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05/10/2008

Otage de soi-même

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On peut se retrouver, otage de soi-même, enfermé dans le noir d'un étouffant placard.

Mais si derrière la porte, invisible, inconnu, quelqu'un se tient tout contre et parle...Même si le sens échappe, on a déjà moins peur.

Ariaga

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Commentaires

C'est vrai.
Un enfermement dans un placard, c'est pas facile à vivre, surtout si c'est celui des balais...
pardonne cet humour débile Ariaga, sous ta note fort sérieuse...
bonne soirée, bisou...

Écrit par : le Pierrot | 05/10/2008

@ Je pardonne mais c'est parce que c'est toi...

Écrit par : ariaga | 05/10/2008

La parole même si elle n'est pas comprise immédiatement, c'est mon (petit) boulot. Contre les portes de placards, vers les oreilles attentives ou distraites, vers celui qui fait semblant de ne pas écouter, parler, donner.

Écrit par : la Mère Castor | 05/10/2008

Je préfère être dans celui où se trouve les bouteilles !!!!! Juste pour la vue, bien sûr ;-)

Bises !

Écrit par : patriarch | 05/10/2008

Ah! quand les placards ont des oreilles!

Écrit par : muse | 05/10/2008

Chère ariaga,

Je suis intrigué par ta note.
Quelques lignes jetées là comme dans l'entrebâillement laissé dans un lieu clos par une porte entrouverte.

J'ai pensé à moi d'abord, c'est souvent comme cela que les choses m'arrivent... je pense à moi.

Parle-t-elle de moi ? Qu'est-ce donc qu'Ariaga qui ne me connait que par écrit si je puis dire a-t-elle lu qui l'ait incité à écrire cette note.

Ensuite je raisonne bien sur. Je ne suis pas le centre du monde en général et sans doute pas pour Ariaga. Cela doit arriver à d'autres. Peut-être de gens lisent mes poèmes en se disant:" Mais comment a-t-il deviné cela de moi ?" Absurde non ? Et pourtant il est très probable que ce réflexe égocentrique soit très répandu.

Certainement Jung serait-il très intéressé par ce que je dis là soulevant un coin de voile sur un phénomène psychologique des plus ordinaires et pourtant aussi sans doute des plus secrets. Car ce sont là des idées que l'on enfoui bien vite.

Être l'otage de soi-même. L'enfant du placard. Être à la fois l'enfant du placard, celui qui à travers l'épaisseur du bois lui chuchote des propos rassurants et le placard lui-même. Mais voilà qu'une méprise se fait jour, pourquoi parler d'otage ?

S'il y a otage il y a une rançon sous une forme ou une autre. Le preneur d'otage tire avantage de son otage vis à vis d'un autre qu'il oblige. Ne faut-il pas alors pour le cas qui nous occupe chercher aussi en soi l'autre obligé ?

Obligé ne serait-ce qu'à rester en relation, ne pas perdre cet autre précieux et faire en sorte qu'il demeure là, suspendu au sort de l'enfant du placard. Ainsi reste comme figée pour l'éternité une constellation ou plutôt, suivant Jung, un complexe.

Écrit par : jean | 05/10/2008

c'est tout à fait cela, Ariaga..
comme dans la chanson de Goldman
"un petit feu de toi qui s'éteint pas "
je t'embrasse

Écrit par : ambre | 05/10/2008

Tout dépend des paroles entendues. Si elles sont rassurantes, alors pas de problème. Sinon moi j'aurais plus peur si c'était des menaces. Bonne journée.

Écrit par : elisabeth | 06/10/2008

---> Très chère,

En effet, l'on peut se retrouver enfermer par soi-même, c'est clair comme le silence qui coule dans l'air que je respire, mais peu oseront se l'avouer, car leur amour-propre aime trop cette douce emprise qui leur sert pour de nombreuses raisons à leur raison d'être...

Bonjour Ariaga.

Écrit par : Jack Maudelaire | 06/10/2008

Merci de ce pardon, je n'en dormai plus, pfff...

Écrit par : le Pierrot | 06/10/2008

il est combien vrai que le repli sur soi n'entend pas toujours les autres qui frappent à la porte. Mais intimement, il ne peut s'en passer.

Écrit par : Kris | 06/10/2008

ps : rien à voir avec cette note :
j'ai bien apprécié ton gentil commentaire sous la photo de ce joli sein...voilà, je voulais que tu le saches...
bonne fin d'après midi...

Écrit par : le Pierrot | 06/10/2008

Je n'ai jamais autant peur que lorsque je me trouve à l'extérieur, au dehors ...

Écrit par : too banal | 06/10/2008

joli texte
écoute
enfermement
ouverture
merci

Écrit par : Lung Ta | 07/10/2008

Parole magnifique et profonde Ariaga, qui résonnera très fort dans l’oreille de tes lecteurs, puisque ces mots possèdent une puissance d’appel à la conscience, ou pour le moins à la pensée qui posera la question, me suis-je moi-même enfermé dans le placard… m’arrive-t-il de glisser l’œil et l’oreille par le petit trou de la serrure pour voir et entendre une autre musique que la mienne, de tenter de la comprendre et de l’aimer en ne me laissant plus circonvenir uniquement par ce que mon seul cerveau me dicte…
Splendide semaille, Ariaga…. En résonance parfaite avec le texte et la photo sur ton autre blog…

Je t’embrasse

Écrit par : Mutti | 07/10/2008

@ Ah ! Mutti, tu es précieuse car je pense que tu es celle qui a le mieux compris le sens profond de ce que j'essayais maladroitement de dire dans ces quelques lignes.

Écrit par : ariaga | 07/10/2008

@ Jean, comme d'habitude, ton commentaire, ton texte plutôt, est le résultat d'une vraie réflexion et je t'en remercie. Quand j'écris ces petites phrases qui généralement tournent dans ma tête pendant quelques jours je pense que mon inconscient cuisine les mots sur les blogs(comme le tien) des lectures, des propos entendus, bref des tas d'ingrédients. C'est pareil pour la poésie à laquelle il faut ajouter la vue (un photo par exemple) qui est très importante pour moi. J'espère que tu continueras à réfléchir ici, cela m'enrichit beaucoup.

Écrit par : ariaga | 07/10/2008

@ La mère Castor, c'est vraiment beau ce que tu dis et je pressens sans te connaître que ton "boulot" que tu dis modeste a une grande importance pour ceux auxquels tu t'adresses.

Écrit par : ariaga | 07/10/2008

@ Jack Maudelaire, tu as parfaitement raison, peu osent se l'avouer et en faire quelque chose de créatif.

Écrit par : ariaga | 07/10/2008

Extraordinaire article, ténu, et sensible, parlant à chacun de lui, à un moment de sa vie, ou de toute sa vie...

je reviendrais, le temps me manque, je cours me coucher. De grosses bises.

Écrit par : patrick | 07/10/2008

Bonjour, je vous convie à venir découvrir mon blog! Pascal ( merci!)

Écrit par : Djemaa Pascal | 08/10/2008

Je passe ce matin ce matin frapper à la porte de ce placard mais je me rends compte que tu t'en es sortis, tant mieux pour toi.:)

Écrit par : khanouff | 08/10/2008

Merci de ton com! Bien sûr, ajoute moi dans tes liens; Je ferai de même. Bis, Pascal.

Écrit par : Djemaa Pascal | 08/10/2008

Ouvrir ses sens au-delà du placard, ouvrir l' âme au moi d' autrui, sans doute un espace ouvert à sortit de sa propre prise d' otage ou en tous cas un cadeau offert pour en desceller les liens ... Finalement, si nous sommes nos propres preneurs d'otages, ne tient qu' à nous de verser, déverser la rançon et goûter enfin à la conscience de liberté ...

Écrit par : Kaïkan | 08/10/2008

comme dit une amie poète , une grande , je cite :
la banalité macabre et débilitante des "autres" dont la vie, peut-être plus "heureuse" ou confortable, est tellement ennuyeuse, ' sûr qu'ils ne doutent pas sauf des banques en ce moment! mais quelle grisaille préfrabriquée ;

donc Ariaga , pas de temps à perdre à avoir ce genre de peur ; ce qui vit en nous doit finir par s'exprimer et est véritablement la seule grande question ,
accoucher est la grande affaire ,

la banalité du propos , les amitiés ou l'on se rassure en grand bavardage , sont certes réconfortantes , agréables ;

mais face à soi seul , peut on réellement les yeux ouverts se réconforter ,

la solitude même d'un instant ne peut que mener à un départ vers le dévoilement

Écrit par : lam | 08/10/2008

@ Ambre, oui, mais il y a des moments où c'est juste une braise.

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Elisabeth, pour moi, ce sont des paroles d'amour, rassurantes mais d'origine inconnue. C'est à chacun de voir ce qu'il pense entendre à la porte de son coeur quand cela va mal.

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Too banal, je te comprends, j'ai eu des périodes où l'extérieur me terrifiait mais, si on est plus rassuré à l'intérieur (tout ceci a surtout pour moi un sens symbolique) il n'est pas nécessaire de s'enfermer dans un placard...

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ khanouff, C'était vraiment gentil de frapper à cette porte. j'en connais qui, quand ils pensent que quelqu'un est enfermé passent de peur d'être impliqués ...

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Patriarch, les bouteilles peuvent être une aide à condition de ne pas dépasser la dose. Le cher Jung était un fin connaisseur ...

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Muse, j'aime bien les placards à oreilles !

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Lung Ta, quelques mots si bien choisis... Merci.

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

@ Lam, oui, il faut accoucher mais parfois l'enfant intérieur est muet parce que il ne sait pas parler et qu'on ne lui a pas appris. Il a peur, besoin d'entendre des sons rassurants et surtout d'inventer un langage.

Écrit par : ariaga | 08/10/2008

C'est le pire des placard, car il est notre émanation, et malheureusement, trop souvent, les autres ne voient pas la porte fermée et n'ont pas idée de gratter à l'huis, et le noir se dépose en nous, couche sur couche, dans ce que les autres perçoivent comme clair et transparent. Mais aussi une simple caresse peut briser la muraille, tout comme un regard, un souffle et la lumière aveugle alors le cloîtré ébloui.

Écrit par : èphême | 08/10/2008

Il faut d'ores et déjà être "conscient" de son placard!

Écrit par : soulef | 08/10/2008

@ Patrick, tu dis "à chacun parlant de lui", c'est ce que j'espérais. Bon dodo.

Écrit par : ariaga | 09/10/2008

@ Kaïkan, je veux bien mais combien sont d'accord pour verser la rançon ?

Écrit par : ariaga | 09/10/2008

@ Kris, j'ai médité sur ton commentaire mais je n'arrive pas à adhérer à ce que tu did "intimement il peut s'en passer". Quelque chose doit m'échapper.

Écrit par : ariaga | 09/10/2008

@ Soulef, tu as raison. Beaucoup vivent mécaniquement, inconscient du fait qu'ils sont enfermés dans le carcan de leur "persona" et que l'autre en eux pleure dans le noir du placard.

Écrit par : ariaga | 09/10/2008

Merci de ta gentillesse! Bises, Pascal.

Écrit par : Djemaa Pascal | 09/10/2008

@ éphême, tu as bien compris de quel placard je voulais parler et ce noir qui se dépose, comme des couches de suie dans une cheminée il faut beaucoup d'amour pour le "gratter". Mais il faut aussi avoir l'oreille attentive pour entendre le murmure de l'autre côté de la porte. Merci de prendre la peine de déposer ici des textes aussi bien écrits.

Écrit par : ariaga | 09/10/2008

Moi je dirais : quelqu'un qui se tienne tout contre la porte pour m'écouter...mais pour celà il me faut parler, et pour parler, il faut qu'il y ait quelqu'un qui m'écoute, et pour savoir que quelqu'un peut m'écouter, il faut qu'il parle pour que je l'entende de sa présence...
Ca doit s'appeler un dialogue...même si au départ, il peut être de sourds...

Bises d'Aslétie

Écrit par : Aslé | 17/10/2008

Nous vous remercions de votre visite sur le blog et avons le plaisir de vous transmettre le lien des "humeurs" d'OXO.

http://oxo.over-blog.com/

Nous avons médité un petit moment sur votre article, et nous sommes accordés à penser qu'il y avait bien des similitudes à l'enfermement de certains de nos artistes et votre placard.
Nous avons bien sûr évoqué Mr OXO et sa collection "CRI" mais il semblerais que vous ayez déjà tendu votre oreille...

Artistiquement.

L'équipe Lasc-Arts.

Écrit par : Lasc-Arts | 18/10/2008

Otage de soi-même, c'est en quelque sorte : otage de ses propres névroses, non, aussi ?

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 31/10/2008