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25/03/2008

Rêve d'évasion du monstre

 

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Quand le monstre, androgyne de ses abysses, enfermé dans la cornue où il se dessèche depuis les origines, laisse échapper par l'issue du rêve une part féminine démente de solitude, le vouloir explose le verre de la cage.

Elle veut tous les alcools, et aussi tous les rires.

Elle veut devenir folle et manger des délires, énormes !

Elle est jeune, elle est belle,

donnez lui votre sang pour la rendre immortelle.  

            Elle veut Tout,

inventer les poisons, appeler les démons, saccager les jardins,

pour aimer, pour pleurer, pour sentir.

           Elle veut Tout.

Elle parcout le monde, mers, fleuves, montagnes,

loin, toujours plus loin.

Son corps craquelé devient comme un rocher que jamais n'atteint la marée et les mousses s'effritent dans sa main.

          Des filles sont passées

          et l'ont appelée soeur,

corps vénéneux, ployant comme des tiges, paupières violettes, yeux de topaze, chacune tenait entre ses bras un enfant mort !

Elle ne les a pas entendues, les mots des humains sont perdus.

          Reste le Désir.

Quand elle voit la ville, si proche et si lointaine,

elle court haletante, le visage mouillé.

Elle tombe, elle rampe et c'est à quatre pattes, comme un chien, qu'elle atteint la première porte,

trop tard, une nouvelle fois trop tard.  

           En lettres de cendres il est écrit :

   Le monstre est mort, brûlé sur l'athanor du JE.

               Ariaga 

COUP DE COEUR

   Aujourd'hui, je veux vous parler d'un être protéiforme, peintre, poète, chercheur de mots et de langages nouveaux. Il s'agit de Lambert Savigneux, alias alorededelam, lam, Lambi pour les intimes. Il disparaît, il revient, toujours aussi talentueux. Vous pouvez, en ce moment, le trouver sur son blog principal Les vents de l'inspire.(lien) mais, si vous avez le temps ne vous arrêtez pas là. Allez sur ses autres blogs qui se ramifient, comme des branches, à partir de son blog principal. Et n'oubliez pas son ancien blog, mon préféré.




 

 

 

Commentaires

Il aurait voulu être...mais l'éclair l'a foudroyé, avide, aux seuils des soleils et des nuits. Depuis des âges sans fin il voulait voler, mais les lourdes strates des sédiments l'accablaient. Et l'azur ne fut qu'un instant, sublime, avant le retour au néant.

Écrit par : éphême | 25/03/2008

superbe monstre - le poème :-)
bises monstrueuses

Écrit par : djaipi | 26/03/2008

Ce texte, Ariaga, m'a transportée en un univers à la fois inconnu et si je ne triche pas avec moi-même, combien connu ... Tu touches ici par ta description imagée à la justesse de ce qu'ont pu dire d'autres de tes articles mais en une lecture d'inspiration et cela me parle ...
PS J'ai trouvé cet hiver, au marché aux puces, un "diable des mers", il ressemble à en avoir le vertige à la part masculine de ta belle capturée ... si tu veux, je t' en envoie une photo via mail ...
Belle journée à toi ...

Écrit par : Kaïkan | 26/03/2008

C'est monstrueux mais attirant ! Les mochetés ont parfois des courbes gracieuses et tentantes ! ghislain

Écrit par : Hammer | 26/03/2008

Ma Belle Ariaga,

C’est monstrueusement beau. Un vrai régal d’images et de mots…J’aime quand tu écris comme ça…Je frissonne…Même si entre les lignes je sais bien que c’est la vie dont tu parles…

En plus je suis extrêmement ravie que tu mettes mon cousin de coeur à l’honneur…Ce monstre sacré…cette légende vivante…et puis toute sa bonne humeur…

Sourire

Je t’embrasse

Écrit par : Aslé | 26/03/2008

Le monstre que tu décris est en chacun de nous, mais il n'est pas nous bien qu'il réussisse à nous le faire croire. Cela me rapelle un film au sujet de la vie de Bouddha où à la toute fin, Bouddha rencontre son double qui lui dit: "Je suis toi" et Bouddha, ayant atteint la lucidité, le chasse, et le monstre qui avait emprunté le visage de Bouddha lui-même, une fois démasqué, disparaît à tout jamais. Oui, cela demande beaucoup de courage de le regarder en face.
Magnifique ta façon d'écrire Ariaga.

Écrit par : Kea | 26/03/2008

@ Ephême, ce monstre que j'avais enfoui dans les abysses de l'inconscient tu lui a donné une vie poétique, pleine d'un désir avide, dans les strates de la terre mère. J'aime voir ainsi se continuer la vie rêvée des mots.

Écrit par : ariaga | 26/03/2008

@ Djaipi, j'espère que tes bises ne sont pas trop, trop, monstrueuses...hum! je suis contente que mon monstre t'ai plu, qui sait, peut-être inspirera t-il une gravure de Jean Pierre Tingaud.

Écrit par : ariaga | 26/03/2008

Un monstre que sans doute je fais renaître chaque nuit pour le combattre et je je tue chaque matin. Mais il faut bien que je donne du sens à ma vie, non?

Écrit par : muse | 26/03/2008

je me prends à vouloir amadouer ce monstre à la vitalité vertigineuse... Pur élan spontané et irrepressible, simple réflexe passionné. Bises, à bientôt.

Écrit par : jlb | 27/03/2008

Ton écriture est toujours une merveilleuse invitation au voyage dans nos abysses intérieures.

Pauvres monstres qui nous peuplent, et que nous condamnons souvent au silence. Comme jlb je suis de celles qui préfèrent amadouer plutôt que combattre.

Je t'embrasse chère sirène :-)

Écrit par : L'Arpenteuse | 27/03/2008

Superbre rêve d'évasion, que tu nous fais partager Ariaga.

Des images fortes, une symbolique qui parle au plus profond. Merci pour cette poésie.

C'est une poulpe désséchée en photo ?

Écrit par : SiL | 27/03/2008

un grand merci Ariaga de mettre en avant ma cahutte de paille , ton texte est très beau et la photo hideuse à souhait !
bises

Écrit par : lam | 27/03/2008

Un monstre, dit "de saison"me fait beaucoup courir et m'éloigne d'Athanor l'ordinateur. Je ne répondrai pas aujourd'hui à vos commentaires mais je compte échapper très rapidement à ses griffes. A demain, j'espère...

Écrit par : ariaga | 27/03/2008

Bonsoir Ariaga,
Le monstre que tu décris, je le cache bien au fond de moi... si bien qu'il n'y a que toi pour les faire revivre.
Lambi est revenu, il n'est pas mort ? Je vais aller voir ses blogs.... Merci.

Écrit par : elisabeth | 27/03/2008

Superbe !

Écrit par : Ray | 28/03/2008

J'adore...
Amitiés

Écrit par : PassionNature78 | 28/03/2008

@ Kaïkan, je suis certaine que tu évites de tricher avec toi-même, cela se voit dans tes textes. Je serais ravie d'avoir la photo de ton monstre.

Écrit par : ariaga | 30/03/2008

@ hammer le mystérieux. Je t'ai retrouvé et je t'ai lu. Tu es un vrai poète, et je suis flattée que tu te sois égaré sur mon blog et ma poésie. Vanité...mais que celui qui n'y a toujours échappé me jette la première pierre.

Écrit par : ariaga | 30/03/2008

Singulier Léviathan !

Écrit par : Tietie007 | 30/03/2008

@Aslè, contente de te donner le frisson. Tu as raison, sous le symbole, quand il s'agit du ésymbole vivant", on parle toujours de la vie.

Écrit par : ariaga | 31/03/2008

@ Kea, cette partie noire, que j'appelle le monstre, mes semble cependant faire partie de notre totalité et je ne suis pas certaine qu'il faille le chasser. Je pense plutôt qu'il faut le regarder en face et ne pas le laisser trop se promener en liberté. Juste ce qu'il faut pour qu'il ne devienne pas furieux.

Écrit par : ariaga | 31/03/2008

@ Muse, un beau et courageux combat qui peut, en effet, donner une sens à ta vie. Ce n'est pas mon chemin qui est plus "tortueux" mais, pour moi, tout chemin sincère est un bon chemin.

Écrit par : ariaga | 31/03/2008

@ Jib, l'Arpenteuse,Sil, Lam,Elisabeth, Ray, Passion Nature 78, je n'ai plus le temps de vous répondre individuellement mais vous savez combien j'aime vos visites sur mon blog. Si vous lisez la note que je vais poster vous comprendrez mes raisons. Je vous embrasse tous.

Écrit par : ariaga | 31/03/2008

Oui, Ariaga... en fait j'avais écrit ce commentaire assez rapidement et après relecture j'aurais voulu le changer, mais c'était impossible puisque publié.

Je voulais plutôt parler de ce que je croyais être moi mais qui en fait était l'absence de ce que je suis. Un exemple : ma tante disait toujours à ma cousine "Tu es un monstre comme ton père" et ma cousine l'a cru alors qu'en fait elle est une personne lumieuse. Elle m'a avoué cela un jour en pleurant : "Je suis un monstre, je suis un monstre". C'est ce qu'elle avait entendu depuis sa naissance. De ce monstre elle n'en a pas besoin et tant qu'à moi il peut disparaître.

Sinon, l'autre monstre me plaît assez, il a beaucoup à m'apprendre, premièrement à me dérider.

Bonne retraite chère Ariaga

Écrit par : Kea | 01/04/2008

vous avas oncore plin de photo comme sa oui ou nn répondé vite svp

Écrit par : momo | 22/10/2008

vous avas oncore plin de photo comme sa oui ou nn répondé vite svp

Écrit par : momo | 22/10/2008