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15/10/2006

Petit bateau perdu

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Je vogue, je rêve

Petit bateau perdu

Eternelle seconde

Sur la vaste étendue des belles certitudes

 

Je vogue, je rêve

Vide sans être vide

Transparence d'écume

Etape sur la mer d'un soupir du cosmique 

14/10/2006

C.G. JUNG et les arts

Marie Louise von FRANZ, dans son livre : C.G.JUNG, son mythe en notre temps, rappelle combien C.G. JUNG était sensible à la beauté sous toutes ses formes, et aux arts en particulier. En effet, il pensait qu'il y a des représentations qui n'appartiennent pas au moi et, chez les artistes, surgissent d'ailleurs, comme le font les rêves. Au passage, rappelons que les anciens alchimistes étaient souvent appelés "artistes".
La poésie, la peinture, la musique, ont beaucoup compté pour JUNG qui ressentait l'art comme un contact direct avec l'inconscient, mais aussi comme quelque chose de caché que l'on se propose à soi même dans la solitude et le silence.
Autant C.G. JUNG à travaillé toute sa vie pour que son oeuvre soit sérieuse, scientifique et diffusée, autant il était pudique au sujet de ses talents et de ses goûts artistiques. Il craignait de faire de l'"esthétisation" au sujet d'un art qui, pour lui, s'imposait de l'intérieur. Il a quand même montré ses oeuvres de façon indirecte. Il dessinait des mandalas superbes sans en revendiquer la paternité, sculptait la pierre dans sa tour de Bollingen et, surtout, c'était un poéte caché. Il suffit de lire "Les septs sermons aux morts" pour s'en convaincre. Et pourtant il a dénigré cette oeuvre remarquable. Mais cela est une autre histoire...
Il aimait aussi beaucoup la musique. C'est Marie Louise von FRANZ qui me l'a appris. En particulier J.S. BACH. Il paraît que, peu de temps avant sa mort il rêvait encore de créer une sorte de "harpe Eolienne" en suspendant à un arbre un instrument de de soie à travers lequel jouerait le vent, créant ainsi une musique magique.
Cependant, pour C.G. JUNG, l'art n'était pas un but en soi. Il participait à l'évolution de l'être humain et donc à son alchimie spirituelle. C'est une des raisons, pour lesquelles, dans ses pas, a été crée le Laboratoire.

20:25 Publié dans arts | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écriture, Arts, poésie, Jung

11/10/2006

Bain de lumière

Oh ! que j'aimerais...
Mourir d'être une fleur
Et donner au soleil toute l'eau


Exploser de beauté dans un bain de lumière

Ivre du vin de l'univers 

J'attends depuis des vies

10/10/2006

Faire silence

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 Méditer, en dehors d'une technique nécessitant un apprentissage, c'est d'abord "faire silence", puis écouter. Cela semble simple mais je pose la question : Combien de personnes, parmi ceux qui liront ces lignes, sont capables de s'asseoir sur une chaise, en silence, seul, pendant un quart d'heure ? C'est long, un quart d'heure. Et ça peut faire peur.
Dans la société occidentale actuelle, l'homme à le plus souvent perdu contact avec l'intérieur de lui-même. Il vit uniquement à la surface. Tout lui vient de l'extérieur et consciemment il ne souhaite pas autre chose. Il prend bien soin de se "droguer" à grande dose de nouvelles, de bruits, d'images, que la plupart du temps il ne choisit même pas. Il ne sait plus rester dans le silence, on peut même dire que le silence l'effraie car, si le bruit cesse, s'installe alors le risque de voir émerger des pensées non dirigées, ou des images troublantes, sans références à un connu rassurant.
La camisole du bruitage incessant nous rend sourd à la voix de ce que certains appellent l'"ami intérieur", d'autres l'inconscient. Si on enlève cette camisole on peut , dans le silence retrouvé, pratiquer ce que les alchimistes du moyen âge appelaient la "meditatio" et l'"imaginatio" et dont ils faisaient le fondement de leur Œuvre d'alchimie spirituelle. Alors, d'autres images, d'autres paroles, issues du fond commun de l'humanité, peuvent advenir. Le plus souvent, on ne les voit plus, on ne les entend plus et elles demeurent oubliées dans les profondeurs de l'inconscient où vont parfois les chercher les "fous" et les poétes.
Mais rester silencieux est difficile. J'en suis le premier exemple puisque j'écris sur ce blog. En tous cas j'ai décidé de ne plus me parer du plumage de la "philosophie" et désormais, quand j'essaierai de réfléchir, je parlerai de "méditation". Cela m'aidera peut-être à éviter le bruitage des mots trop chargés de sens.