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08/08/2015

Jardin exotique (bis,5)

Sur le banc des vacances dans la tête, la pluie était si forte et le vent décoiffant que les amis s'étaient envolés pour chercher, vers le Sud brûlant, un climat plus clément. Ma nature est têtue et j'ai bien résisté, mais à l'approche du soir, lassée par la tourmente, bien accrochée au banc, je me suis envolée, laissant là les embruns, vers le jardin d'ailleurs où j'avais voyagé en des pays lointains.

 

 

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   Mon vieux banc délavé par les marées s'est retrouvé tout près d'un joli banc coquet, tout habillé de bleu. Ils ont semblé s'entendre, la vie des banc est un mystère, et moi j'ai débarqué, et suis partie à pieds, à la recherche de mon rêve.

 

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Comme souvent en rêve, un obstacle a surgi. Celui-ci était fait d'impressionnants bambous, et seule la pensée m'a permis de passer.

 

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 En un vert paradis, je me suis retrouvée mais c'était trop humide et malgré la beauté de ce cadre exotique ...

 

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...  c'est dans les herbes sèches que j'ai plongé au cœur, d'un univers doré par la chaleur d’été. Et j'ai alors pensé, que rien n'est impossible à tous ceux qui s'envolent sur un banc propulsé par l'énergie du rêve.

              Ariaga.

Commentaires

Et si le banc était nécessaire à la contemplation avec cette légère élévation et ce poste d'observateur en léger recul de la scène mais bien dans le tableau et participant de fait aux événements ?

Écrit par : Thierry | 08/08/2015

J'adore tes formules, comme "la vie des bancs est un mystère"... et comme justement tu évoques le rêve, comme de juste, cela me rappelle cette si belle phrase (entre autres) de Saint-Exupéry : "c'est si mystérieux, le pays des larmes" (zut, voilà que je mélange les larmes et le rêve maintenant...). Enfin, tout rejoint la douce humidité de ton paradis de bambous que l'on "traverse par la pensée".
Mais au fait, as-tu déménagé ou pas encore ? Serais-tu déjà descendue bien loin, bien loin, vers les terres du soleil ?
Amitiés. Aloysia.

Écrit par : Aloysia | 08/08/2015

Il y a des bancs pudiques où il ne fait pas bon étaler sa tunique
des bancs galeux qui n'empêchent pas certains d'y passer des moments heureux
des bancs qui vacillent et qui tremblent mais qui parfois décillent
des bancs qui voudraient des béquilles
et puis il y a ces bancs que route traverse presque
et la poussière et les gaz d'échappement en prime
il y a ces bancs rares pour lesquels on s'écharperait presque
ces bancs fresques où l'on n'a pas peur des frasques
décorés de couleurs ou encore tagués à souhait
mais les bancs gravés nous rappellent des mots graves
ceux que le canif incisif à sculpté dans le bois
et puis les bancs plastiques pour des places molles
qui souples rebondissent
alors les bancs de rille où on étale des rillettes
en pensant aux toreros
et les banc bancales qu'on voudrait mettre des cales
mais sur lesquels le regard bute sans retard
les bancs vides qui attirent l’œil
et les banc pleins qui repoussent
les bancs exutoires en forme de parloirs
les bancs exécutoires où on a le dos peu sûr
les bancs qu'hier on fréquentait avant de s'enrichir
les bancs dont on s'entichait quand on était fortiche
les bancs de sable qui ne résistent pas au temps ni à la pluie
les bancs quiets qui appellent les agapes
les bancs qu'alors on voulait sans le cochon d'inde
et puis les bancs des senteurs triviales
où les animaux viennent se soulager
les bancs bricolés où on attache le licol
les bancs bariolés où on accroche les couleurs
les bancs qu'irise la pluie quand les hydres haut carburent
et les bancs soupes pas souples mais gouteux pour la garbure
les banc aux lilas qui exhalent des senteurs si subtiles
les bancs rapides où s'écoulent des heures de conversation
les bancs d'heure qui se tendent dès qu'on s'assoit dessus
les bancs qui ne cachent pas les dessous car ils sont à claire voie
les bancs dangereux où on risque de perdre sa voix

Écrit par : Thierry | 10/08/2015

Le rêve est une liberté rare.. j'en use chaque jour !

Écrit par : Sedna | 10/08/2015

Coucou Ariaga, un joli rappel sur la beauté du jardin exotique de Roscoff. Bises à toi

Écrit par : danae | 11/08/2015

Même sur les bancs, en ville, il faut faire attention à qui se trouve autour. Si le banc est perdu en campagne, je veux bien m'y asseoir !

Écrit par : elisabeth | 22/08/2015