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12/08/2009

Oiseau mythique prisonnier

 

oiseau mythique à la foire.jpg

Allongée sur le banc de l'amour, pour faire de beaux rêves j'avais posé ma tête sur un livre oreiller. Le Voyage des oiseaux d'Athar Hassan Massoudy. Portée par les ailes de ses calligraphies, je volais dans mes songes à la recherche du Simorg, l'oiseau mythologique de la tradition persane. Et puis dans un grand bruit de ferraille et de cris le rêve est devenu cauchemar.

Ils m'ont enveloppée dans des bâches jetée dans un camion, enfermée dans une cage. Ils ont dit que j'étais un oiseau mythique, une espèce de phènix, ou de griffon, ou de je ne sais quoi, et que ma forme humaine n'était qu'une illusion. Moi qui était venue sur le banc de l'amour du cercle des voyageurs de l'imaginaire pour jouir de la liberté d'être, je suis maintenant prisonnière et l'on m'exhibe comme une antique curiosité. Je n'existe plus, je suis devenue un mythe au corps d'oiseau et pétrifiée dans cette apparence mensongère j'aspire à un miroir qui renverrait ma forme véritable. En attendant, je voyage à travers les pays, une attraction internationale comme ils disent. Les curieux se pressent pour me regarder et moi, j'espère qu'un jour, au hasard d'une ville, un ami voyageur me reconnaîtra...

Ariaga

Commentaires

à toi la mer et les oiseaux, à moi la nuit et les étoiles...à chacune nos rêves!

Écrit par : muse | 12/08/2009

Flâner en utopie, s’évader du réel,
Et sentir en sa chair,
Naître et croître ses ailes,

C’est hier après midi,
Alors qu’elle quittait le sommeil,
Est apparu à son réveil,
Une plume tournoyant dans un cercle,
Puis en son centre un grand oiseau,
Dans un large mouvement, a déployé ses ailes,
Il faisait sombre et pourtant, il semblait que sur ses plumes,
L’on pouvait distinguer ses yeux.

Bonne fin de journée a toi Ariaga, et doux rêves

Écrit par : Virginie | 12/08/2009

Ton rêve Ariaga était merveilleux. C'était si bien d'avoir enfin des ailes pour s'envoler, libre dans le ciel !

Je me joins à tes amis et amies pour "voler" à ton secours !
des bisous et bonne soirée

Écrit par : danae | 12/08/2009

Joli rêve ! Emmènes tu parfois, du monde avec toi ???


Bonne soirée avec bises;

Écrit par : patriarch | 12/08/2009

J'avais adoré cette histoire, lue il y a une 30nne d'années !
merci de ce rappel

je t'embrasse

Frédéric

Écrit par : Lung Ta | 13/08/2009

Ce que je sais c'est que ton Phénix n'est pas prêt de se consumer pour renaître dans les flammes de ton athanor...!
Bisous avec la musique de l'oiseau de feu...!

Écrit par : grainsdesel | 13/08/2009

Je ne connaissais pas cette histoire...
j'te bise Ariaga, demain je fais un songe avec le nours...bonne fin d'après midi...

Écrit par : le Pierrot | 13/08/2009

Un oiseau ? Pour Ariaga ? quel volatile peut incarner un être aussi volatile, imprévisible, chargé de sciences et de mystères ? Non ! Je ne vois qu'une girafe broutant le ciel pour nous évoquer Ariaga. Bon. Je vous accorde un léger métissage avec un éléphant de passage, pour la mémoire et la culture, mais des générations,avant, cachés dans les gènes inavouables de toutes les familles, qui ressortent à l'improviste. Elle est unique dans ses rêves, et tous s'en délectent. BISES.

ÊPHÈME

Écrit par : êphème | 13/08/2009

Je me sens quelquefois comme cet oiseau qui était libre et qui est devenu la proie facile. Comme cela doit être atroce d'être enfermé pour toujours et de ne pas pouvoir vivre sa vie et surtout dépendre de son maître pour tout. Bonne après midi.

Écrit par : elisabeth | 14/08/2009

Au-delà de l’histoire… et du rêve…

Il en est tant et tant
De ces oiseaux refusant
Le difficile et fascinant
Voyage, en quête du Simorg…
Qu’ils s’en viennent à s’encager
Par milliers
Préférant la rassurance
Plutôt que l’indépendance,
Niant et déniant, ici la Sagesse
Et là, l’Amour et la Connaissance.
La peur dessine les barreaux de la cage
Qu’ils décorent à renfort
De bien frêles trésors.
Malgré la soif et la faim
Ils aiment la pierre, plutôt que le pain
Jusqu’à s’enorgueillir d’AVOIR… un destin…

Et quand vient le Miroir, à la fin
Il meurt étonnés de ne Voir... rien...

Écrit par : muttifree | 15/08/2009

Certains oiseaux n’ont pas d’ailes pour voler,
Certains d’oiseaux ont peu de force pour avancer,
Et tous n’ont pas,
Le même cœur pour aimer,
Les mêmes yeux pour voir,
Les mêmes oreilles pour entendre,
Pour certains la noirceur et pour d’autres de factices éblouissements,
Voir les deux en même temps,
Ils n’est pas donné a tous de surmonter ses peurs,
Il n’est pas donné a tous de supporter les barreaux mêmes dorés,
Alors destin ou non, nul ne le sais,
Une chose est sur par contre même si en chacun coule la même substance,
Chaque oisillon a peine sortie de l’œuf, et par l’expérience façonné,
Ne possède pas les mêmes ressources et les mêmes moyens pour avancer dans la quête,
Et peut être, n’est-ce pas un hasard,
Il n’est pas dit qu’à la fin, derrière le miroir, ceux la ne trouverons rien.

Écrit par : Virginie | 15/08/2009

ARIAGA à TOUS , vos commentaires sont d'une telle qualité que je crois bien que je vais devoir me réveiller....Je vous embrasse tous.

Écrit par : ariaga | 15/08/2009

Non, meme pas un alcotest, ils étaient bien plus bourrés que moi, c'est dire..wouarf aussi...

Écrit par : L'ivrogne | 15/08/2009

Chère Ariaga,

Beaucoup d'inquiétude et de doute dans ce billet caché dans les plis d'un livre et révélé dans les plis des draps par un rêve.
Jung et les rêves, il fait si chaud, mes idées sont ramollies, ralenties, ensuquées comme on dit ici, surtout qu'il est l'heure de la sieste. Je ne devrais pas écrire à l'heure de la sieste. Je ne devrais pas... c'est absurde !
Tel que tu nous apparaît tu es ! Telle que tu veux aussi nous apparaître. Ne pensons pas à ceux qui nous utilisent, nous marchandisent, ils sont leur propre dupes. Leur commerce ressemble à celui d'une mort qui n'est pas la notre. Ce qu'ils volent meurt et n'est plus ni nous ni ce que nous avons fait !
Quand la raison n'a plus raison, les possibles ouvrent leurs grandes ailes.
Amitiés

Écrit par : jean | 16/08/2009

À lire ton texte, je ressens cette vieille douleur au centre de moi qui dit : liberté! liberté!. Un aiguillon, bienfaisant en fait, qui me pousse à toujours avancer. Très important de bien écouter cette douleur et de la laisser me mener ensuite... elle est la sagesse en moi.

Merci Ariaga de ce beau sujet.

Écrit par : kea | 16/08/2009

Coucou du dimanche Ariaga...plein de bises, et passe une bonne fin d'après midi...

Écrit par : le Pierrot | 16/08/2009

très beau texte comme toujours chère Ariaga !

personnellement j'ai eu le bonheur de voir interpreter
"le voyage des oiseaux" en théatre, c'était fabuleux et merveilleux costumes et décors superbes et interprétation étonnante.......

bonne journée à toi et tous les amis du blog

Écrit par : mariedumonde | 17/08/2009

Il faut parfois du temps, mais la liberté finit toujours par gagner !
Grosses bises !

Écrit par : Ray | 20/08/2009

---> Bonsoir très chère,

Quand la liberté d'être finit par se sentir prisonnière d'elle-même, c'est qu'elle a perdu la joie de l'être véritablement, et elle me paraîtrait fatigante de la vivre puisque la joie n'est plus au coeur de cet amour continu et simple qu'il nous faut entretenir en nous donnant le goût de sa libre présence...

Bien tendrement, Jack qui te souhaite une douce continuation dans la paix et la joie du coeur.

Écrit par : Jack MAUDELAIRE | 21/08/2009

La saison du banc va bientôt s'achever et le bel oiseau de feu s'envolera vers d'autres cieux, plus beau et plus vigoureux des plumes aux couleurs de l'arc-en-ciel, offertes par tous ses amis lecteurs d'un jour ou de toujours...mais nullement triste car il reviendra aux veillées de l'hiver nous réchauffer des souvenirs de l'été et sur l'athanor migeotera alors la saison prochaine encore plus délicieuse des esprits de partout tous ainsi réunis...

Bises Belle Ariaga

Écrit par : Aslé | 21/08/2009

Je passe, je t'embrasse et je repars, pas trop de temps...bonne journée Ariaga...

Écrit par : le Pierrot | 21/08/2009

Ce serait une ATTAR-ction, puisque l'auteur original de la Conférence des Oiseaux, ou "à la recherche du Simorg", est Attar, vers 1177.
Et c'est un autre Athar qui s'est replongé dans l'Athanor... Je sais pas si c'est le même mot qu'Attar, qui était la profession du poète persan, marchand de parfums.
J'avais délaissé quelque peu ton laboratoire depuis 15 jours, et c'est une divine surprise d'y retrouver Attar et le Simorg, alors qu'il se passe des choses intéressantes sur le forum Unus Mundus, où justement le Simorg et Attar ont été évoqués ces derniers jours.
Ouvrez la cage aux oiseaux...

Écrit par : rémi | 24/08/2009