher Platon qui a tant inspiré Jung (et ce rapprochement, un peu lapidaire à mon sens, que l'on fait entre idée platonicienne et archétype)...merci pour cette poétique piqûre de rappel.

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 07/11/2012

Sûr, le désir de se libérer d'une illusion, ne peut que créer une réplique illusoire. o)))
Belle journée !

Écrit par : Miche | 08/11/2012

bonsoir la compagnie !
évidemment ça me rappelle une histoire, rapportée par Bernard Werber, dans son merveilleux ouvrage "encyclopédie du savoir relatif et absolu". Je résume : des chatons sont placés, dès leur sevrage, dans un appartement que l'on a habillé de tapisserie à rayures horizontales. Il y a là une pièce équipée pour se nourrir, une autre pour jouer, une pour les besoins, la dernière pour dormir. Les chatons s'adaptent bien et vite. A leur maturité, on les sort, on remplace la tapisserie par une autre, à rayures verticales, mais en ne changeant rien aux fonctions des pièces, puis on remet les chats.
Jamais ils n'auront su retrouver leur habitudes !
N'avons-nous pas tendance à être ainsi ? Formatés par les rayures de nos manières de vivre, nous sommes perdus, méfiants, effrayés, quand nous sommes projetés soudain dans un autre état de conscience.
Mille diable, quelle heure ? 23h50 ? et je suis encore à bavarder avec vous. Au lit, raconteuse de balivernes...!

Écrit par : la gaillarde conteuse | 08/11/2012

Le texte est très connu. Mais moi, j’ai un soucis, en tant qu’amateur de cavernes. J’ai beau retourner le texte dans tous les recoins de mon lobe cavernicole, comment la lumière de l’entrée devient un feu allumé derrière eux ? C’est incohérent. Il faut imaginer les malheureux si loin de l’entrée qu’il n’y a plus un photon, un énorme brasier alimenté on ne sait comment, avec des marionnettistes équipés de masques à oxygène pour ne pas être asphyxiés, tout comme les prisonniers, car l’alimentation en air est plus que déficiente dans une caverne (expérience vécue). Je soupçonne un de ces problèmes récurrents de traduction qui traîne dans les Budé, où lumière et feux ont été confondus (ma femme est prof de grec, elle confirme, tout est possible dans ces bouquins, mais elle ne peut vérifier, n’ayant pas l’original en grec), où Platon avait abusé de substances illicites.Le grec de base était un pragmatique féroce et n’aurait pas fait une telle faute de logique.

Écrit par : ÉPHÊME | 08/11/2012

Mon cher Ephême, il me semble là qu'il faut recevoir ce récit comme les contes, où l'impossible est possible. Si tu écoutes le chaperon rouge en disant "mais les loups ne parlent pas!" tu ne t'es pas laissé aller à un autre état de conscience, et tu ne peux accéder à sa merveille. Une histoire comme celle qu'Ariaga nous propose, ne doit pas s'adresser au mental, mais au coeur et au ventre. On s'en fout donc que le feu soit derrière, il pourrait aussi bien être pendu au plafond !! L'impossible étant possible, dans ces récits qui s'adressent à nos profondeurs caverneuses.
Parole de conteuse, on est bien à causer chez Ariaga...
Je t'embrasse, Ephême aux belles photos !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 09/11/2012

merci Patricia,

j'aime bien quand tu nous entraînes dans ton monde merveilleux
des contes c'est merveilleux;, je me souviens quand je racontais
à mon premier petit fils (22 ans) maintenant, des histoires de ma pure invention, il se régalait et moi aussi, je ne savais jamais quelle phrase allait venir; mais elle était et c'était génial, merci en te lisant sur ton blog et celui ci, je suis replongée dans "ton" monde...

amitiés

Écrit par : mariedumonde | 09/11/2012

Bonjour Ariaga, j'ai reconnu cette caverne de Platon...A la sauce Ariaga, je ne connaissais pas encore. Cette histoire alimente bien des questions. Sortir de la caverne qui étouffe, s'affronter à la réalité, créer des illusions c'est un rêve qui peut se faire parfois si j'en crois la force de l'imaginaire et la vie de quelques artistes phares ! ( bien sûr, là je pense à la Casati, femme singulière, torche de lumière et d'ombre traversant la nuit vénitienne comme une apparition avec ses guépards, dans une robe de Fortuny...)
Amicales pensées.

Écrit par : Hécate | 09/11/2012

@ Louis-Paul, j'ai attendu un peu après avoir lu ton témoignage sur ton blog. J'étais très émue, d'autant plus que j'ai dans mon entourage un être souffrant qui lutte depuis des années contre la dépression et l'alcoolisme. Tu as fait un bien beau chemin qui a du parfois être sinueux, qui a demandé beaucoup de volonté et aussi beaucoup de dévouement de la part de ceux qui t'ont aidé. J'AIMERAIS QUE BEAUCOUP DE MES LECTEURS CLIQUENT SUR LES LIENS QUE TU DONNES car je crois que rares sont ceux qui ne connaissent pas un être souffrant d'addiction. Merci à toi.

Écrit par : ariaga | 09/11/2012

@ Jean, je crois, en effet, qu'il ne faut pas oublier les piqures de rappel !

Écrit par : ariaga | 09/11/2012

@ Miche, tu as bien raison, tellement de questions se posent au sujet du réel ...mais c'est un thème trop "lourd" philosophiquement et spirituellement pour que je m'y attaque dans le cadre de ce blog.

Écrit par : ariaga | 09/11/2012

@ La gaillarde conteuse. elle est formidable ton histoire de chatons, je la resservirai ...

Écrit par : ariaga | 09/11/2012

un tir magistral fit elever le ballon dans les airs de la connaissance , la gravité terrestre le plaqua au sol où il roula pour ce perdre dans une grotte sans issue de secours .GNOCHK preparait le feu en vue du repas avec le clan ,ce dernier etait en chasse pour la journée et revenaient avec divers gibiers .elle entendit un bruit inconnu , se dressa sur ses anterieurs et hûma les environs , une chose etrange etait à ses pieds ronde et blanche striée de noir .la peur la saisit et partit en hurlant de la caverne.De retour à la grotte le chef de clan ignora la chose inconnue preferant se delecter des proies cuites au feu .CKHNICG le fils de gnochk ayant avalé son morceau de chair crue alla vers la chose , regarda la poussa du bout du pied le ballon roula ....c'est ainsi que naquit la premiere equipe de foot ball de l'âge des cavernes

Écrit par : potierfoot | 09/11/2012

bises de celadon7

Écrit par : lecracleur | 09/11/2012

Merci mariedumonde, pour ce que tu dis là... quelle pur délice, des histoires entre nous et nos petits enfants ! J'en ai une véritable tribu...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 09/11/2012

@ ÉPHÊME, ton lobe cavernicole à du tellement grossir qu'il a obscurci ton imagination et je te renvoie à notre ami la conteuse quand elle dit que dans les histoires l'impossible est possible. Il me semble indispensable que tu retournes faire un séjour dans les cales de l'Évasion pour y boire un peu du contenu du tonneau et aussi une grande tasse de la potion magique de Mariedumonde !

Écrit par : ariaga | 10/11/2012

@ Hécate, en effet l'histoire de la Casati est passionnante et, comme d'habitude tu en rends compte d'une manière tout aussi passionnante dans ta dernière note. Merci.

Écrit par : ariaga | 10/11/2012

@ Potierfoot, merci de ta visite et de ton histoire de Foot de l'âge des cavernes qui m'a fait bien sourire.

Écrit par : ariaga | 10/11/2012

Eh bien, Ephême, c'est dit, je te rejoins dans la cale, il ne sera pas dit que tu resteras seul à boire les rares potions de ce rafiot passé...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 10/11/2012

J'aime les rééditions car elles nous permettent de déposer de nouvelles idées en commentaire. Que ferions nous à la place de ces individus enfermés depuis le début de leur vie dans cette caverne ? Tout d'abord, nous serions moins éveillés que nous ne le sommes. Nous serions inadaptés, sauvages et peureux. Je ne souhaite à personne de vivre cela. L'imagination de chacun est différente de celle des autres car elle est personnelle. Merci à travers cette histoire de nous montrer la chance (relative) que nous avons de vivre "normalement". Bon week end.

Écrit par : elisabeth | 10/11/2012

Ariaga ,la vie de Luisa me semblait pouvoir se rapprocher dans une comparaison sautant le temps aux ténèbres de la caverne où se construit l'embryon de l'être et à toutes les fascinations de l'illusion qui font aussi partie à présent de l'histoire de l'art et d'un passé pas si lointain qui éclaire encore . La création.Brefs instants qui étincellent.Mais peut-être est-ce un leurre?
Amicalement.

Écrit par : Hécate | 10/11/2012

@ Lecracleur, une pensée pour toi.

Écrit par : ariaga | 10/11/2012

@ Élisabeth, il est possible que nous soyons enfermés dans un autre genre de caverne. Une caverne invisible faite de bruits, de rumeurs, de fureurs, de perpétuelle distractions, qui nous empêchent de voir l'essentiel de notre passage sur terre.J'ai juste dit il est possible ...

Écrit par : ariaga | 10/11/2012

Oui, la caverne invisible de nos habitudes, de nos peurs de tout ce qui n'est pas nous, de tout ce qui n'est pas la toile serrée de ces fonctionnements que nous mettons en place, petit à petit, pour définir le réel, l'invisible, la vie, la mort. La caverne des certitudes rassurantes, lieu cependant inconfortable et monotonement obscur, comme s'il voulait tenir l'âme cachée sous le boisseau... J'aime beaucoup, Ariaga, cette caverne invisible que tu évoques et qui nous ramène bien dans le coeur de ce récit, qui comme les contes, les rêves et les textes sacrés, nous propose une personnification des contenus de notre psyché.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 10/11/2012

Ha oui c'est vrai il y a plein de panou panou au fond de la taverne qui jouent au foot-ball !

Je ne sais pas pourquoi mais cela me rappelle la dernière BD de ZEM :)

bonne soirée,

n'abusez pas trop de la potion quand même ...

Écrit par : le ptit chaperon rouge | 10/11/2012

Puisque tu passes, ptit chaperon rouge, laisse-moi donc ta galette et ton petit pot de beurre, que je les partage avec Ephême, et rentre chez toi, vite, ça t'évitera des ennuis, car je connais l'histoire !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 10/11/2012

Nan la gaillarde tu ne connais pas la véritable histoire du chaperon rouge ... :)
je vais te dire ce qui c'est réellement passé ...

Il était une fois,
Rendue au fond des bois,
Un p'tit chaperon rouge,

S'en allait chez mère grand,
Bondissant et courant,
Les p' tit chats seront rouges,

Pour nourrir ses rêves,
Elle dépose ses lèvres,
Sur des papillons rouges,

Elle croise en chemin,
Le loup qui tend la main,
Au p' tit chaperon rouge,

Comme elle avait grand faim,
Elle croque le gredin,
Arrosé de vin rouge,

Arrive le chasseur,
Qui veut tuer ses peurs,
Mais ses sœurs y voient rouge.

Il a lové grand-mère,
Dedans la cheminé,
Sous le feu d'onde rouge,

Sont nés trois p' tits cochons,
Suspendus au plafond,
Ils sont mignons, mais bougent,

Enferme le chat, la sœur,
La grand-mère et ses peurs,
Au placard en carouge,

Décroche les p' tits frères,
Au vent les montgolfières,
Et volent les rêves rouges.

Écrit par : le ptit chaperon rouge | 10/11/2012

oui, on peut faire ce que l'on veut des contes...
chez moi, c'est plutôt les contes qui font ce qu'ils veulent...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 10/11/2012

Nous n'avons pas parlé de la corrosion caverneuse celle qu'entraînent les turbulences dans les coudes des tuyauteries, quand les flux ne sont plus laminaires mais s'enroulent en vortex étroits qui font croître les champs sans frein et qui érodent plus et mieux que le temps.
On aurait pu parler de rugby aussi pour se demander que plaque ton dans cette caverne et qui ira y mettre ses glyphes en héros?
Enfin pour ne pas alourdir le propos mais se dégourdir les jambes et la langue point de corps caverneux pour rigidifier l'ensemble , une entrée vers la matrice restée libre pour notre imagination.

Je m'étonne juste que l'analogie avec la prison ne soit point revenue, enfermés et cherchant la lumière ou bien explorateurs de l'impossible ou des mystères qui se terrent au fond de nous même, tapis et prêts à se révéler à qui aura le courage, l'audace et l’opiniâtreté de féconder son imagination fertile dans ces étroite-tés.

Pas de dessein global ni de chimères plutoniques pas seulement une forge d'airain qui met à contribution les reins dans une analyse pénétrante mais fastidieuse des décors .

Écrit par : Thierry | 11/11/2012

Décidément cette cale de l’Evasion est le RDV de la fleur de la gente féminine, venue picoler le nectar du tonneau des rêves : Mariedumonde, la Gaillarde Conteuse, qui au passage a tapé le Petit Chaperon Rouge sous le prétexte fallacieux de lui éviter des ennuis, Ariaga comme «Mère» spirituelle de ce bouge mouvant. Vais-je résister ?

Écrit par : ÉPHÊME | 11/11/2012

Thierry, cette caverne est bien une prison... comme la vie pour beaucoup.
Amicalement

Écrit par : ÉPHÊME | 11/11/2012

Il FAUT résister, Ephême, ce "bouge mouvant" étant un lieu hautement prolifique en expériences...
tirons le nectar de ce tonneau de rêve et trinquons aux cavernes de la terre, à celle de notre monde, et au-delà...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 11/11/2012