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12/01/2009

Squelette de barque

IMG_1499_2_2.jpg

Dans la vase de l'estuaire gît le squelette d'une barque,

elle s'enfonce au long du temps, dans la pourriture et l'oubli.

Passant regarde en souriant

l'ancêtre demeure fringuante et belle

chargée d'enfants et de baisers

de mains qui traînent sur les poissons

et de chavirâges amoureux

dans la totalité de ce qui est

comme au premier jour, pour toujours.

Ariaga

 

Commentaires

La pauvre, elle a du souffir avant d'etre dans cet état...
tes mots lui redonnent quelques souffles...
on ne peut rien faire ?

Écrit par : le Pierrot | 12/01/2009

On dirait presque un corps d'homme dans la verdure...

Écrit par : unevilleunpoeme | 12/01/2009

Tendre et magique Ariaga, merci pour la nostalgique beauté de cette photo, pour la sagesse de tes mots... qui me font rappel des paroles de Jack Kornfield et illustre à mon sens la totalité de ce qui est et sous-tend cette note...
"Afin de percevoir l'infinie valeur de toutes choses, nous devons d'accorder à la vie une attention pleine et entière."
Je t'embrasse tendrement.

Écrit par : Muttifree | 12/01/2009

Et pourtant, c'était du bon bois !!!C'est un peu dommage de lui faire exhiber sa misère !!

Bises !

Écrit par : patriarch | 12/01/2009

Merci pour ce beau texte dont je partage tout à fait "le contenu" (sourire)

Écrit par : michelgonnet | 12/01/2009

Éclatante lumière de vert vêtue et du moisi aussi malheureusement car elle me rappelle tous ces clandestins qui l'utilisent plein de rêves , en détriment de leurs vies et échouent sur la rive ,on en constate que les squelettes plus tard.Ils utilisent le mot "brûler" pour rentrer en Europe clandestinement et en regardant bien cette image je pense que le terme est juste car les corps finissent par fondre avec le soleil et il en reste que les squelettes en cas de naufrage.
Désolée d'évoquer ce drame morbide Ariaga ,c'est qu'encore les jeunes des pays pauvres continuent à utiliser ce moyen pour fuir la misère et la tyrannie .
Mais avec tes mots ,elle chavire de doux souvenirs et sentiments amoureux ,je la préfère ainsi.

Écrit par : soulef | 12/01/2009

Chére Ariaga, que ta poésie est belle, sentie de l'intérieur, terrible de réalité, je suis parcouru par l'émotion après la lecture de tes oeuvres sensibles, la peur de lire s'installe alors en moi, je me sens fragile et fort, pas seul, impuissant, et pourtant tout est possible.
L'Instant, le merveilleux à découvrir, le sourire et le jeu pour s'émerveiller encore et encore...
Ton oeuvre est puissante, elle sait toucher à l'essentiel...
avec tendresse.

Écrit par : patrick | 12/01/2009

il reste toujours le souvenir quand elle naviguait fière sur le dos de la mer et au ressac des vagues mortes on entends encore le soupir de son bois !!!! bisous phil

Écrit par : le baladin | 12/01/2009

Pour une fois, je me laisse aller à évoquer quelques impressions personnelles : cette barque me rappelle 'furieusement' le bateau ivre de Rimbaud chanté par Ferré sur l'ouverture d'Egmont de Beethoven. Grandiose et si intime en même temps. Tes mots sont plus tendres et c'est bon. Bises Ariaga.

Écrit par : lechantdupain | 12/01/2009

les barques n'en finissent jamais de naviguer et de faire naviguer

Écrit par : jlb | 13/01/2009

vieillissant, se décomposant, elle nous offre les structures porteuses de la vie en méditation
qui grimpant dans une barque prend conscience du travail qu'il a fallu pour la construire, qu'elle flotte ?

merci

Écrit par : Lung Ta | 13/01/2009

---> Très Chère,

Nous sommes tous fragiles, mais il faut croire que personne n'est plus fragile que soi. Ainsi, préférons vivre inconnu et à n'être compté pour rien...

Douce continuation, Jack qui t'embrasse.

Écrit par : © Jack Maudelaire | 13/01/2009

Que de douceur dans ce monde secoué par les sifflements des obus et les hurlements de souffrances... Ca fait énormément de bien! Merci!

Écrit par : MG | 13/01/2009

C'est l'arbre qui retourne à la terre, sa mère.

Écrit par : la Mère Castor | 13/01/2009

Bizatoi Ariaga, fais le nécessaire pour cette pauvre barque s'il te plait, j'ai mal pour elle...

Écrit par : le Pierrot | 13/01/2009

Dans cet état lamentable, plus personne ne peut rien pour lui, il faut le laisser en paix... Il finira en poussière. Cela fait mal de le voir ainsi mais on ne peut plus rien.
Bon après midi.

Écrit par : elisabeth | 13/01/2009

@ Le Pierrot, je vois que tu te fais beaucoup de soucis pour cette pauvre vieille barcasse. Que peut-on faire, à moins de lui trouver une place dans un musée je crois qu'il faut suivre le conseil qu'
@ Elisabeth donne : la laisser en paix !

Écrit par : ariaga | 13/01/2009

@ unevilleunpoeme merci de la visite. J'ai trouvé le principe du site très intéressant.

Écrit par : ariaga | 13/01/2009

@ Muttifree, toujours aussi fine...tu as saisi l'importance que j'accorde à la Totalité.

Écrit par : ariaga | 13/01/2009

Ses côtes inutiles mais si nettes encore me rappellent un fossile de poisson rapporté du Liban, presque vivant et pourtant cristallisé depuis des dizaines de millions d'années, avec des reflets irisés qui semblent le rendre vivant... Le bois peut devenir pierre ou poussière, comme toute chose, avant la fusion dans le cœur des étoiles.

BISES

ÉPHÊME

Écrit par : éphême | 13/01/2009

Le sujet que tu abordes Soulef me touche aussi et en dit long sur qui tu es. Si beaucoup se sentaient concernés ainsi que tu l'es par le sort de ces personnes, les solutions viendraient rapidement et le visage du monde changerait rapidement aussi. Peut-être n'y a t'il pas encore assez de personnes comme toi.

Écrit par : Kea | 13/01/2009

Elle est belle cette barque ...
Alors que d'aucun la croient morte, elle devient berceau pour rêves d'enfants et de mousse, abri de minuscules et terrain d'ébats d'invisibles ...
Quelle superbe image de la réincarnation, en fait ;-))

Écrit par : Kaïkan | 14/01/2009

Dans ces vestiges ce qu'il y a de beau c'est l'histoire que l'on peut recréer...mes pensées filent le long des eaux de l'imagination.

Écrit par : muse | 14/01/2009

@ Patriarch, justement le bon bois dure longtemps et son pourrissement est lent.

@ Michel Gonnet, voudrais tu te faire un berceau dans ce squelette ?

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

C'est avec mélancolie que l'on peut regarder ces derniers squelettes de bateaux en bois sur nos rivages car bientôt ils n'existeront plus, remplacés par des bateaux dont souvent la destruction posera des problèmes de pollution. Je pense au Clémenceau !
Heureusement beaucoup s'attachent encore aux vieilles coques esayant de les faire ressurgir du passé !

belle journée Ariaga
*danae*

Écrit par : danae | 14/01/2009

@Merci Kea ...j'ai l'impression de tomber comme un cheveu dans la soupe ! mais bon il y a beauté certes mais je ne peux m'empêcher de penser aux corps qui échouent comme cette barque sur les rives de la Gréce ou de la Sicile ...

Écrit par : soulef | 14/01/2009

@ Soulef et Kea, je vous laisse dialoguer car le sujet est grave et des commentaires seraient un peu "indécents". Je pense que vous me comprenez. Merci pour ce que vous apportez à ce blog;

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

@ Patrick, ta grande sensibilité, que l'on ressens quand on contemple ta peinture, s'exprime toujours avec des mots qui me donnent de l'émotion. C'est bon l'émotion quand elle est le résultat de la beauté.

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

@ Le baladin, et ce souvenir existera toujours car rien ne disparaît vraiment. Des traces demeurent dans la totalité de ce qui est.

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

@ Lechantdupain, mes mots sont plus tendres que ceux de Rimbaud mais il a tellement plus de talent ! Ses vers ont bouleversé mon adolescence. Après il y a eu Saint John Perse et puis d'autres qui ne sont pas encore assez morts pour être célèbres...

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

@ Jib, tu nous parles ici d'un thème qui pourrait s'intituler l'éternité de la barque. A creuser...

Écrit par : ariaga | 14/01/2009

Meilleurs voeux 2009, Ariaga.

Écrit par : Tietie007 | 14/01/2009

@ Jack Maudelaire, je crois que l'humain est moins fragile qu'on ne le croit. Je pense à Jung qui s'extasiait devant l'effort qu'avait du lui demander l'accession à la "conscience".

Écrit par : ariaga | 15/01/2009

@ MG, oui, si chacun pouvait apporter sa pierre de douceur on pourrait reconstruire un monde meilleur.

Écrit par : ariaga | 15/01/2009

@ Lung Ta, c'est bien vrai le "faire" est souvent oublié au profit du "discours sur".

Écrit par : ariaga | 15/01/2009

Il reste de la barque
Ce qui ressemble aux arêtes
Le squelette d'un poisson
L'âme en os.

Merci pour cette jolie photo,
et puis les mots, cette communication.
Je vois la passante qui sourit

S.

Écrit par : r_i_d | 15/01/2009

ARIAGA à TOUS, la grippe m'a pris dans ses serres comme un vautour. Il me reste à répondre à plusieurs commentaires très intéressants. Je le ferai quand mon crâne ne me donnera plus l'impression d'avoir été cuit dans le vase sur l'athanor. A bientôt.

Écrit par : ariaga | 15/01/2009

j'aime bcp cet article...c'est quel estuaire ?
besos
tilk

Écrit par : tilk | 15/01/2009