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« Le menu du marché | Page d'accueil | Freud et les actes manqués »

18/03/2014

Le monde matériel

écriture,société,alchimie,quotidien,culture,nature

Il y a des matins où le retour à la vie quotidienne est tellement pénible que l'on a l'impression de devoir marcher dans la vase. (Suite après le Stop!)

(STOP ! pour ceux qui viennent lire ici, ce n'était que les débuts de mon texte que je voulais mettre en "brouillon" car j'ai été dérangée dans mes cogitations. Un Korrigan a du venir me faire une blague et il à été publié par erreur. Je 'excuse pour ceux qui ont déjà mis des commentaires sur cette phrase bien pessimiste. La suite va arriver ... dès qu'elle sera rédigée ...)

Je parlais donc de ces matins où l'on aurait envie de s'échapper par le haut dans un monde de pure spiritualité où l'on se sentirait libre de toutes les contingences matérielles, par exemple d'avoir cliqué au mauvais endroit quand on rédige une note qui, d'ailleurs ne devait être publiée que demain. Synchronicité quand tu te montres ... .

Cette évasion n'est pas la bonne solution car le monde matériel est très important pour notre évolution spirituelle. C'est un laboratoire alchimique, le lieu des transmutations. Chaque jour nous pouvons travailler à nous améliorer en brassant le matériau de nos défauts pour lentement les transformer en la qualité opposée. Cela se fait dans la vie quotidienne , dans l'acceptation des épreuves, dans l'accomplissement de tâches parfois ingrates mais utiles à soi même et aux autres. Pour cela il faut de la patience, une vertu vers laquelle je tends mais il y a encore beaucoup de chemin à faire ... cependant,  je suis contente, je n'ai pas effacé cette note publiée par erreur car je la trouvais à sa place dans 'le menu du marché". Il y a des fois où on ne ramène pas ce qui était sur la liste.

Ariaga

 

 

 

 

Commentaires

Bonsoir Ariaga,
Eh bien le moral ne semble pas être des plus hauts. Je t'envoie plein de pensées positives d'autant plus que je viens de t'adresser quelques nouvelles pas vraiment réjouissantes. Excuse-moi, il faut partager les joies comme les peines. Je t'embrasse et te prends par la main pour te tirer de la vase !!!

Écrit par : danae | 18/03/2014

de la vase au vase
c'est comme d'aller du noir au rouge
bon courage pour ces matins là

chaleureusement

Frédéric

Écrit par : Frédéric | 18/03/2014

Et de ce limon primordial, peu à peu nous nous sommes mis debout. Elle fait partie de nous cette boue, cette gangue, nous ne sommes pas des anges même si nous rêvons à d'autres cieux... Bises Ariaga

Écrit par : Hortense | 18/03/2014

oui c'est à la vas y je te pousse, on ne mets pas les pouces en soufflant
époustouflant, quant aux tire au flanc ils n'ont qu'à bien se tenir, l'argile est terne et nous cerne, elle nous enserre et prend nos empreintes

Écrit par : Thierry | 18/03/2014

Bon, j'espère que la suite sera plus optimiste ! Cela me rassure. Bises Ariaga

Écrit par : danae | 18/03/2014

@ Danae, Hortense, Frédéric, en effet vous avez du me trouver bien pessimiste ....

Écrit par : Ariaga | 18/03/2014

Hou la la, pas trop le moral on dirait...je passe vite fait te saluer Ariaga, tout va bien, bisous...

Écrit par : le Pierrot | 19/03/2014

Dans cette vase sablonneuse,
L'eau fait son chemin en traçant de beaux sillons.
Rides, plis et replis comme une vieille peau
Sur laquelle coulent des larmes.
Effets de la matière où se cache l'esprit.
Marchons pieds nus pour sentir la terre,
Ressourçons nous pour retrouver la joie.

Écrit par : Francine | 19/03/2014

Et nous pourrions tous nous réveiller – ou ne pas nous réveiller du tout ! – dans une vase mortelle si nous ne plongeons pas en nous-mêmes, au delà des eaux superficielles de la consommation béate des choses et des idées toutes faites, au delà de l’intellect ronronnant et des sentiments à l’eau de rose ; si nous ne descendons pas, en nous-mêmes, dans les eaux plus profondes et salutaires de notre réalité intérieure éternelle :

« Ah ! ces braves gens, tout pleins de leur zèle et de leur santé, ils me donnent toujours l’impression de têtards optimistes qui, serrés dans une mare, agitent gaiement leur queue au soleil dans l’eau la moins profonde qui soit et qui ne soupçonnent pas que dès demain la mare sera sèche. » C.G.Jung, "Ma vie" (chapitre Enfance) Éditions Gallimard

Écrit par : Amezeg | 19/03/2014

@ Amezeg, tu as vraiment le don pour trouver la bonne citation.

Écrit par : Ariaga | 19/03/2014

C’est, très souvent, elle qui me trouve, Ariaga.
Toi, tu a le don de la bonne - et belle – photo.

Écrit par : Amezeg | 19/03/2014

@ Le pierrot, il va très bien mon moral et je suis contente d'avoir de tes nouvelles.

Écrit par : Ariaga | 19/03/2014

Une petite halte amicale par ici... bonne soirée

Écrit par : Joëlle | 19/03/2014

Sablon gris et blanc, presque un nœud réciproque
sablons l'instant pas tanné et rassemblons
mais pas comme au Prytanée
fines si fines , oh pas mollasses
gravelle sans javelle
le tampon s'y imprime
et la marque comprime
pourtant rien ne s'inscrit durablement
matière pas si grégaire
flots alluvionnaires
la marée trace des ondelettes
ces petites répliques
des sables émouvants
des dunes miniatures
aux paillettes dorées
l’Orphée sans Eurydice
le doux complice
de la vague qui glisse
et puis ratisse et rapetisse
s'effacent alors les minces traces
qui ne peuvent faire des batraciens
et ce monde particulaire
d'agrégats sans régates
s'entretient des contraires

Écrit par : Thierry | 19/03/2014

la trace s'efface
la tresse s'affaisse

Écrit par : Thierry | 19/03/2014

Tout disparait...si vite
pas le temps de l'écrire
que déjà pffffft..............

Écrit par : Thierry | 19/03/2014

Bonjour Ariaga
La solidité des choses est en parfaite concordance avec l'importance qu'on leur accorde.
Matière est énergie et donc lumière... onde et particule...
Belle journée à tous

Écrit par : Miche | 20/03/2014

Je ne la trouve pas pessimiste cette note mais pleine de bon sens et très profonde et elle m'est particulièrement aidante.
Merci à toi, amie
Bisous

Écrit par : petit Sucre | 20/03/2014

D'accord avec tes propos: la vie est la meilleure des écoles d'apprentissage à condition de savoir tirer la leçon de tout ce qui nous arrive. Ne pas imputer aux autres nos difficultés et savoir toujours se remettre en cause.

Écrit par : Daniel | 20/03/2014

@ ARIAGA À TOUS, aujourd'hui le monde matériel était très présent alors je vais me détendre et remettre à demain les réponses aux commentaires que j'ai lus avec une paresseuse gourmandise ...

Écrit par : Ariaga | 20/03/2014

Petit coucou Ariaga, oui détends-toi, aujourd'hui était le printemps ! Bises

Écrit par : danae | 20/03/2014

@ Francine, c'est vrai qu'ils sont beaux ces sillons qui me font penser aux rides sur de vieux visages qui sont comme des paysages.

Écrit par : Ariaga | 21/03/2014

@Joëlle, merci de ta visite. Je vais parfois rêver devant tes œuvres qui sont une précieuse aide à l'imagination poétique.

Écrit par : Ariaga | 21/03/2014

@ Thierry, je vois que tu as retrouve ta forme pour proposer des textes originaux et qui demandent à être relus

Écrit par : Ariaga | 21/03/2014

Actes manqués... ou facéties des malicieux Korrigans, mieux, des facétieuses "fées" éthérées, comme disait mon père, humoristique distrait qui détournait en poésie ses (multiples) actes manqués. Celui-la est amusant, et, bien sûr, présage de bien des "embrouilles" qui nous ferons tous rire !
BISES... et évite toute substance ou liquide avant de regarder ton clavier. Une semaine de jeûne absolu paraît l'ordonnance minimum....

Écrit par : ÉPHÊME | 21/03/2014

@ Petit sucre, si j'ai pu apporter un peu d'aide, cela me fait du bien.

Écrit par : Ariaga | 21/03/2014

@ Miche, je suis en parfait accord avec ta première phrase. Le reste aussi mais xe que tu dis là est très juste, je crois.

Écrit par : Ariaga | 21/03/2014

Ne peut-on discerner, dans ces sillons limoneux, un profil d’homme regardant vers la gauche et vers le haut, et au-dessous, un autre profil, moins défini, dont le front serait plus ou moins confondu avec le menton et la avec bouche du profil d’homme au-dessus ?
Les nombreux sillons à leur droite évoquant un fort mouvement et déplacement de l’attention en direction du haut et de la gauche, vers le ciel intérieur peut-être, plutôt que vers l’aspect très matériel de la réalité (qui serait en bas, à droite).

Écrit par : Amezeg | 22/03/2014

Erratum - Remise en ordre : "........confondu avec le menton et avec la bouche du profil d’homme au-dessus ?"

Écrit par : Amezeg | 22/03/2014

Si j'ai confondu dans ton autre billet "le menu du marché" avec la cuisine qui alimente le corps, c'est que je n'avais pas assez cuisiné mon esprit. C'est fait maintenant et j'adhère depuis longtemps à la façon d'essayer de transformer nos défauts en qualités. Mais parfois, comme en cuisine, il faut faire attention à ne pas mettre des ingrédients empoisonnés et bien des défauts le sont et ils nous pourrissent la vie à petits feux. Alors il vaut mieux les éradiquer une bonne fois pour être tranquille et poursuivre sa route à faire en sorte que notre vie soit agréable. Nous sommes effectivement seuls(es) à pouvoir trouver en nous la meilleure alchimie possible. Amitiés.

Écrit par : Lauriza | 22/03/2014

Trop aimable Ariaga, mais ces rides ne sont pas vides de sens et parcourues de tant de desseins mouvant et qui ne se retrouvent jamais nous avons le sentiment de l'instant qui passe définitivement et jamais ne reproduit ces figures abscons qui nous étonnent et nous questionnent dans le cheminement de ces rameaux , de ces arborescences filamentaires, de ces dendrites grégaires et puis le cours des choses, de l'eau et des rigoles ridulaires nous prends ...

Écrit par : Thierry | 22/03/2014

il n'y a point de fange, de boue et ce limon qui comme timon empoigne notre imagination porte au loin ces valeurs et amende de ces alluvions chargés de tant de richesse , une source de contentement pour ceux qui en profitent , étrange en fait que ce lit de grain comme graines favorise et facilite la végétation porteur de tant de nutriments et aliment lui même de notre réflexion.
Non le monde particulaire active et dérive mais jamais ne prive de ce qu'il faut de mystère, et le trouble qui nous envahit n'est pas que turbide, jamais stupide, il attend que sédimentation fasse son œuvre et que gravitation dépose , alors culots et reliquats sont bien à leurs places ...

Écrit par : Thierry | 22/03/2014

Modelage sans âge et matelas sans impressions durables, la fugacité stimule t elle la sagacité ?
Au grès de si près brillent les grains qui micas n'écartent pas la lumière mais la concentre en si minces miroirs.
Et les traces de sel parfois qui en longues traces blanches couvrent d'une écharpe délicate ces grands corps somnolents...

Écrit par : Thierry | 22/03/2014

Accepter ce qui est est notre grand travail sur terre il me semble !!! Souvent, moi aussi, je me dis comme Guy Bedos dans un de ses spectacles "Arrêtez le monde, je veux descendre !!!"
Un petit "truc" que j'ai trouvé lorsque j'ai à effectuer quelque chose de pas très rigolo, j'offre ce travail à une bonne cause, à quelqu'un qui souffre... et du coup, ce moment devient un moment de joie... Beau week end à toi. brigitte

Écrit par : Plumes d Anges | 22/03/2014

Bien sûr qu'on ne peut pas vivre reclus comme des animaux sauvages. On a en général envie de voir les autres. Alors si on a la sensation de supporter un trop plein de ce monde matériel, on peut provisoirement rester reclus. Bon week end à toi.

Écrit par : elisabeth | 22/03/2014

@ ÉPHÊME, c'est vraiment la paille et la poutre de m'accuser d'abuser d'alcool et autres substances pour un descendant, ou prétendu tel, de ce soiffard et paillard marquis de Marquessac ! Souvenez vous amis ... http://ariaga.hautetfort.com/archive/2013/07/21/terrible-jardin-5125990.html

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Daniel, oui, c'est en cette vie que nous progressons et nous améliorons si possible.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Amezeg, j'ai regardé attentivement ce que tu voyais et moi aussi j'ai aperçu, puis perdu, puis aperçu à nouveau, comme un feu qui clignote, l'image dans le limon.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Lauriza, quand on consomme beaucoup de textes sur internet tout finit par se mélanger. C'est pour cela que je suis obligée de me limiter. En tous cas, la lettre que que tu as publiée m'a bien fait rire!

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

Ce clignotement, Ariaga, serait peut-être dû à l’effet psychédélique de quelques fortes vapeurs de ratafia qui semblent traîner sur le blog depuis hier soir, et dont j’ai moi aussi "bénéficié" lors de la visite au cours de laquelle me sont apparues ces figures incertaines et fugitives...

Écrit par : Amezeg | 22/03/2014

@ Amezeg, je te soupçonne de collusion avec ÉPHÊME.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Thierry, à lire et à relire sur le regard.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Plumes d'Anges, on peut descendre mais je ne crois pas que cela soit la bonne solution. Je préfère ta solution.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

@ Élisabeth, oui, il faut des moments de solitude et de silence. Pour moi, c'est indispensable.

Écrit par : Ariaga | 22/03/2014

Comment ??? des vapeurs de ratafia sur le blog et on ne me prévient pas !!!
Amezeg, Ephême, Ariaga, ne trinquez pas sans moi, en souvenir de tout ce que nous avons déjà partagé dans nos fabulissimes voyages de fous errants, rêvant.
Il faudra remettre ça.
Non ?

Écrit par : la gaillarde conteuse | 23/03/2014

Bonjour Ariaga . Nous avons un printemps détrempé par les pluies...La matérialité est inséparable de ce que nous sommes sur cette terre et sur les marchés on trouvent fleurs et nourritures...
Bon dimanche...à l'abri des petits monstres farceurs :)))

Écrit par : Hécate | 23/03/2014

Bonjour Ariaga,
On n’arrête jamais la synchronicité !
D’ailleurs, cette nuit j’ai fait un rêve très synchrone avec le sujet de ta publication ; je m'en suis souvenue en découvrant ta publication ce matin.
Très contente, sinon, que tu écrives à nouveau
bon dimanche
isabelle

Écrit par : Isabelle | 23/03/2014

@ La gaillarde conteuse, je déteste le rhum mais on trouvera bien un autre moyen de faire la fête. OUI !OUI ! On remettra certainement ça cet été. Éphême va bientôt partir pour un mois au Pérou et je pense qu'il aura beaucoup à raconter. Amezeg est notre barde et j'espère que tu nous conteras encore et encore ...

Écrit par : Ariaga | 23/03/2014

J'ai construit ma vie pierre après pierre en craignant parfois de prendre un mur sur la tête ....mais finalement jusqu'à présent elle a tenu bon face aux tempêtes !

Écrit par : Old Nut | 23/03/2014

C'est juste, pas de spirituel possible sans "matière première". Les Maîtres affirment qu'un bon disciple est "un esprit sain dans corps sain" : deux pour Un et Un pour deux... ;-) Bises, et belle semaine ensoleillée, chère âmie Ariaga

Écrit par : Phène | 24/03/2014

@ Hécate, c'est difficile d'être à l'abri des petits montres farceurs car ils logent en nous ...

Écrit par : Ariaga | 24/03/2014

@ Isabelle, et moi, j'apprécie beaucoup ce que tu écris sur ton blog.

Écrit par : Ariaga | 24/03/2014

@ Old Nut, merci d'être venu me visiter. Je pense que tu as la tête assez solide pour recevoir quelques pierres du mur et aussi, comme tu le dis, que ce mur est comme ces anciennes constructions qui peuvent un peu se détériorer mais ne s'écroulent pas.

Écrit par : Ariaga | 24/03/2014

@ Phène, nous sommes sur la même longueur d'onde.

Écrit par : Ariaga | 24/03/2014

Ariaga,

Merci pour cette si juste réflexion. Elle m'évoque tout de suite Pascal:
"L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange, fait la bête "
On aurait envie d'ajouter " Mais qui accepte de faire la bête peut mieux accéder à l'ange"…
Mais parfois qu'est-ce que c'est dur d'apprivoiser la bête…
amitiés

Écrit par : venezia | 28/03/2014

@ Venezia, peut-être n'est il pas nécessaire d'apprivoiser la bête. Juste savoir que nous faisons partie de la Nature et que cette Nature est parfois fantasque et même cruelle.

Écrit par : Ariaga | 29/03/2014