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06/04/2010

Rêve du boulanger professeur de piano

Le pain du boulanger.jpg

Rêve 1. Vu les années passées entre le rêve initial et ce premier rêve on peut le considère comme un nouveau rêve initial de la série.

La rêveuse descend dans une boutique où il y a une femme aimable, d'aspect doux et confortable, et un boulanger à l'allure sévère. Le boulanger donne à la rêveuse des sacs en plastique. Elle les ouvre quand elle est à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres pour les graver. Les sacs contiennent des morceaux de pain rassis. Elle se demande : "Dois-je les donner à une oeuvre ?"

Au retour en ville, la rêveuse voit dans la rue un homme qui tient une laisse à chien extensible double. Du côté droit, on ne voit pas ce qu'il y a au bout de la laisse. Du côté gauche, elle est attachée au dos d'une jolie petite fille sur une bicyclette. L'homme lui crie : "Vas-y ! Vas-y ! " la laisse s'allonge et avec sa bicyclette elle saute le trottoir. Elle a un air tout fier. Elle continue sa route et retourne à la boutique du début où on donne maintenant des leçons de piano. Il fait nuit mais dans le noir près de la porte elle sent qu'il y a un homme et une femme.

Elle descend et voit dans une partie peu éclairée la femme agréable du début et devant un piano, dans une belle lumière, le boulanger. Il lui demande : "Avez vous apporté vos lunettes pour voir de loin ?" elle répond "Non mais je peux aller les chercher car j'habite tout près ". Il lui répond alors : Il faut y aller car pour le travail que nous allons faire il faut voir loin."

Ce rêve est très riche, en particulier sur le plan de la symbolique alchimique. Je ne ferai donc qu'évoquer très brièvement certains thèmes qui pourront être "creusés" dans les commentaires.

La représentation de l'inconscient

Pour commencer, notons que la rêveuse descend deux fois dans la boutique ce qui signifie qu'il s'agit de descendre dans les profondeurs de l'inconscient et aussi que, malgré le temps écoulé, ce songe répète, sous une autre forme, l'histoire du rêve initial. Comme le pense Jung, l'inconscient, s'il n'est pas compris par le conscient, ressemble à une vague roulant inlassablement sur le rivage de la conscience.

Le boulanger à l'allure sévère tient le même rôle d'animus canal du Soi que l'homme secourable du rêve initial. Son attitude est compréhensible puisque la rêveuse, alors que ce rêve lui avait semblé assez important pour qu'elle le note, est demeurée sourde à la proposition de coopération proposée par ce rêve.

Je laisse de côté, pour l'instant, les pierres et le pain qui me semblent faire partie de la symbolique alchimique, pour m'intéresser à la petite fille. Ici, l'animus négatif recommence à montrer l'importance de son action. Il est représenté par cet homme retenant la petite fille par une laisse extensible double . La petite fille, représentant une Rêveuse infantilisée, semblant toute fière de son adresse, est, en fait, prisonnière. elle conserve une laisse atachée à son dos et la féminité est réduite au rôle de chien savant. Si on compare avec e rêve initial, on voit que cet animus négatif a bien ses racines dans l'animus maternel. Des paroles presque identiques sont prononcées : "Vas-y". Les deux fois la Rêveuse est dans une situation d'infériorité, qu'elle porte une laisse ou qu'elle se fasse traiter d'empotée !

Je crois que l'on voit nettement dans ce rêve s'amorcer l'histoire d'une dualité symbolisée par le boulanger et la boulangère, la laisse double, l'homme et la femme derrière la porte, les deux animus antagonistes. Ce rêve développe aussi ce qui n'était qu'une allusion du rêve initial. Il s'agit de l'interrogation, à la fois essentielle et hésitante de la Rêveuse : Dois-je les donner à une oeuvre ? La question du cheminement est déjà posée. Dois-je réaliser l'oeuvre de l'unification, se demande t-elle ? Le rêve contient des indices de cette possibilité. Le boulanger enseigne la musique, c'est à dire l'harmonie. Dans l'ombre, au niveau de l'inconscient, se devine un couple image d'une possible réconciliation des principes masculins et féminin. De plus, un appel à se mettre en route est lancé par le messager du Soi qui dit, d'une manière très positive :" il faut y aller' en ajoutant : "pour le travail que nous allons faire il faut voir loin" ; il faut voir loin dans le temps et aussi, c'est ce qui se passe quand on voit de loin, englober un large point de vue, une totalité.

La symbolique alchimique

Dans ce rêve, les éléments de la symbolique alchimique sont nombreux et je ne peux tous les présenter comme il faut. Nous avons la laisse qui évoque le chien, prmière allusion aux animaux qui forment un véritable bestiaire alchimique dans la série. Un enfant, première apparition de l'Enfant des Philosophes, les couples éléments de la conjonction. Ce qui apparaît surtout comme important est l'annonce claire d'un projet alchimique inconscient. Elle va sur le chemin ramasser des pierres pour les graver. Ceci est en concordance avec les dires de la philosophie hermétique ; par exemple quand Michel Maïer écrit : "La Pierre, vil rebut, gît, dit-on sur les routes, afin que riche et pauvre puissent l'y ramasser." Le matériau de l'oeuvre alchimique est accessible à tous, riches ou pauvres. Il en est de même pour le rêve car un mendiant rêve de la même manère qu'un seigneur. Et c'est pour les graver que la Rêveuse ramasse les pierres, c'est donc pour accomplir un travail de transformation de ces vulgaires cailloux. Les sacs en plastique sont une premièrre allusion au récipient, au vase, contenant le matériau de l'opus qui est ici du vieux pain rassis.

Le pain, et ce qui est en relation avec sa fabrication apparaîtra à plusieurs reprises dans la série, mais bien plus tard. Il semble lié, si je m'inspire de Jung, à un symbole ancien et toujours vivant, en particulier dans le rituel chrétien, celui de la transmutation. Jung voit dans la consécration, au moment de la transformation du pain et du vin, une concordance entre le rituel de cette célébration et les phases du processus alchimique.

Au sujet des leçons de piano, je vous dirai que l'alchimie se fait parfois appeler "art de musique". Les représentations des laboratoires-oratoires des alchimistes montrent de nombreux instruments de musique exprimant l'harmonie de la musique céleste accompagnant l'aboutissement du Grand Oeuvre.

Le boulanger est comme nimbé par une belle lumière. Cette lumière va se projeter à travers toute la série jusqu'au rêve d'aboutissement. Elle m'apparaît comme étant à la fois la Lumière de la Nature des alchimistes (en particulier Paracelse) et la lumière de la conscience, cette petite lumière dans la tempête que Jung conservait avec tant d'ardeur dans un des rêves qu'il raconte dans Ma vie. C'est cette lumière de la conscience qui permet au Moi de conserver son intégrité et aussi de tirer parti des enseignements de l'inconscient.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais j'espère que certains d'entre vous enrichiront cette interprétation.

Ariaga

 

 

Commentaires

En parlant de boulanger, hier nous avons vu à la TV le meilleurs boulanger de Paris et c'est à mon avis, un gars de parents émigrés. Comme quoi, tous ces migrants, ,quoique disent nos dirigeants, enrichissent bien notre culture, cuisinière ou autre ....


Bises

Écrit par : patriarch | 06/04/2010

Curieusement, ce rêve me fait songer à l’Histoire du Petit Poucet qui semait des cailloux (petites pierres) ou des miettes de pain pour retrouver le chemin du retour lorsque son père le perdait avec ses frères dans la forêt. Ces pertes en forêt suivies d’un retour sont un peu comme des laisses extensibles qui peuvent ramener ce(ux) que l’on y attache vers le point de départ.
Si l’on sème du pain à la place des cailloux (même rassis, même ayant un peu passé « la date », il n’est pas aussi dur que les cailloux), les animaux, les oiseaux de la forêt s’en nourrissent et la laisse extensible disparaît, on ne revient pas de la même façon au point de départ. On se trouve amené à une découverte plus vaste de la forêt. Serait-ce justement la chose à faire pour « donner à l’œuvre » : accepter de remettre en jeu, en quelque sorte, le vieux pain, les précédents acquis de la quête et s’engager davantage encore dans cette exploration ?
La petite fille sur son vélo part vers la gauche, vers une exploration du monde intérieur, de la forêt mystérieuse, de l’inconnu, de l’inconscient. La laisse extensible est toujours présente.
Plus tard la rêveuse descend encore un peu plus profondément dans la boulangerie. Peut-on dire dans les profondeurs d’où sont tirés les ingrédients qui feront le bon pain (?) et on lui indique qu’il faut maintenant plonger le regard dans les grandes profondeurs, sans laisse extensible peut-être (?), mais avec les lunettes à voir loin.

Écrit par : Amezeg | 06/04/2010

@ Patriarch, les boulangers peuvent venir de loin, comme pour le travail du rêve et ils sont partout indispensables artisans (dans artisan il y a art)

Écrit par : ariaga | 06/04/2010

@ Amezeg, cela m'apporte du nouveau, l'histoire du Petit Poucet et ramène à l'enfance. Le retour au point de départ, au centre, par une remise en jeu, m'intéresse aussi. Je m'arrête car je n'ai pas envie de faire des commentaires sur les commentaires car ils ont leur valeur en eux même.

Écrit par : ariaga | 06/04/2010

Ariaga, je me régale vraiment de te lire !!
Je trouve qu’il y a beau coup de dualité dans les mots de ce rêve, entre autre loin/près, nuit/lumière, droite /gauche, laisse étant lui-même un mot portant en lui deux sens opposé, la rêveuse avance sur une bi-cycl-ette , on la tient et on la laisse en lui disant va y ! vas y ! je trouve ce rêve remplis de paradoxe !

Écrit par : Peau d'âme | 06/04/2010

Je ne peux rien dire, simplement que je rêve de ma mère quand je ne vais pas bien, et ces rêves là font partie de ceux que je retiens, elle ne parle jamais ou presque pas dans mes rêves. Et si je me permets de commenter cette note, c'est que de nombreuses fois ma mère m'a dit lorsqu'elle était en vie, avec toi on ne mange plus de pain, et ça sous entendait que ce n'était pas bien...et même plus loin encore. Que c'était à cause de ça.
Alors voilà, mon rapport avec le pain.

Je t'embrasse belle alchimiste et puis je retourne lire ton poème...

Écrit par : Aslé | 06/04/2010

eh eh, où il est question de chant et de pain... :) Je ne pouvais pas rater cela ! Mon égo étant satisfait, tu fais là un sacré travail Ariaga ! Bises

Écrit par : lechantdupain | 06/04/2010

Hou la la, ce matin, j'ai pas les yeux en face des trous Ariaga, mais je te pique le pain pour mes tartines de petit déjeuner, je peux ?

Écrit par : le Pierrot | 07/04/2010

Sous la croûte
tendre est la mie
Le pain rassit et devient
dur comme la pierre
Deviendra-t-il corps?

Écrit par : jeandler | 07/04/2010

Ma curiosité est aiguisée à la lecture de tes rêves !
Il faudra que je revienne ... Bisous Ariaga

Écrit par : danae | 07/04/2010

J`ai adoré cette lecture! J`interprète souvent les rêves...j`en suis curieuse...surtout pour les avertissements...une douce journée.

Écrit par : manuela | 07/04/2010

Rêve riche et complexe, beaucoup plus déroutant que le précédent. D'accord avec Peau d'âme et Amezeg sur la dualité et la circularité (révolution ramenant à la boutique, bicyclette, lunettes). Ce petit poucet au féminin est bien singulier.
Le couple de boulangers peut-il représenter ses parents, ou les parents idéaux ? Et si le boulanger est la lumière de la conscience, la femme est-elle l'image de la féminité à atteindre (douce et confortable) ?
Au fait Ariaga, comment s'interprète dans la psychanalyse jungienne le couple animus/anima chez une femme ? (j'ai surtout lu des commentaires de Jung sur ses propres rêves ou sur des sujets masculins).

Écrit par : Arianil | 08/04/2010

Bonjour chère Ariaga, merci pour l'explication magnifique du rêve.
J'aime beaucoup la photo du pain c'est comme cela montre les chemins divers du rêve et de la vie. J'ai appris en lisant ton interprétation.

Ce que je trouve très excitant des rêves c'est les différent niveaux de compréhension.
Et après ce rêve il y a les détails qu'on manque. Exactement quelle transformation est possible? Quels sont les détails?

Je crois en la psychologie fortement mais voici la grande limitation de la psychologie. Les théories sont générales mais l'expérience est unique.

J'aime penser des cailloux aussi comme le matériel de permanence.
Maintenant je vois pourquoi tu dis que tu es alchimiste, chaque objet du rêve se transforme en un objet d'or parceque cela révèle la personalité.

Merci.
belle journée magique comme d'habitude.
à bientôt.

Écrit par : crederae | 08/04/2010

ARIAGA à tous, je vous remercie pour vos commentaires toujours aussi intéressants. Je souffre, depuis hier d'un de mes "célèbres" mal au dos qui fait que je ne peux m'asseoir devant l'ordinateur. Je tape debout et c'est assez difficile. Je vais répondre mais un peu en service minimal, comme les trains...

Écrit par : ariaga | 08/04/2010

Je lis et je ne sais quoi ajouter tant ta description est riche.
Les parents tiennent en laisse leurs enfants et pourtant ils leurs demandent d'y aller, de se jeter dans les expériences de la vie, d'apprendre, de vivre leur vie.
Pour ce qui est des cailloux qui appartiennent aux pauvres comme aux riches, j'entendais souvent le président de l'association dans laquelle je travaillais, dire que les pauvres ne possèdent rien d'autre comme richesse que l'air qu'ils respirent...
Soigne-toi bien Ariaga, chez nous il fait humide, et heureusement je ne souffre pas du dos mais je te comprends. Bon rétablissement.

Écrit par : elisabeth | 08/04/2010

Le contexte dans lequel est né ce rêve nous manque, bien sûr, ainsi que les associations que pourrait faire la rêveuse à propos de tel ou tel élément du rêve. Je me dis toutefois – et ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr - que « donner (le pain rassis) à une œuvre » correspondrait à prendre des leçons de piano, à apprendre cette Musique particulière, celle du chant de l’âme et de l’harmonie des composants en soi-même. Il faut porter les lunettes à voir de loin pour ne pas rester dans un engagement à courte-vue et superficiel, celui que représenterait alors le numéro de cirque de la fillette, dont le mouvement vers la gauche (vers l’inconnu) se trouve limité par la laisse extensible. À ce propos, on peut imaginer que l’amplitude du mouvement vers la droite autorisé par l’autre laisse, est limité par l’amplitude du mouvement vers la gauche. C’est à dire que le gain et l’élargissement de la conscience dépendent de l’enrichissement permis par la découverte et l'assimilation des contenus inconscients. La petite fille serait peut-être à la fois à droite et à gauche, à l’extrémité de chaque laisse (*) : sous deux aspects, l’un fixé dans la conscience, et l’autre plus tenté d’explorer l’inconnu, l’inconscient.
Sculpter les pierres ramassées sur ce chemin, serait (beaucoup) moins important que de donner à l’œuvre ce pain rassis de pauvre apparence. Sculpter les pierres serait échapper à l’essentiel en faisant joli, en cherchant une sorte d’autosatisfaction « artistique », se serait s’arrêter en chemin. ?????
(*) C’est pour cela qu’on ne voit rien à droite, elle est représentée par son aspect « à gauche »

Écrit par : Amezeg | 08/04/2010

En l’absence d’association fournie par la rêveuse, on peut se demander ce que représente le trottoir dans ce rêve et imaginer ceci : En lui criant « Vas-y, vas-y » , cet homme la pousserait, en somme, à s’engager sur le trottoir, mais pas pas plus loin puisque la laisse la retient. Or, cette jeune féminité dans sa quête de l’union avec le masculin, ne saurait se satisfaire d’une relation limitée et de quelque façon, vénale, avec le masculin….. ????

Écrit par : Amezeg | 08/04/2010

@ Amezeg, je te remercie pour l'aide que tu apportes dans ce travail d'interprétation de rêve du Laboratoire. Elle m'est précieuse en ce moment où je suis un peu cassée. Toutes tes interprétations me semblent intéressantes et comme je l'ai déjà expliquée je n'ai pas à te commenter. Au sujet du manque de contexte, tu te doutes bien que je suis TRES LIBREMENT inspirée par la série de rêves de Psychologie et alchimie de C.G.Jung. Le fait que nous savons très peu du contexte (j'en dirai un peu quand ce sera nécessaire) est ce qui me plait. Il aurait été impossible d'avoir cette série sans une discrétion absolue, mais je trouve que le fait que chacun puisse "projeter' sur ces rêves est une démarche enrichissante, une amorce de paradigme.
J'espère que d'ici le prochain rêve je pourrai passer un peu plus de temps devant Athanor-ordinateur, car, moi aussi je fais des découvertes au fil des commentaires.

Écrit par : ariaga | 08/04/2010

Je le fais avec plaisir, Ariaga, mon intérêt pour les rêves est grand et ne s’épuisera probablement pas de sitôt.
Je voudrais aussi préciser, en passant, que lorsque je parle d’une relation vénale de cette jeune féminité avec le masculin, je veux dire qu’il peut y avoir, par exemple, des « bénéfices secondaires » au maintien d’une relation insuffisante avec le masculin, en soi et au dehors. Cela tient à l’abri de certaines confrontations, de certaines transformations exigeantes ou perçues comme telles, etc.
Je te souhaite bon courage et bonne détente pour ce dos douloureux !

P.S. je n’avais absolument pas fait le rapprochement avec la série de rêves dans Psychologie et alchimie et je dois avouer que je n’en ai aucun souvenir conscient. Ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas remis le nez dans cette somme !

Écrit par : Amezeg | 08/04/2010

@ Peau d'âme, oui et cette dualité va se montrer de plus en plus. d'ailleurs, si on voulait prendre cette série de rêves sous l'angle du nombre et de l'édification d'une structure on pourrait faire du chemin. Je te recommande le blog de Rémi, Quaternité, dans mes liens à blogs jungiens.

Écrit par : ariaga | 08/04/2010

@ Arianil, merci pour ton commentaire. Je voudrais bien te répondre mais il faudrait que je plonge dans les livres et c'est un exercice qui ne m'amuse plus du tout. J'en reste à l'anima masculine et l 'animus féminin, les deux pouvant être positifs ou négatifs. Si tu fais des fouilles dans le blog tu trouveras des articles là dessus mais il me semble que tu les as lus et commentés à l'époque de leur publication.

Écrit par : ariaga | 08/04/2010

@ Crederae, tu sais je ne suis pas alchimiste, je trouve souvent mon inspiration dans l'alchimie, c'est tout. et surtout je crois à la résurgence de l'ancienne alchimie dans les rêves. Tu as raison quand tu parles de différents niveaux de compréhension, les rêves son inépuisables...

Écrit par : ariaga | 08/04/2010

Bonjour Ariaga, je t'envoie des pensées guérisons.
merci. à bientôt.

Écrit par : crederae | 09/04/2010

@ Élisabeth, j'aime bien ta comparaison avec les enfants en laisse mais je le demande si ceux de la nouvelle génération se laissent vraiment ainsi enfermer.J'en vois même quelques uns qui tiennent leur parents en laisse !

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

@ Aslé tu dis que tu rêves de ta mère quand tu ne va pas bien mais je crois que c'est d'un des aspects de toi que tu rêves, princesse.

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

@ Lechantdupain, oui, et les miettes sot les étoiles dont tu nous parles si bien.

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

Je me suis souvent demandé comment les pierres et les cailloux étaient gravés...C'est l'œuvre des rêveurs...et ça explique aussi pourquoi ils sont souvent pas finis : soit ils se réveillent avant, soit ils passent du coq à l'âne...

Écrit par : Guern de Bé | 09/04/2010

@ le pierrot, si tu piques mon pain je piquerai ta confiture !

@ Danae, reviens vite, le prochain rêve c'est mardi...

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

@ Jeandler, dis, sous ses allures de ne pas y toucher ton petit poème n'aurait il pas une connotation métaphysique ?

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

@ Manuela, pour ce qui est du rêve d'avertissement je suis très prudente car souvent nous l'interprétons mal. Nous avons tendance à oublier que le rêve parle une langue qui n'est pas la même que la notre. Il passe par le filtre de la conscience et les codes de la langue vernaculaire.

Écrit par : ariaga | 09/04/2010

je pense qu'il faut tenir compte des rêves d'avertissement,quitte a prendre le risque de se tromper parfois ce sont des guides, une fois j'ai même fait un rêve qui je pense m'a sauver la peau, en m'aidant a prendre une décision difficile mais salutaire.
je fais souvent des rêves particuliers dans des périodes précèdent les crises et cela fait parti pour moi des "indices" de prévention a reconnaitre en tant que tel qui vont m'aider a me préparer, c'est aussi a cause de cela que je suis attentive au rêve puisque l'expérience m'a montré que il pouvait être aussi le reflet d'un état dont on a pas toujours conscience et qui émerge les jours suivants.

Écrit par : Peau d'âme | 09/04/2010

@ Guern de Bé, les pierres gravées peuvent aussi être des runes mais là nous sortons du domaine du rêve. C'est peut être parce que j'ai beaucoup pensé aux runes et m'est même arrivé de rêver d'elles !

Écrit par : ariaga | 10/04/2010

pour synthétiser, Je retiens le " il faut y aller" et le "il faut voir loin" qui pour moi est comme tu le dis accepter d'avoir un large point de vue, une totalité, au delà de la "vue simple" et univoque

Et puis les pierres à travailler, cela me fait penser à la Pierre Brute qu'il faut polir au contact des autres pierres pour aboutir à la Pierre Parfaite et "cubique"

bises

frédéric

Écrit par : frédéric | 12/04/2010

@ Frédéric, tu synthétise bien. J'ai du en entendre parler mais j'ai oublié ce qui concerne la "pierre cubique". Cela m'intéresse beaucoup car cela me fait penser à la quadrature du cercle. Si je pouvais en savoir plus ?

Écrit par : ariaga | 13/04/2010

C'est le Grand Oeuvre des Francs Maçons
http://goo.gl/s0MU
http://goo.gl/txsy
http://goo.gl/v0Lq
http://goo.gl/DzvG

s'il y a un F:. sur le site il pourra en dire plus
je ne suis, pour ma part, qu'à l'extérieur du T:.
;o)

bises bises bises

frédéric

Écrit par : frédéric | 13/04/2010

@ Frédéric,J'ai cliqué sur les traces que tu m'avais indiquées mais je me suis vite perdue. Pour moi, le temple de l'homme est en lui et le cheminement est solitaire.

Écrit par : ariaga | 13/04/2010

Le temple de l'homme est peut être l'homme en la nature même
je dis cela, ayant une vision qui n'est pas vraiment duelle
pour le cheminement je crois qu'il est en effet in fine toujours solitaire, même lorsqu'accomplit accompagné ou en groupe et en même temps le cheminement trouve son processus dans la prise de conscience de l'interdépendance, donc le lien avec tous les autres êtres vivants

Pour les F.:M.: c'est une belle "voie" qui date du moyen âge (en fait cela remonte encore plus loin mais je simplifie) et qui était vraiment une voie de connaissance lorsqu'elle était opérative
elle peut le rester tout en étant spéculative, mais à mon avis il faut qu'à un moment ou à un autre elle redevienne réellement opérative, et si on n'y travaille plus sur la pierre du temple/cathédrale mais bien sur soi-même
sinon (comme toute voie) cela ne reste qu'une démarche intellectuelle et stérile, voir un club d'amis ;o)

mais encore une fois c'est plus qqn de "l'intérieur du Temple" qui pourrait en parler, je ne peux en parler que d'après les échanges que j'ai eu avec un certain nombres de F.:

je t'embrasse

frédéric

Écrit par : frédéric | 14/04/2010

Pour sûr qu'il un une prétention métaphysique! A toi de lire ma chère rêveuse.

Écrit par : jeandler | 14/04/2010

@ Frédéric, je crois que plusieurs voies sont belles à suivre quand elles sont sincères. Je me demande, d'ailleurs, si elles ne mènent pas toutes au temple intérieur et à ses mystères.

Écrit par : ariaga | 15/04/2010

@ Jeandler, je relis et, avec ta permission, j'utilise la voie qui passe entre les lignes.

Écrit par : ariaga | 15/04/2010

Salut,

Ce que je peux en dire c'est qu'il semble que quelque chose va prendre un certain temps à se réaliser qui ne sera pas pain béni mais laissera des traces profondes dans la pierre des songes.
Les lunettes pour voir de loin sont les jumelles qui permettent de voir des détails lointains invisibles à l'oeil nu. Leur présence signifieraient-elle une certaine crainte pour l'avenir qui appelle des précautions ?
Je trouve ce rêve très joli et rempli des mouvements qui apparaissaient plus grossièrement dans le premier rêve. Un processus de différenciation des éléments inconscients semble à l'œuvre, ce qui suscite bien des questions chez la rêveuse.

Écrit par : jean | 21/04/2010