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07/02/2013

Écrire ?

automate écrivain.jpg

Je me pose une question et je pense que je partage cette interrogation avec certains de ceux qui ont des blogs. Pourquoi continuer à écrire alors que la vie passe à toute vitesse et que cela demande du temps et de la réflexion ? S'agit-il d'une sorte d'automatisme qui pousse à avoir besoin de s'exprimer. J'ai pris la photo qui illustre cette note au Musée des automates de la Rochelle, cela à peut-être un sens caché mais je ne suis pas convaincue par cette idée d'une espèce de "toc" de l'écriture.

Besoin de reconnaissance au niveau de la "persona", au sens où l'entend Jung. De ne pas être perdu dans la masse des anonymes. C'est possible mais, personnellement cela ne m'apporte pas de réponse car justement je tiens beaucoup à  ... l'anonymat !

Impression de délivrer un enseignement qui peut être utile à d'autres. Je n'aime pas le mot enseignement. J'ignore pourquoi, mais quand l'alchimique oiseau siffle ce mot à mon oreille, j'entends "saignement".

Dans écrire il y a aussi un cri. Un cri très fort perçant les barrières des sons, le déluge des mots, les épidémies des informations. Un cri de résistance. Hélas les cris trop perçants finissent le plus souvent par détruire les hurleurs. Je ne suis pas assez courageuse pour incarner les mots de Nietzsche : "Dis ta parole et brises toi".

Alors si il n'y a là ni assuétude, ni désir de reconnaissance, ni besoin de transmettre un enseignement, ni le courage de la mise en danger, pourquoi continuer à venir ici régulièrement, amis lecteurs, vous déposer mes mots depuis près de sept ans. 

En panne de réponse, je suis allée faire un tour au bord de la mer pour m'aérer la tête. Poussée par le grand vent, je suis vite revenue me mettre devant mon cher athanor ordinateur, j'avais vraiment ENVIE,  et là j'ai compris, c'est tout simplement pour le PLAISIR.

Ariaga

 

 

 

Commentaires

Il y a des moments où peut-être, l’on se pose trop de questions…
Ainsi, pourquoi en te lisant et en voyant devant moi cet océan, pourquoi j’ai pensé et fredonné cette chanson des sixties ?

"Il faut savoir prendre le temps
de refaire d´un homme un enfant
et s´éblouir pour le plaisir
S´offrir ce qui n´a pas de prix un peu de rêve à notre vie
et faire plaisir pour le plaisir"

Écrit par : Louis-Paul | 07/02/2013

Bonsoir Ariaga,

Puisque tu ouvres la porte, figure toi que je me suis souvent posé la question...surtout passé les premiers temps portés par l'enthousiasme.

A titre personnel, après réflexion, la rédaction de mon blog répond à un mouvement antagoniste d'égoïsme et de partage....une forme d'égoïsme parce que ce blog me sert de support d'idées, afin de figer des pensées ou des connexions (et donc de leur donner une autre vie), il me permet aussi de canaliser une certaine fougue qui pourrait me dévorer si je n'y prêtais garde...la plume oblige et force à une certaine humilité.
Et puis, il y a aussi cet élan qui me porte, en vulgarisant la pensée de Jung, de faire découvrir des pépites à portée de main que je crois avoir déceler (mais en toute fin, peut être est ce aussi une forme d'égoïsme liée à la peur du gâchis, héhéhé).

Quoi qu'il en soit, je dois tant à ton blog, et tu le sais, que tu as en moi un témoin passionné de l'évolution de tes écrits (car ils ont beaucoup évolué et c'est tant mieux).

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 07/02/2013

au début ce fut par cris, et maintenant principalement pour le plaisir. Mais aussi comme un exercice à me plier pour garder rigueur et présence d'esprit, tout en aillant à l'esprit qu'il s'agit aussi d'une présence, une présentation idéalisée du moi... Sur ce je te laisse l'écriture Ariaga ! :) Bises !

Écrit par : lechantdupain | 07/02/2013

Comme quoi les réponses fusent lorsque l'on lâche prise.
Je t'embrasse

Écrit par : Plume bleue | 08/02/2013

Pour le plaisir, pour ne pas penser à certaines "choses", pour ne pas s'encrouter, en un mot, pour continuer à vivre ,tout simplement et pas survivre.... Belle journée avec bises de nous deux

Écrit par : patriarch | 08/02/2013

Ah là, Ariaga, je suis tout à fait d'accord avec toi. On écrit pour le plaisir de communiquer, de ne plus être seul, de partager des pensées positives. Les promenades en bord de mer, aèrent le cerveau !!! Bises Ariaga

Écrit par : danae | 08/02/2013

Synchronicité? Sans doute.
J'ai écrit le texte ci-dessous hier et j'ai l'intention de le diffuser prochainement sur mon blog.

Etats d’âme
Depuis plus de 7 ans j’anime un blog, d’abord les 3mondes, puis les Voies de l’âme. Souvent j’ai failli arrêter pensant que je n’avais plus rien à dire ou que je me répétais et tournais en rond. A chaque fois j’ai persévéré, poussé par un élan mystérieux. Avec tous ces écrits j’ai la sensation de tirer sur un fil que je déroule un peu plus chaque jour. Drôle d’impression où je livre un peu de moi-même car ce qui m’intéresse le plus, ce n’est pas de recopier les textes des autres mais d’aller en moi-même pour y puiser mes ressentis, ma façon d’être, mes centres d’intérêts.
Il m’arrive de penser que je peux lasser, que l’on peut me considérer comme quelqu’un qui se prend au sérieux. Sur ce dernier point, nullement, car je suis de ceux qui pensent qu’il faut avoir du recul en toute chose et que personne ne détient la vérité. Je m’exprime et c’est tout.
Pourquoi animer un blog ? D’abord parce que j’aime écrire, puis sans doute aussi parce que j’aime partager, échanger quoique échanger sur internet n’est pas évident. Tout va vite et les relations peuvent devenir rapidement superficielles.
Il y a aussi deux autres raisons plus profondes : un besoin de reconnaissance de mes écrits et appréhender tout cela un peu comme une thérapie. En écrivant j’ai compris certaines choses sur mon mode de fonctionnement, notamment dans les relations avec mes parents et avec les autres. L’image que j’ai de moi est maintenant plus conforme à la réalité.
Enfin pour moi, écrire est aussi un acte créatif où les émotions doivent s’exprimer pleinement et être ressenties par tous ceux qui lisent. Je suis d’ailleurs heureux de pouvoir associer textes et musiques afin de tenter de créer une ambiance particulière.
J’en profite pour remercier ceux qui me lisent régulièrement. Certains sont devenus des amis. Ils ont souvent écrit de très belles choses, profondes, émouvantes, sensibles. Il y a eu, par moments, des échanges très intenses. Finalement c’est peut être cela le plus important.

Écrit par : Daniel | 08/02/2013

Ton message et ton terme « découvreur » en commentaire de ma Note sur l'œuvre de Raymond Mason à St Eustache me donne l’occasion de préciser quelque chose d’important pour moi à propos du blogue. (Sourire: autre que de chantonner)
A partir de mes photos, je fais des recherches et pas forcément pour un billet mais cela me motive. Idem après vu un film, lu un livre, aimé une expo, un artiste…etc.
Internet est devenu mon école, moi le cancre des années 60 et je serais même devenu bon élève. Notes, fiches sur un carnet ou sur l’ordi (à ma façon et souvent un peu brouillon au départ), visuel, écrit manuel...tout y passe et quand cela se structure, s’organise en pensées cohérentes, çà devient partage. Une des raisons pour lesquelles "je blogue".

Écrit par : Louis-Paul | 08/02/2013

Ecrire, échanger, c'est créer, partager, élargir son horizon, faire circuler une énergie ...

Écrit par : Francine | 08/02/2013

@ Louis-Paul, pour le plaisir disait la chanson oooouuuuiiiii, je m'en souviens. Je crois, que, ces dernières années j'avais un peu, beaucoup, oublié combien c'est important. Je vois, dans ton second commentaire, que tu rassembles, tel l'alchimiste, les matériaux, pour ensuite les mettre dans le vase sur l'athanor, en espérant la transmutation ...

Écrit par : ariaga | 08/02/2013

@ Jean, merci de franchir la porte pour nous livrer les résultats de ton introspection sur le pourquoi de ton écriture sur ton blog. Il est difficile de rester longtemps porté uniquement par l'enthousiasme. C'est un véhicule trop brûlant ... Pour ce qui est de proposer une connaissance je crois que ce peut être un don valable si on attend rien en retour.

Écrit par : ariaga | 08/02/2013

@ lechantdupain, un exercice qui donne du plaisir, voilà qui me plais bien comme proposition. Comme je suis toujours prête à ajouter des idées quand je me pose des questions non seulement j'ai un plaisir gratuit mais, en plus je m'enrichis !

Écrit par : ariaga | 08/02/2013

@ Plume bleue, comme quoi, je trouve que tes paroles sont pleine de sagesse. Tu fais un beau chemin depuis quelque temps.

Écrit par : ariaga | 08/02/2013

C'est bien sûr pour le plaisir de partager, de dire ce que l'on a au plus profond de soi-même. Une façon élégante, délicate et intime de parler de soi sans trop faire le fanfaron. Bon week end Ariaga.

Écrit par : elisabeth | 08/02/2013

Bonjour chère Ariaga,
Oui, c'est bien cela, pour le plaisir de partager; se nourrir et être nourri d'élans chaleureux... Bises et belles promenades aux effluves salins

Écrit par : Phène | 08/02/2013

écrire
Malgré l’usure
Malgré l’érosion
Malgré l’éclatement des pierres
écrire
Malgré le grand éboulement
écrire
Parmi les gravats
écrire
A même les décombres

besos
tilk

Écrit par : tilk | 09/02/2013

J'aime beaucoup ces mots de Nietzsche !
Quoi qu'il en soit, ce que l'on fait qui ne nous est pas imposé, on le fait parce qu'on aime, c'est bien certain !
De cet amour qui nous fait fusionner avec ce que l'on fait, du coup il n'y a plus que l'agir.

Loll, un instant tu t'es arrêtée, et tu as entendu... c'est beau !

Écrit par : Miche | 09/02/2013

Gammes de l’écrivain

Peut- on se lancer de but en blanc sans prendre le temps de poser sur la feuille comme sur le monde un regard apaisé ?

Comment se laisser emporter aussi vite dans un glissement in tranquille à la recherche d’un gisement infantile ?

Pourtant toute recherche est fertile en période de moisson et il faut plus que s’atteler à la charrue après l’ouvre du semoir.

Défiler ligne à ligne et filer en haleine contenue sur de souples idées qui retiennent plus qu’un simple récit.

Rien ne saurait immédiatement être haletant si on ne sait pas crée une atmosphère qui brilla un brin.

Trouver une histoire qui sorte de l’ordinaire mais pas de l’ordinateur parce que l’écriture peut être assistée à condition de ne pas trop insister.

Ces gammes ne sont pas de jeux ou des exercices d’été comme autant de cahiers de devoir.

La plume qui courre sans fin et sans commencement vise à calmer quelque angoisse poisseuse en lien avec la chaleur ambiante.

A peine échauffés les doigts s’agitent en tout sens et martèlent les touches sans chercher le retour du charriot, le retour du refoulé se suffit à lui tout seul.

Des lézards sans queues voici un élément du décor qui n’a rien à voir avec la génétique et tout avec la présence de félidés facétieux qui aiment tant voir s’agiter ces appendice qui dansent la gigue quand à peine tranchés d’un coup de dent , d’un coup de patte ils tressautent sur la pierre chaude comme les calamars dans la poêle.

Nourri du spectacle des fjords profonds et de cette lumière abyssale que vais-je remonter cette fois dans mes filets de ces sombres pensée qui m’habitent ?

A moins que solaire mais sans crème je m’ébroue dans une narcissique danse du ventre mou des lettres qui se tordent et dans mon regard torve prennent des allures de lombric.

Mama mia, pas une tête à regarder une comédie musicale qui décale, je préfère laisser glisser le long de ma gorge desséchée en long filet mousseux une bière de garde qui ne m’égare pas encore.

Ah oui restons sérieux mais pas trop, avec une pointe d’ironie pour contempler depuis cette falaise les environs et leurs fréquentations habituelles que ce soient les faucons crécerelles qui nichent dans un des pignons ou encore ces palombes qui peuplent les cimes des chênes verts.

Revenir aux événements ordinaires d’une journée plus qu’ordinaire d’un calme aussi plat que cette journée sans un souffle d’air.

Pas d’attente précise, pas de projet, pas de timing, pas d’objectif autre que celui de se nourrir aussi bine que possible de ce temps qui passe.

Faut il, à tout prix, chercher à meubler des instants comme si il n’y avait rien de plus important, là où l’importun sème le doute et entaille à peine la croute.

Bien sûr il y a des souvenirs qui zèbrent la mémoire et font remonter tels des ludions des bulles de passé comme si encore d’actualité.

Mais comment se plonger avec délice dans ce qui n’est plus ou même n’a jamais été.

La chaleur monte sur ce palier et à l’étage ce n’est pas l’étiage !

Pourquoi vouloir à toute force clamer que le divorce est comme l’amorce d’un pétard géant qui fait sursauter tout son monde et abolit les dispositions ordinaires.

Pourquoi se ramollir trop visiblement quand la dureté soigne l’égo ?

La quête sans trêve n’annonce rien de bon et sur la grève s’amoncellent les débris.

L’écriture automatique presse le pas et concentre les affects mais est elle sincère ?

Dans l’insouciante beauté des pages délivrées résonne encore le divorce des sens.

Écrit par : Thierry | 09/02/2013

Quand j’écris je crie
Pourquoi libérer le mouvement des mots trop longtemps retenus,
Pourquoi chercher dans l’absence des souvenirs ténus
Si la plume est légère et soulage volète fluette, pas obsolète
C’est qu’elle est porteuse d’espoir et parfois complète
Du hasard la nécessité et tempère la vivacité
Que possède l’oralité toute de spontanéité
Trouver, chercher, donner avec ou sans emphase
Ce que peut apporter la mise en phrase
Douter, inspecter, ratiociner la pellicule
Des jours qui imprime et ressasse
Déposer une partie du contenu de sa besace
Emporter sur la feuille du temps les écueils
Pour traiter de l’urgent sous forme de recueil
Mais ne pas oublier la voix qui entrevoit la voie
Jamais le trouble n’est complètement à claire voie
Entre ombre et lumière dépasser l’obscurité des existences
Marquer la luminosité et l’abondance par des stances
Enfiévrer d’un peu d’énergie soudaine
Mais ne pas monter en manière mondaine
Le texte donne à penser et à nourrir
Pourtant nous allons tous un jour pourrir

Écrit par : Thierry | 09/02/2013

L’écriture comme une respiration
Penser ne peut être dans le vide, car à trop exposer et laisser pendre son être sans appui il flotte trop et manque d’assise tandis que mettre en lumière le vécu, le ressenti et les émotions c’est aussi se donner le temps de comprendre à distance et hors contexte tant de choses.
L’inspiration pour donner à chaque ration sa substance nutritive et de ce nourrisse ment de ce fourniment comme viatique pour de nouveaux voyages porter le témoignage de ce que l’âge et les années passant il y a toujours la marque de l’empreinte pour vous rappeler le chemin.
Poser les mots comme des pierres qui construisent et endiguent, délimitent et exhaussent, ouvrent des fenêtres et jettent des ponts entre soi et soi mais aussi vers les autres pour délivrer ces messages depuis la forteresse intérieure comme ces convictions qui s’affirment, ces idées qui se confrontent et ces résolutions qui se confortent.
L’écrit comme support pour constituer et reconstituer cet itinéraire magnifique et cette vallée des merveilles entre rêve et fiction, plus proche de la réalité qu’il n’y paraît.
L’écrit tôt plutôt que tard, pas pour plus tard mais pour maintenant pour sceller du vent du destin quelques restes concrets et donner aux autres la vision dynamique d’une pensée enveloppante qui se déploie et s’emploie surtout à déchiffrer le monde, sonder la connaissance et postuler explications et exégèses.
Et puis extraire de ce bouillonnement d’idées comme dans un alambic de l’esprit les fractions les plus volatiles pour condenser et recomposer des fragments de l’entendement pour entendre et parler de ce qui nous tient à cœur et vient à point nommé dénoué des angoisses, des peurs et mettre sur la voie du sens la voix active et pas nocive.

Écrit par : Thierry | 09/02/2013

Graphomane pas gras ni nymphomane !
L’amour immodéré des mots rend sinon maniaque et totalement addictif, du moins conditionne largement l’organisation du temps libre, limitant l’intérêt de l’échange avec les autres à sa plus simple expression fonctionnelle là où le dialogue permanent avec soit même garantit auto écoute et nombrilisme.
Ce superbe isolement tour- d’ivoirisé n’est pas toujours du goût des autres et vous transforme en risée et sujet de quolibets fréquents à qui ne laisse lire, voir, penser ni comprendre facilement.
Il faut dire que quand on ne choisi pas la facilité rapidement la consonance vous ramène à débilité et désir de singularité.
Pourtant quoi de plus naturel que d’assumer son être sans chercher à le résumer de manière simpliste ni vouloir le donner à percer à jour comme une poêle à marrons.
Les marrons pour sûr on les trouve à défendre des positions parfois peu enclines à la tolérance évidente et qu’on commence par interpeller tout un chacun avant même que d’acquiescer à des comportements pas toujours acceptables.
Alors on écrit pour non pas se donner de l’importance car elle est dans ce qui est et pas dans ce qui se dit, elle est ontologique comme la suite d’un parcours logique entamé souvent il y a fort longtemps.
Oui on écrit pour combler des manques et des vides, souligner des creux et imager des bosses mais surtout pour tracer des états, des pensées, des souffrances dans notre rapport à l’autre, cet autre nous même qui nous révèle étrangement limites et engorgements, goulots d’étranglement et manque d’oxygène.
Eh puis ce rapport au monde n’est pas aussi anodin qu’il y paraît et derrière un souvenir une anecdote se cache souvent une blessure, une attention, un secret !
Les mots j’aime, à la volée et la brassée mais pas au point de m’en rassasier continûment car les blancs, les silences, les intervalles sont autant de prise sur un instant.
Alors oui graphomane je ne retire rien de cette copulation sauvage et impromptue quand la feuille blanche se prête au jeu et que je me repais de ces longs jets sinueux qui viennent la maculer et tracer en marques indélébiles des humeurs où l’hypogastre à sa part mais l’hippocampe aussi campe des positions impossibles.
Écriture pas semi automatique même si on peut tirer quelques coups en suivants c’est d’abord une forme de persuasion à cocher, entailler un almanach vulgaire.
Écriture rhapsodique elliptique et d’un abord déconcertant ce n’est pas la spirale qui converge vers ce centre ultime du je.

Écrit par : Thierry | 09/02/2013

Eloge de l’écriture
Qui nous force donc à écrire ces feuillets à l’encre sympathique si ce n’est notre conscience et notre désir de marquer de pierres blanches le chemin de notre vie, par pour retrouver notre chemin, égarés que nous serions, mais plus par facilité ou convenance parfois ou encore mieux par souci du détail pour ne plus rien laisser dans l’ombre du sérail.
Qui peut bien envisager la vie par le biais de ces mots descripteurs d’états, qualificateurs d’humeur, conteneurs de sens, embrasseurs d’essence, afin de matérialiser de manière tangible une pensée trop vacillante comme flamme éclipsée, là où la chaleur des mots amène le tumulte intérieur à se dévoiler, et où les turbulences montrent dans la convection toute la connexité des vies.
Qui va enfin donner en pâture une part de soit même dans l’enclos de la page sans partir à la nage dans un océan de souvenirs qui n’aurait d’horizon que la fin d’un chapitre, comme direction qu’un intertitre et qui ferait voguer en compagnie habile de personnages désincarnés comme spectre décharnés.
Qui tient du récit le fil et manie la plume de manière habile jamais ne reconstitue de l’enfant le babil et si jamais il devait remettre le babil « on » il pousserait très loin le bouchon pour rassembler les hommes.
Qui a conscience dans le surgissement des phrases de la métamorphose qui habille la vision des choses, pas une anamorphose et encore moins une anastomose, les mots sont ces coursiers fringants dont on lâche la bride, qui prennent des tournants, des chemins roides et rapides, ils soulèvent tant de poussière comme souvenirs au cœur et sont au cœur de notre envie de dire.
Qui peut garder pour soit comme des secrets infamants le récit des amants enlacés comme ces mots entrelacés qui ceinturent une situation, lui donnent une existence martelée dans la stance, et enivrer par tant d’insolence toutes ces assonances qui relancent sans arrêt l’intérêt et le rythme.
Qui ne veut bercer son lecteur en somme de manière bête et bâtée devra s’employer comme un forcené à tenir plus que l’haleine, le souffle bien court et rapproché comme ces mots qui tricotent une maille dense et serrée, et font danser les phrases et qui jamais ne se lassent tant qu’ils ne glacent et figent une quelconque idée.

Écrit par : Thierry | 09/02/2013

Ecrire sur son blog, écrire des lettres, des livres, raconter... tout cela est la même chose. Une émotion, une impression, un ressenti, qui a besoin de se dire, et qui choisit le chemin des mots. Mais les mots sont si limités, voilà pourquoi sans cesse on crée des mots nouveaux, et voilà pourquoi on cherche des combinaisons de mots, qui soient belles et qui soient justes. Ecrire c'est chercher à dire exactement ce qu'on ressent, au plus près, au plus juste, pour rejoindre celui qui ressent la même chose. Ecrire c'est peut-être se dire pour dire autrui. Ecrire c'est parfois se bercer pour bercer autrui. Ecrire c'est communier. Ecrire c'est parfois être un miroir, sans le savoir. Ecrire c'est une force qui nous habite et qui, devant l'immensité de la mer (qui avec la forêt est un symbole de l'inconscient) décide de sortir, de surgir, de dire, sans les barrières du réfléchir. Ecrire c'est laisser couler la source.

Écrit par : la gaillarde conteuse | 09/02/2013

@ ARIAGA À TOUS, je suis un peu dépassée par la richesse de certains textes et il me faut du temps pour en extraire la "quintessence" . Je répondrai aux commentaires quand ce sera fait ...

Écrit par : ariaga | 09/02/2013

@ Patriarch, "ne pas penser à certaines choses", je crois que tu as mis le doigt sur l'endroit où cela fait mal. Ces "choses" diffuses et inquiétantes que nous enfouissons au fond de nous et évitons de regarder en face.

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

@ Danae, il y a des fois où le cerveau est tellement aéré qu'il est pratiquement vide !

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

Le risque c'est surtout pour les cerveaux-lents si ils sont trop aérés les jours de grands vents ils s'envolent ;)
(humour)

Écrit par : plume bleue | 10/02/2013

Ne vous posez pas autant de questions et succombez à vos désirs. Écrire en est le moins coupable. Écrire libère des forces et des capacités que nous ignorions nous-même....

Écrit par : Jeanmi | 10/02/2013

Bonjour Ariaga, je viens écrire quelques mots ici pour te souhaiter un joyeux nouvel an chinois ! Bises

Écrit par : danae | 10/02/2013

@ Daniel, merci pour ce texte où j'ai retrouvé beaucoup de mes propres interrogations et impressions. mais chacun a son cheminement et si si parle de livrer un peu de soi même, de thérapie, de partage je retiens surtout ton besoin d'échange avec, c'est cela qui est beau une notion d'aide, que ce soit à toi même (ce qui est très important) ou aux autres. Merci pour le partage.

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

@ Francine, l'énergie circule et cela nous fait du bien à tous.

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

@ Élisabeth, tu le fais très bien et je t'envie car j'ai du mal à parler de l'intime qui pour moi est ...intime. Mais j'y travaille fort.

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

@ Phène, il me semble que pour toi la nourriture est un don ?

Écrit par : ariaga | 10/02/2013

Pourquoi écrire ? Autant demander à qui compose de la musique pourquoi il pose des notes sur une partition ! Pour le plaisir, oui...Je suis tentée de répondre ce qui me semble la motivation première : un besoin, comme de respirer l'air . On écrit dans son coin, et puis...il y a ensuite l'envie du partage, de l'échange...Dès l'enfance une partition de musique me fascinait, pourtant je n'y comprenais rien...
Amicales pensées chère Ariaga, et j'aime beaucoup l'illustration : la plume va allumer les mots et il fera moins sombre dans le soir qui descend.

Écrit par : Hécate | 10/02/2013

@ Tilk, merci pour ce poème que tu as déposé ici. Je suis touchée.

Écrit par : ariaga | 11/02/2013

@Thierry, quand tu écris tu respires, tu cries, tu débordes comme un fleuve en crue. Je lis et j'absorbe.

Écrit par : ariaga | 11/02/2013

@ Plume bleue, il y a des jours où je voudrais bien que mon cerveau s'envole. Ce serait reposant.

Écrit par : ariaga | 11/02/2013

Bonsoir amie,
Moi, je n'ai pas le sens de la continuité, j'ai des périodes ... pour écrire, peindre ou dessiner ....
En aucune façon je me sens obligé, c'est des déclics par moment qui font que je fais telle chose. Je ne cherche pas "pourquoi ?" c'est mon rythme, ma façon d'être.
C'est peut-être mon rythme de retraité qui fait que je laisse du temps au temps, ce qui est anachronique en vieillissant ...
Douce soirée
Avec mon amitié
Daniel

Écrit par : bichon39 | 11/02/2013

je suis un torrent que tout emporte
l'eau tiède n'est pas pour moi
le vif argent agit, l’hydrargyre coule de source
l'oued est grossi

Écrit par : Thierry | 11/02/2013

@ Jeanmi, je suis contente qu'un auteur de polars vienne proposer une réponse à l'énigme.

Écrit par : ariaga | 12/02/2013

Pris dans un très gros travail photo, je manque de temps pour répondre pleinement à cette note qui me touche particulièrement, car l'écriture est une des roues motrices de mon 4X4 personnel. Comme le disent certains, l'écriture vient par vague... ou à la demande, comme un artisan fait son mur. Elle est essentielle, mais peu en connaissent l'existence, car c'est un peu mon jardin secret, et elle niche dans les recoins intimes de mon cœur, nourrie de mes émotions et souvenirs. Je m'y suis tard pour les formes un peu travaillées, on peu dire par hasard, mais elle s'est alors solidement installée dans la place..., et est devenue comme une drogue à certains moments.

BISES à Ariaga... et à tout ceux-celles qui me sont chers sur ce blog.

Écrit par : ÉPHÊME | 12/02/2013

@ Danae, merci, comme, en pleine migration, je n'ai pas célébré le Noël "chrétien", je vais célébrer avec toi le nouvel an chinois !

Écrit par : ariaga | 12/02/2013

@ Miche, je retiens ton expression "l'amour qui nous fait fusionner avec ce que l'on fait ", j'adhère ...

Écrit par : ariaga | 12/02/2013

@ La gaillarde conteuse, je n'avais pas vu ton commentaire, pour cause de submersion et cela aurait été dommage car j'aime vraiment te lire. Tu dis beaucoup avec spontanéité et en plus il y a la forme; Du gâteau ! Merci amie.

Écrit par : ariaga | 12/02/2013

Avec plaisir Ariaga !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 12/02/2013

et bien oui, puisqu'il y a rire dans écrire. Ecrire c'est partager, et c'est déjà beaucoup.

Écrit par : la Mère Castor | 13/02/2013

Célébrons ensemble joyeusement le nouvel an chinois chère Ariaga ! Je t'embrasse.

Écrit par : danae | 14/02/2013

ARIAGA À TOUS, impossible de faire passer MES réponses aux commentaires sur cette note. Les mystères de l'informatique.Je fais encore un essai et puis on passera à la note suivante !

Écrit par : ariaga | 15/02/2013

Profondément c'est, en effet, pour le plaisir. N'y-a-t-il pas aussi le mot ¨rire¨ dans écrire? Jouer avec les mots et les laisser du même élan nous jouer des tours. Tout cela est vivant!

Hélène*

Écrit par : Hélène Carle | 22/02/2013

@ Hélène Carle, oui, on peut rire en écrivant, on peut aussi crier, pleurer, mais tout cela est le signe de notre possibilité humaine d'expression.

Écrit par : ariaga | 23/02/2013

Pourquoi écrire ? dis tu dans ton texte
du début à la fin cela m'a laissée perplexe ;-) car pour ma part j'écris sans me poser la question du pourquoi ni du comment, c'est un besoin, surtout un plaisir, et je me souhaite et nous souhaite qu'il dure toujours !
Bisous Ariaga et bonne fin de journée !

Écrit par : ambreneige | 01/03/2013

@ Ambreneige, tu sais bien qu'il y a des personnes comme toi, très spontanées qui foncent et d'autres comme moi qui passent leur temps à se poser des questions. Heureuse diversité !

Écrit par : ariaga | 01/03/2013

Bonjour Ariaga,

Je ne crois pas avoir lu cet article auparavant, j'y arrive par hasard ce matin. J'écris pour moi-même depuis 40 ans, outil essentiel de mon cheminement. Mais ce que j'écris sur mon blog, c'est différent, et le bénéfice que j'en retire complète mon travail en solitaire. Par exemple, j'ai écrit l'année dernière à propos de la petite fille en moi: http://le-chemin-au-dela.blogspot.ca/2013/07/la-petite-fille.html

Étrangement, à partir du moment où j'ai écrit cet article où je rassemblais tous les éléments de ce symbole qui me "hantait", je n'ai plus ressenti cette petite fille en moi, elle avait mûri, elle était devenue femme.

Ce qu'on écrit sur un blog pour partager ce que l'on vit intérieurement n'a pas la même teneur que ce qu'on écrit pour soi seulement. Pour ma part ces deux formes d'écriture se complètent.

Merci Ariaga pour cet article qui m'a interpellée,
Bisou amical!

Écrit par : Michelle | 05/08/2014

Mais qui écrit donc finalement …

Dans l’acte d’écrire on peut certes penser à une chasse aux pensées vagabondes et éphémères comme avec un filet à papillon qui servirait à capter l’air du temps et à résumer des idées sur les sujets qui vous viennent à l’esprit.

Mais ne serait ce pas trop facile de considérer à la fois que rien ne s’est passé avant et que tout est là dans le noircissement d’une feuille qui passe en un instant de vierge à chargée d’émotion, de pathos, de descriptions mais aussi de témoignages sur des situations vécues ou seulement imaginées.

Non ce n’est certes pas uniquement un phénomène de confluence qui provoque ces remous de la conscience où s’entrechoquent les mots pour tisser un sens dans le fil du courant.

Derrière moi et l’émoi que déjà il provoque quand on évoque ce jaillissement, se surgissement de sève vitale qui vient féconder le support il y a bien plus que la seule stratification des pensées accumulées, des humeurs instantanées qui sédimentent et c’est dit mentent aussi parfois ou servent de dérivatifs à un esprit fécond et prolixe qui demande sa purge fréquente pour continuer d’enfanter le sens.

Ah je vois bien certains nous rapporter combien ils trouvent suspects ou maladives cette manie de confier et de confiner sur la page les tourments et les états d’âme qui sinon resteraient d’encombrants compagnons inhibant notre appétence pour les sensations fortes au sein de scénarios fertiles et pleins de rebondissements.

Mais il ne faut pas se dégonfler et oublier que le lâcher de vanne n’est pas seulement un effet de soupape mais aussi un vecteur de mise en mouvement de ce qui s’agite à l’intérieur de soi et ne demande qu’à prendre forme en longues lignes.

Rien n’est écrit, tout est écrit et de quel déterminisme va t en donc pouvoir se prévaloir dans cet attendrissement des sentiments qui fleurent bon l’analyse, la contrition ou la désespérance.

Non mais en répondant à une envie soudaine on ne subit pas seulement de plein fouet l’entrechoquement des mots et les idées qui trainent, on prend conscience et on affine sa perception de ce qui importe le plus à ce moment précis et qu’on pointe avec zèle, application ou fausse modestie.

Mais le dire demande plus de conditions, comme par exemple des expériences traumatisantes ou qui soumettent à la réflexion nos comportements et nos actes et définissent de nouveaux axes que vont emprunter cerveau et poignet en choisissant de s’engouffrer dans ces brèches ouvertes de la souffrance.

J’écris donc j’essuie ces remontrances, ces bravades et ces foucades qui me narguent et me contristent mais est ce donc bien ce moteur là qui me meut comme une vache sacrée aux contours flous ?

Non ce n’est pas fou que je dérive et revienne vers la feuille salvatrice pour emporter des messages et chasser au loin quelques turpitudes incarnées en mauvaise habitudes.

En somme j’additionne les mots mais rien n’est ni automatique ni encore plus arithmétique, ce n’est pas de métrique qu’il s’agit puisque je ne compte pas et laisse filer mais pas en douce le loch certes pas pour amortir le choc mais trouver une nouvelle vitesse.

Libération possible mais pas implicite il faut développer car c’est dans ce fatras de détails que réside non le vrai ni le beau mais le chaud qui soulage et n’embarrasse plus, alors qu’on peine encore à embrasser le récit dans un propos trop contenu.

Enfin même s’il y a un début, une envie, un motif et que rebelle on repousse la mèche et entreprend de prolonger l’instant il faut plus que de la patience et bien plus de science pour achever l’ouvrage.

Écrit par : Thierry | 05/08/2014

Re-bonjour Ariaga,

Une petite précision au sujet de mon commentaire du 5 août.
J'ai écrit que la petite fille était devenue une femme. Tu auras compris que je parlais toujours de ce masque de contentement factice qui surgit en moi souvent et qui avait, depuis que j'en avais conscience, un visage d'enfant. Depuis que j'ai écrit cet article, ce visage de l'Autre en moi n'est plus un visage d'enfant. Il est aussi présent qu'avant mais ce masque est maintenant celui d'une femme.

Amélioration? Je ne sais pas, mais chaque changement me paraît de bonne augure. Peut-être que je me sens plus responsable de cette Autre en moi qu'avant.

Merci de me lire, amicalement,
Michelle

Écrit par : Michelle | 10/08/2014

Je t'ai lue avec beaucoup d'intérêt. C'est fou ce que les commentaires peuvent m'apporter et en ce monde où tout se passe par facebook ou autres j'apprécie d'en avoir encore !

Écrit par : Ariaga | 10/08/2014