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17/12/2008

C.G.Jung et son oeuvre

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De temps en temps, j'ai besoin d'une petite cure de mon cher Jung (je l'appelle Carl Gustav dans l'intimité). Les livres sont parfois un peu ardus et c'est l'écriture de sa correspondance que je trouve la plus claire et la plus agréable à lire. Voilà un petit extrait d'une lettre écrite dans les dix dernières années de sa vie. Il répondait à un correspondant du Vénézuéla qui l'interrogeait sur son oeuvre :

" En ce qui concerne les livres, je peux vous dire qu'aucun de mes écrits ne constitue une synthèse ou un exposé élémentaire, à mon avis du moins. Je ne suis pas un philosophe qui pourrait éventuellement se permettre une telle ambition, mais un praticien de la méthode empirique qui expose les avancées de son expérience, ce qui fait que mon travail n'a ni commencement absolu ni fin qui le récapitulerait. Il est comme la vie de l'individu : elle devient brusquement visible quelque part, ses fondements sont certes déterminés mais restent d'abord invisibles ; elle n'a donc pas de vrai commencement et pas non plus de vraie fin, en ce sens qu'elle s'interrompt un jour tout aussi brusquement en laissant derrière elle des questions qui auraient dû recevoir encore une réponse. " (Lettre du 13 Juillet 1954, c'est moi qui ajoute les caractères gras).

Quand je pense à certains qui se prétendent philosophes parce qu'ils ont commenté des auteurs célébres, ou donné forme à une quelconque idée  qui flottait dans l'air du temps, je ne peux qu'admirer la modestie de Jung. Il nous propose simplement de profiter de son expérience, mais son oeuvre est aussi une "montagne" de réflexion et de culture . Il nous légue une oeuvre-vie faite de questions et de réponses, et aussi de questions sans réponses. Pour moi, c'est cela la démarche philosophique.

Ariaga

 

Commentaires

Normal, ce brave Carl Gustav fut longtemps le dauphin de Freud, mais ce n'est pas ma tasse de thé....
merci pour ton commentaire qui m'a bien fait sourire, oui...bonne soirée Ariaga...

Écrit par : le Pierrot | 17/12/2008

---> Très chère Ariaga,

Je pense que Jung avait compris que la vie d'un individu n'était qu'un élément d'un tout appartenant lui-même à un ensemble qui appartient à une autre partie d'une chaîne que forme l'invisible infini. C'est dire que celui, qui veut prétendre mettre un début et une fin à ce dernier, risque de s'éloigner de sa réalité, et qu'il ferait mieux de renoncer à son orgueil et de garder le silence...

Bonne soirée, Jack qui t'embrasse

Écrit par : © Jack Maudelaire | 17/12/2008

Très souvent, il y a plus de pépites précieuses dans la correspondance ou le journal d'un auteur que dans les oeuvres qui ont fait sa renommée...
Avis aux fouineurs!
A bientôt!

Écrit par : too banal | 17/12/2008

Il en est de la philisophie comme de toute chose..
Tournée vers l'intérieur elle est expérience de vie ..
( quand "Je" parle )
Tournée vers l'extérieur elle est savoir ..
( quand "je" parle )
Tout dépend de la source qui alimente notre regard .

Écrit par : Lilou | 18/12/2008

Très beau cet extrait de texte...

On y perçoit toute la modestie et grandeur de Carl Gustav Jung. Un véritable paradigme pour notre humanité.

Merci de ce partage,

Bien cordialement,

Marie-Aline (Mab)

Écrit par : Marie-Aline Jung-Brett | 18/12/2008

A notre petite échelle nos billets ne sont ils pas aussi des mots de notre expérience?

Écrit par : muse | 18/12/2008

Chaque fois que par ton regard j'ai entendu profondément les mots de ton cher Carl Gustav j'ai deviné qu'en lui se cachait ce que Paulo Coelho nomme "les Guerriers de la Lumière" (les mots sont les mots ne cherchont pas à leur donner plus de signifiance qu'ils n'en ont) mais ce sentiment m'amène à transcrire ce que justement Coelho à écrit, des mots qui vont comme un gant à ton grand ami...

"Le guerrier prend garde aux gens qui pensent connaître le chemin. Ils sont toujours tellement sûrs de leur propre capacité de décider qu'ils ne perçoivent pas l'ironie avec laquelle le destin écrit la vie de chacun, et ils protestent chaque fois que l'inévitable frappe à leur porte.
Le guerrier de la lumière fait des rêves, et ses rêves le poussent vers l'avant. Mais il ne commet jamais l'erreur de penser que le chemin est facile et que la porte est large.
Il sait que l'Univers fonctionne à l'image de l'alchimie : "dissous et coagule", disent les maîtres.
"Concentre et disperse Tes énergies en accord avec la situation."
Il y a des moments pour agir et des moments pour accepter. Le guerrier sait faire cette distinction."

Ce livre de Paulo Coelho sommeillait dans ma bibliothèque bien qu'il avait diffusé son essence dans les flux de mon sang, puis un ami, un ami très cher m'a permis d'en raviver le parfum... dont j'ai senti l'effluve en t'écoutant parler de ton ami Carl Gustav...

Merci pour cet instant de grand Joie.

Écrit par : Mutti | 18/12/2008

@ ARIAGA à TOUS Des commentaires bien intéressants sur mes modestes notes. Aujourd'hui, journée trop "lourde" pour répondre mais , foi d'Ariaga ( hum !) je m'y mets. Bises à tous.

Écrit par : ariaga | 18/12/2008

Bonne soirée Ariaga, bise à toi...

Écrit par : le Pierrot | 18/12/2008

Sa modestie me fait plaisir, on sent vraiment sa profondeur d'âme, alors que ceux dont tu parles (ces prétendus philosophes) n'ont fait que reprendre des idées ça et là, pas les leurs puisqu'ils ne peuvent pas en avoir... Bonne soirée. Je comprends ta journée trop "lourde"...

Écrit par : elisabeth | 18/12/2008

impréssionnante cette reflexion sur son oeuvre et celle de l'individu...
tilk

Écrit par : tilk | 19/12/2008

@ Jack Maudelaire, ton analyse est très fine et je t'en remercie en restant silencieuse car pourquoi ajouter des mots aux mots quand ils sont justes.

Écrit par : ariaga | 19/12/2008

@ le Pierrot, même si tu n'es pas amateur de thé, je t'aime beaucoup quand même. Tout le monde à le droit de préférer le café.

Écrit par : ariaga | 19/12/2008

C'est sympa le thé...j'aime aussi...
bonne soirée Ariaga, oui, chez hautetfort, parfois ça merdouille un max, mais bon...

Écrit par : le Pierrot | 19/12/2008

@ Too banal, tu as raison, et c'est pour cela que j'aime beaucoup les correspondances. Celle entre Jung et Freud en raconte beaucoup plus que ce que les "chapelles" répandent depuis des dizaines d'années.

Écrit par : ariaga | 20/12/2008

@ Lilou, comme d'habitude tes mots sont d'une grande justesse et je n'y ajouterai rien.

Écrit par : ariaga | 20/12/2008

@ Mab, je vois que nous partageons les mêmes idées sur Jung. Encore bravo pour ton oeuvre picturale.

Écrit par : ariaga | 20/12/2008

@ Muse, quand ils sont sincères et écrits avec le coeur, nos billets ne sont pas petits et le partage de notre expérience est important car nous sommes tous des éléments de l'alchimie de la totalité.

Écrit par : ariaga | 20/12/2008

@ Mutti, j'aime ces échos, ces résonances, ces amis qui font relire un livre, ces rêves qui enseignent, ces amitiés qui enrichissent...

Écrit par : ariaga | 21/12/2008

@ Elisabeth, ton commentaire est comme une de ces conversation qui dépassent la mondanité pour aller droit au coeur. J'ai l'impression que tu me comprends.

Écrit par : ariaga | 21/12/2008

@ Tilk, oui c'est impressionnant. Je suis aussi impressionnée par ce dialogue sur ton blog. C'est un peu comme l'hermaphrodite des alchimistes.

Écrit par : ariaga | 21/12/2008