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13/10/2010

La femme buvard

 

Plage à marée basse.jpg

 

C'est une femme buvard qui asséche les pleurs

Vous qui passez par là

N'oubliez pas

De déposer devant sa porte

Une perle d'amour

Juste une larme

Sous peine de la voir mourir

De soif et d'inutilité ...

Ariaga

Commentaires

Chacun aime à sa façon,
Chacun sème à sa façon,
Se nourrir de larmes,
c'est beau mais c'est triste
je t'embrasse.

Écrit par : Peau d'âme | 13/10/2010

Je disais aussi "la femme éponge", mais c'est toujours dans le même sens... C'est très émouvant. Bonne soirée.

Écrit par : elisabeth | 13/10/2010

Cette fois c'est jeté sans fard
c'est humide et troublant
ce n'est pas tout blanc

Écrit par : Thierry | 13/10/2010

Une petite perle d'amour... oui
elle nourrira l'espoir
et séchera les chagrins
Une petite perle d'amitié...aussi

Écrit par : Coumarine | 13/10/2010

Tant de perles, pour l’unique amour…

Lorsque tu rêves, ô mon âme, prends bien garde aux souvenirs.
Aux bavardages du peuple de la mémoire, n’accorde plus, qu’un sourire.
Ô ma douce, mon aimée, sois sage ; à ces mondes si fiers et tant fastueux, n’accorde plus trop d’attention ; hantés par des hordes de viles et vaniteux, vains et inutiles personnages, en ce monde, crois-moi, ne trône plus que l’illusion.
Cœurs carminés par les désirs du passé, en vêtement violacés de passion, en manteaux et chapeaux grisés, assombris d’impures émotions, ils cherchent à t’enivrer des plus fortes et des plus folles sensations.
Sur les chemins où les rêves t’entraînent, ma douce, mon aimée, armure-toi, et de la cotte de vigilance, et du saie de l’habileté.
Revêts-toi du vêtement de l’amour et tiens-toi, sereine, regard bien haut levé… ne fixe que ton cœur, vierge d’impureté.
Au petit jour alors, ton pied sera léger…

Prends garde, ô mon âme, aux souvenirs dont la nuit et les rêves voudraient te charger. Ne regarde que ton cœur, ce Bien-Veillant maître, il est l’unique, le réel, le dispensateur de ta félicité.
Seul il te conduit à être, puis à naître, et des fardeaux de tes erreurs passées, tendrement, par l’oubli, déjà, il t’a purifiée.

Ô mon âme, ma douce, avec sagesse offre-toi au silence, et de l’oubli étudie la bienfaisante largesse.
L’oubli est un présent, ma douce, afin que tu ne traînes, en vérité, les lourds sabots crottés par le passé, mais que d’une pantoufle légère te laissant du chemin percevoir les aspérités, tu puisses sans crainte danser et chanter…
Et ainsi, à jamais, sur le sentier, contre toute attente le coeur joyeux, panser les peines, les chagrins... évoluer et marcher…

Écrit par : Mutti | 14/10/2010

De gros baisers sont-ils aussi absorbés par la femme-buvard ?

Écrit par : patriarch | 14/10/2010

Une femme buvard, qui absorbe l'amour... Quelle belle image, quel délicat aperçu de l'intérieur de toi, Ariaga la tendre magicienne...
Mais je pense aussi à un genre de femme buvard, une qui absorbe le désespoir, la haine et la cruauté, une femme déversoir, une femme éponge...

Écrit par : Sophie | 14/10/2010

Des larmes en cadeau, très tendre texte Ariaga ! Bises mouillées pour toi

Écrit par : lechantdupain | 14/10/2010

Une cuillère dorée de miel aux mille parfums de fleurs qui fait " plouf" dans une tasse de thé noir comme les samovars en offrent.... 3 gouttelettes s'enfuient de la tasse si fine...et s'en vont dessiner un coeur d'amitié sur le buvard-femme ...et subitement des fleurs de thé jaillissent ....des larmes de thé aux parfums des souvenirs....des larmes joyeuses ..nostalgiques..des larmes de Vie.

Écrit par : *MeL* | 15/10/2010

Cette perle d'amour
Qui perle à nos paupières
Lorsque pleins à craquer
Nous laissons l'eau passer.

Et que dans ce naufrage
Qui transporte nos coeurs
Nous trouvons le courage
De saisir le meilleur.

Écrit par : Lilou | 15/10/2010

Sauvée de l'ignorance
elle vit maintenant dans la connaissance
elle sait.

Merci à Mutti pour sa poésie vibrante
qui me rejoint dans les profondeurs

Écrit par : kea | 15/10/2010

Il y a quelque temps, la femme éponge que j'étais aurait pu rebondir à la suite de ton article, Ariaga, très touchant et Ô combien, vrai !
Mais voici que je suis en pleine lecture du livre de Moussa Nabati "Guérir son enfant intérieur" ... beaucoup de choses évoluent au fil des pages,

et la femme buvard se retrouve un peu "sèche" de ne plus avoir à absorber , j'ajouterai que c'est tant mieux ... je crois que je n'y réussirais plus ...

je parle de moi, mais était-ce là le but ? qu'importe ! c'est écrit, je valide !

Amitiés.

Écrit par : pseud | 15/10/2010

je veux bien verser des pleurs, mais de joie !

Écrit par : ulysse | 15/10/2010

@ Peau d'âme, non ce n'est pas triste si elles sont irisées par la lumière de l'amour.

Écrit par : ariaga | 15/10/2010

@ Élisabeth, éponge je crois que c'est pour les très grosses larmes, les pleurs de Madeleine !

Écrit par : ariaga | 15/10/2010

Capillarité qui décoiffe
éponge de papier
entre imbibation et inhibition
déperlante ou déferlante
en guise d'humeur
pas de cri mâle
pour la lacrymale
une trainée de rimel
qui se fait tout miel

Écrit par : Thierry | 15/10/2010

Ce genre d'annonce, bien que très poétique va attirer du monde devant sa porte, car la tristesse inonde souvent beaucoup de gens...pour moi, ça va, ce matin je délire un poil, mais ça va...bise à Riaga si tu la vois...

Écrit par : le Pierrot | 16/10/2010

@Ariaga.
il y a quelque jours j'ai écris une phrase pour illustrer une photo qui terminait ainsi : « les âmes s'abreuvent de larmes et de lumière », et là je me suis fait la même réflexion, que cela me semblait bien étrange, ce mélange lumière et larmes, un mélange de tristesse et d'amour, pas forcément douloureux d'ailleurs. je te remercie car par ton poème et ton commentaire tu m'apportes un nouvel éclairage, une autre vision, celle de la femme buvard.
En ce qui me concerne, je suis toujours dans le flou … le flou poétique...:-)
Bon week end.

Écrit par : Peau d'âme | 16/10/2010

Les âmes ont besoin d'émotion, ce sont des marqueurs puissants, somatiques en passant, et le siège ou l'origine de la conscience serait dans le tronc dit Damasio dans un nouvel opus. Pour ma part je me dis que les feutres qui absorbent notre encre (ceux des tampons sécheurs) remplacent avantageusement le sable jeté sur les parchemins, mais qu'il a fallu en tisser des liens même si les feutres sont des non tissés, ils sont aussi mantissés. Et de cette immensité vient le doute en écume là où éclusent et absorbent les grèves et que marquent les pas où la dépression s'amorce.

Écrit par : Thierry | 16/10/2010

"@ Élisabeth, éponge je crois que c'est pour les très grosses larmes, les pleurs de Madeleine !"

C'est bien vrai, on lui a pris son bébé :-(

Écrit par : Madeleine | 16/10/2010

@ Thierry, il est difficile de répondre à tes commentaires. Je crois que le mieux est de les lire. c'est ce que je fais et même plusieurs fois !

Écrit par : ariaga | 16/10/2010

@ Coumarine, merci d'évoquer l'amitié. Il y a âme dans ce mot et les échanges d'âme à âme, quand on avance loin dans la vie, restent une des valeurs les plus sûres.

Écrit par : ariaga | 16/10/2010

@ Mutti, merci, amie, pour ce très beau texte qui a trouvé le chemin de mon temple intérieur, là où résident les mystères.

Écrit par : ariaga | 16/10/2010

Patriarch, oui la femme buvard a soif de gros baisers d'amitié.

Écrit par : ariaga | 16/10/2010

Bonjour ariaga

ah j'ai compris !

Une fois le buvard trempé des larmes d'amour
que l'humanité sera desséchée de ses peines
la femme au buvard fera retomber sur le monde
les rivières de la joie et les océans de rire.
Il faut que la monde d'abord se vide
pour que le ciel se remplisse
et délivre la nature du cœur immuable.

Bravo pour tes mots

Écrit par : eipho | 16/10/2010

Quelle question ariaga, je ne sais plus...un peu occupé en ce moment...bise...

Écrit par : le Pierrot | 16/10/2010

C'est une femme si belle...alors je viens déposer juste quelques larmes, quelques larmes parce que je sais le poids des larmes qui s'agglutinent malencontreusement, parce que je n'aimerais pas que la femme buvard se troue...
Je souris...Sourire à toi Belle Ariaga...
Ta Princesse,
Aslé

Écrit par : Aslé | 16/10/2010

@ Le Pierrot, savoir si tu avais reçu mon message.

Écrit par : ariaga | 16/10/2010

Elle n'en finira pas d'éponger toutes les larmes du monde...

Écrit par : jeandler | 16/10/2010

Femme buvard, rose comme ces perles, déposées doucement lorsque le jour se lève, essentielles à la vie...

Noëlle

Écrit par : Noële | 17/10/2010

Ben, non...mon mail est bon sous ce commentaire...bise, bon dimanche...

Écrit par : le Pierrot | 17/10/2010

Et bon dimanche...

Écrit par : le Pierrot | 17/10/2010

Des larmes ? je veux bien échanger, partager.

Écrit par : la Mère Castor | 17/10/2010

@ Sophie, si je n'ai pas employé le mot éponge c'est parce que le buvard est plus délicat. Il absorbe, l'éponge remouille et rejette ...

Écrit par : ariaga | 17/10/2010

Ecris sur celui là, si tu veux, j'comprends pas, tout marche bien chez moi...

Écrit par : le Pierrot | 17/10/2010

@ Lechantdupain, j'ai plaisir à faire un cadeau mais, tu sais, elles ne sont pas qu'à moi, elles appartiennent à des tas d'autres femmes et même à toute l'humide féminité.

Écrit par : ariaga | 17/10/2010

@ *Mel*, c'est "tout simplement" poétique, ces mots laissés ici. Je sais que tu comprendras ...

Écrit par : ariaga | 17/10/2010

des larmes qui tombent, des larmes qui sèchent....
tres joli texte
Bonne journée
Amélie

Écrit par : amélie | 18/10/2010

Lilou, oui, le meilleur est toujours là le tout est de le voir et de le saisir, comme tu le dis.

Écrit par : ariaga | 18/10/2010

Kea, cela fait longtemps qu'elle savait mais elle ne le savait pas ...

Écrit par : ariaga | 18/10/2010

Pseud, mais oui c'est bien que tu parles de toi. Chaque petite totalité humaine est indispensable dans la grande Totalité.

Écrit par : ariaga | 18/10/2010

Ulysse, la joie et la peine sont deux faces du même visage. Je ne veux pas choisir!

Écrit par : ariaga | 18/10/2010

Cette perle d'amour ...je la dépose devant sa porte, elle envahit l'espace et sèche nos larmes.

Écrit par : anne marie | 18/10/2010

La femme buvard qui accueille nos larmes de peine et de joie ...
C'est elle aussi qui nous le rend en sel de la vie ;-))
Et me vient à l'âme le visage de Gandhi ;-))

Écrit par : Kaïkan | 18/10/2010

PS Ce qui me trouble aussi sur cette photo, c'est qu'il y repose en haut à droite comme une corde de pendu ...

Écrit par : Kaïkan | 18/10/2010

@Kaïkan ... une corde de pendu ou un fl de vie ténu qui ne demande qu'à être relié ;-)

Écrit par : lou | 18/10/2010

Merci pour ce buvard qui a séché l'une de mes larmes qui coulait après la mort d'un proche ! Merci Ariaga, on croirait que tu as deviné ma peine. Je t'embrasse bien fort.

Écrit par : danae | 19/10/2010

Bon, pas de soucis, à plus...

Écrit par : le Pierrot | 20/10/2010

les navets se viderent de leur sang tant la cordelette serrait leurs feuilles à l'encolure

Écrit par : lecracleur | 20/10/2010

Quel beau texte…

N'étancher sa soif que de larmes… Mais l'eau des larmes est salée… L'amour n'est -il que salé? J''imagine aussi un petit cours d'eau clair et frais cascadant doucement jusqu'à la femme buvard pour adoucir tout le sel… 
amicalement

Écrit par : venezia | 20/10/2010

@ ARIAGA À TOUS, je ne peux en ce moment vous visiter ou répondre aux commentaires car je suis en pleine préparation d'un déménagement. J'ai reçu de l'aide pour emballer mes livres dont je n'arrive pas à me séparer même si j'avais pris de bonnes résolutions. Alors j'en profite et je n'ai plus la tête au blog. Il y aura une période entre les cartons et le transfert de tel. et de livebox et je donnerai signe de vie. Je vous embrasse tous.

Écrit par : ariaga | 21/10/2010

Bon courage pour le déménagement Ariaga ! Bises en transit !

Écrit par : lechantdupain | 21/10/2010

Doucement les cartons de livre, pense à ton dos...bon courage dans ce démménagemant Ariaga, je connais bien ce genre de transfert, l'ai fait 11 fois déjà...bon week end à toi, bise...

Écrit par : le Pierrot | 22/10/2010

et avec la pluie de ce we, on a besoin de bcp de buvard !
kissous
am'

Écrit par : amelie | 23/10/2010

Ah les livres, c'est ce à quoi on tient le plus ! Bon courage Ariaga.

Écrit par : danae | 23/10/2010

Bon courage Ariaga…
Trier les livres, c'est un exploit

Écrit par : venezia | 23/10/2010

Reviens-nous vite Ariaga

Écrit par : *MeL* | 24/10/2010

Ce qui est bien avec les souvenirs, c'est qu'on n'a pas besoin de les emballer pour déménager...enfin...les souvenirs, je parle des plus beaux, ceux qui n'ont pas besoin d'être matériels...matérialisés ? pour toujours les garder avec soi...
Je t'embrasse fort fort Belle Ariaga
A bientôt,

Écrit par : Aslé | 24/10/2010

Ce qui est bien avec les souvenirs, c'est qu'on n'a pas besoin de les emballer pour déménager...enfin...les souvenirs, je parle des plus beaux, ceux qui n'ont pas besoin d'être matériels...matérialisés ? pour toujours les garder avec soi...
Je t'embrasse fort fort Belle Ariaga
A bientôt,

Écrit par : Aslé | 24/10/2010

P'tit coucpou du dimanche soir Ariaga, bonne soirée...

Écrit par : le Pierrot | 24/10/2010

J'aime bien les buvards, ceux que l'on garde entre les feuilles d'un cahier, un cahier intime, un cahier de rêves , celui qu'on marie avec un belle plume et de l'encre parfumée à la violette... bien sur le buvard est l'ami des deux et ainsi garde les traces de Moi ou plutôt des traces d'émoi, des larmes de soi...
Je pourrais me separer de quelques livres lors d'un demenagement mais jamais de mes chers cahiers et buvards...

Écrit par : atalantefugitive | 26/10/2010

Atalantefugitive, en te lisant j'ai senti l'odeur des buvards et aussi celle du bâton de colle. Mais si il ne s'agissait que de se séparer de "quelques" livres ... c'est de beaucoup qu'il s'agit !

Écrit par : ariaga | 26/10/2010