UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Les quatrains de Rûmî | Page d'accueil | Le temps du rêve »

17/09/2008

Le très vieil homme en nous

P8201206_2.jpg

C.G.Jung explique dans L'analyse des rêves (notes du séminaire de 1928-1930, Albin Michel) que, même si nous refusons de voir notre partie obscure, l'ombre, il persiste une réaction de l'esprit qui est celle de l'homme de plusieurs millions d'années qui habite en nous.

Nous ne sommes jamais seuls car il y a dans nos racines profondes un Vieil homme/Ancêtre. On peut le nier mais il est quand même là et provoque des réactions indépendantes de la volonté. C'est cette obscure impression quand certains actes sont accomplis qu'il y a une ligne à ne pas dépasser. Bien sûr, on peut quand même franchir la ligne mais le vieil homme réagira et il y aura des conséquences. Un peu comme quand on mange un aliment auquel on est allergique et qui rend très malade. Nous allons chercher des causes compliquées à nos maux psychiques et même psychologiques, ignorant le plus souvent la présence du très vieil homme qui proteste violemment dans les abysses de notre inconscient.

Ariaga

Commentaires

Je pense que c'est assez vrai. Nous avons tous, une racine qui nous est propre.

Bises.

Écrit par : patriarch | 17/09/2008

cela expliquerait-il les actes manqués ?
en tout cas c'est bien déprimant d'admettre qu'on a dedans une "relique" qui nous surveille :-(
je t'embrasse

Écrit par : ambre | 17/09/2008

peut être n'est ce que le sage qui sommeille en nous et nous empêche de passer les limites...souvenirs qui viennent du fin fond de l'univers?

Écrit par : muse | 17/09/2008

Cela je le savais depuis quelques années. J'ai entendu un psy dire que : de nos jours certains jeunes avaient de plus en plus de mal à supporter le poids de leurs ancêtres. Mais on ne peut pas y échapper....
Les recherches généalogiques permettent de comprendre certains de nos maux. Bon après midi Ariaga.

Écrit par : elisabeth | 17/09/2008

et d'après vous : pourquoi ces retours au piercing et tatoos, mmm ?

l'homme moderne (occidental) a tant prétendu se rendre maître de la Nature qu'il en a oublié jusqu'aux composantes les plus naturelles de sa personne.

on a besoin d'y revenir.
de trouver le chemin jusqu'au Vieil Homme et discuter avec lui de ce qui fait la vie.

Écrit par : tiniak | 17/09/2008

Très chère,

Cette trace qui nous enseigne, cette racine
qui nous guide, ce vieil homme qui nous dit :
ne m’oublie pas, car tu viens de mon sourire,
il est temps que tu comprennes que j’ai été
terrassé par la vie qui dort aujourd’hui en toi,
alors ne me parle pas d’autre chose que
du silence où l’on dort.

Très sincèrement, Jack.

Écrit par : Jack Maudelaire | 17/09/2008

Il y a dans la théorie des trois cerveaux qq chose qui rejoint cela
Mais en plus il me semble que depuis que l'humain est humain il est cherché à se relier à ce qui fait de lui justement un humain, peut être en le trouvant dans le pouvoir de la vie, du partage, de la joie
les religions ont pu se construire là dessus pour ensuite prendre le pouvoir sur cette recherche et ces chercheurs.

je t'embrasse

Écrit par : Lung Ta | 17/09/2008

c'est donc lui qui me chatouille quand il grogne... ne pourrait-il pas m'amener un peu de sagesse, ce vieil homme là ?

:)

Écrit par : Kris | 17/09/2008

Cette souche était bien enracinée, oui...
bonne fin d'après midi Ariaga...bise.

Écrit par : le Pierrot | 17/09/2008

@ Patriarch, oui, mais à la fois propre et commune;

Écrit par : ariaga | 17/09/2008

@ Ambre, mais non ce n'est pas déprimant. C'est une grande barrière qui (saufs individus pathologiquement mauvais) nous empêche de franchir certaines limites.

Écrit par : ariaga | 17/09/2008

@ Muse, c'est cela et on lui a donné beaucoup de noms mais je crois que c'est encore plus profond, plus près de la nature. Ce n'est qu'une opinion.

Écrit par : ariaga | 17/09/2008

@ Elisabeth, je crois que dans le cas de cette approche psychologique il s'agit d'une lignée familiale. Ce "vieil homme" est beaucoup, beaucoup plus ancien.

Écrit par : ariaga | 17/09/2008

D'accord Ariaga, tu remontes très très loin. Merci et bonne soirée.

Écrit par : elisabeth | 17/09/2008

Très intéressant ce billet nouveau que tu nous proposes Ariaga.

Ce vieil homme me fait penser à la somme de l'expérience de l'espèce, à mettre en face de la somme des expériences personnelles qui forment le Moi freudien.

Certains, et j'aurais plutôt tendance à en être, pensent qu'il faudrait dépasser ce Moi,qui finalement réduirait notre champs de vision. Mais faudrait-il régresser ?

Selon Jung, la posture individuelle n'est pas celle de tous les hommes, certains peuples vivent encore de nos jours avec une sorte de Moi collectif, si vous permettez cette simplification extrême. Selon lui, l'homme moderne aurait dépassé ce stade pour s'individuer dans un mouvement naturel, une sorte d'atomisation de l'espèce ou chaque élément devient beaucoup plus autonome.

Du coup on peut se demander vraiment ce qu'est ce vieil homme. Il semble qu'il nous relie à l'espèce, effectivement. Il n'est pas sain ni pour soi, ni pour l'espèce d'oublier que l'on fait partie d'un vaste ensemble et qu'il existe un intérêt général (on en parle beaucoup depuis quelque temps de cet IG) de l'espèce qui interagit avec un IG de toutes les espèces terrestres.

Sommes toutes je crois que la notion de Moi freudien ne rend pas vraiment compte de cela. Ce Moi n'est-il pas une forme de maladie psychique ? Il nous isole et nous rend malheureux bien souvent, ou rend malheureux d'autres que nous. L'idée du Soi junguien me parait bien plus saine mais plus difficile à construire aujourd'hui.

Écrit par : PataTy | 18/09/2008

J'ai du mal à associer à "...notre partie obscure, l'ombre..." à votre concept du Vieil Homme. Il faudra développer car, si effectivement le refus de voir ce qui nous constitue, dans toute son étendue y compris ce dont nous ne sommes pas fier ou ce qui nous fait souffrir peut devenir maux incurables, le Vieil Homme que vous citez ne saurait changer cela sans la prise de conscience et la volonté de celui qui le veut... Nous ne sommes pas papier à musique pour toujours perforés pour chanter une seul chanson. Nous sommes aussi les autres mélodies que la vie que nous nous construisons nous fait fredonner. Non ?

Écrit par : Gicerilla | 18/09/2008

Bonjour, intéressant_

Oui un vieil homme/femme ou un être idéal, parfait et très sage qui serait nous, après l'accomplissement dans l'évolution de l'âme et ceci après le cours des vies.
Ce personnage intérieur, ce nous profond est donc assez vieux s'il assez voyagé.
Alors, pour sûr si on l'interroge, il a quelques réponses à nous livrer.
De là, l'utilité de la méditation et la connexion à ce guide spirituel et tout ce qui en découle, comme guérir la partie obscure.

Bon blog au passage_

Écrit par : eipho | 18/09/2008

Ah ! je ne l'ai pas assez écouté, je l'ai ignoré...
Cher Viel Homme, vous me connaissais, je ne vous connais pas, essayons quelques pas ensemble...

Amitiés chaleureuses, Ariaga.

Écrit par : patrick | 18/09/2008

Le "jeune homme" plein d'humour et de joie en moi (celui que je recherche toujours) n'a pas hésité à te faire un cadeau (heu oui on peut appeler cela comme ça, héhéhé) tu verras sur mon blog ( http://lungtazen.canalblog.com/archives/2008/09/18/10629384.html ) que tu as eu l'immense honneur d'être primée, normalement il ne te reste plus qu'à afficher cette médaille (comme pour le bac ! hahaha) et à toi même primer 7 autres blogs !
Je suis certain que tu n'attendais que cela et que tu es très enthousiaste ! hahahaha

bon courage et amitié (c'est le moins)

Écrit par : Lung Ta | 18/09/2008

@ Tiniak, se "rendre maître et possesseur de la nature" une catastrophe philosophique qui me révolte...

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Jack Maudelaire, oui, je comprends, mais juste un peu, car j'aime la part de mystère que certains gardent sur les blogs.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

Ce vieil homme qui vit en nous, c'est une chance. Ne pas oublier d'où nous venons. Il a peut être à voir avec l'inconscient collectif, cette histoire qui nous est commune et qu'on porte sans le savoir, et avec notre cerveau reptilien, ce qu'il y a de plus primitif et de plus ancré, le profond, l'indétrônable et pas toujours recommandable, dit la Mère Castor qui n'y connait pas grand chose et même pour ainsi dire rien, mais aime cette image du vieil homme et cette belle racine, si semblable aux vaisseaux qui nous traversent et battent avec le cœur.

Écrit par : la Mère Castor | 18/09/2008

@ Lung Ta, je retiens ce que tu dis, les religions ont pris le "pouvoir", je crois que l'on peut méditer là dessus.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Pataty, ton commentaire est vraiment très intéressant, en particulier quand tu parles du Soi. Il se suffit à lui même et je ne vais pas rajouter des mots inutiles. J'invite simplement ceux qui lisent les commentaires à lui accorder de 'attention.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Kris, tu as de la chance, il te chatouille et il grogne, moi il me donne de grands coups de pieds et il mugit !

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

je suis vraiment en accord avec ta note , j'ignorais que Jung ai parlé de ça , lui qui est si jeune , (!) , en fait je ne suis pas étonné car je me rappelle de passages le laissant supposer , je dirai heureusement que ce vieil homme est là , il nous rappelle à nous même, il y a de la beauté en lui, il faut je pense chercher à cultiver cette beauté , la sauvagerie et l'obscurité peut être aussi le fait du jeune homme , il me semble , ne pas ramener ce qui nous échappe au vieil homme ,
je pense a ces contes africains , au baobab , à la vieille femme etc .

bon pour Ariaga : extrait de l'aloredelam encyclopiadis :

lézard vert dit " Lambert" ( lacerta viridis ), ils sont supposés être très pugnaces et ne pas lâcher leur proie, éviter de se faire mordre donc ! précisons que ces sacrés provençaux les mangent !!!!!! , il y a même des fêtes de mangeur de lambert; quand je dis que ce voisinage ne me vaut rien !
à voir sur le blog ne photo dudit lambert
+à +

Écrit par : lam | 18/09/2008

@ Le Pierrot, cette souche est enracinée tellement profond que je me demande si elle ne ressort pas de l'autre côté de la terre. il faudra que tu ailles voir à ton prochain voyage. je te donnerai l'emplacement exact de la souche.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Gicerilla, l'ombre est ce que la société dans laquelle nous vivons nous a poussé à refouler pour donner une image plaisante (très résumé !) Ce vieil homme est bien plus profondément enfoui dans l'inconscient collectif. (encore très résumé)Pour les "spécialistes" au niveau de ce que Jung appelle le psychoïde. J'essaie d'écrire des textes brefs et ils ne peuvent qu'effleurer le sujet.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Eipho, j'aime cette notion de mouvement d'évolution. Cependant, je crois que l'évolution se fait à partir de racines et ce très très vieil homme me semble être au plus profond.

Écrit par : ariaga | 18/09/2008

@ Patrick, même si tu l'a ignoré il était là et ce chemin ensemble est commencé depuis ta naissance. Je l'ai senti dans tes coups de pinceaux. L'évolution c'est d'en être conscient.

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

@ La Mère Castor, "inconscient collectif", "cerveau reptilien", tu es trop modeste et je crois que tu en connais plus que tu le dit. Et j'aime beaucoup que tu écrives que c'est une "chance".

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

les fleurs du mal (baudelaire)

le vieil homme a traversé, les siecles et les "forêts", il y a 2000 ans des vérités nous ont été enseignées, et des évenements se sont passés afin de nous donner les outils pour aller vers ce nouvel homme et retrouver notre état premier....
bien du travail et des méditations en perspective
merci ariaga
sapientia

Écrit par : sapientia | 19/09/2008

@ Lam, je sens que je vais acheter cette encyclopédie qui ne peut être que excellente puisque elle contient mon cher Lambert. a propos j'en cuisinerais bien un beau sur mon athanor !

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

coucou Ariaga,
rhm, je viens t'annoncer quelque chose, mais s'il te plaît, ne te fâche pas ... !
j'ai ENCORE recommencé un blog ... ahahahaha voilà encore de quoi mettre la pagaille dans tes liens ... :-)
aïr aïe aïe ! non ! pas sur la tête !!!
:D
je t'embrasse

Écrit par : ambre | 19/09/2008

Ma très chère Ariaga, superbe photographie. Il nous manque d'aller rechercher les racines de cet arbre dans sa terre. Tu imagines combien ce billet m'intéresse. Il s'agit un peu, quand tu parles de ce vieil homme une sorte de parent des Atrides, non? Je t'embrasse et je te remercie de me faire découvrir l'univers de Jung qui m'est inconnu. Beau billet d'une philosophie de vie et d'art de vivre sages.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 19/09/2008

@ Ambre, je vais m'acheter un martinet.

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

@ Sapientia, il y a bien des chemins qui conduisent vers "les racines de la conscience" mais le problème est que peu entreprennent le voyage. Merci de nous rappeler Baudelaire et ses Correspondances.

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

@ Chris-Tian, le meilleur moyen pour me faire ronronner comme tes chats est de me faire des compliments sur une photographie. Vanité, quand tu nous tiens...

Écrit par : ariaga | 19/09/2008

Le vieil homme n'est pas seul. En moi, outre l'homme nouveau, le contemporain, il y a le bourgeon de l'enfant à venir: L'homme de demain. On le devine déjà...

En moi survit aussi un vieux poisson, et puis une vieille eau de mer, salée, dont les vagues battent encore (parfois) les rivages de mes yeux.

En moi survit aussi l'écho d'un grand boom ou Big Bang, Commencement imaginaire ou non. Je veux dire que la fuite des galaxies remplies d'étoiles n'est pas très différente de l'éparpillement de mes humeurs, quand une partie de moi explose.

Et ce merveilleux mélange de tout et de rien, l'Univers et le Néant: Il m'habite aussi.

Beau billet, chère amie.

Écrit par : r_i_d | 21/09/2008

r-i-d, merci pour ce très beau commentaire. Je pensais bien que vous étiez plusieurs, un seul homme ne pourrait pas écrire les textes de ton blog, faire de tels dessins et, je l'ai découvert récemment, de la musique. Il faut que tu fasses appel à toutes les personnalités qui sont en toi.

Écrit par : ariaga | 21/09/2008

merci, pour ton mot posé en réponse, je voulais cela sans oser me le dire, pour m'aider à rassembler les morceaux de moi éparpillés...
je t'embrasse tendrement.

Écrit par : patrick | 25/09/2008