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26/06/2013

Erreur de vision

écriture,société,philosophie,pensées,réflexion,amour

Si je n'ai pas une bonne idée de moi-même, n'est-ce pas parce que je me regarde trop dans le miroir des yeux d'autrui et pas assez avec mes propres yeux ? Il faut être humble mais sans excès ...

Ariaga

écriture,société,philosophie,pensées,réflexion,amour

Commentaires

Où commencent et où s'arrêtent nos yeux ?
La question mérite, je crois, d'être posée...

Bises vespérales,
Jean

Écrit par : Jean | 26/06/2013

peut-être aussi parce que j'ai une trop grande image de moi-même je trouve toujours trop petite celle que je vois ou croit voir ou croit voir que les autres voient ?

Écrit par : Frédéric | 26/06/2013

je réécris, manque un ou deux mots ;o)

peut-être aussi parce que j'ai une trop grande image de moi-même et que je trouve toujours trop petite celle que je vois ou croit voir ou croit voir que les autres voient ?

Écrit par : Frédéric | 26/06/2013

Où commencent et où s’arrêtent nos « propres » yeux, en effet, sachant que notre regard est fortement contraint de très bonne heure par l’adaptation, pour une part nécessaire, au point de vue collectif :

«Quand j'enseignais, je me suis souvent battue pour inciter les enfants à écrire ce qu'ils pensaient et non ce que je leur avais dit. J'ai alors vu que les enfants avaient d'immenses difficultés à le faire parce que le rôle de l'école aussi bien que le cours de leur développement durant ces années les poussent à acquérir une conscience collective. L'école a pour tâche de permettre l'assimilation de la conscience collective et atténue par là même, en général, l'originalité de la conscience individuelle si bien qu'à vingt ans les jeunes sont un grand amas de conscience collective. Si vous leur demandez leur opinion sur n'importe quel sujet, ils se contentent de répéter ce que disent leurs parents, ou leurs amis, ou ce qu'ils ont lu dans le journal, et il vous est extrêmement difficile de les ramener à une réaction consciente personnelle, unique.» Marie-Louise von Franz, « Alchimie (p.228), Éditions La Fontaine de Pierre

Écrit par : Amezeg | 26/06/2013

eh eh dans un télescope classique, l'image de l''étoile lointaine est certes grossie mais inversée, je me dis que le même phénomène se constate sur la toile... Bises Ariaga !

Écrit par : lechantdupain | 27/06/2013

Je me regarde de moins en moins dans une glace....Sourire...

Bonne journée Bises

Écrit par : patriarch | 27/06/2013

Ne pas trop s'illusionner sur soi. Tenter d'être lucide....Je me suis toujours méfier des compliments que l'on pouvait me faire.
Peut être que le regard que je pose sur moi est trop sévère.

Écrit par : Daniel | 27/06/2013

@ Jean, en effet, tu me transformes en un vivant point d'interrogation !

Écrit par : ariaga | 27/06/2013

@ Frédéric, j'ai du mal à croire que tu aies une trop grande image de toi même ...

Écrit par : ariaga | 27/06/2013

Hier soir j'ai lu (je devais avoir les yeux fatigués, de circonstance au vu de ton titre) et je me suis dit que j'aurais aimé que cela soit un peu développé... Les commentaires me le permettront, toujours de très grande qualité chez toi et aussi cela lu par ailleurs:
" En me portraiturant, si le miroir m’a renvoyé une image fidèle de ma personne, il m’a asséné des foules de questions. L’artiste, dans l’instant de création, ne cherche pas la différence entre lui et l’objet, il n’est pas placé à l’extérieur mais il est en lui-même. Aussi c’est un va-et-vient entre l’acte physique de tracer, celui de se regarder et de l’émotion ressentie, j’ai découvert l’enjeu de la ressemblance physique dépassée et la réalité de la vision intérieure." C'est signé Mahaut en commentaire d'une Note traitant de l'humilité.

Écrit par : Louis-Paul | 27/06/2013

...Il me semble justement correct de ne pas se regarder soi-même sous peine de tomber dans l'autosatisfaction et le nombrilisme qui parasite tant les personnalités, comme le fait si bien l'égo... Nous nous voyons beaucoup mieux au travers du regard des autres qui apportent critiques et éloges. Ainsi cela nous permet de rectifier notre attitude et d'améliorer notre personnalité au service de la société, en repoussant du pied notre atavisme et notre égoïsme..;
C'est du moins mon avis.

Écrit par : Le rônin | 27/06/2013

@ Amezeg, ce que écrit Marie-Louise von Franz est, une fois de plus très intéressant et ce la s'applique de plus en plus au monde actuel. C'est ce qui fait le buzz qui devient l'opinion personnelle ! Je sens que je deviens vraiment vieille car cela me consterne ...

Écrit par : ariaga | 27/06/2013

@ lechantdupain, tu nous entraines loin si on doit penser à la vision que l'on peut avoir à partir de la toile. Cela me fait penser à une araignée ...

Écrit par : ariaga | 27/06/2013

A ce niveau, nous ne pouvons que des images… des autres, de nous-mêmes.
Comme des télescopes (commentaire de lechantdupain) nous nous retrouvons avec des images du passé, inversées de plus ! Et ce n’est pas que l’effet de la toile ! -)

"L’authentique" ne cesse de s’écouler dans le flux vivant…

Écrit par : Miche | 28/06/2013

Ariaga, cette dépersonalisation est véritablemente consternante pour celui ou celle qui en a conscience. Et la collectivité a une attitude suicidaire lorsqu’elle suscite et entretient une trop grande conformité au point de vue collectif : si tous les moutons sont conformes au modèle collectif tous se jetteront dans le précipice à la suite du mouton de tête qui a pris en bêlant très fort cette dangereuse direction. Si, au contraire, des moutons moins conformes se trouvent dans le troupeau, des moutons qui ne bêlent pas en cœur avec les autres et ne les suivent pas aveuglément, il se créera sans doute un courant divergent qui évitera peut-être à la collectivité, ou pour le moins à une part non négligeable de celle-ci, la chute fatale dans le précipice. L’excès de conformité au collectif est une menace pour la collectivité, il est sûrement bon de le dire et d’encourager chacun à trouver ou à retrouver son propre regard, "ses propres yeux".

Pour ce qui est de trouver la bonne mesure de l’humilité, je me dis que mieux nous nous connaissons, plus nous sommes réceptifs au regard intérieur objectif *qui nous voit tels que nous sommes et non pas tels que nous croyons être ; et plus nous nous dirigeons vers cette juste mesure de l’humilité qui est de ne pas s’attribuer ceci ou cela ni se dépouiller de ceci ou cela par l’effet d’une subjectivité trompeuse et arbitraire.

* Regard s’exprimant en particulier dans les rêves, car les rêves nous sont adressés par “le Grand Homme en nous" qui ne se laisse pas tromper par notre subjectivité habituelle.

Écrit par : Amezeg | 28/06/2013

@ ARIAGA À TOUS, absente pour la journée (descente de la Charente en bateau) je répondrai aux commentaires demain. À très bientôt.

Écrit par : ariaga | 28/06/2013

Erratum – Dans mon précédent commentaire, il vaut mieux lire : "....des moutons qui ne bêlent pas en CHŒUR avec les autres...".
Quoiqu’il s’agisse bien pour chacun de trouver l’accès à son propre regard et, par suite, de laisser s’exprimer son propre cœur...

Écrit par : Amezeg | 28/06/2013

qui dit vision ne dit pas forcement division pourtant l'image peut scinder cliver et à trop s'y attacher ...

Écrit par : Thierry | 28/06/2013

il y a le regard qui exprime celui de la réalité de la vie et de la spiritualité avec tout l'amour qui en émane malgré le temps qui passe s'accepter tel que l'on es c'est accepter les autres comme ils sont et puis il y a ceux qui regardent sans voir ils sont aveugles aux yeux des autres ne pensant qu à leur ego !!! juste un vrai regard celui de la sincérité comme un sourire c'est partager la vie et la réelle vérité " faire tomber les masques" bises Phil

Écrit par : le baladin | 28/06/2013

Mais les yeux des autres ne sont que notre miroir, nous ne voyons dans leurs yeux que ce que nous pensons y voir et ce que nous leur proposons de voir… Si nous leur sourions, ils verront en nous une personne aimable. Si nous avons un visage fermé, ils verront en nous une personne pas très sympathique. C'est nous qui influençons leurs pensées. Non ?…

Écrit par : Françoise | 28/06/2013

En me penchant sur la vie et l'oeuvre de Dylan Thomas, je viens de voir qu'il avait lu un article de Jung ( qui semble l'avoir aidé dans les angoisses de ses visions ).Cet article est paru en 1930 dans Transition : "Psychologie et Poésie". J'ai trouvé cela fort intéressant, même si cela ne t'apprend rien en ce domaine j'ai eu envie de t'en parler. Bon week-end. Mes amitiés.

Écrit par : Hécate | 29/06/2013

@ Daniel, je ne sais pas si le regard que tu poses sur toi est sévère mais pourquoi ne pas accepter les compliments, ils peuvent parfois être sincères et alors ils font du bien. Le tri se fera tout seul ...

Écrit par : ariaga | 29/06/2013

@ Louis-Paul, en effet, ce commentaire était très intéressant.

Écrit par : ariaga | 29/06/2013

@ le ronin, C'est le fait de se construire pour plaire aux regards des autres qui édifie ce que Jung appelle la "persona". Elle aide à vivre mais mais c'est juste un habillage de notre être être véritable. Merci de la visite.

Écrit par : ariaga | 29/06/2013

@ Miche, en te lisant, je vois que tu as, mieux que moi, bien saisi ce que voulait dire lechandupain. C'est pour cela que les commentaires m'enrichissent.

Écrit par : ariaga | 29/06/2013

Dès que l'on écoute les paroles des autres sur son compte, dévalorisantes ou au contraire des louanges, on ne peut s'empêcher de se regarder ensuite dans la glace. C'est ce que je fais en tout cas. Mais après j'essaie d'oublier et de rester humble.... pas facile pourtant car les paroles résonnent longtemps en soi. Bon week end et Amitiés à toi.

Écrit par : elisabeth | 29/06/2013

Vaste problème..., à peu près insoluble. Le regard sur soi-même est primordial, mais je pense très souvent lié essentiellement à l'enfance, et au regard de la famille sur l'enfant.

Écrit par : EPHÊME | 29/06/2013

Vaste problème......, à peu près insoluble. Le regard que l'on porte sur soi-même est essentiel, mais le plus souvent dépend essentiellement du regard que l'entourage à porté sur l'enfant. Mais malheureusement la vie peut aussi briser le respect de soi-même.

Écrit par : EPHÊME | 29/06/2013

@ Amezeg, vivent les moutons noirs !

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ Françoise, intéressant et bien pensé cette idée du reflet du reflet. Merci.

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ le baladin, je me demandais ce que tu étais devenu et je suis contente d'avoir de tes nouvelles. Écrire ton autobiographie, c'est une idée. J'y pense mais la mienne serait complètement inventée ! À bientôt j'espère.

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ Élisabeth, en effet, ce n'est pas facile, peut-être même impossible de se regarder dans la glace mais on peut essayer d'avoir son propre regard. J'ai bien dit essayer ... les glaces sont tellement déformantes.

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ Hécate, j'ai été lire ta note (c'est même plus qu'une note, une véritable étude) sur DYLAN THOMAS. Elle est formidable et je recommande à tous ceux qui ont un peu de temps d'aller te lire.

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

Ariaga, les petits moutons noirs d’Ouessant ont toute ma sympathie. Il est vrai qu’insularité rime souvent avec originalité...

Écrit par : Amezeg | 30/06/2013

@ ÉPHÊME, de l'avantage de croire qu'un commentaire s'est perdu, on enrichit sa pensée. Je crois comme toi, d'expérience, que le regard plus ou moins aimant et attentif porté pendant l'enfance a beaucoup d'importance.

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ Amezeg, on peut être une île à soi tout seul !

Écrit par : ariaga | 30/06/2013

@ Ariaga : Certes ! lorsque, par exemple, le pêcheur persévérant, oubliant cannes et poissons, commence à se fondre dans le paysage, un peu à la façon décrite par Maître Eckhart dans les extraits proposés à la lecture sur le site de Frédéric...

Écrit par : Amezeg | 30/06/2013

Ca fait quand même beaucoup de bien lorsque l'on voit des choses positives dans les yeux d'autrui... Ca booste vraiment. Essayons juste de ne pas faire attention aux choses négatives.

Écrit par : anne | 02/07/2013

je dois pas connaître les bons pécheurs ! ! ! ah ah ah ....
besos
tilk

Écrit par : tilk | 03/07/2013

Bonsoir Ariaga,
Rejoindre le "connais-toi toi-même" réclame effectivement toujours la présence des autres, c'est ainsi que je comprends le besoin d'humilité ; ce faisant, cette voie personnelle n'amène t-elle pas à découvrir ce qu'il y a de plus profond dans l'essence de l'homme, à savoir son besoin de spiritualité ? L'oeil comme le feu, comme dieu, ou le soleil sont des analogons de la libido, l'énergie des archétypes donc.
Bref ta petite note invite certes à réfléchir sur la question du stade du miroir de Lacan, mais aussi sur le dépassement de soi !

Écrit par : Isabelle | 09/07/2013