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11/12/2011

L'influence de Nietzsche sur Jung

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Quelqu'un frappe en ce moment très fort à l'oreille de mon coeur. Il s'agit du cher Carl Gustav Jung qui trouve que je ne parle pas beaucoup de lui en ce moment. Je vais ouvrir la porte, même si en ces périodes de pré-fêtes la note, un peu longue, risque d'être zappée par beaucoup de lecteurs pressés.

En lisant le Livre Rouge, et en particulier Les Sept Sermons aux morts qui y sont inclus, il est facile de se laisser emporter par la façon poétique dont écrit Jung. On pense alors aux Gnostiques, qui n'ont jamais hésité devant le grandiose, mais il y a surtout une ressemblance frappante avec le lyrisme du Zarathoustra de Nietzsche. Cette forme , correspondant à la "langue emphatique" des archétypes, semble destinée à la transcription de ce qui, aux yeux de Jung, venait "directement du monde intérieur". Parmi les contenus de ce monde intérieur, se trouvait certainement le Zarathoustra même si, curieusement, dans Ma Vie, Jung a omis de mentionner avoir relu le Zarathoustra pendant les années d'"immersion" ou il a écrit le Livre Rouge. Cela peut s'expliquer par l'attraction / répulsion q'il éprouvait pour celui qu'il considérait comme le plus grand des philosophe mais aussi comme un homme auquel il avait peur de ressembler psychologiquement.

Comme Jung le reconnaissait à un âge avancé, les Sept Sermons sont le "prélude", "le schéma ordonnateur" de ce qu'il voulait communiquer sur l'inconscient et un lien visible existe avec ce que Nietzsche avait, lui aussi, à exprimer. Par exemple, ces lignes de Ecce homo au sujet de l'inspiration, auraient pu être écrites par Jung :

"La notion de révélation, au sens où soudain, avec une sûreté et une finesse indicible, quelque chose devient visible, audible qui ébranle et bouleverse au plus profond, cette notion décrit simplement l'état de fait. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; tel un éclair une pensée vous illumine, avec nécessité, sans hésitation dans la forme, jamais le choix n'a été laissé ."

En résonnance à ces paroles de Nietzsche on peut lire sous la plume de Jung dans Ma Vie :

"Tous mes écrits sont pour ainsi dire des tâches qui m'ont été imposées de l'intérieur. Ils naquirent sous la pression d'un destin. Ce que j'ai écrit m'a fondu dessus, du dedans de moi-même. J'ai prêté la parole à l'esprit qui m'agitait."

Pour avoir la suprême audace de faire monter des profondeurs la "pensée d'abîme" il faut avoir la force du lion dit Zarathoustra car :

"Le monde est profond, et plus profond que le jour l'imagina jamais. Toute chose n'a pas le droit de s'exprimer au jour."

Même si ces paroles de Nietzsche se situent en un contexte différent, elles ont fait leur chemin vers le conscient de Jung. Elles sont à l'origine de la "psychologie des profondeurs" et aussi de l'idée du danger représenté par ces mêmes profondeurs. Cette dangerosité est très présente dans les Sept Sermons. Il y est écrit au sujet du terrible Abraxas, dont je dirai de manière simplifiée qu'il symbolise ce qui se déploie comme l'effet de la totalité indifférenciée :

"Il est le plein qui s'unit au vide.

Il est l'accouplement sacré.

Il est l'amour et son meurtre.

Il est le saint et son traître.

Il est la plus claire lumière du jour et la nuit la plus profonde de la folie.

Le voir c'est la cécité,

Le connaître, c'est la maladie,

L'adorer c'est la mort,

Le craindre c'est la sagesse,

Ne pas lui résister, c'est le salut ...

   Il y avait là, chez Jung, non seulement l'idée essentielle que toute chose porte en elle son contraire, mais aussi une crainte inspirée par la relation de Nietzsche avec le dangereux abîme que lui même venait de côtoyer pendant plus de trois années.

La Totalité contient à la fois la crainte et l'amour et surtout, concept très nietzchéen, elle n'inclut aucun jugement de valeur sur la qualité des opposés. On retrouve là l'éthique de dépassement du bien et du mal, un des concepts fondamentaux de Nietzsche. Ce concept, même si il l'effrayait, va ouvrir à Jung une issue hors de l'unilatéralité d'un monde chrétien voulant associer Dieu uniquement au bien. Cela donnera toute la dialectique des opposés et plus tard la psychologie de l'alchimie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la relation entre Jung et Nietzsche mais ce sera pour d'autres fois.

Ariaga

 Vous pouvez aller lire sur l'autre blog, Extraits du Laboratoire , lire la vision de Jung enfant à la cathédrale. Ce sera une suite de plusiers articles.

 

Commentaires

Bonsoir, chère Ariaga,

-----------------------------

L'influence peut provoquer un désordre qui peut engendrer un mal, et inversement, elle peut offrir un bien, mais encore faut-il la reconnaître, car elle a une multitude de visages.

Pour ma part, le silence a véritablement eu de l'influence sur ma personne. Et grâce à celle-ci, je jouis aujourd'hui tout naturellement d'une paix vivante qui ravit mon coeur.

Bonne soirée, avec toute ma sympathie, Jack.

Écrit par : © Jack Maudelaire | 11/12/2011

Je te remercie Ariaga pour ce texte si clair qui livre quelques clés de lecture et montre ces relations d'influence.
je ne peux me détacher de l'idée que je ne suis qu'une somme des parties que constituent mes relations avec tous les êtres que j'ai croisé dans ma vie, ce qui explique mon changement permanent, et pourtant l'inné est là tapi au fond de moi.
Je hais le silence, il m'effraie, enfin s'il dure trop longtemps !
surement une de mes peurs d'enfance, jamais conjurée, associant le silence au vide et à la non existence.
malgré la raison et le fait de savoir que se taire c'est bien parfois pour soi, et encore plus pour les autres ;) je m'efforce à plus et mieux écouter, mais ces démons reviennent et jamais je n'arrive complétement à les chasser.

Écrit par : Thierry | 11/12/2011

@ Jack MAUDELAIRE, ton silence est un baume pour toi mais tes paroles font aussi beaucoup de bien.

Écrit par : ariaga | 11/12/2011

@ Thierry, quand je tapais la citation de Nietzsche (celle de Jung aussi) sur la révélation, l'inspiration, j'ai eu une pensée pour toi car il me semblait qu'elle te toucherait.

Écrit par : ariaga | 11/12/2011

de temps à autre il faut bien arrêter de se travestir... Merci pour le rêve de la cathédrale narré dans ton autre blog. Je ne me sens aucun droit d'intervenir dans tout cela, mais au vu de mon expérience, je me dis qu'il est des temps où la noirceur entraîne la noirceur et où l'on s'enfonce de plus en plus profondément dans des questionnements sans fin... Il est important alors de ne jamais perdre de vue le faible rayon de lumière, l'étincelle de l'intelligence qui obstinément nous ramène vers une vie moins opaque... Je t'embrasse dans l'éther...

Écrit par : lechantdupain | 11/12/2011

Bonsoir Ariaga,

Remarquable approche !

Remarquable car tu as su, en langage clair et concis, exprimer ce lien profond et donc complexe entre ces deux "génies". L'analogie dans les extraits de "Ecce Homo" et "Ma vie" est totalement frappante, félicitation pour l'avoir repérée !
Nietzsche, Kant, Goethe, etc ont le point commun de porter la flamme de la vie à son incandescence (quitte à s'y brûler vif) et Jung d'avoir allumer avec cette flamme un nouveau flambeau contemporain...

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 11/12/2011

"On retrouve là l'éthique de dépassement du bien et du mal, un des concepts fondamentaux de Nietzsche."

ça n'a rien de nouveau en fait (dans un sens, c'est une éternelle redécouverte ^^), l'union des contraires est présente dans tous les grands courants mystiques depuis la nuit des temps.

"il existe une prairie au-delà du bien et du mal: je t'attend là-bas" (Mevlânâ aka Djalâl ad-Dîn Rûmî, XIIIème s.)

Écrit par : gmc | 12/12/2011

Une amie m'avait envoyé son autobiographie et j'ai adoré, j'aimais déjà Jung ... Il m'interpelle énormément moi qui suis adepte du mandala entre autre chose. Merci de ton passage par chez moi. belle journée

Écrit par : katara | 12/12/2011

Dans psychologie et alchimie, Yung nous dévoile les liens entre les deux. En revanche les positions de ce personnage pendant la guerre me gênent beaucoup, même s'il faisait partie du même "club" que moi...

Écrit par : Jeanmi | 12/12/2011

Bonjour Jeanmi,

De quelles positions parles tu ?
(pour le personnage, Nietzsche étant mort avant la première guerre, j'imagine que tu parles de Jung)

Jean

Écrit par : Jean | 12/12/2011

La question me brûlait la langue... Merci de l'avoir posée, Jean. Je me demande aussi de quel "club" parle Jeanmi.

Écrit par : Amezeg | 12/12/2011

J'ai récemment redécouvert Nietzsche par l'intermédiaire de la biographie de Lou-Andréas Salomé, et je me faisait la réflexion que son sens du sacré, de la transcendance, trouvait en effet certains échos chez Jung que je connais un peu mieux. Mais j'étais loin de savoir à quel point, merci pour cette analyse pointue mais pour autant très accessible ! Je trouve que la démarche de croiser ainsi les regards interroge l'un et l'autre de ces deux grands personnages d'une manière qui permet de les éclairer tous deux sous un nouveau jour. Vite vite la suite !!!
Grosses Bises

Écrit par : Tempérance | 12/12/2011

@ Lechantdupain, tu as raison, il ne faut pas se rouler dans le goudron et marcher vers la lumière de l'étoile monadique est un chemin de beauté intérieure.

Écrit par : ariaga | 12/12/2011

@ Jean, une fois de plus en concordance avec ce que tu écris, sauf pour les compliments qui me font rosir ...

Écrit par : ariaga | 12/12/2011

@ Katara, les photos de ton blog, "instants fugitifs, sont remarquables, en particulier celles, en macro, de l'intérieur des fleurs. Je n'ai pas trop le temps de me promener sur les blogs mais quand je le fais j'ai des récompenses. Il y a des mandalas naturels dans tes photos.

Écrit par : ariaga | 12/12/2011

@ GMC, tu as raison l'union des contraires tels que ombre Lumière, bien mal, masculin féminin, etc, est partout dans les gnoses. C'est la manière dont Jung et Nietzsche en parlent qui m'intéresse.

Écrit par : ariaga | 12/12/2011

"Tous mes écrits sont pour ainsi dire des tâches qui m'ont été imposées de l'intérieur. Ils naquirent sous la pression d'un destin. Ce que j'ai écrit m'a fondu dessus, du dedans de moi-même. J'ai prêté la parole à l'esprit qui m'agitait."

Je crois qu'il n'y a pas que nos écrits qui nous sont imposés de l'intérieur...

Belle soirée à toi

Écrit par : Lmvie | 12/12/2011

@ Temperance, en effet Nietzsche demande à être sans cesse redécouvert. On a tellement raconté de bêtises sur lui. Son influence sur Jung a été énorme et on pourrait écrire des pages et des pages sur le sujet mais tu as compris que, sur ce blog, je ne veux pas écrire de manière trop "théorique".

Écrit par : ariaga | 12/12/2011

je suis toujours là, mais là je décroche ....

je suis incapable de vous suivre pour discuter sur ce sujet, peut être est ce pour moi la période qui ne s'y prête pas....

mais je vous lis comme toujours et je reste fidèle

bien à toi chère Ariaga

Écrit par : mariedumonde | 12/12/2011

on peut aussi simplement lire sans pour autant discuter, Marie; c'est ce que je fais ;-)
Merci Ariaga pour ce texte clair et concis, et pour le parallèle que tu fais avec Nietszche.
Belle soirée à tous

Écrit par : ambreneige | 12/12/2011

Des mots et des extraits, Mon Ariaga qui me parlent tant ces états accompagnent mes modestes et impromptus méditations et voyages intérieurs ... Ombre et lumière en complémentarité, nulle opposition en leurs compagnies mais bien un lent et patient voyage aux océans de ces rien et tout qui nous côtoient au quotidien, ouvrir alors pensée , âme et volonté douce, faire éclore en soi le Penser en tant qu'organe autonome, avancer en une moralité personnelle, hors des dogmes et impositions mais bien en écoute du Gardien du Seuil intérieur ... Vivre tout simplement et accueillir encore et encore ce qui se donne à lire, à écouter, à découvrir, ôter le voile des apparences en rencontre d'Etre ;-)) Aimer à te lire et tisser tout doucement ce lien d'amitié qui nous lie ;-)) Pensées douces pour toi, Ariaga, en complicité de cheminement ;-))

Écrit par : Kaïkan | 12/12/2011

Un article bien interessant mais Jung était croyant ce qui était antagoniste avec Nietzsche ?

Écrit par : Bruno | 13/12/2011

Einstein aussi était croyant, où est l'antagonisme ?

Écrit par : ambreneige | 13/12/2011

ARIAGA À TOUS, je ne peux aujourd'hui répondre aux commentaires pour des raisons "techniques". À demain si les Korrigans sont de bonne humeur ...

Écrit par : ariaga | 13/12/2011

Bonsoir Ariaga ,
Je viens de te lire et ,il me faut te dire que entendre une citation de Nietzsche dans un film a été très déterminante pour moi : "Par delà le bien et le mal " est mon premier livre de philosophie ! Une grande porte s'ouvrait qui allait nourrir une quête obscure sur la connaissance de la pensée et de la relation à la relativité des opposés .Le film ,je me souviens était " Mort où est ta victoire ? " . Et même si je n'ouvre que peu souvent ce recueil ,j'ai pris conscience avec les années qu'il n'a jamais cessé d'être en moi . Ensuite ,j'ai croisé Freud ,puis aussi le nom de Jung ...chaque livre est comme une pierre jetée dans l'eau qui vient élargir cercle après cercle la soif d'aller plus loin ,plus profond .
Décembre est un mois qui favorise l'intériorisation ,il va ...descend dans les ténèbres ...lumineuses !
Amicales pensées. H

Écrit par : Hécate | 13/12/2011

Ambreneige @Je me suis mal exprimé ! Je voulais dire que Nietzsche avec un rejet total pour la croyance... alors que Jung non , mais il est vrai que l'un n’empêche pas l'autre

Écrit par : Bruno | 14/12/2011

@ Bruno et Ambreneige, pour vous deux qui avez l'air intéressés par le sujet un citation de C.G.Jung au sujet de Nietzsche :
" Nietzsche n'était pas athée, mais son Dieu était mort. La conséquence de cette mort de Dieu fut que Nietzsche lui-même se dissocia en deux et qu'il se sentit obligé de personnifier l'autre partie de lui même tantôt en "Zarathoustra" tantôt, à d'autres époques, en "Dionysos", le Dionysos démembré des Thraces. La tragédie de Ainsi parlait Zarathoustra est que, son Dieu étant mort, Nietzsche devint un Dieu lui-même et cela advint précisément parce qu'il n'était pas athée.

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

@ Jeanmi , je crois que @ Jean t'a posé une bonne question. Pour moi je ne rentre jamais dans le faux débat de l'attitude de Jung pendant les guerres car il est souvent mené par des gens qui n'ont pas lu beaucoup de son oeuvre, en particulier l'ensemble de sa correspondance.

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

@ Amezeg, je me suis posé les même questions que toi ...

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

@ lmvie, je pense comme toi il y a beaucoup de choses qui nous sont imposées de l'intérieur mais nous somme tellement vaniteux que nous pensons que nous employons toujours librement notre pouvoir d'agir. Comme le disait Spinoza il y a des moments ou nous n'agissons pas mais nous sommes agis.

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

Ariaga j'ai lu avec une attention bien éveillée une réponse ,certes ,non destinée à moi ;mais comment résister à ce que tu écris ! J'ai souvent un plaisir très fort à savourer le texte de Nietzche "La naissance de la tragédie " où Dionysos est à chaque page ou presque .Même si chaque ligne porte à réfléchir ,il s'en dégage une ivresse qui transporte ! Je ne prétends à rien d'autre qu'à te dire impulsivement mon émotion de l'instant .
Amitié à toi

Écrit par : Hécate | 14/12/2011

Eh bien de mon côté, Ariaga, je m'apprêtais à noter ici le passage de Psychologie et religion que tu viens de citer à l'intention de Bruno et Ambreneige, car il me semblait tout à fait convenir à la suite de ton très intéressant article sur la convergence et divergence entre Nietzsche et Jung. C'est le hasard qui me l'avait pointé hier tandis que je relisais une note dans "Psychothépapie" de M.L.von Franz (dans le chapitre : La drogue dans l'opinion de Jung) . Je fus un lecteur très assidu de Nietzsche, puis j'ai rencontré Jung au moment opportun. :-)

Écrit par : Amezeg | 14/12/2011

Merci @ Hécate et Amezeg pour vos interventions si pertinentes. C'est un plaisir d'avoir des lecteurs comme vous !

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

@ Mariedumonde, il y a des moments comme ça où on ne rentre pas dans certains sujets. Cela m'arrive souvent et je ne me force pas. Les blogs c'est pour le plaisir.

Écrit par : ariaga | 14/12/2011

"Psycho t'es papy" serait l'annonce d'une naissance attendue... Merci de lire plutôt : "Psychothérapie – l'expérience du praticien" (pas de l'obstétricien !) :-))

Écrit par : Amezeg | 14/12/2011

Ariaga , un bon rétablissement à ton chat .

Écrit par : Hécate | 15/12/2011

PS : Ariaga ,toutes mes excuses ,j'ai lu trop vite ...Mes voeux de rétablissements pour le chat sont inchangés ,mais mon com.est érroné quand à sa destination ....

Écrit par : Hécate | 15/12/2011

@ @Hécate, pas de problème il s'agissait d'un com qui ne m'était pas destiné et que j'ai supprimé.

Écrit par : ariaga | 15/12/2011

@ Kaïkan, tu te souviens quand j'avais écrit un texte pour toi qui s''appelait, si mes souvenirs sont bons, "l'arbre de Kaïkan". il y a, comme cela, même si ils ne se sont jamais rencontrés, des êtres qui cheminent ensemble.

Écrit par : ariaga | 15/12/2011

Après de nombreuses années de travail, vois-tu je n'ai aucune vanité à ce sujet et "sais" que je ne suis pas libre et ne le serai jamais, mais tu as raison tant sont vaniteux.

Que ta soirée soit douce

Écrit par : Lmvie | 15/12/2011

A mon sens, Nietzsche et Jung se rejoingnent "aux pieds" d'un même dieu, une même entité que je nommerai : foi raisonnable... Amitiés Ariaga

Écrit par : Phène | 16/12/2011

Bonjour amie,
un texte qui pousse vraiment à la réflexion.
Ces notions de dépassement du bien et du mal je les partage
Il y a toujours un part de contradiction contenue dans "Tout"
Bonne journée et bonne fêtes de fin d'année
Daniel

Écrit par : bichon39 | 16/12/2011

Ariaga,
A la lecture de ton texte, je suis propulsée dans mes abîmes intérieurs
Je n’y vois pas du danger sauf si je souhaite rationaliser et comprendre ce que j’y trouve...
Si notre être intérieur était tout simplement universel : d’où ce sentiment d’infinité si perturbant pour les simples mortels que nous sommes
J’apprends à l’écouter sans crainte, il sait !
Les forces opposées qui nous constituent et nous relient font de nous des êtres complets, humains (fragiles) et spirituels (forts) : des êtres en quête perpétuelle Bien à toi

Écrit par : Annethé | 16/12/2011

Ariaga, je suis passée te souhaiter une bonne fin d'année. Le vent souffle comme un fou ici et j'espère que chez toi tout va bien. Je t'embrasse.

Écrit par : danae | 16/12/2011

Bonjour "vous" (sourire)
C'est toujours un bonheur pour l'esprit et le coeur que de faire ici une halte.
Je ne quitte ces lieux jamais toujours le même et c'est bien qu'il en soit ainsi.
Que les jours qui viennent soient soient de douceur, de tendresse et d'humanité.
Merci pour tout.

Écrit par : michelgonnet | 16/12/2011

Je me souviens de l'arbre, du banc aussi et j'aime ces cheminements délicats et forts de leur pudeur et de leur discrétion, un lien invisible qui migre et vit doucement, pleinement ;-))

Écrit par : Kaïkan | 16/12/2011

ARIAGA À TOUS : Prise par le temps, je ne peux répondre individuellement aux derniers commentaires mais je les ai lus et vous remercie d'apporter du combustible à l'athanor du Laboratoire. Et je serais heureuse que vous en apportiez encore !

Écrit par : ariaga | 17/12/2011

Ca fait un moment, que je ne suis plus sortie de chez moi, lol.
Oui, nous sommes en inter relations, par la pensée réflexive, mais aussi au niveau de l’inconscient, dans le silence… sous influence toujours.

Bon séjour à toi, de paix profonde, chère Ariaga

Écrit par : Miche | 24/12/2011

Bonjour et meilleurs voeux 2012

Jung et Nietszche ont eu un aperçu de l'existence de l'être psychique qui est prisonnier en chacun de nous, ils sont loin d'êtres les seuls. C'est grâce à cet être que leurs oeuvres ont pu naître, seulement il aurait fallu qu'il donnent naissance à cet être, le hic c'est que celà demandait une descente jusque dans le profondeurs de leur être et une confrontation au gardien du seuil. Je pense qu'ils ont reculé devant l'obstacle, notamment NIETZCHE. Pour JUNG j'ai des doutes, je pense qu'il est allé très loin étant donné qu'il a écrit un livre sur la Kundalini, comme je viens de commencer ce livre, je vais creuser le sujet. En tout cas je n'ai jamais eu de doute pour NIETSZCHE qui à sûrement vécu l'illumination, c'est ce qui ressort de la lecture de Zarathroustra.
Quelque fois, mis à part sa maladie, je me demandes si sa folie ne vient pas aussi du fait qu'il ait touché quelque chose qui l'a ébranlé au plus haut point. Un point à éclaircir.

Écrit par : Totem | 02/01/2012