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08/01/2017

Tombent les bombes ...

amour,poésie,guerre,philosophie,pensées,jung,ariaga

 

Tombent les bombes

fini les rondes

blancs

se vitrifient les pas

des danseurs de la fuite

rouges

des fleurs de chair

s'impriment sur les murs.

 

Se rencontreront-elles

les parcelles

des corps qui s'aimaient ?

 

Ariaga

Commentaires

Ariaga, en effet, je vois que pour toi ce jour est triste, très triste. Pourquoi faire la fête quand on est triste ? Le monde se déchire ici et il s'embrasse là ; il pleure ici et il rit là ; ici il naît et là il meurt ; ici il dort et là il veille : un jour il aime et un jour il hait... C'est la loi de la vie ! Laissons couler sur nous les larmes des jours et bientôt elles sècheront au rire du soleil. De tout coeur.

Écrit par : Aloysia | 08/01/2017

Que puis-je faire d'autre que de t'envoyer un rayon des lueurs d'espoir qui m'animent au quotidien ?

Écrit par : Chinou | 08/01/2017

Le monde est triste et gris et dans certains endroits l'air est irrespirable et c'est le chaos. Si seulement l'homme pouvait changer son regard et respecter la vie, C'est ce qu'il faut souhaiter.

Écrit par : Lauriza | 08/01/2017

le monde est violence mais nos mots peuvent l'apaiser

Écrit par : ulysse | 08/01/2017

Sombres les tombes, finies les arondes blanches se pétrifiant au ras des penseurs de la suite.Rouges les pleurs de vair s'exprimant sur les purs.Se reconquerront elles les sarcelles aux corps s'abîmant.

Écrit par : lecracleur | 08/01/2017

Mourir à Alep

Oh oui il y en a eu bien d’autres des villes martyres, Dantzig notamment et puis Sarajevo, des snipers et des bombardements en aveugle et des victimes civiles innocentes, oui mais à Alep il y a eu une volonté délibérée d’éradication d’un terreau jugé trop fertile pour la grande rivale de Damas et sa mosquée des omeyyades, un centre névralgique bien plus proche par la culture de Mossoul.

« La blanche » est teintée de tant de sang ! Son plateau de calcaire et marbre charrie tant d’immondices, de détritus et de traces de guerre.
Ce n’est pas seulement une ville de culture et d’histoire, elle n’était pas faites que de souvenirs lointains, elle avait réussi la fusion entre époques hérissée par la citadelle moyenâgeuse où Salah ed din a résidé.

Son souk sans être comparable à celui d’Istanbul bruissait de mille voix et de tant de langues et exhalait tellement d’odeur de l’orient secret aux confins des territoires sous la domination de la haute Mésopotamie et dans le vent des caravanes de la route de la soie, ses caravansérails abritaient les voyageurs et commerçants.
Les voisins qu’ils soient perses, arméniens, turcs ou mongols y ont fait de grand saccages l’abattant plusieurs fois, mais toujours tel le phénix elle a renait de ses cendres, même après le terrible massacre perpétré par Tamerlan.

Alep c’était une oasis, large, de prospérité et de vie héritière de traditions millénaires et si on parle trop de son savon on ne faisait pas assez mousser son architecture : capitale d’une principauté puis d’un sandjak, ou gouvernorat assiégée comme Bagdad par les mongols qui furent arrêtés en Palestine.
Très cosmopolite, très tôt, comme tout lieu de passage, elle était syncrétique et carrefour de rencontre et d’échange, mais cela n’était rien sur l’échiquier géopolitique et tout a été balayé, oh pas d’un coup de dès car il en a fallu du temps et de la haine accumulée pour lui faire rendre gorge et la transformer en champ de ruines fumant et poussiéreux, bruissant des hurlements des blessés.

On ne peut dire si Alep est l’endroit ou Abraham a trait mais qu’elle est été traite et maltraitée c’est une évidence, sa situation allant de mal en pis.

Il a fallu l’abjecte ignominie iranienne et russe et la félonie turque pour épauler un dictateur branlant et chasser de ce repaire certes des brigands salafistes mais aussi expurger quasiment tout ce qui est sunnite, dans des calculs et des intrigues à ressort et à rebondissement.

L’agonie c’est prolongé sous les coups de boutoirs assassins entre barils d’explosifs lâchés d’hélicoptères et tirs de missiles ou de bombes ; terrain d’expérimentation et d’affrontement par forces interposées on a vu un monde occidental assister impuissant car pusillanime aux pires choses.

C’est comme si le savon avait aveuglé le monde et fait place au carnage pour une soit disant propreté et conformité, pourtant il n’en est rien. On l’a délibérément foutu en l’air, une fois de plus dans sa si longue histoire.

Écrit par : Thierry | 08/01/2017

Le jour est triste, et c'est bien de partage dont tu nous parles là...
Amicales pensées

Écrit par : Miche | 09/01/2017

Tes mots sont forts et puissants, plein d'empathie pour les pauvres humains pris en otages de ce monde qui part à la dérive.
J'espère que ce roc lourd qui pèse sur ton coeur va s'alléger.
Mille bises

Écrit par : Ambre Neige | 09/01/2017

L'Amour est au dessus de Tout Ariaga. Le corps n'est que véhicule. Je suis certaine que ceux qui se sont aimés se retrouveront, si ce n'est déjà fait ! Douce journée à toi. Bises. Joëlle

Écrit par : JC | 09/01/2017

Aujourd'hui, triste anniversaire .. Depuis, rien n'a changé, l'obscurantisme surgit partout et les guerres n'en finissent pas .. La chute de ton texte inspire tellement de questions mystiques.. Je t'emprunte ce texte quelques jours pour le mettre en intro de mon blog. Très beau

Écrit par : Sedna | 09/01/2017

@ Aloysia, non je ne suis pas triste car pour moi, après ce qui m'est arrivé au printemps été, chaque jour qui passe sans grande souffrance, chaque possibilité de penser et d'écrire tranquillement est un bonheur. Mais la poésie, pour moi, est quelque chose qui descend de je ne sais où et qui est souvent porté par ce qui se passe sur un plan plus général. Pendant les fêtes, et c'est normal, on oublie un peu ceux qui meurent et se volatilisent sous les bombes. Ils se sont rappelés à moi dans ce texte.

Écrit par : Ariaga | 09/01/2017

@ Chinou, toutes le vibrations positives font du bien et pas seulement à moi mais à l'ensemble de l'humanité.

Écrit par : Ariaga | 09/01/2017

@ Lauriza, nous pouvons faire quelque chose : avoir des pensées d'amour et de paix et si il y en a beaucoup peut-être que, petit à petit, le monde changera. C'est comme l'alchimie, il faut distiller encore et encore.

Écrit par : Ariaga | 09/01/2017

@ Ulysse, tout à fait d'accord avec toi. Nous ne sommes que des goutes dans la totalité mais chaque mot, chaque goute sont importants.

Écrit par : Ariaga | 09/01/2017

Bonjour Ariaga... Sur terre on espère un autre sort que celui-là; que dis-je ceux-là, guerre, attentat, famine, SDF, pauvreté; que de maux... on ne peut que compatir faute de mieux, merci... et la meilleure année possible, jill

Écrit par : jill bill | 09/01/2017

Il reste tous ces cratères de cendres,
Comme de grands yeux de haine
Creusés dans les ruines
Reste-t-il encore
une petite fleur d'espérance
sous ces taches rouges
qui hantent les murs?

Écrit par : Marie Minoza | 09/01/2017

Oui, oui le monde va mal, mais il faut garder espoir et ne pas se laisser gagner par la sinistrose. Chacun dans son environnement peut et doit agir pour un monde meilleur.

Écrit par : Daniel | 09/01/2017

Ne nous parles pas de bombes ! As-tu vu les bombardiers B52 ? Dans la guerre du VN, on croyait que la cruauté humaine a atteint son degré le plus horrible. Mais non, ...

Écrit par : Binh An | 09/01/2017

Le monde est violence depuis la nuit des temps, pourtant je pense que l'homme est bon au fond de lui, mais il ne le sait encore pas, ou ne le croit pas, ou pense que d'être bon est futile ou niais. Heureux les simples, je les porte dans mon coeur, ils sont beauté, bonté et poésie. Oui, le monde est violent depuis la nuit des temps.
de coeur à coeur avec toi Ariaga

Écrit par : Maria-D | 10/01/2017

Violence, douceur
Brutalité, respect de l'autre
Horreur, beauté
Coeur fermé, Amour
Tristesse, bonheur
Malaise, bien être
...
La liste est longue de la dualité du monde. Non le monde n'est pas que violent, c'est une succession d'événements et de ressentis différents. Ton poème Ariaga par la profondeur de son expression, transforme la douleur en espoir d'amour éternel.

Écrit par : Francine | 10/01/2017

@ Lecracleur, que bellement cela est dit.Merci.

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

@ Thierry, un beau texte, merci de l'avoir déposé ici.

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

@ Miche, un partage, peut-être mas ce que j'aime dans la poésie c'est que chacun y apporte son propre imaginaire. C'est comme si on écrivait de multiples textes.

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

@ Ambreneige, le roc, je ne le porte pas seule et c'est cela qui l’allège.

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

Merci Ariaga
je venais de l'écrire
et je me suis dit que dans le contexte
les texte ne déparerait pas

je suis d'assez près la géopolitique de la région
ayant étudié les kurdes à l'IEP
ça aide à comprendre certaines choses
mais cette région est vraiment compliquée
si hétérogène

Alep est une de plus vieilles cités du Monde mais qui s'en soucie
l'article dans le supplément M du Monde du weekend d'il y a quinze jours abordait certains éléments de son histoire et de sa culture.

Écrit par : Thierry | 10/01/2017

Quand tombent les bombes c'est comme si les torses se bombaient
mais les torts sont ils partagés quand le sol est ravagé, les hommes ne sont ils pas fous et ivre de pouvoir tout à la fois au point de ne rien épargner.
Les Eparges c'était déjà le chant du souvenir !

Les bombent creusent, pas comme des taupes, projettent, enfouissent et ensevelissent, dans des linceuls minéraux qui retournent les consciences et ruinent la patience, elles fougent et fouaillent, pulvérisent et atomisent.

C'est une mise certaine pour des dégâts considérables malgré le langage châtié des militaires c'est un souffle qui démembre , démantibule, fait sauter les hommes comme du pop corn.

c'est la "tabula rasa" qui réduit en poussière et en cendres et transforment définitivement en paysages de perdition et d'affliction et fait rimer néant avec géant.

Écrit par : Thierry | 10/01/2017

@ Binh An, tu as raison et c'est pourquoi, même avec quelques mots, en ces périodes de futiles bavardages politiques, et de chacun tire la couverture à soi, il est bon de ne pas oublier que des gens souffrent et meurent dans la peur absolue.

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

@ J C (Joëlle Colmar) , j'adhère et j'espère ...

Écrit par : Ariaga | 10/01/2017

@ Sedna, je suis très contente que tu m’empruntes ce texte. Tu peux le garder, il ne m'appartiens plus car tout ce que nous pensons, écrivons fait ensuite partie de la totalité de ce qui est.

Écrit par : Ariaga | 11/01/2017

@ Jill bill, tu sais c'est juste une modeste poésie, rien n’est complètement noir et la vie est aussi beauté mais en ce moment certains subissent l'horreur.

Écrit par : Ariaga | 11/01/2017

@ Marie Minoza, quelle plus belle réponse à un poème qu'un autre poème, merci.

Écrit par : Ariaga | 11/01/2017

Je te joins ce poème de Andrée Chedid
que je viens de relire



L’espérance
Andrée Chedid

J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

*

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

*

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

*

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

*

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

Andrée Chedid

Écrit par : Marie Minoza | 11/01/2017

Bonsoir Ariaga, tu poses une question mais je ne pense pas que tu as la réponse. Pour nous c'est l'horreur. On ne comprend pas l'acharnement, du moins je ne comprends pas. Bon week end.

Écrit par : Elisabeth | 13/01/2017

ceux qui doivent se rencontrer finissent toujours par se rencontrer en vertu de la loi des affinités électives

Écrit par : ulysse | 14/01/2017

Une chanson de circonstance que je trouve empreinte de mélancolie " il neige sur le lac majeur " de Mort Shuman...
Quelques douces pensées enveloppées dans un étincelant cocon neigeux
Agréable dimanche

Écrit par : michèle | 15/01/2017

Les bombes tombent comme les obudom tombes des gratte ciel de Yves Simon ce que je comprenais comme obus d'homme et pas ombudsman ce furent aussi de pauvres victimes des tours jumelles.mais les bombes ne laissent pas toujours place à des tombes ; ce sont parfois des trous gigantesques sortes d'entonnoir s de fourmilions ayant happé les vivants sans plus de traces sauf à attendre, comme dans les glaciers la longue et lente remontée des restes .

Écrit par : Thierry | 15/01/2017

Merci Ariaga, de tes encouragements. Je suis assise entre deux chaises... D'un côté, des blogueurs qui demandent une écriture simple, qqchose de vite lu qui leur parle dans leurs préoccupations quotidiennes ; de l'autre, mon désir de faire le point sur mes recherches intérieures, ce qui ne les concerne pas forcément... Et en même temps, je vois bien que dans mon désir "innocent" de faire le point sur "mes recherches intérieures" je me laisse souvent entraîner à des bavardages redondants et il faut bien le dire, pas vraiment utiles. En effet quand on marche sur un chemin désertique, décrire le paysage revient souvent à noter : "pierres à perte de vue"... et rien d'autre ! Cependant ta vigueur positive me fait du bien, car évidemment que je ne me tais pas, évidemment que je n'arrête pas de chercher, et en ce moment je remets en forme de vieux articles auxquels j'adresse mes lecteurs par newsletter (récemment mes récits de voyage dans les rubriques de la colonne de gauche), alors ça, ça ne s'appelle pas "couper les ponts avec le passé" ! Et si les remarques amusantes de Mooji sur les difficultés à mettre fin à une liaison tourmentée avec l'ego me poussent à essayer de trancher dans le vif, je ne crois pourtant pas comme Saint Paul qu'il faille arracher l'oeil qui vous pousse à chuter. L'observation calme et tranquille, avec tout le recul nécessaire, est bien préférable.
Je t'embrasse, si tu le permets, chère Ariaga, en souhaitant de tout coeur que de ces souffrances tu sois maintenant définitivement libérée.

Écrit par : Aloysia | 16/01/2017

@ ARUAGA À TOUS, un petit coup de mou pour répondre et visiter mais promis je me secoue !

Écrit par : Ariaga | 16/01/2017

un poème qui plaît au vieux objecteur de conscience que je suis
muchos besos
tilk

Écrit par : tilk | 20/01/2017

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