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08/10/2006

Accepte

Aujourd'hui, une méditation poétique avant mon travail quotidien dans le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie spirituelle. Travail invisible, nourriture indispensable.

Accepte...
Dépouille toi comme un arbre qui a traversé les hivers
Perds tes feuilles
Dont tu étais si fière
Acceptent les rides qui creusent dans ta chair
Comme le sculpteur dans la pierre
Elles cherchent ton visage d'enfant

Bientôt tu seras vieille et belle
Regarde toi dans les yeux
Mensonge et peur
Accepte d'arracher cette flèche plantée dans tes entrailles

Accepte la douleur suave de la Vérite
Et vide toi pour te remplir
D'une sève nouvelle

06/10/2006

Etienne Perrot ou la voie de la transformation

Etienne Perrot était habité par C.G. Jung et, à travers lui, par les philosophes alchimistes. Comme Jung, il pensait que les symboles étaient le véhicule des forces de transformation et que ces forces se manifestaient surtout dans les rêves, (à ceux qui voudraient en savoir plus je recommande la lecture de "La voie de la transformation d'après C.G.Jung et l'alchimie". ed. La fontaine de pierre), ces rêves étant eux mêmes un moyen utilisé par la Nature pour nous rappeler nos origines.
Nous avons perdu une partie de notre totalité et nous ne pourrons la retrouver que par une pénible montée de marches conduisant vers ce que C.G. Jung appelle le "processus d'individuation" : retrouver ce que l'on est vraiment une fois enlevée l'épaisse carapace fabriquée par la société, la famille, le travail. Gratter toutes ces couches protectrices est difficile, aussi difficile que l'étaient les différentes opérations du Grand Oeuvre alchimique.
Le travail sur soi demande une infinie patience et une grande modestie. Il faut accepter bien des tristesses, des désespoirs, d'être brulé par la passion, lavé par les larmes, raviné dans sa chair, tourmenté dans son esprit. C'est cela monter les marches mais, croyez moi, cela vaut la peine. On se perd dans des nuits obscures, on traverse des déserts mais au bout il y a de la lumière ou une source. Nous sommes la matière première de la distillation alchimique.
Je me laisse emporter et il vaudrait mieux pour parler de l'Oeuvre alchimique adopter une forme plus poétique et aussi, puisque je parlais de modestie, méditer sur les termes de l'à propos de ce blog. Il y a beaucoup de mots qui demandent à se "présenter" et aussi de la poésie, la forme éveillée du rêve...

03/10/2006

L'innocent

medium_innocent.4.jpg

 

Il dit de confuses paroles d'il y a des millions d'années
Avant que l'homme ne se pare des oripeaux de la pensée
Et tremble sur ses cils
Amère et apaisante
Une larme d'enfant
Beaucoup trop grand
Sa salive le mouille
Désaltérant la pierre
Il console les bêtes
Et rit d'amour ravi
Quand la fleur lui sourit

Dans une maison sans clef ni porte plus vaste que les mondes
Il lit des livres jamais écrits
Quand il a faim
Il mange les couleurs
Quand il a soif
Il boit la lumière
Il ne possède rien et ne sais où il va
Il est là et regarde
Fixement Les vrais visages nus sous les maquillages
Il aspire la vie et téte l'univers
Imbécile divin qui ne sait pas la mort
Invention des humains
Vous avez peur de lui comme on a peur du vide
Mais surtout pas de cage vous le feriez mourir emportant avec lui
Son grand secret...

02/10/2006

Souplounite et Ephème

J'aime le commentaire de Ephème sur le commentaire de Souplounite qui me parlait très justement de Kant. Il me montre que je ne dois pas m'aventurer trop profond (mais y a t-il tellement de profondeur ? )dans les eaux de la philosophie. Ephème dit qu'il ne faut pas se dissimuler derrière les auteurs.
Maintenant que je suis vieille, et pas encore sage, le maquillage me semble superflu. Je répondrai à Ephème dès qu'un RE-présentant se présentera à moi, de préférence en habit de poète.

Ariaga