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04/10/2007

PRISONS

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Il y a des prisons qui donnant sur l'enfer, barbelés et barreaux, camisoles chimiques, insultes à la matière et insultes à l'esprit, dépouillent toutes les peaux jusqu'à la transparence.

Il y a des prisons où même un cancrelat est une compagnie préférable aux humains, où les songes brûlants flambent comme un alcool et balayent l'odeur des rivages de l'autre. 

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                 Tu es tout plein de rouille et de larmes sanglantes, la pénombre envahit chacune de tes cellules, mais au profond de toi il est un oeil du coeur, libre comme un danseur sautant vers la lumière, qui peut tout transformer. Il s'appelle liberté intérieure.

       Ariaga
 

Commentaires

J'aime "l'oeil du coeur" et "les songes brûlants flambent comme un alcool et balayent l'odeur des rivages de l'autre"...
et...je crois que je vais dépecer ta note si je continue...Alors qu'elle est entière de vérité...
La nudité nue de tout son être...je ne sais pas où est le pire de l'esprit carcéral...mais de pouvoir s'en libérer par les chemins détournés, c'est comme une survie...une sur-vie...

Je t'embrasse !

Écrit par : Aslé | 04/10/2007

il peut être très noyé l'oeil intérieur, et la coupure avec lui est possible, non ?

Écrit par : brigetoun | 04/10/2007

Liberté intérieure .. la seule ..
l'alchimique manifestation de la Vie.
Elle est encore là.

Écrit par : cile | 04/10/2007

Cette grille, cette fenêtre je les connais bien maintenant.

Elles se sont manifestées en moi, il y a quelques mois en stage d'art-thérapie quand notre, comment l'appeler, sinon Maître, nous proposa un exercice de peinture sur la ligne.

Celle qui n'était pas encore l'Arpenteuse, se retrouva alors avec un autel ensanglanté, une magnifique source lumineuse au dessus, et une grille entre les 2. Et la grille de grise au début de la journée, se retrouva d'un noir charbonneux en milieu d'après-midi. Moment auquel je quittais l'atelier dans un état de rage extraordinaire, décidée à plier bagage et rentrer chez moi.

Sauf que je suis têtue, alors humblement, je suis revenue à l'atelier, j'ai pris le dessin, j'ai coupé la base et la grille, et j'ai demandé son avis à l'enseignante, pour pouvoir présenter quelque chose d'acceptable.

Aujourd'hui ça me fait sourire, mais ce soir là j'étais épuisée comme si j'avais combattu une légion de démons, alors que je venais juste d'apprendre à m'abandonner.

Ouvrir "l'oeil du coeur" c'est ce que cette femme, ce Maître (mais pas chef) m'a aidé à accomplir. C'est sans doute à ce moment là, que j'ai compris que ce "métier" d'accoucheuse d'âme serait une magnifique réalisation pour moi. Parce que parfois pour se déployer, et repousser nos barrières, on a besoin d'aide.

Alors, tu comprendras que ton texte et tes images, m'enchantent et m'émeuvent. Et me rendent bavarde :-), tu voudras bien m'en excuser

Écrit par : L'Arpenteuse | 05/10/2007

retour et ravie de te lire, oh oui !!! liberté à contempler avec cet oeil là !!! oh oui !!!!

Écrit par : marie.l | 05/10/2007

note qui me laisse partagée...oui cet oeil amène un espoir de liberté auquel on peut s'accrocher. un choix intérieur...

Mais que penser de cet oeil,petit oeil de lumière dans la nuit profonde d'une déprime qui te tient éveillée des heures entières et qui lui n'est là que pour te pourrir ta nuit?

Écrit par : muse | 05/10/2007

Variation stoïcienne !

Écrit par : Tietie00T7 | 05/10/2007

Quelle force de caractère pour ceux qui savent conserver cette liberté là entre quatre murs et face à la tyrannie!

Écrit par : enriqueta | 06/10/2007

je ne peux pas m'empêcher de penser à Shakespeare. Bises.

Écrit par : djaipi | 07/10/2007

Un très beau texte sur nos "intérieurs" où se cotoient prisons et liberté

Écrit par : Gabriel | 07/10/2007

ca c'est du texte !!! de la force , de la puissance rageuse et brute de ce qui est en nous , et puis l'oeil s'ouvre vers une interstice de lumi_=ère entre les feuilles des arbres ou au loin vers l'horizon de l'océan ou bien ouvre une fenêtre dans l'être-temps de nos pesanteurs ,
va savoir ...
j'aimais à dire ça , va savoir ... comme un chemin comme une boussole
la fréquentation de gens (...) m'a apprit qu'il ne faut pas prendre les lucioles pour des centrales électrique et inversement
trois p'tis points a la ligne et puis s'en vont ...
entre temps p'têtre que le gros oeil du chat dormeur se s'ra ouvert et brillera d'un crissement de porte qui s'ouvre
le sùr les carreaux de ma grève ouvert vers la beauté d'être irrémédiablement
sauf à m'en faire àcroire comme on dit de l'eautre coté de l'eau

Écrit par : aloredelam | 07/10/2007

Quelle vue horrible ces barreaux...que tes paroles sont fortes Ariaga...Magnifiques !!!

Écrit par : La bernache | 07/10/2007

@, Aslè, princesse, je crois que tu t'y connais en libération par des chemins détournés, il n'y a qu'à te lire...Je te crois même capable de détourner un banc et de le garder !

@ Brigetoun, je crois, en effet que cet oeil peut être noyé mais qu'il est impossible que le fil soit irrémédiablement coupé. Bien sur, c'est juste une conviction personnelle mais elle est forte.

@ Cile, je sais que ton ressenti est proche du mien et cela me fait du bien.

Écrit par : ariaga | 07/10/2007

La liberté intérieure... les pensées y dansent, tournoient, s'envolent et s'échappent dans un rêve...

J'aime beaucoup cette image d'intériorité quand elle est une envolée vers le dépassement de soi...

Alors, à la lecture de tes mots, j'oublie les pensées qui m'atterrent et m'envole sur celles qui m'emmènent vers la clarté.

Merci de nous tendre le clef de la porte de notre propre lumière ;)

Écrit par : Euthéria | 07/10/2007

Magnifiques réflexions!
On peut toujours mettre en prison un humain, mais comment emprisonner son esprit?
Bises Ariaga

Écrit par : Lhuna | 07/10/2007

@ L'Arpenteuse, je te remercie de nous faire partager une expérience aussi passionnante. C'est vraiment un beau don que tu fais à tous les lecteurs de ce blog.

@ Marie.l , toujours heureuse de te voir de retour et de tes visites ici.

@Muse, j'ai l'impression que tu vis des moments difficiles. Je ne crois pas pouvoir t'aider dans le cadre de commentaires sur un blog mais je t'envoie des pensées de force. Peut être pourrais tu essayer de transformer cette lumière en étoile mais les conseils ne soulagent pas vraiment. La réponse est en toi, profondément enfouie. La seule chose que je peux te dire c'est qu'elle existe.

@ Tietie 00T7 On en a tellement attribué à ces stoïciens ...

@ Enriqueta tu sais je crois que la force de caractère, c'est un peu comme la sensibilité à la douleur. C'est un donné.

Écrit par : ariaga | 07/10/2007

une prison chasse l'autre
Dieu qu'il fait froid dehors

Existe-t-il ce bâtiment
ou fait il que j'existe?

le Bonjour vous va

Écrit par : phyta | 08/10/2007

Rien à dire... Maginifique!

Écrit par : MG | 09/10/2007

@ Djaipi Cela commence par une obsession et puis on se retrouve avec de grosses piqures ... et puis des amis en blouse blanche...Tout cela pour Shakespeare ! (c'est vrai que c'est un très grand)

@ Gabriel tu sais combien je suis sensible au fait que tu apprécies un de mes texte.

@ Aloredelam merci de nous offrit ce moment de poésie et aussi pour ton commentaire sur le Chef. Embrasse de ma part ton ombre fidèle, Lambi.

@ La bernache si la force de mes paroles pouvaient en donner à certains je serais récompensée.

Écrit par : ariaga | 09/10/2007

@ Eutheria, je ne rends pas la clef de la porte j'essaie simplement de te faire savoir que tu l'as dans ta poche. et merci pour la beauté de tes mots.

@ Lhuna, fille de la lune, tu es aussi libre que ton esprit. Hélas il arrive parfois que la souffrance enfouisse profond cette liberté.

@ Phyta te revoila, le bonjour à toi.

@ MG tu es un flatteur !

Écrit par : ariaga | 09/10/2007

Encore un texte écrit au diamant.
Très touché aussi par le témoignage de l'arpenteuse.

La foi se résume peut-être à cela : croire que "l'œil du cœur", s'il cligne souvent, ne nous abandonnera pas, ne se fermera jamais. Le phare ultime dans la jungle ou l'océan de vivre (la prison est cosmique).

Écrit par : Arianil | 09/10/2007

Tes mots me touchent beaucoup parce que ma tribu de frères et soeurs m'appelle "fille de la Lune", paraît que je n'ai pas les pieds sur terre et pourtant j'ai l'impression que c'est le contraire! va comprendre!
La souffrance! je ne connais que trop la souffrance morale pour l'avoir subie durant des années et je pense avec un peu de recul que si j'avais à choisir je choisirais la souffrance physique parce qu'au moins là tu sais pourquoi tu as mal et pourquoi tu te rebelles!
La souffrance morale à elle seule est une prison sans barreaux mais aussi sans limites.
Merci Ariaga. Bise.

Écrit par : Lhuna | 10/10/2007

@ Arianil, C'est vrai que le témoignage de l'Arpenteuse est interpellant. Son blog aussi mérite le détour. Assez d'accord avec ton idée sur la foi.

@ Lhuna tu as raison et c'était, dans mon projet initial, la seconde partie de mon poème. J'ai renoncé car je n'aime pas faire "long". Ce sera pour une autre fois, sous je ne sais quelle forme.

Écrit par : ariaga | 11/10/2007

Bonjour Ariaga,

Je suis revenu sur ton blog après l'avoir longtemps déserté. Oui je suis impardonnable. J'ai beaucoup à lire alors :=)

Mais de mon côté je te signale la parution d'un bel article sur Hans et Sophie Scholl sur mon blog. Je crois que ces jeunes méritent qu'on se souviennent d'eux.


bisous
Stef.

Écrit par : Stef91 | 14/10/2007