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20/11/2007

Alchimie et voie vers l'individuation

 

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   La Nature à laquelle se référent si souvent les traités hermétiques chers à Jung interroge le philosophe qui, soucieux de précision, va demander : de quelle Nature parlez vous, quel est votre concept de la Nature ? C'est une interrogation justifiée mais qui n'avait pas de raison d'être pour les alchimistes. Comme l'écrit Françoise BONARDEL, dans un texte que je vous ai peut-être déja cité, mais on ne cite jamais trop les bons auteurs (Psychologie par le feu,p.39) :

"Au philosophe constatant fort légitimement que les alchimistes ne se soucièrent pas véritablement d'argumenter, il faudrait rappeler que l'existence même de la Nature n'avait à leurs yeux nullement besoin d'être démontrée, mais semblait plutôt appeler une certaine monstration de ses opérations secrètes et beautés, dont l'Oeuvre philosophal tenta justement d'orchestrer l'étrange théâtralité." 

   Pour les philosophes de la Nature du Moyen Âge, la réalité était  "une". Ils se représentaient une sorte d'absolu divin dont les manifestations descendaient, progressivement, jusqu'à la matière. Le microcosme et le macrocosme comportaient les mêmes éléments, à la fois matériels et spirituels, le tout étant une question de dosage. Mais la " densité " du matériau était telle que la tâche de l'alchimiste très chrétien consistait , par d'incessantes purifications et distillations, à libérer l'âme divine, prisonnière des éléments matériels. Le but ultime, sans cesse visible à l'horizon et jamais atteint, n'était pas l'élimination de la matière, mais le retour à un mélange parfait. En langage psychologique, Jung appelle cette démarche le "processus d'individuation ".  

   Le processus d'individuation fait d'un individu donné "l'être que, une fois pour toutes, et en lui même il doit être", en lui permettant d'atteindre son unicité par un mouvement de "centroversion" vers un lieu où se concentrent, en un mélange comparable au mélange parfait des alchimistes, la totalité des contenus du conscient et de l'inconscient.  Jung donne cette définition de la voie de l'individuation (Dialectique du moi et de l'inconscient, p. 115)

"La voie de l'individuation signifie : tendre à devenir un être réellement individuel, dans la mesure ou nous entendons par individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière et irrévocable. Il s'agit de la réalisation de son Soi, dans ce qu'il a de plus personnel et de plus rebelle à toute comparaison. On pourrait donc traduire le mot d'"individuation" par"réalisation de soi même", "réalisation de son Soi".

   Si on suit Jung, atteindre l'individuation serait donc rentrer en possession de sa propre totalité unifiée, là où se résorbe l'antagonisme entre le conscient et l'inconscient.  Notons que Jung parle d'une "voie, de "tendre vers". C'est le cheminement qui est important, le but, la totalité, étant au delà de toute possibilité de représentation. En effet, sa re-présentation à la conscience ferait aussitôt éclater la totalité en dualité. Il s'agit là d'une voie difficile, tout aussi problématique que la dernière phase du Grand Oeuvre des alchimistes

   Je ne  pense pas que ce texte suscitera autant de "passion" que mon modeste poème sur la société de consommation mais, pour moi, le cheminement vers la Totalité est le but d'une vie. J'ai lu dans un commentaire sur un blog ami que j'avais un problème d'ego, alors je me fais plaisir en abordant, égoïstement,  les sujets qui  ME passionnent.

       Ariaga.
 

  
 

Commentaires

"le cheminement vers la Totalité est le but d'une vie"

Ya du Spinoza la dedans

"C'est la mort qui console hélas et qui fait vivre
C'est le but de la vie et c'est le seul espoir
Qui comme un élixir nous monte et nous enivre
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir"

écrivait Baudelaire.
Gageons que cet espoir là ne sera pas déçu !

Écrit par : Antony Manuel | 20/11/2007

Mais c'est bizarre.
La vie consciente est la manifestation la plus extraordinaire du Tout or cette vie doit s'anéantir, c'est irrémédiable.
Le Tout n'est pas gentil avec les individus, les individus sont les jouets esclaves de la Totalité. Il faut se révolter contre le Tout, le Tout est un absurde dictateur ou plutôt le dictateur de l'absurde.
Comment imaginer Sysiphe heureux ?

Écrit par : Antony Manuel | 20/11/2007

Oui, échapper à la dualité qui fabrique ce monde, cette réalité : il n'y a qu'un seul moyen : l'unicité, càd l'action d'unir.

Tes sujets me plaisent Ariaga.

Écrit par : paradox | 20/11/2007

//Pour les philosophes de la Nature du Moyen Âge, la réalité était "une".//

La réalité me parait une à moi aussi, singulière, unique, ou il suffit de la décrire comme telle, je dis que l’Univers avec une lettre majuscule est l’ensemble de tout ce qui est ou pourrait être voire n’est pas. Ce qui « n’est pas » appartient à la réalité autant que les trous dans le fromage suisse, si je peux permettre une telle comparaison (j’ai faim.)

//Ils se représentaient une sorte d'absolu divin dont les manifestations descendaient, progressivement, jusqu'à la matière.//

Là je ne suis plus d’accord puisque la qualité de l’absolu est justement de ne pas se manifester—le cercle parfait ne se manifeste pas par un cercle ordinaire, mais je peux me tromper. “Absolu divin” n’est-il pas un pléonasme dans ce contexte? Peut-être ai-je mal compris?

Descendre jusqu’à la matière?
…descendre,
…jusqu’à,
ça me semble drôle d’imaginer la matière même de l’Univers unique comme si elle pouvait être moins divine ou placée plus bas qu’autre chose… et même à supposer que l’Univers soit la création d’un Dieu tout puissant, je dirais que l’oeuvre dépasse nécessairement l’artiste… toujours.

//Le microcosme et le macrocosme comportaient les mêmes éléments, à la fois matériels et spirituels, le tout étant une question de dosage.//
C’est cette dualité qui m’échappe. Pour moi, le matériel et le spirituel, c’est essentiellement la même chose, un peu comme le miroitement du soleil à la surface des eaux d’un lac : le soleil, les vaguellettes, le scintillement, c’est la matière (pas de doute !) et le tableau intangible composé par ces éléments, ce tableau perçu, apprécié, aimé par mon cerveau hypnotisé, c’est la part « spirituelle, » s’il faut vraiment utiliser ce mot.

//Mais la " densité " du matériau était telle que la tâche de l'alchimiste très chrétien consistait , par d'incessantes purifications et distillations, à libérer l'âme divine, prisonnière des éléments matériels.//

c’est là que les malheurs arrivent. Incessantes ! Purifications ! Distillations ! Prisonniers ! Outre les souffrances, les pièges, les échecs, l’angoisse, il y a aussi cette pernicieuse distinction qui va s’établir entre les affranchis et les autres, les moins doués, les incapables, les supposés idiots, etc.

J’ai d’autres projets !

:-)

…mais je ne dis pas tout ça pour fâcher qui que ce soit, au contraire, et j’ai beaucoup apprécié ma seconde visite ici, sinon je n’aurais pas tant écrit, surtout pas à ce sujet d’autant que je n’y connais rien. Je reviendrai ! D’ailleurs je vais m’abonner… Atom feed, atom feed, où es-tu ?

Ah ! J’oubliais :
//Si on suit Jung, atteindre l'individuation serait donc rentrer en possession de sa propre totalité unifiée, là où se résorbe l'antagonisme entre le conscient et l'inconscient. Notons que Jung parle d'une "voie, de "tendre vers". C'est le cheminement qui est important, le but, la totalité, étant au delà de toute possibilité de représentation.// Ici je suis ABSOLUMENT d’accord !

Jung ! Jung ! Mais…

Par où est-il donc parti ?

Écrit par : r_i_d | 20/11/2007

J’ai écrit :
//“Absolu divin” n’est-il pas un pléonasme dans ce contexte? //
en fait il s’agirait peut-être d’une contradiction…

Relisant votre texte, j’y trouve une intéressante introduction à la pensée des alchimistes du Moyen Âge. Merci !

Écrit par : r_i_d | 20/11/2007

texte nourrissant sur la réalisation du "Soi-même"
paradoxe que de chercher à s'individuer en touchant le Tout, c'est à dire partir d'un petit tout (notre contexte,notre histoire, nos patterns, notre roman) pour aller vers ce grand Tout qui n'est pourtant pas qq chose d'indéfini, mais au contraire de très précis, défini, un peu comme le point sans dimension, mais précis pourtant

J'aime ce beau résumé "entrer en possession de sapropre totalité unifiée" !!

je suis assez d'accord avec r_i_d sur le danger de mots comme "dualité" et "purification" qui sont porteurs de tellement de violences dans le passé (et le présent)

chaleureusement à tous

Écrit par : Lung Ta | 20/11/2007

L'individuation... je vais relire tout cela à tête reposée :-)

Écrit par : aliscan | 20/11/2007

Coucou lointain, j’aime ce que vous dites. Bises ensablées

Écrit par : djaipi | 20/11/2007

"je suis assez d'accord avec r_i_d sur le danger de mots comme "dualité" et "purification" qui sont porteurs de tellement de violences dans le passé (et le présent)"

Ok on est d'accord.
Je propose donc qu'on se fasse tous enlever le foie et les reins, organes fascisants de purification du sang.

Écrit par : Antony Manuel | 21/11/2007

Certes, purifications, distillations. Mais ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'une invitation à un travail sur soi-même et absolument pas sur autrui.

Ariaga le dit "Réalisation de soi-même". Personne n'est obligé de rentrer dans ce cheminement. Après tout si certains veulent trouver leur "réalisation" dans les centres commerciaux ;-) c'est leur droit.

Donc, il n'y a aucune inquisition, ni totalitarisme là-dedans. Juste une quête individuelle de sens, en harmonie avec la vie et l'univers, celui qui me contient, et celui que je contiens. Enfin, c'est comme ça que je le vis, et il semble que j'y ai trouvé l'épanouissement.

Ariaga, tes sujets me passionnent . Merci

Je t'embrasse

Écrit par : L'Arpenteuse | 21/11/2007

"Juste une quête individuelle de sens, en harmonie avec la vie et l'univers, celui qui me contient, et celui que je contiens."

Quête de sens : quelle jolie polysémie...

Écrit par : paradox | 21/11/2007

Oui je suis d'accord avec le point de vue d'Antony, envisager la dualité et la purification, amène en effet à vouloir séparer, à vouloir supprimer
au lieu de voir le corps dans sa globalité
le foie purifie et est alimenté par le coeur
le coeur fonctionne grâce à l'énergie des poumons et réciproquement
la médecine chinoise a d'ailleurs bcp à nous apprendre sur cette vision globale
chaleureusement

Écrit par : Lung Ta | 21/11/2007

oh Paradox ;-)

"Il me revient à l'esprit ce quej'ai dit des 3 acceptations du mot sens. Ce vocable monosyllabique semble en effet comprimer, ou cristalliser, en lui les 3 états essentiels de l'être : Sensation, direction, signification" Pour lire la suite cf François Cheng -2ème méditation in "5 méditations sur la beauté".

Ouvrage qui semble se référer plus à "La Voie" du Tao qu'à Jung. Mais par les mots "comprimer", cristalliser" on est toujours bien dans le domaine de l'alchimie , non ?

Donc, j'assume totalement cette polysémie et même pour être en accord avec les médias je la revendique.

Pour l'heure, ma pauvre matière va aller se souvenir qu'autrefois la place de Grève était celle des supplices, l'important étant de garder son "sens" de l'humour :-)

Écrit par : L'Arpenteuse | 21/11/2007

Il manque vraiment un ingrédient essentiel, et même sine qua non dans ce processus. Dont je ne dirais rien ici par souci d'éviter de paraitre polémique...
Car en effet:
"C'est le cheminement qui est important"...
Je vous pose à vous une question que je pose à beaucoup:
pourquoi cette phobie de la dualité ? N'y a t'il QUE l'illégitime binaire ? Tout binaire est-il illégitime et "mauvais", ou bien ce préjugé nous incite t-il à jeter le bébé avec l'eau du bain, en croyant bien faire ?

Écrit par : joruri | 21/11/2007

ah ah les objections fusent ! Il ne reste donc que le scepticisme et la poésie...

Écrit par : Antony Manuel | 21/11/2007

@ Anthony

"Il ne reste donc que le scepticisme et la poésie..."

Mais non mais non, on a bien mieux que ça... ;)))

Écrit par : joruri | 21/11/2007

PS

"J'ai lu dans un commentaire sur un blog ami que j'avais un problème d'ego"

Si tu trouves un bloggeur qui n' en a pas fais-moi signe... ;))

Écrit par : joruri | 21/11/2007

Bonjour,

J'ai trouvé intéressant ce sujet et je voulais apporter ma petite pierre à l'édifice.
Je crois qu'il est fondamental de considérer le processus d'individuation comme un processus de prise de conscience qui n' a d'autre finalité que de se sentir mieux, en toute simplicité.
Les notions de purification sont à mon sens impropre à d'écrire un processus qui ne vise nullement à l'élimination drastique de quoi que ce soit : des mauvaises humeurs par exemples ou de l'ombre. Il s'agit à mon sens de séparer des éléments pour mieux les observer et les connaitre, il s'agit d'analyser.
Ce que je vis de ce processus me convainc du fait qu'il s'agit également d'accepter, de prendre avec joie ce que l'on est tout en se libérant de ce que l'on est pas mais qui a prise sur nous et nous empêche de rentrer en résonance avec le Soi et même de le percevoir.
Quand le sujet qui se désaliène commence à se percevoir à l'intérieur d'un être plus grand que lui mais qui est tout de même lui (c'est il me semble le sens propre que Nietzsche donnait à cette idée de grimper sur ses propres épaules) une dimension spirituelle s'ouvre dans son existence et il éprouve son bonheur dans l'humilité retrouvée, c'est à dire une stature d'homme ramenée à son humanité.
Je suis entièrement d'accord donc pour insister sur l'idée du cheminement, mais pour cheminer encore faut-il être tiré par quelque chose ou quelqu'un, la quête a un but qui se trouve irrémédiablement dans le futur. Le paradoxe, c'est qu'il nous faut apprendre à laisser le futur venir à nous et créer, à l'intérieur de nous, les conditions pour cette venue.

En espérant ne pas avoir été ennuyeux et merci de m'avoir donné l'occasion d'exprimer ces quelques idées.

Écrit par : jean | 21/11/2007

Tu as bien raison. Et puis c'est très intéressant et très didactique comme toujours. Bises.

Écrit par : Ezrah | 22/11/2007

oohh ! bien compliqué tout cela pour l'inculte que je suis (notamment la discussion en commentaires) et qui ne connaît guère de ce dont il est écrit, ce n'est pas une raison bien sûr de ne pas tenter de comprendre, mais pour l'instant j'applique mon ressenti à tout cela et mes visites chez toi Ariaga me sont toujours une porte ouverte à la réflexion !

Écrit par : marie.l | 22/11/2007

Mais donc il est beaucoup question de labora/toire; d'athanor,
en somme d'agir, de volition .
mais où est l'ora ?
Laboratoire sans oratoire ?

Écrit par : joruri | 22/11/2007

@ Antony Manuel comment as tu deviné que Spinoza est mon philosophe préféré parmi les "classiques"? Merci de ta visite.

@ Paradox, très bien et simplement exprimé, pour les compliments sur les sujets je crains de ne pas parvenir à l'unité mais c'est la vie.

@ r-i-d, nous sommes donc d'accord pour le cheminement. Pour le reste de ton commentaire, n'oublie pas que je parle de la pensée de gens qui vivaient dans un monde rude, où les supplices réels étaient courants, où l'idée de l'impureté foncière due au péché omniprésent depuis la naissance étaient le décor. Ce n'est pas moi qui pense cela mais eux. Pour savoir par où Jung est parti, et j'ai à ce sujet une intense curiosité, il faudra franchir nous même la porte de la mort. Enfin, je crois que tu as eu raison de relire le texte, nous lisons tous, moi le première, trop vite.

@ Lung Ta, il faudra encore parler de la réalisation de soi même. tes mots sont justes mais, de ma part le sujet n'est pas traité. je voulais parler de la pensée des alchimistes du Moyen Age. (voir commentair eà r-i-d.

Écrit par : ariaga | 22/11/2007

@ L'Arpenteuse, si tous les lecteurs me lisaient aussi attentivement et comprenaient aussi bien ce que je tente, peut-être maladroitement, d'exprimer, je serais bien contente. Mais comme le pensent les alchimistes il faut sans cesse recommencer et cela aussi c'est le chemin. Et merci pour le rappel de l'humour.

@ Aliscan, je te lis régulièrement et je pense que tu joues les modestes. tu es très intelligent, petit cachotier.

@ Djaipi, sors vite du sable, tu nous manques à tous.

@ Lung Ta, je reviens à toi, bonne idée de rappeler la médecine chinoise. Paracelse offre des similitudes.

Écrit par : ariaga | 22/11/2007

@ Jean , séparer, examiner, accepter (le plus difficile), Nietzsche, la dimension spirituelle. Voila des mots émergeant de ce commentaire qui me parle bien. Si c'est pour écrire de cette manière et avec une pensée aussi claire, je serais toujours heureuse de la visite.

@ Ezrah, merci du coucou et de la bonne note.

@ Marie.l, tu n'es certainement pas inculte et surtout tu n'es pas obligée de lire les commentaires. Je suis certaine que ta propre réflexion te fera faire un très bon cheminement. Et exprès pour toi et la petite bande du banc je vais mettre un texte plus léger (en apparence).

@ Joruri, je parle uniquement pour moi, je n'ai aucune phobie de la dualité. La VIE est dualité, opposés, luttes et aussi conjonctions. L'"unité" est une "aspiration" vers le divin.
J'espère que quand tu parles de laboratoires sans oratoires tu ne penses pas au Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle, ou alors c'est que tu te serais trompé de blog.

Écrit par : ariaga | 22/11/2007

Bonjour Ariaga,

Comme j'ai vu que tu appréciais les méthodes de B., je me fais aussi égoïstement plaisir en faisant le tour des "jungiens" pour vous faire part de mes mises à jour...

http://matiere-a-esprit.over-blog.com/article-6540105-6.html#comment22400828

http://matiere-a-esprit.over-blog.com/article-6879705-6.html#comment22404023

"...pour moi, le cheminement vers la Totalité est le but d'une vie..."
Tout à fait, mais je me permets d'ajouter que dans la "Totalité", y'a à prendre et à laisser !

Bonne journée,
Sylvie.

Écrit par : Sylvie | 22/11/2007

La Nature avec un grand N, l'unicité, la Totalité sont des thèmes qui rappellent forcément Spinoza mais je n'avais pas deviné qu'il était ton philosophe préféré parmi les classiques.
Et puis j'ai fréquenté Les Délires d'Albertines ces derniers temps et elle a fait plusieurs articles (ou 1 article et plusieurs billets) sur Spinoza.

Écrit par : Antony Manuel | 22/11/2007

Les Délires d'Albertine, c'est là :
Les Délires d'Albertine

Écrit par : Antony Manuel | 22/11/2007

Ach c'est quoi ce truc qui me fait begayer lamentablement, alors la balise html des liens ne fonctionne pas ici.
Mais j'y tiens moi à faire de la pub pour Albertine, cette petite jeunette est attachante : http://pourragondin.blogspot.com/

Écrit par : Antony Manuel | 22/11/2007

@ Sylvie et @ Antony Manuel, le problème avec les commentaires c'est qu'il n'y en a que dix de visibles sur la colonne de droite. Quand il en arrive beaucoup ils disparaissent et c'est seulement quand je reviens sur un texte, comme aujourd'hui pour faire un lien, que je les vois. Donc ne pas hésiter à faire un rappel ou à me mette un mail. Je vais de ce pas de clic aller voir les blogs que vous me recommandez. Je vous remercie tous les deux car, par manque de temps, c'est souvent pour moi la seule manière de voir de nouveaux blogs. Amitiés à tous deux.

Écrit par : ariaga | 28/11/2007

Bonjour,
Je ne sais plus quoi penser, finalement. Je sais que je suis imparfait, c'est certain, je n'en doute pas.
Si ce processus d'individuation est la voie nécessaire pour approcher au mieux la réalisation du soi, retrouver une unicité équilibrante, alors bien entendu je cherche dans ce sens.
Mais, je me dis que si cet "endroit" où inconscient et conscient se touchent est difficile à atteindre, c'est peut-être du fait de l'évolution, du développement du néo cortex : le rationnel, le logique, le calculateur. Cette évolution s'est réalisée progressivement et d'une certaine manière en "étouffant" l'ancien cerveau.
Si je tends à vouloir réaliser ce processus d'individuation, ne vais-je pas à contresens ?
Cette idée est étrange qu'une évolution naturelle nous prive de bien des choses et fassent de nous des êtres peut-être plus fragiles (sujets à la névrose?)
Ou bien est-ce que le terme d'inconscient choisi par Jung n'est pas un peu trop fort dans ce contexte ? N'est-ce pas plutôt une notion de "spiritualité" ou d'imaginaire à (re)développer ? J'hésite beaucoup à vrai dire ... mais à ma manière, cette voie je l'ai choisie aussi ...

Écrit par : guelum | 03/12/2007