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22/02/2013

Mariage avec l'autre en soi

écriture,société,mariage,alchimie,philosophie,spiritualité,jung

Photo prise au Musée des Automates de la Rochelle

On parle beaucoup de mariage en ce moment mais les polèmiques sur ce sujet ne m'intéressent pas. Je voudrais aujourd'hui vous proposer de réfléchir sur des épousailles qui me semblent bien plus essentielles : le mariage avec notre compagnon ennemi - ami, celui  avec lequel nous cohabitons depuis toujours même si, souvent, nous faisons semblant de ne pas le voir.

Comme le savent les lecteurs qui connaissent un peu C.G. Jung, celui-ci avait bien compris que nous hébergeons un Autre, une personnalité différente de celle que nous présentons au monde extérieur. Jung nous raconte dans " Ma vie " différentes phases des relations avec celui qu'il appelle son numéro 2. Il nous montre aussi, dans ses études sur les relations entre la psychologie et l'alchimie, combien est puissant le processus de conjonction entre les opposés conduisant au "mariage chymique".

Je pense aussi à cet "ami intérieur" avec lequel nous pouvons dialoguer si nous savons imposer le silence aux quaquetages du mental.

Perdre sa méfiance envers son ombre, écouter les discours de l'inconscient et les murmures des rêves, accepter de se laisser séduire par le si proche étranger avec lequel nous pouvons cheminer vers la totalité de notre être, voilà une belle proposition de mariage. Comme dans toutes les unions il y aura des hauts et des bas, des ruptures et des réconciliations. On ne comprendra jamais complètement l'autre en nous et c'est heureux car dans un couple il est bon de conserver une part de mystère mais il y aura de l'amour, c'est l'essentiel.

C'est cela que je propose, commençons par nous aimer,  pour le meilleur et pour le pire. Commençons par être heureux de ce don merveilleux de la vie et de ce qui l'anime car le fait d'avoir accepté ce mariage d'amour avec nous même nous permettra ensuite d'aimer les autres et de nous lier à eux, quel que soi le nom que l'on donne à cette union.

Ariaga

Commentaires

C'est le dernier paragraphe qui me semble le plus important mais...
Il m'aura fallu passer par la dépression et toutes les phases du rétablissement pour que cela devienne quelque chose de concret pour moi. Et le bon docteur y est pour quelque chose à sa manière.
(J'ai toujours en mémoire le rôle qu'il eu dans l'histoire du mouvement des alcooliques anonymes aux USA). Belle Note Ariaga.

Écrit par : Louis-Paul | 22/02/2013

Je crois avoir évoqué un texte sur le souci de soi, le voici
il me semble bien coller avec ce que tu dis Ariaga .
Beau mariage des idées et des mots choisis pour le dire
et bonne lecture à toutes et tous de ce texte qui m'a marqué par sa profondeur, sa justesse et ce nécessaire rappel bienvenu !

Le souci de soi
Auteur Claude Riveline
Professeur à Mines Paris Tech

Au fronton du temple de Delphes était inscrit, et toute la philosophie, depuis Socrate jusqu’à Descartes et Freud, a fait le plus grand cas de cette interpellation, « Connais-toi toi-même » (en grec « Gnothi seauton »). Funeste erreur d’optique, d’après Michel Foucault, dans son cours au Collège de France de 1981-1982 intitulé L’herméneutique du sujet. Il n’est pas douteux que cette formule invitait les fidèles à prendre la juste mesure de leur modeste condition humaine au moment où ils venaient consulter et solliciter les dieux, (il rappelle que figurait aussi la recommandation « Rien de trop », en grec « Meden agan »). Mais tout son cours de l’année mit l’accent sur le fait qu’une troisième formule accompagnait ces deux premières, beaucoup plus importante à l’époque et curieusement oubliée par la suite, « Soucie-toi de toi-même » (en grec « Epimeleia heautou »). Alors que la première formule postule une essence du sujet immuable, que chacun doit scruter pour bien conduire ses pensées et sa vie, la dernière invite au mouvement, à la remise en cause, au progrès permanent, comme si le « Connais-toi toi-même » n’était pas un aboutissement mais un point de départ, comme si la vérité de chacun n’était pas dans son état présent mais dans son effort vers l’élévation.


2 Étonnante modernité de cet enseignement, transposé dans le domaine du management, si l’on en juge par les leçons qui se dégagent des cinq articles rassemblés dans le présent numéro.

3 Le premier invite les malades qui s’ignorent, comme disait le docteur Knock selon Jules Romains, à régler leur hygiène de vie de manière à fuir la maladie plutôt que de se borner à revendiquer le remboursement des soins.

4 Le restaurateur triplement étoilé Alain Passard nous convie, avec un séduisant enthousiasme, à déguster les légumes de ses jardins plutôt que de se contenter des ressources hasardeuses du marché d’à côté.

5 Le psychologue du travail Yves Clot nous assure que les performances des travailleurs sont décuplées lorsque, au lieu d’appliquer les consignes des experts tayloriens, ils ont le sentiment d’avoir trouvé par eux-mêmes les gestes qui conduisent au bel objet.

6 L’article suivant nous relate le quasi-échec de la transposition dans la société des ch’tis des modes de commandements qui prospèrent au Japon, où l’idéal est d’être conforme à la règle du groupe, alors qu’en France règne une solide tradition de résistance à la tyrannie patronale.

7 Enfin, ceux qui connaissent le culte du cloisonnement et du secret, traditionnellement à l’honneur chez Michelin, découvrent avec une agréable surprise que la maison s’est convertie à une pratique de l’improvisation et de la transparence, par la nécessité d’innover sans cesse dans ce métier exposé à une redoutable concurrence.

8 Tout cela est cohérent avec le management la tête en bas présenté dans ma page Idées du numéro précédent, et invite à se demander pourquoi la connaissance de soi a éclipsé, pendant tant de siècles, le souci de soi. Le coupable se dissimule, à n’en pas douter, sous le masque innocent du culte de la raison. Les auteurs héritiers de Platon, éblouis par les victoires de la pensée sur la nature, ont été tout naturellement portés à considérer les hommes comme des instruments quantifiables, calculables, prévisibles, et à ne considérer leurs singularités et leurs psychismes que comme des parasites, des obstacles à l’utilisation optimale de leurs compétences.

9 Les conditions nouvelles de la vie économique font qu’une source de succès est apparue dans la capacité d’adaptation des personnes lorsqu’elles sont dûment motivées, à un point que souvent elles ne soupçonnent pas elles-mêmes. Se trouve ainsi confirmé ce célèbre adage de Spinoza : « Nul ne sait ce que peut le corps »[1]

[1] Page Idées du n°98 du Journal de l’École de Paris novembre/ décembre...
suite.

Notes
[1] Page Idées du n°98 du Journal de l’École de Paris novembre/décembre 2012

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POUR CITER CET ARTICLE
Claude Riveline « Le souci de soi », Le journal de l'école de Paris du management 1/2013 (N° 99), p. 7-7.
URL : www.cairn.info/revue-le-journal-de-l-ecole-de-paris-du-management-2013-1-page-7.htm.
DOI : 10.3917/jepam.099.0007.

Écrit par : Thierry | 22/02/2013

Voilà bien un sujet intéressant....Pour ce qui me concerne pendant longtemps je me suis fait une fausse idée de mon numéro deux. L'écart était grand entre moi et l'autre d'où une forte dualité et des tiraillements. Aujourd'hui l'écart s'est atténué et ma vision est devenue plus réaliste.
Mais qui est l'autre? Pour moi il s'agit de mon âme. J'aime la sentir vibrer, l'écouter....

Écrit par : Daniel | 22/02/2013

@ Louis-Paul, il y a des mariages dont les fiançailles durant des dizaines d'années ! Merci pour ton appréciation sur cette note.

Écrit par : ariaga | 22/02/2013

Savoir s'accepter : un rôle bien souvent difficile.

Écrit par : Fanchon | 22/02/2013

@ Thierry, tu es parti dans une direction surprenante mais tu sais que les surprises ne sont pas pour me déplaire.

Écrit par : ariaga | 22/02/2013

Ariaga je ne sais pas, le but n'était pas tant de surprendre que de suspendre à l'entrée des formules certes pas magiques mais dont l'intérêt me semblait encore bien réel des millénaires après comme ces bornes milliaires pour s'orienter et quadriller le territoire d'une pensée en permanente construction.
Afin de ne pas oublier l'essentiel et bonder dans ton sens, et puis des fois quand sa propre pensée n'est pas assez mûre il est bon de citer ceux qui se sont fait pionniers avançant sur le chemin étroit et par la porte basse
et qui on mis du bois dans l'athanor de sorte qu'on est plus que réchauffé par leurs paroles.

Écrit par : Thierry | 23/02/2013

Oui Ariaga,
La plus belle rencontre que l'on a faire dans cette vie, c'est une rencontre avec cet autre, qui n'est autre que soi.
Ne plus perdre de temps a rejeter ces parts de soi, qui ne colle pas avec un "idéal" mais les accepter, et voir peu a peu avec cette amour fondre des barrières qui n'étaient qu'imaginaires...
Il y a quelque chose en chacun de nous d' une puissance d'amour si vaste que rien ne saurait l’arrêter. Et qui nous dit " je te tends l'âme Un" et tu ne ne me vois pas, ouvre juste un peu les yeux et vois comme je t'aime.

Écrit par : plume bleue | 23/02/2013

Bonjour Ariaga,
Ill faut commencer par s'aimer soi-même avant de pouvoir aimer les autres, s'ouvrir aux autres.
Bon week-end et bises

Écrit par : danae | 23/02/2013

dans un ancien recueil "ma vie sans moi" je vivais séparé de cet autre
dans mon dernier "chemin" je tente d'aller vers cet autre vers une réconciliation...
besos
tilk

Écrit par : tilk | 23/02/2013

Je pense que nous connaissons tous nos défauts et nos qualités ! il faut simplement savoir le reconnaître et assumer....

Bonne journée avec bises

Écrit par : patriarch | 23/02/2013

@ patriarch cela demande beaucoup de lucidité et quand on s'aime trop on est aveugle :)

Je pense que nous avons besoin des autres pour nous faire douter de nous même , la bonne conscience en permanence est peut être une preuve d'accord avec soi même et de cohérence mais ça ne dispense pas des examens de conscience et de cette capacité qui se travaille à reconnaître ses fautes y compris devant les autres et à s'amender ou à chercher à le faire.

la question de l'estime de soi est prégnante même dans nos sociétés où le narcissisme est fort développé, l'auto dépréciation existe aussi et il faut pourtant parfois prendre conscience de ses atouts pour reprendre confiance, mais c'est une question de mesure et de subtilité aussi!

On peut tous sous des prétextes ou dans certaines circonstances pousser le bouchon un peu trop loin et par orgueil ou vanité refuser de l'accepter.

L'humilité n'est pas la chose la mieux partagée hélas !

Écrit par : Thierry | 23/02/2013

Ah la la ! La paix des ménages intérieurs est bien difficile à établir... En attendant, aimons-nous les uns les autres et même que je t'embrasse Ariaga :)

Écrit par : lechantdupain | 23/02/2013

@ Daniel, je suis comme toi et j'ai mis du temps à comprendre que le fait que je puisse penser à la fois une chose et son contraire était une richesse car l'ombre et la lumière font partie de la même Totalité.

Écrit par : ariaga | 23/02/2013

@ Fanchon, tu as trouvé le mot juste ACCEPTER. Il y a accès dans ce mot. Accès à tous les cheminements.

Écrit par : ariaga | 23/02/2013

S'aimer, rien n'est plus difficile. Je n'en suis pas encore là, pas du tout.

Écrit par : la Mère Castor | 23/02/2013

C'est vrai que certaines personnes se détestent tant qu'elle projettent leur haine sur les autres.... Elles deviennent alors des tyrans et c'est très difficile à vivre pour les autres et pour les personnes elles-mêmes qui ne savent pas comment couper le cercle vicieux. Bon week end Ariaga. Tout ce que tu dis ici est important.

Écrit par : elisabeth | 23/02/2013

Ah l'Autre nous-même !...
Parfois en tendre et amusante complicité...
Parfois en conflit tumultueux...
Que nous le voulions ou pas...cet Autre là...une union pour toute la vie !!!...

Écrit par : michèle | 23/02/2013

@ plume bleue, merci pour ton beau commentaire sur lequel je n'ajouterai rien car il se suffit à lui même.

Écrit par : ariaga | 23/02/2013

@ Danae, tu fais là un parfait résumé de ma pensée, j'aurais du écrire juste cette phrase !

Écrit par : ariaga | 23/02/2013

Bonjour, dame alchimique, voici que je resurgis un peu sur les fils magiques, le mien là-bas et le tien pour ce petit coucou amical.

Oui, s'aimer soi-même, pas trop quand même, hein... on croise plus souvent de grands amoureux de soi-même que de grands critique. Ou bien disons qu'il ne faut pas confondre l'indispensable estime de soi, et le superflu contentement de soi...

Écrit par : Sophie | 24/02/2013

@ Sophie, enfin ! Après des mois de silence tu as recommencé à écrire et c'est une joie pour moi. Tes textes étaient parmi mes préférés, pensés, nourrissants, dérangeants, originaux tout ce que j'aime. Beaucoup de blogs ferment et ton retour est un encouragement .

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

@ Tilk, je crois que le premier chemin précède presque toujours l'autre. J'aime bien ce mot : RÉ -conciliation. Il sonne comme si, à l'origine, il y avait eu accord mais que cette conciliation avait été oubliée. Mais elle existe et si nous trouvons le chemin nous pouvons la RE - trouver.

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

@ Patriarch, je ne suis pas certaine que nous soyons aussi lucide que tu le penses. Beaucoup ont tendance à faire l'autruche et à mettre la tête dans le sable.

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

@ Lechantdupain, oui, mais c'est difficile quand on ne peut pas se supporter. J'ai quand même remarqué qu'il y a des gens qui passent leur temps à s'occuper des autres (même ceux qui ne demandent rien !),probablement pour ne pas avoir à réfléchir sur eux mêmes.

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

Cet autre en nous, l'ami et l'ennemi ...
En anthroposophie, on l'appelle Le Double, difficile à définir ...
Est-il réminiscence d'une incarnation passée, scories non encore travaillées ? Je le décèle en moi, parfois il surgit presque malgré moi, en conflit avec le Double d'un autre, il m'a été donné par le passé de faire cette expérience ... De toucher à cette sensation que ce n'était pas moi mais une part inconnue de moi qui s'affrontait alors ... Mais ces moments douloureux ont eu le mérite de mettre ce Double en lumière, de le révéler ... Alors, je le prends ou du moins j'essaie par l'épaule, comme un ami et nous avançons ensemble ... Avec l'âge, on dirait qu'une certaine paix s'installe ...
Je t'embrasse bien fort, Mon Ariaga , bien doucement aussi ;-))

Écrit par : Kaïkan | 24/02/2013

Bonjour chère Ariaga,

Tes mots me ramènent en tête cette équation qui résume bien le travail de fond proposé par Jung : MOI + TOI = SOI

La considération attentive de son être, associé à la considération de ce que l'on projette sur autrui (une part de soi manquante) conduit naturellement à une part universelle (divine ?).

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 24/02/2013

@ La Mère Castor, et pourtant ton univers est tellement riche et chaleureux et exprime tellement d'amour des autres ...

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

@ Élisabeth, c'est formidable, dans les commentaires des mots émergent, tous plus intéressants les uns que les autres. Pour toi c'est "cercle vicieux". Cela caractérise bien le non amour de soi.

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

@ Michèle, union OU désunion tu ne crois pas ?

Écrit par : ariaga | 24/02/2013

Bonjour Ariaga,
Oui, l'Union mystique engendre l'Amour en ce monde... Belle journée, chère âmie

Écrit par : Phène | 25/02/2013

L'ami fidèle, le compagnon, l'autre? la dualité en nous ?
notre vrai personnalité ? cachée tout au fond de nous....

Je pense que se "connaître soi même" n'est pas un vain mot et dépasse
les "qualités et défauts" courants qu'on veut bien se reconnaître, mais qu'en est il en réalité ? Faudrait il encore "accepter" ce qui "remonte" à travers notre vie terrestre, même si parfois l'ombre nous semble plus forte que la lumière !
Et pourtant cet "ami fidèle" etc.... nous fait de jolis "clins d'oeil"parfois et nous étonne aussi
"ah c'est bien ce que j'ai fait je ne m'en serais pas cru capable"
un petit voile levé sur le vrai "nous"

J'aime bien tes textes Ariaga tellement tu nous fais réfléchir sur nous mêmes......

je t'embrasse fort amie

Écrit par : mariedumonde | 25/02/2013

@ Kaïkan, c'est vrai nous avons diverses manières de ressentir cette présence autre. Je crois que chez les personnes sensibles et artistes comme toi il y a plus de relations avec cet Autre. Je pense à Jung quand il disait que chez lui les cloisons étaient plus minces ...

Écrit par : ariaga | 25/02/2013

@ Jean, merci de rappeler cette équation si simple et si parlante. Au fil du temps, tu deviens, sur ton blog, celui qui explique le mieux la pensée de ce grand inspirateur du Laboratoire.

Écrit par : ariaga | 25/02/2013

Bonsoir Ariaga,
Il est rigolo ton bonhomme avec son chapeau, on croirait qu'il fait la quête ! Bisous bisous

Écrit par : danae | 25/02/2013

Mariage avec soi-même? N'est-ce pas plutôt du concubinage, chacune des parties ne voulant le plus souvent que tolérer cette cohabitation forcée, tombée du ciel à notre arrivée involontaire dans le clair-obscur de la vie? Pour ma part cette dichotomie absolue entre le moi et le soi n'est vivable que dans une lucidité absolue de chacun envers l'autre dans ce jeu subtil de miroirs de la personnalité. Comme dans tout couple qui veut tenir. Mais il doit y avoir AMOUR de ces autres nous, et respect de leurs différences, faiblesses et contradictions. Tout ceci se construit sans doute très tôt, et un grain de sable peut gripper ce fragile mouvement intime.
BONNE NUIT !!!

Écrit par : ÉPHÊME | 25/02/2013

@ Phène, tu me fait penser à la "mystérieuse conjonction" qui conduit l'union.

Écrit par : ariaga | 26/02/2013

@ Mariedumonde, Tu dis que tu aimes mes textes , je te renvoie le compliment, j'aime tes commentaires car, moi aussi ils me font réfléchir. Merci Amie.

Écrit par : ariaga | 26/02/2013

Bonsoir Ariaga,
Je trouve ta photo très inspirante, elle illustre bien la reconnaissance de l’ombre que Jung appelait « le travail du compagnon ».
Amitiés,

Écrit par : Isabelle | 26/02/2013

@ Danae, je n'y avais pas pensé mais c'est vrai. Il fait peut-être la quête au sens de la quête comme une recherche ...

Écrit par : ariaga | 27/02/2013

@ ÉPHÊME, tu as écrit le grand mot, celui qui est au CENTRE. Le reste ce sont les rayons.

Écrit par : ariaga | 27/02/2013

@ Isabelle, je suis sensible au fait que tu aies bien saisi ce que je voulais dire avec cette photo.

Écrit par : ariaga | 27/02/2013

Un petit coucou pour te souhaiter un excellent week-end chère Ariaga. Bises de Coeur à Coeur...

Écrit par : Phène | 01/03/2013

@ Pène, Merci, de tout Coeur.

Écrit par : ariaga | 01/03/2013

Mariage avec l'autre en soi ou découverte du véritable soi ?
Qui suis je aujourd'hui sinon le résultat du modelage de l'éducation, du conditionnement, des impératifs de la société ?
Qui suis je sinon une contrefaçon ?
Fais pas ci, fais pas ça !
Dis bonjour à la dame...
Travail...Carrière...Famille...amis...musique...
Se libérer du connu !
Lâcher tout, ôter les masques... Libérer le coeur de toutes les entraves que l'on a soi-même construites...
Se retrouver !
Avoir le cran de balayer tous les ordres reçus depuis toujours...
Rechercher l'Ordre véritable en soi.
Rechercher au fond de soi l'Amour véritable.
Et s'aimer de tout son coeur, sans barrières, sans retenue...
C'est seulement dans cet état d'être que l'on peut vraiment s'oublier et être totalement présent auprès des autres...
Belle journée
Jacques

Écrit par : Jacques | 24/04/2013

@ Jacques, le commentaire que tu as mis sur le mariage avec l'autre , avec en particulier cette phrase "rechercher en soi l'amour véritable", m'a particulièrement touchée. N'oublie pas de revenir si tu as encore des mots qui remontent à la surface.

Écrit par : ariaga | 24/04/2013

Depuis toujours, l'homme est en quête d'un miroir dans lequel il pourrait trouver, enfin ramassée et comprise, l'image de sa propre identité éparse. L'élément d'une telle recherche, il le trouve dans le langage, et avant tout dans deux formes privilégiées de celui-ci : la philosophie et la littérature ; la première cherchant à tout enclore dans un seul concept, et la seconde dans une forme unique. Mais, dans ses manifestations les plus hautes, chacune de ces deux tentatives reste secrètement hantée par l'autre, comme tentent de le montrer, à propos de la littérature, les essais ici réunis. On pourra trouver différentes versions de cette image récapitulatrice dans laquelle se condensent, pour l'homme, non seulement ce qu'il est, mais plus généralement (ou plus singulièrement ?) ce qui est.

Elle pourra être l'image d'une chose, d'un infiniment petit résumant tout — la terre de l'alchimiste (cet écrivain involontaire, mais absolu), le « point » de Pascal, l'« atome séminal » de Diderot ou de Hugo. Elle pourra être aussi l'image d'un acte sacré — soit bénéfique, soit transgressif — d'une fête liturgique dont Wagner, Mallarmé, Proust tenteraient de fixer le rituel, alors que Barbey ou Gracq y maintiendront l'obsession fasciné du sacrilège. Elle pourra enfin mettre en présence de « quelqu'un », d'une individualité souveraine qui est simultanément toutes les autres et dont on peut donc dire qu'elle est divine : l'Homme-Dieu de Hölderlin et Kierkegaard, apparemment si étrangers l'un à l'autre, l'Ange de Rilke. Dans ce dernier type d'exemples, ce n'est du reste plus à une image que le lecteur a affaire, mais au miroir lui-même devant lequel (et dans lequel) il se trouve traduit et où il rencontre la mesure de son destin comme l'assignation de sa tâche. De ces miroirs — beaucoup sont aujourd'hui brisés — les images évanouies, les fêtes éteintes. Ce recueil est un hommage modeste, mais nostalgique, aux minutieux microcosmes dans lesquels une humanité plus ambitieuse avait essayé — peut-être avec succès — de cerner son énigme.

Miroirs de l'identité
La littérature hantée par la philosophie
Par Jean-François Marquet
Édition revue et augmentée — Postface de Marc Fumaroli de l'Académie française — Première édition : Hermann, 1996

in
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=8283

Écrit par : Jacqueline W. | 23/09/2013