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22/09/2008

Relation à la nature

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La relation à la nature peut être extérieure ou intérieure, ou les deux.

Je me promène dans les bois ou le long d'une plage, je respire l'odeur de l'humus ou de la mer, je me couche dans l'herbe. Je reçois la nature de l'extérieur.

Je suis dans les pas de C.G. Jung et je tente de lire en moi par l'intermédiaire de l'analyse et de l'interprétation du rêve, j'approche la Nature de l'intérieur car il y a toujours un moment où émergent les re-présentations venues du temps où la nature et l'homme étaient étroitement liés.

Je suis dans la nature et je fais silence, je médite pour laisser advenir ce qui me relie à la Totalité, alors mon contact avec la Nature est à la fois intérieur et extérieur.

Ariaga.

Commentaires

Nous ferions bien de retourner vers ce lien avec la nature dont tu parles. Nous apprendrions déjà beaucoup et nous serions certainement plus conscient de l'importance qu'elle présente.

Écrit par : Kris | 22/09/2008

Bonjour.

En fait nous sommes des bouts de nature qui se sont oubliés et ont signé un tout autre contrat "contre-nature"
nous en voyons les résultats, ils sont spéctaculairement à côté de nos buts véritables_

Oui la reconnexion est important.

Écrit par : eipho | 22/09/2008

Très chère,

La nature humaine s’est enlisée à l’intérieur
des couches d’ossements qui peuplent désormais
l’extérieur de notre terre. Il ne reste plus que
des crânes souterrains qui parcourent sans cesse
le grand labyrinthe à la recherche d’une sortie.
Ils feraient bien de se rappeler comment ils ont
pénétré dans ce dernier, peut-être qu’ils
parviendraient à trouver le chemin qui
permettrait à leur squelette de rejoindre
le ciel dévoré par les anges.

Très amicalement, Jack

Écrit par : Jack Maudelaire | 22/09/2008

N'est-il pas aventureux de considérer à priori qu'il fût un temps, même s'il est très lointain, où l'homme et la nature furent intimement liés ?

Je n'en suis pas si sur que toi, la faiblesse constitutionnelle de l'homme face à la puissance redoutable de la nature ne l'a-t-elle pas contraint à prendre certaines distances avec celle-ci ?

Si l'on considère maintenant que l'homme est un ennemi de la nature depuis des millénaires ne comprend-on pas plus aisément le mépris visible dans lequel il la tient ?

Mais l'âge est venu où l'homme est devenu si puissant face à la nature qu'il pourrait la reconsidérer dans un nouveau type de relation, surtout qu'il y va de sa survie.

Les hommes amis de la nature ne sont pas légion en vérité, si tant est que par nature nous entendions une nature non domestiquée, non asservie à l'homme.

De la nature interne je dirais à peu près la même chose. Nous sommes élevés classiquement dans l'horreur de notre nature la plus intime que nous apprenons à châtier. Freud et Jung ne seraient pas apparu sinon, inutiles ils auraient été. Ceux qui comme certains par ici cherchent à renouer avec cette intimité personnelle une relation d'amour et de tendresse sont contraint de rechercher des voies inhabituelles qui les isole bien souvent même si elles apaisent leurs tensions internes.

La nature et l'homme sont donc de vieux ennemis qui ont tout intérêt à se rabibocher s'ils veulent survivre l'un à l'autre.

Bonne nuit.

Écrit par : jean | 22/09/2008

tu deviens zen ;)

je t'embrasse

Écrit par : Lung Ta | 23/09/2008

Je me sens pierre, je me sens eau, je me sens mousse et je me sens vivante...

Ni horrifiée, ni soumise, ni domestiquée, ni fustigée...

Suis-je donc une espèce en voie de disparition ...

Écrit par : Suzy | 23/09/2008

@ Suzy, non il existe encore quelques spécimens à conserver soigneusement.

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

Oui, la nature et moi, nous sommes copains, surtout les grands espaces, j'adore...
si tu veux voir le nours en danger, repasse à 16h30, le pauvre, tu verras...
bon après midi Ariaga...

Écrit par : le Pierrot | 23/09/2008

@ Kris, j'essaie d'y retourner. Je crois bien même que j'ai consacré beaucoup d'énergie à ce travail, même si ce fut souvent un travail des mots ou une spéléologie intérieure...

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

Eipho, oui nous avons sous prétexte de scientificité signé un contrat contre-nature. Je crois que certains philosophes, Descartes en tête, ont une lourde part de responsabilité.

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

@ Jack Maudelaire, je vais creuser la couche d'ossements, qui, eux aussi, font partie de la nature une mais sans cesse renouvelée. Et j'espère y trouver un chemin...

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

@Lung-Ta, crois tu que l'on DEVIENNE Zen ?

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

Bon, j'le ferai plus, promis...je l'aime mon nours...

Écrit par : le Pierrot | 23/09/2008

Pourquoi voir la nature d'un côté et nous de l'autre, il me semble que nous sommes intimement liés, je me sens très concerné par "le livre de l'homme " et le "livre de la nature"
N 'oublions pas que lorsqu'on ne mesurait pas encore les populations, l'homme se sentait plus que solidaire avec la nature, sa vie en dépendait directement, ses repères s'appelaient étoiles, jour, nuit , ciel ,lunaison ,marées, froid ,chaud, pluie ,soleil etc...Rien n' a changé, simplement nous sommes un peu plus nombreux et organisés différemment, certains hommes vivent encore très proches des rythmes de la nature...
je sais personnellement que j'ai des endroits de nature privilégiés dans mon sud quelquefois trop ensoleillé, et c'est près d'une petite riviere proche, que je communie pleinement, que j'entends et participe au silence, que j'ai mes plus belles méditations, et plus belles pensées lorsque j'ai un sujet précis à traiter....
merci ariaga pour ce sujet important
je t'embrasse
marie

Écrit par : mariedumonde | 23/09/2008

La nature est le lieu même où je suis moi.
Je ne sens pas de différence.
Avec les gens ou dans la ville, je suis décalée, mal placée. Là est la différence.

Écrit par : la Mère Castor | 23/09/2008

Au contraire Suzy, ton rapport à la nature est probablement ce qu'il nous faut apprendre.

Écrit par : jean | 23/09/2008

Je crains bien que pour vivre en relation externe tout autant qu'interne avec la Nature... il nous faudrait être, ou redevenir... un viel Indien des Amériques....

Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient par les rêves.
Vous me demandez de labourer la terre.
Dois-je prendre un couteau et déchirez le sein de ma mère ?
Alors, quand je mourrai, elle ne voudra pas me prendre dans son sein pour que je m'y repose.
Vous me demandez de creuser pour trouver de la pierre.
Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ?
Alors, quand je mourrai, je ne pourrai plus entrer dans son corps pour renaître.
Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.
Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?

Smohalla,
Indien de la tribu des Nez-Percé


Plein de bises

Écrit par : Mutti | 23/09/2008

Merci Mutti pour ce texte qui est une belle illustration d'une relation, respectueuse et même affectueuse, à la Nature.

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

@ Jean, j'ai eu un problème pour répondre aux commentaires sur le blog et je répondrai demain à ton commentaire si intéressant.

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

@ La Mère Castor, on voit bien cette relation avec la nature quand on lit ton blog. Tu t'y sent bien et tu le fais partager.

Écrit par : ariaga | 23/09/2008

oui c'est ça....devenir silence pour penetrer la nature...
la neture même de nos sens
tilk

Écrit par : tilk | 23/09/2008

, partie de l'Univers puisque poussières d'étoiles et petite partie de l'Univers donc nous devons nous rappeler ce que nous sommes en réalité!

Écrit par : muse | 24/09/2008

@ Jean, je suis vraiment d'accord avec toi. Je fais cependant une réserve sur "la faiblesse constitutionnelle de l'homme" qui lui aurait dans des temps très anciens fait prendre ses distances avec la nature. Il me semble que son degré de conscience était insuffisant pour qu'il en soit capable. Se considérer comme "séparé" est une démarche intellectuelle difficile. Mais il se sentait certainement impuissant devant des phénomènes inexplicable et terrifiants dont il a eu tendance progressivement à se séparer pour leur donner un caractère "sacré" au sens le plus primitif du mot. Simples propositions.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

Il ne pouvait pas relever d'une démarche consciente bien sur mais je me demande si cette séparation a jamais été consciente.
Il se pourrait que l'on commence aujourd'hui à en prendre réellement conscience massivement.
Je crois plutôt que l'homme s'est constitué tel qu'il est aujourd'hui dans une relation de conflit avec la nature d'un type qui s'apparente à la façon dont l'enfant se structure "contre" l'adulte et le monde de celui-ci.
L'enfant a besoin de l'adulte comme nous avons besoin de la nature, ça n'empêche que des fois, c'est carrément ch....

Écrit par : jean | 24/09/2008

@ Le Pierrot, quand on est sur ton blog, qui est pour moi un endroit privilégié d'évasion, on sent cette relation avec la nature et les grands espaces. Même si par pudeur tu pimente d'une pointe d'humour la fascination et aussi la tendresse sont toujours présentes.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

@ Tilk, le silence...j'ai du mal à comprendre, même si je pense que chacun est libre, ceux que je vois marcher dans une superbe nature avec des écouteurs sur les oreilles.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

@ Muse, cela fait du bien de prendre un grand bain de poussières d'étoiles dans l'espace infini du Cosmique.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

Beau billet.

Le moi, à la rencontre de l'intérieur et de l'extérieur. Le moi qui filtre, qui empêche ou qui laisse passer.

Je est un filtre. Un philtre d'amour?

Écrit par : r_i_d | 24/09/2008

@ Mariedumonde, tu fais partie de ces êtres qui savent encore communier avec la nature mais il y en a tant, et de plus en plus, qui ne voient jamais un animal en liberté, un poisson dans une rivière, les herbes folles. Et je ne parle pas de la méditation...

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

@ r-i-d, j'aime bien le "Je "comme filtre, d'amour c'est encore mieux. mais tout dépend non seulement de la qualité du filtre, mais de ce qu'il y a à filtrer.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

@ Ariaga,

C'est tout l'univers que le Moi va filtrer ; tout l'univers à aimer.

Écrit par : r_i_d | 24/09/2008

@ r-i-d, être un atome d'amour aspiré dans cet univers c'est peut-être cela l'ultime transmutation.

Écrit par : ariaga | 24/09/2008

Ma relation avec la nature est très forte aussi. Je suis née à la campagne et elle est très importante pour moi, j'en ai besoin. Bonne soirée.

Écrit par : elisabeth | 24/09/2008

Je ressens tes écris comme si je les vivais. J'adore cette sensation de faire partie d'un TOUT, j'aime être dans la nature, la ressentir dans toutes ses nuances, et me sentir moi, petit être humaine, dans cette immensité, cette mixité parfaite qu'est la nature.

C'est sans doute de là que vient mon côté "écolo". C'est que j'aime cette nature, je ne peux imaginer de vivre sans elle, et je nous vois, nous les Humains, l'investir, la détruire, la saccager. Ca me fait honte, ça me fait peur. Tout ces petits et grands gestes du quotidien, que la majorité ne font pas, et qui nous condamnent. Quand réagiront nous VRAIMENT? Quand il sera trop tard? Quand il ne restera que des océans vides de poissons et de végétaux mais remplis de nos déjections toxiques? S'il existait une "âme humaine", commune à tous, ne nous ordonnerait-elle pas de stopper le massacre?

Écrit par : Pimprenelle | 26/09/2008

ERATUM : pour ce soir, je crois que je vais oublier mon emportement, et relire ton joli texte pour m'endormir d'un doux sommeil peuplé des magnifiques plages du Finistère, de l'odeur des plantes, du son des vagues qui est la musique la plus belle du monde... J'adore moi aussi me coucher dans l'herbe, ma chère Ariaga. Deux grosses bises.

Écrit par : Pimprenelle | 26/09/2008

@ Pimprenelle, c'est bien de t"exciter sur ceux qui saccagent la Nature; il ne faut pas oublier qu'ils font du mal à notre Mère. Je sens que tu es jeune et c'est à ceux qui ont la vie devant eux de décider dans quel monde ils doivent vivre et faire des enfants.

Écrit par : ariaga | 27/09/2008

Tu vois, chère amie alchimiste, chez les peuples frères à qui je rends visite parfois et je pense aux Mongols : la nature est en eux et dans la nature sont les âmes des ancêtres et les énergies qui aident l'humain à recommencer un jour toujours nouveau. Je t'embrasse. C.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 27/09/2008

Chris-Tian, je ressens la nature comme les peuples frères Mongols, elle est une totalité en nous et autour de nous, une énergie sans cesse renouvelée où rien ne se perd.

Écrit par : ariaga | 28/09/2008