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13/08/2008

Naissance du petit banc perdu

Kaikan (lien) au cours de la quête qu'elle effectue sur son superbe blog a pressenti, ressenti, rêvé, qu'un petit banc perdu errait quelque part séparé du train de banc des voyages imaginaires. Elle est partie à sa recherche. Son texte ne pouvait qu'être publié ici car Kaîkan voyage déjà depuis longtemps avec les participants des vacances dans la tête. Elle m'a envoyé les illustrations du texte qu'elle a publié sur son blog mais je dois avouer que, si vous voulez voir l'ensemble dans les meilleures conditions artistiques, il vous faut aller lire le texte chez elle. Il s'intitule  : Des étoiles au sol . Je vous souhaite de partager avec moi cet instant de bonheur. Ariaga.

Aux ruelles étroites, des réverbères de chardons ,,,
Une agression renversée et qui éclaire ,,Une pluie d'étoiles qui agrémente le tapis de pavés ,,,

 

etoilespetitbanc 004.jpg


Les ténèbres n'étant pas les ténèbres coutumières, j'entrai dans la cité, l' âme retournée de l'intérieur et nous savons tous que ce déhanchement d'âme est porte ouverte aux révélations ,,,
Et des étoiles qui habillent le sol, ça vous fait un livre ouvert à chaque pas , un univers à chaque regard, une certitude renversée à chaque sursaut ,,, La liberté au bout du sentier en quelque sorte et je sentais bien que le petit banc était passé par là ,,, un je ne sais quoi de parfum boisé ,,, de saule et de bouleau ,,, une petit né de celui qui montait au ciel pour mieux embrasser le sol, celui qui s'élançait au ciel pour faire révérence à chacun et de celle qui se pelait la peau pour mieux offrir aux regards les plaies de l'humanité ,,, Eh oui, ce petit là avait eu sa gestation bercée des misères du monde ,,, pas que ses parents soient défaitistes, juste réalistes et ils croyaient tellement en l'homme qu'ils avaient décidé de lui offrir une halte, un repos dans les longues marches, une halte après une journée de labeur, un repaire d'amoureux «  Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ,,, » et leur désir était tellement fort qu'un petit banc avait vu le jour au grand rendez-vous des bancs chez Ariaga mais voilà qu'une secousse l'avait désolidarisé de la longue cohorte des nomades ,,,

 

etoilespetitbanc 017a.jpg


Les étoiles au sol me disaient son passage, un je ne sais quoi d'or accroché à leur velours ,,,Et au détour d'un chemin, un astre divinatoire, une boule d'or qui dit la bonté humaine, une caresse bancale qui redonnait vie aux boules de verre anodine, une gentillesse de bois qui offrait un peu de repos aux âmes tourmentées, une couche de hasard pour l'homme épuisé, un fauteuil improvisé pour une lecture solitaire, un appui transitoire pour des confidences vitales, un arrêt possible pour des bras usés de porter les gabats, pour les mères fatiguées de porter les bambins ,,,

KaÏkan, texte et photos.

Commentaires

Tu vois, Ariaga qu' il a fini par retrouver le rendez-vous de cette chaleureuse réunion des bancs ... et vas - y qu' il raconte à l' assemblée ses aventures ... et ceci, et la rencontre avec le vieillard à la jambe de bois ... et les yeux de Grisou ... car il les a vu, lui ;-)) et le désert qui descend en ville, et le chant du vent aux branches des saules tortueux, comme des baumes caressants aux branches ankylosées ...
Mais là, pour l' heure, il vient de s' endormir, épuisé d'émotions, bien au centre du cercle de ses amis, des étoiles plein le coeur, une certaine nostalgie aussi à deviner ce long boulot qui reste à faire pour seconder les hommes ... Valeureux petit banc va, et on dira encore que les enfants perdus sont cause perdue ... il vient de nous prouver le contraire, ce p'tit ...
Je le sens heureux en cet espace ... Merci encore, généreuse Ariaga pour ces échappées estivales ...

Écrit par : Kaïkan | 13/08/2008

---> A Ariaga,

Je suis devant le petit banc, soit que je m'assoie, soit que je poursuis ma route, que vais-je décider ? A votre avis... Eh bien, je ne vais pas m'asseoir, ni poursuivre ma route, mais simplement emporter le banc avec moi pour suivre un autre chemin, celui de l'amitié...

Très amicalement, Jack.

Écrit par : Jack Maudelaire | 13/08/2008

je suis passé devant et il n'y avait plus de place. J'ai dû continué mon chemin !!!!!!!! Bises !

Écrit par : patriarch | 13/08/2008

@ Kaïkan, Tu crois vraiment qu'il a vu les yeux de grisou ? en tous cas j'espère qu'il va être heureux ici et rester se reposer jusqu'à l'été prochain.

Écrit par : ariaga | 13/08/2008

@ Jack Maudelaire, ce n'est pas parce que tu te faufiles sans bruit dans les chemins du silence que tu vas emporter mon banc ! Il est nécessaire a ceux qui n'ont pas d'autre lieu pour s'évader...

Écrit par : ariaga | 13/08/2008

@ Patriarch, pourquoi ne pas t'assoir dans l'herbe. Tu pourrais ainsi observer une de ces charmantes petites bêtes que tu connais si bien et faire une note sur ton blog.

Écrit par : ariaga | 13/08/2008

J'ai essayé, en vain, d'aller mettre un commentaire sur le blog de Kaïkan, complètement bloqué hier, et refusant d'ouvrir la partie commentaire ce matin. C'est une vraie merveille, et j'ai adoré son texte, qui m'a fait ressurgir la neige des peupliers qui recouvrent les routes et les champs de mon enfance. Encore merci.

éphême.

Écrit par : èphême | 14/08/2008

Tu m'as permis de connaître Kaikan et je t'en remercie Ariaga. Un rêve ce chemin d'étoiles ...

Écrit par : Danae | 14/08/2008

---> A Ariaga,

Je viens de ce pas te remporter ton petit banc pour que tes amis puissent à nouveau reprendre le cours de leurs aventures imaginaires...

Merci à toi de me l'avoir prêté, à bientôt, très silencieusement, Jack.

Écrit par : Jack Maudelaire | 14/08/2008

Le ciel, au-dessus de nos bancs est si plein d'étoiles que son dispensateur a jugé bon d'en laisser une belle poignée venir décorer le sol... et c'est un régal, un banquet de fête où il fait toujours bon venir s'y réchauffer l'âme, du moins si l'on se met à penser en ces jour de tempêtes qui ravagent tant de coeurs dans les mondes sans banc, que notre âme se glace d'effroi...
Fort heureusement, il existera toujours des espaces où les coeurs se réuniront, dessinant une étoile lumineuse, un Soleil radieux, se laissant à loisir, contempler...

Amour Joyeux.

Écrit par : Mutti | 14/08/2008

@èphême, et @ Danaé, découvrir le blog de Kaïkan c'est un moment de plongée ravie dans un monde où l'ombre est faite pour mettre en valeur la Lumière. Si je devais être jalouse d'un blog (ce n'est pas ma nature) ce serait de celui-là.

Écrit par : ariaga | 14/08/2008

@ Mutti, tes commentaires sont des petits bijoux , des perles qui finissent par faire un collier.

Écrit par : ariaga | 14/08/2008

@ Jack Maudelaire, merci d'avoir rapporté le banc, il y a des gens qui ont tellement besoin d'un lieu où s'assoir pour ne plus se sentir seuls.

Écrit par : ariaga | 14/08/2008

< aux amis du banc : le KaÎkan est un vieux rafiot, fabriqué maison, alors parfois, il a des râtés ... sorry pour cela mais quand l" accès est possible, alors il s' offre toutes cales ouvertes, et ce plaisir des passerelles - passerelles de bois, saute - banc comme saute - mouton pour garder ces étincelles d' enfance au fond des yeux, cette vigilance d' âme pour faire fleurir les bancs de circonstance, les bancs - canne , les bancs - racines d' un moment ... Je suis heureuse de savoir le p'tit si bien entouré ... étoiles au coeur ... étoiles d' éphémères au coeur ... étoiles d' espoir en la bonté ...

Écrit par : Kaïkan | 14/08/2008

Merci pour ton gentil commentaire. Comprends tout à fait...moi aussi un peu débordée... Bonne soirée et bonne journée demain.

Écrit par : TANETTE | 14/08/2008

Et nous ne sommes pas encore au bout du banc, n'est-ce pas ? Nous avons une promenade à poursuivre ensemble...

Écrit par : guelum | 14/08/2008

Très beau texte que celui-là, merci Ariaga de nous le faire découvrir.
Je vais aller de ce pas et d'un clic de souris roder sur le site de son auteur.
Bonne journée.

Écrit par : PataTy | 15/08/2008

coucou Ariaga ! tu as des belles et beaux amis qui font de superbes choses et l'accueil que tu leur donne est généreux ! ton blog n'en ai que plus beau , je suis sur que ces vacances , nécessaires pour se régénérer, préparent une année passionnante et constructive, à la poursuite de la connaissance! le banc des philosophe est un endroit à météorologie variable, on ne sait jamais d'où jaillira les nuages poussés par les vents , ni si une pluie ne sera pas déclencheur de fleurs improbables
merci de ton amitié
lam

Écrit par : lam | 15/08/2008

Merci Ariaga pour ton gentil message. Je te souhaite une très bonne journée. Bisou !
Pierre

Écrit par : Pierre | 15/08/2008

Bonne journée Ariaga.

Écrit par : Tietie007 | 15/08/2008

@ Kaïkak, ton vaisseau n'est pas un vieux rafiot tout déglingué, c'est un fier galion qui charrie de l'or !

Écrit par : ariaga | 15/08/2008

@ Guelum, je suis vraiment touchée que tu me dises que nous avons encore du chemin à parcourir ensemble, ta "disparition" m'aurait peinée, ton assomption me ravit.

Écrit par : ariaga | 15/08/2008

@ Pataty, on raconte du côté du banc que l'on t'a vu tenant en laisse une souris bien dressée. Elle humait l'air marin et te conduisait vers le vaisseau de Kaïkan. par des chemins connus des amateurs de la grande quête poétique et alchimique.

Écrit par : ariaga | 15/08/2008

@ Lam, ton amitié m'est précieuse, tu es de ceux qui, depuis les débuts de ce blog sont, chacin à sa manière, des chercheurs du Laboratoire.

Écrit par : ariaga | 15/08/2008

J'en viens de chez Kaîkan justement, merci pour l'invite qui m'a permis de découvrir un nouvel univers. Synchronisme incroyable (mais les synchronismes le sont toujours) nous avons il y a deux jours croisé le chemin d'une petite souris vraisemblablement terrorisée, la pauvrette était tétanisé au milieu du trottoir et s'est laissé approchée s'en s'enfuir.
Plus tôt, bien plus tôt, alors que nous étions encore sur l'île, nous avons croisé le destin d'une souris des champs qui s'aventurait à traverser un route la nuit. Les phares du véhicule qui allait détruire cette petite vie l'ont éclairée pour nous bien assez pour que nous puissions constater que l'animal s'était arrêté net, terrifiée, pressentant sans doute la finalité de toute existence. Nous avons hurlé dans sa direction pensant susciter quelque réaction mais ...

Des souris et des hommes

Écrit par : PataTy | 15/08/2008

Des étoiles au sol, je n'aurais jamais pensé à cela. J'ai voyagé sur le site que tu proposes. L'ambiance est particulière. Merci Ariaga.

Écrit par : elisabeth | 15/08/2008

Merci d'être venue prendre place sur le banc de mon jardin public, qui, ces derniers temps n'offre plus beaucoup de nouveautés à ses visiteurs, faute de temps et d'inspirations. Beau we. Bises.

Écrit par : lancelot | 16/08/2008

Tiens, bonne idée !!!!!!

Écrit par : patriarch | 16/08/2008

J'aime cette pratique "divinatoire" dans le quotidien aux réponses métaphoriques

MERCI à vous deux

Écrit par : Lung Ta | 17/08/2008

Bonjour Ariaga, je vais de temps à autre me promener dans l'atelier de Kaïkan : superbe de vérité artistique et de sensibilité. On y sent le souffle de la création avec sa souffrance d'avant et puis l'apaisement d'avoir accouché d'une beauté. Je te souhaite un excellent dimanche. Je t'embrasse. Chris-T.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 17/08/2008

@ Lung Ta, tu sais que j'aime les arts divinatoire sacrés, même si certains de mes lecteurs semblent avoir une défiance envers eux parce qu'ils les confondent avec les élucubrations de certains charlatans. Je signale à tous que sur ton blog il y a en ce moment un texte passionnant.

Écrit par : ariaga | 17/08/2008

A chacun d' entre vous : Et les étoiles de caresser le sol, de surprendre le pas de l' enfant, le rêve de l' adulte, de dénouer l' ankylose des membres noués des "uelos" ...
Un bon dimache à tous ...
Kaïkan

Écrit par : Kaïkan | 18/08/2008