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« La couleur de la joie | Page d'accueil | L'Unique Musique »

13/06/2011

Table abandonnée

Ils on quitté la table.jpg

Ils on quitté la table, là où ils m'invitaient parfois à partager d'étranges nourritures. Les muses si capricieuses, le vieil alchimiste qui murmure à l'oreille de mon coeur, Jung et son sourire ironique, ils sont tous partis me laissant affamée et sans inspiration ... et j'attends leur retour.

Ariaga

Je vous propose, en nourriture, sur l'autre blog, Extraits du Laboratoire, une citation d'Étienne PERROT sur la langue des oiseaux. Vous pouvez cliquer sur le lien.

Commentaires

Je les reconnais bien là, ils ont juste changé d'endroit ... Il faut dire qu'ils aiment les énigmes et les transhumances inventées ;-)) Si tu veux, je les cherche avec toi, Mon Ariaga ...

Écrit par : Kaïkan | 13/06/2011

Ils vont revenir...comme le soleil chaque matin ou comme les feuilles sur les arbres à chaque printemps.

Écrit par : Marie-Claire | 13/06/2011

Laisse remonter ton propre chant des oiseaux, il est plus important que le leur ! :) Je t'embrasse dans les spirales de l'espace-temps !

Écrit par : joséphine | 13/06/2011

Voici qui me rappelle qu’est dressée pour nous, chaque nuit, la table des nourritures oniriques dont le menu surprend toujours (il n’est toutefois pas rare que la langue des oiseaux y figure.)
Nous la quittons parfois (ou souvent) sans garder le moindre souvenir de ce qui nous y fut servi.
Lorsque notre attention s’aiguise, lorsque nous ne tenons plus pour assez négligeables ces agapes régulièrement offertes par Mère Nature, nous en savourons davantage les subtiles saveurs et leur suc précieux nourrit et fait grandir la connaissance de soi si nécessaire au Philosophe œuvrant à la réalisation de la Pierre des sages.

Écrit par : Amezeg | 14/06/2011

Ils sont juste partis faire le pont en cette fin de semaine, ils seront de retour ce soir....... belle journée Bises

Écrit par : patriarch | 14/06/2011

Je crois que chaque témoignage que je lis sur ce blog est pourtant un écho et un murmure de ces muses et cet alchimiste...

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean Bissur | 14/06/2011

j'aime bien cette photo....

ils sont pas loin...j'en suis sûr
besos
tilk

Écrit par : tilk | 14/06/2011

sont ils réellement partis ?
ne les voit on plus , tout simplement ?

Je repense à l'histoire des "traces dans le sable", bon c'est une histoire chrétienne, mais on peut la mettre dans un autre contexte, comme celui de l'ami ou de l'Ami :

=============
La trace sur le sable
Une nuit, j'ai fait un rêve.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.
L'idée me vint - c'était un songe -
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J'ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu'en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n'y en avait plus qu'une.

J'ai revu le film de ma vie.
O surprise !
Les lieux de l'empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d'angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d'égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d'épreuve et de doute ;
jours intenables...
jours où, moi aussi, j'avais été intenable.

Alors, me tournant vers le Seigneur, j'osai lui faire des reproches :
- Tu nous as pourtant promis d'être avec nous tous les jours !
Pourquoi n'as-tu pas tenu ta promesse ?
Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?
Aux jours où j'avais le plus besoin de ta présence ?

Mais le Seigneur m'a répondu :
- Mon ami, les jours où tu ne vois qu'une trace de pas sur le sable,
ce sont les jours où, moi, je t'ai porté.
Adhemar de Barros
=============

bises

frédéric

Écrit par : frédéric | 14/06/2011

Ayant été abandonnée moult fois avec circonstances atténuantes ou pas ...je continue mon chemin ...je vis encore...je regarde et j'entend....je continue ma construction....vaille que vaille !

Écrit par : *MeL* | 14/06/2011

Pourquoi attendre leur retour et ne pas tout naturellement revenir à Toi et là, donner un Banquet ?... Amicalement

Écrit par : Phène | 15/06/2011

Belle façon Phène de dire autrement ce dont je parlais, merci ;o)

Écrit par : frédéric | 15/06/2011

C'est ce que j'aime chez les muses, elles surgissent lorsque l'on ne les attend pas, elles s'effacent lorsque l'on les cherche...
Regardes bien tes mots Ariaga, il me semble y percevoir quelques belles images... et je trouve que cela ressemble fort à de l'inspiration....
En tout cas, en ce qui me concerne cette image de table, liées a ces mots à fait écho ... Et c'est cela aussi la magie des mots .
Je t'embrasse

Écrit par : peau d'âme | 15/06/2011

Tu devrais repeindre ces chaises, alors ils reviendront ! J'aime bien plaisanter comme tu le sais bien. Des bisous affectueux, Ariaga

Écrit par : danae | 15/06/2011

j'aime bien cette photo!

Écrit par : Jolaindien | 15/06/2011

merci pour ton com qui m’a fait bien plaisir !
Tu peux continuer à partager mes souvenirs en t'inscrivant à la newsletter et avoir ainsi accès aux nouvelles photos !
Bonne journée

Écrit par : Jolaindien | 15/06/2011

Les muses, le vieil alchimiste qui murmure à l’oreille intérieure et, en particulier, les rêves que fait naître en nous la psyché objective, cette psyché que le mental ne manipule pas, ne contrôle pas, nous conduisent pas à pas vers Soi, vers cette totalité qui comprend l’ombre comme la lumière, le bien comme le mal.
Lorsque qu’ils s’éloignent pour un temps, nous dépouillant une fois encore des assurances du moi pour mieux nous préparer peut-être à les recevoir à nouveau, je crois qu’il est très juste, comme tu le dis Ariaga, d’attendre humblement leur retour puis de continuer à apprendre d’eux à distinguer ce qui est Soi de ce qui ne l’est pas. Le mental, le moi, peuvent en effet nous jouer l’un de leurs plus grand tours d’illusionniste(s) en nous faisant croire que nous sommes arrivés au bout de cette connaissance, nous maintenant ainsi dans une bulle de satisfaction et de certitude abusive qui nous prive de l’élargissement et de l’approfondissement de la connaissance de Soi : un piège particulièrement redoutable et efficace dans lequel peut tomber tout pèlerin en quête de Soi.

Écrit par : Amezeg | 15/06/2011

P.S. - Attendre humblement leur retour, c’est avoir sans doute l’humilité de celui qui a reconnu que le Seigneur est avec lui tous les jours, comme nous l’apprend l’histoire des « traces dans le sable » citée avec bonheur par Frédéric.

Écrit par : Amezeg | 15/06/2011

@ Kaîkan, tu as l'oeil et surtout tu fréquentes mon blog photo. Je veux bien que tu les cherches avec moi, à deux la quête sera moins longue.

Écrit par : ariaga | 15/06/2011

@ Marie-Claire, je vois que le fait qu'il s'agisse d'une table t'a fait accourir !

Écrit par : ariaga | 15/06/2011

@ Joséphine, cela me plait beaucoup ce baiser dans les spirales de l'espace temps...

Écrit par : ariaga | 15/06/2011

@ Amezeg, merci de rappeler l'importance de la langue des oiseaux dans l'interprétation des rêves.

Écrit par : ariaga | 15/06/2011

Ben ? et moi ? elle est où ma chaise ? bisou dame Ariaga, je te souhaite une bonne journée...

Écrit par : le Pierrot | 16/06/2011

Ils reviendront un jour....mais en attendant il faut bien continuer...

Écrit par : Daniel | 16/06/2011

Les chaises ne sont pas musicales
les dossiers légèrement se calent
les couleurs ondoient délavées
pas d'accoudoirs pour braver
le sol est tout gratté
sans banc rien n'est donné
les écailles du temps mordent la peinture
le service est décontracté
le pourboire pas obligé

Écrit par : Thierry | 16/06/2011

hello ! très bonne soirée!

Écrit par : Jolaindien | 16/06/2011

c'est une belle composition ! @+

Écrit par : Jolaindien | 16/06/2011

Ne serais-tu pas de ceux, comme moi, qui travaillent de midi à minuit ?
En arrivant, le premier jour, j'ai trouvée l'eau et la pain mais aussi le mercure, le sel et le soufre.
J'ai vu mon reflet dans le miroir, éclairé d'une chandelle.
J'ai rédigé mon testament, tué le vieil homme et commencé mon deuxième voyage vers la lumière.

Le travail n'est jamais achevé...

Écrit par : Jeanmi | 17/06/2011

Ce qui te nourrissait avant ne te suffit peut-être plus Ariaga!
Sans en avoir l'air c'est très positif ce que tu dis là.

"J'ai rédigé mon testament, tué le vieil homme et commencé mon deuxième voyage vers la lumière."
Suite à la lecture de ce commentaire d'une rare beauté de Jeanmi, il est bien difficile d'ajouter quoi que ce soit!

Écrit par : kea | 17/06/2011

@ Patriarch, ils ont fait comme toi !

Écrit par : ariaga | 17/06/2011

@ Jean Bissur, oui mais c'est peut-être mon ouïe intérieure qui baisse et ne me permet plus d'entendre les murmures. Mais je fais confiance, quand cela m'arrive il y a toujours un moment où la contrariété de ceux qui parlent est telle qu'ils se mettent à hurler !

Écrit par : ariaga | 17/06/2011

@ Tilk, contente que tu aimes et j'espère que tu as raison ...

Écrit par : ariaga | 17/06/2011

@ Frédéric, je pense que tu as raison, ils sont toujours là mais j'ai du mal à les apercevoir. Je connaissais ce texte que j'aime beaucoup et je te remercie de l'avoir déposé en trace sur ce blog où il a vraiment sa place.

Écrit par : ariaga | 17/06/2011

Ici tout est symbole, mais combien de voyages faut il faire pour recevoir la grande lumière ?
Combien de voyages périlleux faut il accomplir après être passé sous la porte basse ?
Ainsi donc jean mi tu connais maintenant ton pire ennemi ?

Écrit par : Thierry | 17/06/2011

Ils ont fait cercle tout d'abord
et puis se sont dispersés
ils ont laissé les chaises vides
pas une politique mais une réalité
au grand cercle convoqué
je me suis retrouvé oh pas coincé
mais de cette énergie
qui ne circule plus
il y a comme une brûlures
pas une question de degré
juste du brut qui vient ainsi
quand on n'est pas ou plus au centre
qu'on l'ai cherché ou non
ça a des côtés apaisants
et d'autres moins plaisants
ce n'est pas que ce soit pesant
c'est étrange et ça dérange
voilà c'est tout

Écrit par : Thierry | 18/06/2011

@ MeL, si tes oeuvres sont le reflet de cette construction, je suis certaine que tu parviendras à suivre ton chemin.

Écrit par : ariaga | 18/06/2011

@ Phène, oui, j'aimerais bien donner un banquet comme celui que tu me proposes mais j'ai encore beaucoup de nourriture à trouver pour qu'il soit somptueux !

Écrit par : ariaga | 18/06/2011

@ Peau d'âme, j'ai regardé et j'ai vu des ombres ...

Écrit par : ariaga | 18/06/2011

Il n'est pas donné à tout le monde de se mettre à table
et de faire société, que ce soit pour boire un verre
et partager un échange de point de vue
une vraie causette à bâton rompu
taper le carton ou les dominos
pour tuer le temps
s'assembler en assemblée
n'est pas si anodin que cela
il faut le vouloir
peut on vous y obliger
et sous quels motifs
parfois bien noirs
non pas que la liberté
soit toujours de se tenir à l'écart
mais la juste distance
au bord de la table
au bord de soi
est parfois délicate....à trouver

Écrit par : Thierry | 18/06/2011

l'inspiration va et vient. On ne peut rien y faire. Les machines tournent mais notre cerveau n'est pas aussi fade que les machines. Il a beaucoup à faire. Dans la vie, il y a certainement plusieurs vies. Bon week end à toi !

Écrit par : elisabeth | 18/06/2011

Je n'avais pas bien regardé les couleurs des chaises. Ce sont des chaises d'école.....

Écrit par : elisabeth | 18/06/2011

@ Thierry, tu déposes ici des textes vraiment intéressants, que ce soit le fond ou la forme, et j'aime beaucoup ton style actuel.

Écrit par : ariaga | 19/06/2011

@ Danae, je n'ai pas envie de les repeindre. D'abord elles ne sont pas à moi et ensuite je les trouve très belles ainsi toutes marquées par le temps et les éléments.

Écrit par : ariaga | 19/06/2011

@ Jolaindien, je préfère butiner plutôt que de voir arriver les nouveautés automatiquement.

Écrit par : ariaga | 19/06/2011

@ Amezeg, tu as bien raison les pièges du mental sont terriblement efficaces et je crois que nul, si on excepte certains "sages" (et encore) , n'est à l'abri.

Écrit par : ariaga | 19/06/2011

Les oiseaux connaissent notre langage ,mes trois compagnons ailés ne cessent de m'étonner . Autrefois on bâtissait les villes là où un oiseau se posait .On décryptait un message dans l'empreinte laissé sur la terre par les pattes des oiseaux ...

J'avais promis de passer Ariaga ,me voici ...:)
Amicalement .H

Écrit par : Hécate | 19/06/2011

Merci Ariaga, je fais de mon mieux, selon l'inspiration du moment
parfois la ration est congrue et la portion médiocre
mais grâce à toi et à vous il vient aussi de temps en temps
de bonne surprises sous la plume, alors tant mieux
et ne boudons pas notre plaisir.

Écrit par : Thierry | 19/06/2011

Thierry, je soupçonne Ariaga de lire en moi à livre ouvert car ce qu’elle t’a dit juste un peu plus haut était justement ce que je me disais de mon côté.
J’espère qu’elle a conscience du fait qu’on en a déjà badigeonnés de goudron et ornés de plumes pour moins que ça dans notre cher petit Far West ! Tonnerre de Brest !!

Écrit par : Amezeg | 19/06/2011

Oh merci Amezeg ! je suis vraiment troublé et très honoré par ce que tu dis, en général j'essaie surtout de dialoguer avec Ariaga et j'ose assez peu me mêler des interventions des passants. Mais saches que j'apprécie hautement tes mots et qu'ils font souvent sens pour moi entre langage des oiseaux et symbolisme.

Écrit par : Thierry | 19/06/2011

Merci à toi ami Thierry… :-)
et bonne continuation sur le fil de l’esprit, de l’humour et de la poésie !

Écrit par : Amezeg | 19/06/2011

Entre autres ...
Il y a des temps de repos nécessaire.
Il y a la compression du silence, en soi, qui laisse vide.
Il y a la peur que ressurgit au détour du chemin.

Je n’en connais pas qui se fasse autrement.
Ca me fait sourire, ces idéaux sur les personnages qui seraient accomplis, dans la lumière en permanence.
La seule chose, que nous puissions vraiment, c’est l’acceptation devant ce qui nous résiste, nous échappe.
Sentir cela se faire en l’autre, est le plus beau partage que je connaisse… comme voir un cours d'eau franchir un barrage...

Amitié Ariaga

Écrit par : Miche | 20/06/2011

@ Le Pierrot, ta chaise est une invisible présence permanente.

Écrit par : ariaga | 20/06/2011

@ Jolaindien, ce n'est pas une" composition", c'est une image volée dans un vieux jardin ... (humour !)

Écrit par : ariaga | 20/06/2011

@ Jeanmi, oui, l'Opus est permanent.

Écrit par : ariaga | 20/06/2011

@ Kea, oui, la beauté de certains commentaires donne l'énergie de continuer le travail quand vient la lassitude.

Écrit par : ariaga | 20/06/2011

@ Élisabeth, non seulement je crois comme tu le dis que dans la vie il y a plusieurs vies mais je crois aussi qu'une vie ne suffit pas à faire le travail indispensable sur nous mêmes.

Écrit par : ariaga | 21/06/2011

@ Hécate, tes visites me font toujours plaisir car elles me rappellent combien j'aime te lire.

Écrit par : ariaga | 21/06/2011

@ Daniel, ton commentaire a été bénéfique, ils ont fait une timide apparition ...

Écrit par : ariaga | 21/06/2011

@ Miche, merci pour ton commentaire si positif. Comme je disais à Daniel, même si les relations sur les blogs sont virtuelles il y a quand même une énergie qui circule.

Écrit par : ariaga | 21/06/2011

@ Miche, "sentir cela se faire en l'autre est le plus beau partage que je connaisse" écris tu, cela à en moi beaucoup de résonances.

Écrit par : ariaga | 23/06/2011