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14/02/2007

Pensée dirigée, rêve et poésie

La conscience humaine a fait un prodigieux effort d'adaptation et de coopération pour qu'un code de communication, à peu près clair, s'établisse entre les hommes parlant la même langue. L'expression onirique participe, quant à elle, de la globalité du matériau d'où est issue l'expression de la vie courante. C.G.Jung a écrit dans l'ouvrage (Métamorphose de l'âme et de ses symboles) qui consomma sa rupture avec S.Freud, que la langue péniblement acquise, celle qu'il appelle notre pensée dirigée, n'est pas autre chose que : "le degré avancé du cri lancé aux compagnons pour leur annoncer qu'on a trouvé de l'eau, que l'ours a été abattu, qu'un orage approche, ou que les loups rôdent autour du campement."(p. 60)

Ce cri de découverte ou d'avertissement, il faut qu'on l'entende, qu'il soir compris. Le langage se construit avec d'autres êtres humains, c'est une "façade", un pont, dont l'unique but est la communication". La pensée dirigée logique, aisément communicable, s'oriente vers l'extérieur, utilise le savoir transmis et s'adapte aux comportements usuels. Cependant, une question se pose : "que se passe- t-il quand nous ne dirigeons pas notre pensée ? " Il est, en effet, impossible de rester en permanence dans un état ce concentration et d'éveil permettant de conserver une pensée d'attention dirigée. On plonge alors dans un état de pensée non dirigée, simplement associative, de suites d'images, de lambeaux de phrases sans signification, bref de rêvasseries...

Nous avons donc à notre disposition deux formes de pensée, la pensée dirigée, et le rêve ou fantasmes. La première, fatiguante demande des efforts de volonté, d'adaptation, d'imitation de la réalité. La seconde rompt avec le réel, est moins extérieure. C'est surtout une pensée libre, ne faisant aucun effort pour se mouler dans ce qui existe déjà. 

Si on considère le surréalisme comme une sorte de dictée de l'inconscient, en l'absence du contrôle exercé par la pensée dirigée, son langage serait celui se rapprochant le plus de l'expression onirique. La poésie inspirée, celle qui ne se contente pas de dire le déjà dit, ou de décrire le déjà vu et quitte le niveau de la réalité humaine pour se laisser aller au jeu désintéressé des nouvelles associations, parle la langue du rêve qui, comme elle,  exprime tout ou rien selon la possibilité de co-naissance de celui qui la reçoit. C'est de cette poésie que je rêve et dont j'avais envie de vous parler aujourd'hui.

Commentaires

ouhhhhh je revuiendrai demain lire cette note passsionante , à t^ete reposée
buena notte

Écrit par : aloredelam | 14/02/2007

comme "aloredelam" je reviendrai .. j'ai de la lecture en retard .. déjà ! .. et pas beaucoup de temps pour me mettre au "reposilencevoixhaute" pour me remplir comme j'aime quand je viens ici .. alors pas question de bâcler mon plaisir .. juste savoir patienter un peu.
A tout bientôt.

Écrit par : cile | 14/02/2007

La poésie inspirée, je la ressens comme la respiration de l'âme, comme le souffle de notre Être intemporel. C'est comme une nouvelle langue qui surgit du silence par pure joie d'être, pour la joie de partager, de communier.

Parler la langue du coeur profond, c'est laisser jaillir de l'instant présent la Poésie vivante, spontanée, non mentale, de notre Être de mystère...

Écrit par : mouniprema | 14/02/2007

a mouniprema ;
la poésie ne se laisse pas circonscrire ,
à mon avis ,
on la gagne quand on la perd ,
à mon avis ,
L

Écrit par : aloredelam | 15/02/2007

Bonjour aloredelam

Oui, tout à fait d'accord avec toi.
La poésie vivante jaillit au grand large d'un coeur qui ne s'appuie sur rien d'autre que le silence. Le silence est la Terre fertile de l'Être sans histoire, qui engendre la Parole d'amour, le chant de la Vie une...
Au coeur du silence, il n'y a rien à perdre ni à gagner, juste à inspirer dans l'instant présent l'Être infini que nous sommes, et offrir son chant spontané.

Écrit par : mouniprema | 15/02/2007

tout d'abord merci pour ton sympathique passage sur mon blog, j'ai commencé a visiter le tien , mais tu sais il me faut du temps, j'aime y aller doucement,je m'arrête sur cette note parce qu'elle m'interpelle en cela que quand j'écris, et j'écris depuis très peu de temps(2 ans presque), oui je disais quand j'écris c'est comme si mon cerveau embrayait sur un mode qui me déconnecte complètement tout en étant là, les mots sonts miens , je ne sais pas si les gens comprennent toujours, mais le mot n'a plus d''importance, c'est l'ensemble de l'image qu'il forme avec les autres, un peu comme un tableau avec ses couleurs , les mots sont comme des couleurs, ils s'assemblent et cela donne un sens que je dirige quand même, car souvent c'est du vécu profond et quand j'ai fini d'écrire ce qui caracolait en tous sens dans mon cerveau, je me sens comme après une séance de relaxation, bien, reposée, légère, la fatigue était avant, lourde parfois...c'est comme le soleil après le ciel de plomb....
j'arrête là peut-être histoire de pas monopoliser....
à bientôt, je continue ma balade.
azazel

Écrit par : azazel | 15/02/2007

@cile, bonjour à toi, la très douce et laisse le temps s'étirer, il n'y arien de plus reposant. Je recommande à tous d'aller voir ton reportage sur le concert Higelin.

@alo et mouni je vous laisse dialoguer, vous dites de bien belles choses.

@azazel, merci de cette longue visite. Tu es la bienvenue dans ce laboratoire alchimique où j'ai la chance qu'un petit groupe plein de talent vienne me rendre visite. Ensemble, nous essayons de cuisiner et d'évoluer sur l'athanor de la poésie et de la réflexion.

Écrit par : ariaga | 15/02/2007

Le mot est un signe attribué à un genre ou un rapport afin de le désigner.La conscience qu'on en est, est apparition(vision mentale).

Écrit par : patrick hubert | 16/02/2007

coucou ariaga !
bon d'accord , ok , je ne pense pas que l'on sache ce qu'est la poésie , on la cherche à l'orée de soi ou de l'autre ou ailleurs ,
le rêve c'est autre chose quoique ...
scuzi mais ces sujet me passionnent j'aui du mal à rester de marbre ...
mais je crois que dire ce qu'elle est c'est la circonscrire ( )à mon avis ...
la reéflexion pour le langage est extraordinaire et je pense que c'est là que l'art moderne est le plus interressant , quand les hommes ont commencés à s'interroger sur le langage et tout ce qui l'entoure
a que ciao bonsoir !

Écrit par : aloredelam | 16/02/2007

J'aime beaucoup cette note. Oui le début de la conscience c'est raconter sa journée à l'autre.Oui, la création poétique ne peut se faire que par une intense vie intérieure, qui peu à peu fait que le conscient rejoint l'inconscient pour ne faire qu'un. C'est ce que Novalis décrit très bien ... dans son expérience poétique, où il explique qu'après avoir tant prié et pleuré sur la tombe de sa fiancée Sophie; la tombe finit par disparaître et il eut l'impression que Sophie était de nouveau avec lui.

Merci pour ce beau texte.
Stéphane.

Écrit par : stef91 | 19/02/2007