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10/12/2008

Rêve d'écriture

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C'est un rêve qui m'a donné l'impulsion nécessaire à la reprise de l'écriture de ce blog. Je raconte rarement mes rêves, très nombreux, car je pense qu'ils sont du domaine privé de la contemplation et de la méditation mais, pour une fois, je ferai une exception. De plus, ce rêve intégrait un élément d'une photo (ci dessus) que j'avais prise il y a déjà quelque temps ... Voici le rêve, un peu abrégé.

Je descends au bord de la mer, à marée basse. Il y a des roches découvertes et beaucoup d'algues très sombres. Je suis seule et la nuit commence à tomber. Il y a comme un sentiment d'angoisse et d'urgence. Je marche et j'entends un craquement sur le sable. Je me baisse et je vois les débris d'une théière dont le couvercle est intact. Je le ramasse et je m'assieds sur un rocher pour l'examiner. Il est tout encrassé, recouvert d'une couche noirâtre. A ce moment là, à ma grande frayeur, des mains se posent sur mes épaules, derrière moi. Elles pèsent lourdement et une voix forte me dit : "tu dois l'écrire". Je sens qu'il y a un enjeu vital à obéir et je cherche quelque chose de pointu pour graver, je ne sais quoi, sur le couvercle de la théière. C'est alors que je vois une grande plume blanche voler vers moi comme un oiseau. Je la prends dans ma main gauche, ce qui est curieux car je suis droitière, et, comme j'ignore ce que je dois écrire je gratte avec la plume le couvercle encrassé. Je gratte, je gratte, le temps me paraît long mais comme la voix se tait je continue et alors des lettres apparaissent. Ce sont des vers, que j'ai oubliés, mais je me souviens que, quand un mot manque, je complète moi-même. Petit à petit la pression sur mes épaules diminue, cesse complétement,  et j'ai beaucoup de plaisir à effectuer ce travail. Quand j'ai terminé je grave avec la plume un commentaire sur le côté gauche que j'ai bien lissé et nettoyé.  Je me réveille très satisfaite avec l'impression d'avoir effectué un travail essentiel et réussi ce que la voix m'avait demandé.

Ariaga

 

Commentaires

c'est très troublant, les mains lourdes et cette voix, et la précision des images.
On aimerait savoir ce que tu as écrit, peut être est-ce ce billet, tout simplement.

Écrit par : la Mère Castor | 10/12/2008

Tu es devenu nègre contre ton grès !!!

Bonne soirée. Bises.

Écrit par : patriarch | 10/12/2008

Les rêves sont à nous lorsque l'on se réveille et que l'on se souvienne d'eux...A nous, pour les garder, ou ne pas les taire.

Mais lorsque nous dormons nous sommes à eux...à leur merci je dirais presque.

Difficile...enfin étrange de relier ces deux mondes et pourtant c'est nous dans chacun d'eux.

Et je trouve qu'écrire ces rêves, c'est très difficile...et pourtant ils ont toute la richesse, tout de la vie...mais il y a autre chose et les mots sont pâles pour retranscrir les émotions.

Je ne sais pas...

Ton rêve est beau, il y a des rêves comme ça qui ne demandent qu'à s'écrire tout simplement...

Bon...je souris...je suis entrain de perdre le couvercle de ma théière...Mais ça me plaît...

Je t'embrasse

Écrit par : Aslé | 10/12/2008

---> Très chère Ariaga,

Permets-moi de penser que les mains qui se portent sur tes épaules sont peut-être celles d'une peine dont tu connais la provenance, et que la plume semble être le symbole de ton envie de l'écrire. Ainsi quand tu as eu fini d'écrire ces vers dont on ignore les mots, ta peine s'est envolée, d'où ton sentiment de bien-être et ton envie de nous le décrire. Bien sûr, ceci est une interprétation qui me sert à marquer mon passage en toute amitié...

Bien tendrement, Jack qui t'embrasse.

Écrit par : © Jack Maudelaire | 10/12/2008

Rien à voir avec le marc de café...

Écrit par : paulrem | 10/12/2008

on dirait que l'écriture d'articles et de commentaires te hantent même la nuit... tu dois gratter la théière pour que le génie qui est dedans te souffle des mots, et un poids sur tes épaules te l'impose, le besoin d'écrire... et les commentaires c'est le fonctionnement des blogs, tout y est ;-)

Enfin, tant que c'est un rêve et pas un cauchemar... ;-)

Écrit par : Michel | 10/12/2008

Généreuse Ariaga, ta main droite doit ignorer ce que fait ta main gauche :) Bien sur il n'y a que toi qui peut l'interpréter, je trouve en tout cas que tu retranscris bien l'atmosphère étrange et souvent oppressante de certains rêves. Tu as réalisé le partage des mots.

Écrit par : lechantdupain | 10/12/2008

De la main gauche ..
La voie du coeur .

Quand un mot manque
" Je " le sais .

Voilà ce que tes mots à les lire en moi ont déposé ..
En amitié .

Écrit par : Lilou | 10/12/2008

Tu vois que tu as quand même trouvé ton inspiration littéraire pour entretenir ton blog ?

Écrit par : lancelot | 11/12/2008

... Et le Souffle fit jaillir une plume que saisit la main du cœur pour qu’à jamais sur la circonférence indivise qui ne comporte ni restriction, ni division, jaillissent les mots, jaillisse la parole…

Écrit par : Mutti | 11/12/2008

je ne peux m'empécher de vous faire partager ce petit poëme dont je ne connais pas l'auteur, mais ça concerne un rêve:

Une nuit, j'ai rêvé

Une nuit, j'ai révé qu'une boutique nouvelle venait d'ouvrir, place du marché.
J'y suis allée, :
un bel ange était au comptoir; non sans émotion, je lui demandais ce qu'il vendait :

"tout ce que désire votre coeur, me répondit-il"

- Alors je voudrais la paix et le bonheur pour tous les hommes.Que personne ne connaisse plus la guerre, la famine et la souffrance;

'Arrêtez me dit l'Ange. Vous n'avez pas tout à fait compris ! Ici nous ne vendons pas de fruits, mais des graines...

je vous embrasse

marie

Écrit par : mariedumonde | 11/12/2008

ARIAGA à tous,je suis très touchée par la gentillesse et la qualité de vos commentaires; Je ne peux pas répondre individuellement en ce moment mais je fais tout pour que cela redevienne possible car le dialogue est un des plaisirs du blog. Je vous embrasse.

Écrit par : ariaga | 11/12/2008

Très joli rêve en effet.
Un bord de mer et une plume d'Ange qui tombe du ciel quand tu as besoin d'elle pour graver la surface ronde de l'infusoire.
Je pense à Jung qui gravait des roches, des pierres avec toutes sortes de messages.
Cela ne sert à rien d'autre qu'à mettre dans l'infusoire de nouvelles feuilles, ou dans l'athanor de nouveaux combustibles...
seulement pour la vie, pour l'amour.

Écrit par : jean | 11/12/2008

de ton rêve naîtront donc d'autres textes...

Écrit par : muse | 12/12/2008

très beau, ce texte...

Écrit par : joséphine | 12/12/2008

Un joli rêve qui fait que tu vas revenir pour notre bonheur.

Rien ne presse cependant, nous pourrons apprécier plus longuement chacun de tes textes !

Écrit par : danae | 12/12/2008

Chaque fois que je vois le mot "théière", je repense à un sonnet minimaliste d'un oulipote, THEIERE HERITEE (qu'Alain Chevrier écrit verticalement).
Je vois que tu as repris ta mission (héritée de qui ?) alors que je viens de découvrir que Jung avait décrit ses visions de 44 dès le 2 février 45 (à Kristine Mann, sur le point de mourir d'un cancer).
Si le récit est très similaire à celui publié dans "Ma Vie...", j'ai été frappé par cette phrase :
"Lorsqu'on parvient à se débarrasser de la volonté furieuse de vivre et qu'on a l'impression de tomber dans un brouillard (NEBEL) sans fond, commence la vraie vie (LEBEN), avec tout ce pourquoi on était fait et qu'on n'avait jamais atteint."
Kristine Mann a aussi connu ensuite une expérience numineuse, ce qui lui a permis de vivre plus sereinement ses derniers mois.

Écrit par : rémi | 13/12/2008

C'est un rêve angoissant, tu sembles poursuivie par ton blog, par l'idée qu'il faille écrire. Quelque chose s'est cassé en toi, comme la théière
A la fin de ton rêve tu trouves l'apaisement et c'est bien...
(cette nuit j'ai rêvé que je devais remplacer une chanteuse, angoisse car je n'avais pas du tout répété ses chansons et parce que je ne peux pas rivaliser avec elle, elle chante trop bien et moi pas). Bon week end.

Écrit par : elisabeth | 13/12/2008

@ La Mère Castor, Pour moi ce n'est pas vraiment angoissant. Les mains lourdes sur les épaules, voilà du nouveau, mais tout au long de mes séries de rêves qui se déroulent comme un long enseignement, il y a assez souvent, à des tournants de ma vie, des voix fortes, que j'interprète comme des vois du Soi, qui me donnent des ordres ou des indications.

Écrit par : ariaga | 13/12/2008

@ Elisabeth, je te remercie pour le partage du rêve et pour l'intéressante interprétation que tu me proposes.

Écrit par : ariaga | 13/12/2008

@ Michel, c'est parce que j'ai peur d'être hantée que je prends quelques distances. Tu as bien raison, il y a beaucoup dans ce rêve mais je crois qu'il faut dépasser(en m'inspirant de Jung) l'interprétation sur le plan de l'objet pour passer à celle du plan du sujet. C'est beaucoup plus riche.

Écrit par : ariaga | 13/12/2008

@ Mariedumonde, j'aime beaucoup ce poème que je ne connaissais pas où alors je l'avais oublié. Ce sont les graines qu'il faut faire fructifier et souvent on se contente de vouloir cueillir les fruits. Merci à toi.

Écrit par : ariaga | 13/12/2008

ARIAGA à tous; je suis revenue en arrière sur les trois dernières notes et je vois bien que je ne pourrai jamais répondre correctement à tous les commentaires. Je préfère donc repartir de cette note. Je ferai de mon mieux mais il y aura certainement des oublis! Curieusement ce sont souvent les commentaires qui m'ont le plus "interpelée"auxquels j'oublie de répondre. Je les mijote dans ma tête en accomplissant diverses obligations et ensuite je crois avoir rédigé une réponse ...

Écrit par : ariaga | 15/12/2008

in fusion

Écrit par : FreeBeOne | 18/12/2008

@ FreeBeOne, merci de ta visite, à bientôt.

Écrit par : ariaga | 19/12/2008