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05/06/2007

Alchimie et correspondances : Le sourire de Cézanne

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                La photo n'a rien à voir, juste une envie de la mettre là.

 

   Je n'ai pas l'habitude de jouer les critiques littéraires, il y a des blogs de "spécialistes". Je vais cependant faire une exception car j'ai eu un grand coup de coeur pour Le sourire de Cézanne de Raymond Alcovère (éditions n & b) qui fait partie de mes liens. Cela n'aurait pas suffi pour que je vous en parle mais ce livre m'a plongée dans la subtile alchimie des "correspondances" de Baudelaire en ce lieu où "les parfums, les couleurs et les sons se répondent".

   Le sourire de Cézanne est plus qu'un court roman (je dis court pour les paresseux). Bien sur il y a une histoire, une belle histoire d'amour improbable et absolue. Aussi improbable que les chances de l'alchimistes de trouver de l'or, le peintre de réussir son oeuvre-vie, l'héroine d'achever de rêver son livre, la "correspondance" (au sens de répondre ensemble) échangée de recevoir de vraies réponses. Mais ce que j'ai ressenti si fort au sein du creuset où l'auteur a fondu ses mots c'est l'abolissement des frontières, le mélange et, j'y reviens encore, les "correspondances".

   La peinture est une danse, la musique pénètre tous les atomes des êtres et des choses, la mort se mélange à la vie, les fulgurances traversent l'harmonie, les corps se donnent et restent libres. Dans le flamboiement du Sud omniprésent, toutes les frontières s'abolissent y compris celles du temps. Et  quand on lit les derniers mots du livre, des mots d'amour absolu :

"Je suis innervé de toi, de ta présence, de ton absence et c'est vrai, c'est la même chose, puisqu'une fois tu es arrivée dans ma vie, cela vaut pour toujours, alors pars, reviens, qu'importe, tu es là."

on ne peut rien ajouter... 

     Ariaga 

Commentaires

ça te va bien d' être entremetteuse littéraire ...
L' amour libre de correspondre ... un beau programme en liberté ...

Écrit par : Kaïkan | 05/06/2007

Merveille des merveilles !
Tu en parles si bien !

Écrit par : Jane | 05/06/2007

Bonjour,

Tu n'as pas à t'excuser de ta cyberabsence !
Je préfère que nous vivons plus notre vraie vie - la vaisselle, le ménage, la cuisine, la toilette (!!!) - que la "fausse". C'est Alexander qui disait que nous allions trop vite : que nous voulions toujours foncer droit au but.
Pour ma part, je vais radicalement ralentir mon blog-rythme car ma vie de l'action et de la méditation m'appelle.

Bien à toi
Jungne

Écrit par : Jungne | 05/06/2007

Merci de cette belle lecture Ariaga, qui correspond vraiment à ce que j'ai voulu exprimer !

Écrit par : Ray | 05/06/2007

Je ne sais, pour ma part, pas encore si je trouverais mon compte à la lecture de ce livre, mais une chose est sûre : il a donné lieu à une bien belle note. Bises.

Écrit par : Ezrah Wyden | 05/06/2007

elle est bien belle cette photo, et très intéressant le texte qui suit... plus qu'émue à la lecture de l'extrait, qui est un effectivement un superbe éloge de l'amour. Je reviendrai souvent, il fait beau et bon ici, merci aussi d'avoir déposé des mots chez moi. Bonne journée et à bientôt !

Écrit par : marie.l | 06/06/2007

D'abord bonjour et merci de la visite à deux petites nouvelles,@ Jane et @ Marie.l et merci de la visite et de la gentillesse des commentaires. J'espère bien de nouvelles visites au Laboratoire. J'ai été chez Marie qui a un blog plein de fraicheur.

@ Kaïkan Merci de m'avoir trouvé un nouveau métier. Je sens que je vais me re-convertir. Vive la liberté !

@ Jungne il ne faut quand même pas trop ralentir je ne voudrais pas voir s'agrandir le cimetière de mes liens pour lesquels je vais faire une catégorie spéciale ! et puis j'étais tellement contente de trouver de nouveaux textes.

Écrit par : ariaga | 06/06/2007